ANNONCE

lundi 27 avril 2020

Jour 42 d’une autre vie. Coup de gueule à l’encontre de TF1.




A l’instar des autres chaînes, TF1 a régulièrement modifié ses programmes, comme déjà évoqué précédemment. Toutefois, la plupart des chaînes ont plutôt stabilisé leurs déprogrammations, alors que TF1, pour des visées uniquement commerciales, continue ses annulations, remplacements

De plus, à chaque nouvelle émission, et cela en devient horripilant, il est proposé aux téléspectateurs de gagner plusieurs milliers d’€uros en appelant un numéro surtaxé ou en envoyant un SMS (suivi d’un second…) pour répondre à une question qui n’en est pas vraiment une, tellement la réponse est évidente.
Le pompon revient à l’intermède (car on ne peut même pas l’appeler émission) « Petits plats en équilibre » présenté par Laurent MARIOTTE qui passe presque plus de temps à « vendre » ces potentiels chèques à des téléspectateurs qui vont enrichir la chaîne avec leurs appels, plutôt qu’à présenter et surtout expliquer sa recette (de cuisine). Pour jouer sur les mots, on peut dire que la meilleure recette est pour TF1 !!

Ces appels et SMS surtaxés représentent plus de 50 millions d’€uros de bénéfice par an, pour les chaînes de télévision ; sachant que chacun rapporte environ 0,50 € de bénéfice, il y aurait donc au moins 100 millions d’appels ou SMS par an, une multitude de pigeons, donc, pour quelques gagnants !!!

Les frais sont remboursables, mais il faut en faire la demande, et rien que la lecture des conditions de remboursement décourage la moindre démarche !!


C’est aussi « malhonnête » et immoral que les courriers arrivant dans nos boîtes aux lettres, nous annonçant en gros caractères que nous avons gagné un appareil électronique et, en petits caractères noyés dans un texte caché, que ce gain est potentiel, que s’il y a bien un téléviseur en jeu, il y a également une dotation, plus nombreuse, d’un porte-clé musical ou d’une autre babiole fabriquée en Asie et qui finira, rapidement, à la poubelle, avec sa pile…

Il serait bon de faire le ménage dans ces pratiques, pour un monde meilleur...






vendredi 24 avril 2020

Jour 39 d’une autre vie. Estime pour nos dirigeants.


Quitte à paraître opportuniste ou lèche-botte, je tire mon chapeau à nos dirigeants, qu’ils soient au sommet de l’État, à la tête de nos régions, départements, collectivités locales ou autres institutions. Enfin, à ceux qui sont au pouvoir, parce que les autres, ils ont la vie bien facile….

Etre au pouvoir n’est pas chose facile. Il y a des compensations, certes, pas forcément matérielles, sinon les batailles pour y arriver ne seraient pas si disputées.

Enfin, en temps normal.

Parce qu’actuellement, nombre de grandes gueules se trouvant opportunément dans l’opposition, qui tous les jours ont des idées meilleures que nos dirigeants en place, se réjouissent secrètement d’être où elles sont.

Diriger un pays dans les circonstances actuelles n’est pas une sinécure. La situation est totalement inédite, pas de repère dans le passé, et l’incertitude quant à l’avenir est quasi-totale. Si la situation est mondialement aussi délicate, avec des points de convergence, les solutions apportées sont tout de même très variées.
Plus que jamais, il faut prendre des décisions qui aillent dans le sens du bien pour les citoyens, mais parfois pratiquement contre leur gré.
Il faudra bien sortir de cette situation de confinement, mais comment, à quelle vitesse, pour qu’il y ait le moins de casse possible, et surtout pour qu’on ne soit pas obligé de faire arrière !!!

Emmanuel MACRON, Edouard PHILIPPE, Bruno LE MAIRE et bien d’autres, seront l’objet de critiques au sortir de cette crise, et ils le savent bien. Certaines de ces critiques seront sans doute justifiées, mais la plupart non. Et beaucoup de celles qui seront justifiées seront pardonnées car ils auront, en leur âme et conscience, en fonction des connaissances du moment et des moyens à leur disposition, pris les moins mauvaises mesures, si ce ne sont les meilleures.

Comme nos soignants, comme nos petites mains, ils ont droit à toute notre gratitude.




mercredi 22 avril 2020

Jour 37 d’une autre vie. Prise de conscience d’une réalité négligée.





Depuis le début du confinement, des professions sont mises en avant, et saluées tant par les politiques que par la population en général : infirmières et soignants, caissières, éboueurs, essentiellement, mais il ne faut pas oublier nombre d’autres personnes qui créent ou maintiennent du lien : personnels de secours et de police, fonctionnaires territoriaux, agriculteurs, etc.…
On parle d’une prime pour les soignants, pour d’autres personnes aussi, qui ont continué à travailler malgré la pandémie et les risques courus.
Soit.
Mais surtout, tout un chacun reconnaît que tous ces personnels ne sont pas rémunérés à la hauteur de leur contribution au bien-être de chacun.
Le challenge, pour tous nos décideurs, c’est, dès le retour d’un certain calme, d’une normalité tangible, de se pencher sur ces métiers et ceux qui les exercent, de revaloriser leur travail et évidemment leur salaire.
Bien sûr, chaque personne, de par sa place dans la chaîne, est en quelque sorte indispensable, que ce soit l’ouvrier qui fabrique des cartons d’emballage, celui qui fabrique du matériel médical, le jardinier qui s’occupe des espaces verts, l’enseignant qui s’occupe de nos enfants, le médecin qui soigne nos aînés, le coach sportif qui essaie de nous maintenir en forme, le footballeur qui par sa qualité de jeu réjouit ses supporters, etc.…
Mais les différences de reconnaissance par le salaire sont trop importantes et s’il est difficile de baisser le salaire de certains, il est indispensable d’augmenter celui d’autres catégories.
Cette pandémie est en train de mettre à mal notre économie, nos finances. Mais que ces difficultés ne soient surtout pas mises en avant pour pinailler. Certains salaires doivent être revus à la hausse de façon significative.
Tout de suite.
Avant une éventuelle seconde vague.

lundi 20 avril 2020

Jour 36 d’une autre vie. Chamboul’télé,





Depuis le début du confinement, les chaînes de télévision sont sur le pont et bouleversent leurs programmes, avec des belles choses comme des inepties.

Tout d’abord, il y a eu l’émergence de programmes culturels, voire éducatifs, notamment en direction des scolaires privés d’école. C’est une excellente chose, et cela permet aux parents de se faire remplacer par un « enseignant virtuel ».



Il y a aussi le souci de l’information. Les journaux télévisés se sont mués en « édition spéciale », ce qui n’a plus aucun sens aujourd’hui, le « spécial » étant devenu le « normal » . TF1 avait eu l’excellente idée de proposer « Sept à huit, la quotidienne » une version quotidienne de son émission dominicale présentée par Harry ROSELMACK, qui proposait des reportages, avec un suivi, mais, faute d’une audience jugée satisfaisante, elle a été remplacée au bout de trois semaines par une émission sans intérêt (qui a elle-même duré une semaine seulement),,,

Certaines séries ont dû également être déprogrammées car, venant de l’étranger, les épisodes à venir n’ont pu être doublés du fait du confinement. La méthode de diffusion a été modifiée aussi à plusieurs reprises, notamment lorsque deux épisodes inédits se succédaient ; un seul est diffusé dorénavant, afin de faire durer la série plus longtemps, ce qui a aussi l’avantage de ne pas prolonger indécemment les soirées, vu que le programme démarre souvent vers 21 heures 10 ou 15, Le même processus a été appliqué à des émissions enregistrées avant le confinement.
De nombreux films également sont proposés, du navet au chef d’oeuvre, mais il en faut pour tous les goûts.

Merci aux chaînes de télévision pour leurs efforts, même si elles auraient pu alerter les téléspectateurs des déprogrammations. Dommage aussi que subsistent encore, chez certains diffuseurs, des émissions dont le seul but est de créer des recettes en faisant téléphoner ou envoyer des SMS par le biais d’une réponse à une fausse question, en faisant miroiter des milliers d’€uros aux téléspectateurs…

dimanche 19 avril 2020

Jour 35 d’une autre vie. Qu’en restera-t-il ?





En cette période de confinement, en contrepoids des nombreux inconvénients se font jours des côtés positifs. La solidarité, les contacts plus fréquents avec les proches voisins, la moindre pollution et, pour certains, la découverte que, à deux pas de chez eux, des gens produisent d’excellentes choses.

Les circuits courts, ventes à la ferme ou autres paniers de fruits et légumes ont conquis de nouveaux adeptes, et c’est très bien. Consommation locale veut dire moindre pollution due au transport, meilleur impact sur l’économie locale, lien social renforcé. Ainsi, sont consommés des produits locaux, qui plus est, de saison, donc plus riches en goût et vitamines que les produits issus d’une agriculture industrielle et forcée.
Espérons que cette nouvelle mode ne soit pas éphémère et qu’elle devienne un nouveau mode de consommation pour ceux de nos compatriotes qui viennent de découvrir ces richesses.

Il est souhaitable aussi, naturellement, que ces solidarités naissantes, notamment intergénérationnelles, subsistent elles aussi, au-delà de cette pandémie.

Sur un plan plus macro-économique et politique, que nos industriels et politiques ne fassent plus des choix basés sur la seule rentabilité. Une production non rentable financièrement peut l’être politiquement, garantir notre indépendance et notre sécurité.

L’Europe.
Face à une Chine qui ne dit pas toute la vérité (au fait, on n’entend plus ceux qui, lorsque le coronavirus a commencé d’envahir notre pays, intimaient le gouvernement de prendre exemple sur la Chine qui avait mis en place les mesures lui permettant d’échapper à de nombreux décès…), face à des Etats-Unis mal dirigés qui ne pensent qu’à eux-mêmes au détriment de tous les autres, les dirigeants européens doivent promouvoir une vraie Europe, digne de ce nom, qui ait une réelle existence, de réels pouvoirs, une vraie puissance.

Ainsi nous aurons su profiter de cette pandémie, nous n’aurons pas fait que la subir.





samedi 18 avril 2020

Jour 33 d’une autre vie. Les vieux et les nouveaux cochons.



Je n’assimile pas les deux.

Les nouveaux cochons, je ne vais pas m’étaler sur le sujet, ce sont ceux qui, de la fenêtre de leur voiture jetaient jusqu’à présent des emballages de fast-food ou des canettes vides, et qui jettent maintenant des masques ou des gants sur les bas-côtés des routes.
Ils peuvent aussi être à pied d’ailleurs !
Ne pourrait-on assimiler ces gestes barbares à de la « mise en danger de la vie d’autrui » ?


Les vieux, maintenant, qu’est ce qu’ils sont susceptibles !!
Sous prétexte que le président MACRON a dit l’autre jour que les personnes âgées devraient éventuellement rester confinées au-delà du 11 mai, certains se sont offusqués, se sentant discriminés ! Il a fallu que l’Elysée précise que c’était un conseil, non une obligation.
Qu’ils sachent que c’est une mesure non contre eux, mais pour leur protection car ils sont, si ce n’est plus fragiles, du moins plus enclins que les plus jeunes à être plus sévèrement atteints. Là ils peuvent être contents, c’est à eux de décider s’ils sont aptes ou non à être déconfinés.
Je suis proche (en âge) de ces personnes, et je n’ai pas été choqué.
Il est vrai que nos enfants et petits-enfants nous manquent, que la solitude, n’étant pas choisie, peut peser à certains plus qu’à d’autres, mais ne perdons pas de vue que ces mesures sont celles qui, à ce jour, sont les plus à même de nous permettre, un jour prochain, possiblement, de voir à nouveau, peut-être de les serrer dans nos bras, nos chers petits !!!

vendredi 17 avril 2020

Jour 32 d’une autre vie. Covid-19, obstination déraisonnable et directives anticipées.




Depuis les lois du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Léonetti et du 2 février 2016 créant des nouveaux droits en faveur des des malades et des personnes en fin de vie, dite loi Claeys Léonetti, toute personne a le droit de préciser jusqu’à quel point on doit lui appliquer des traitements en cas de maladie grave.
Ces lois visent essentiellement à éviter les souffrances inutiles, d’une part en développant les soins palliatifs, d’autre part en renonçant à l’acharnement thérapeutique ou « obstination déraisonnable ».


Ces notions étant tout de même très largement sujettes à interprétation, comme l’a bien montré la bataille judiciaire autour de la personne de Vincent LAMBERT, et le malade n’étant pas forcément en état de manifester sa réelle volonté sur son lit d’hôpital, il est fortement recommandé de rédiger ses directives anticipées. Celles-ci seront applicables et prises en compte de façon prioritaire en cas de procédure collégiale destinée à prendre une décision quant à un éventuel arrêt des traitements ou à une mise en place d’une sédation profonde pouvant conduire au décès.



La désignation d’une personne de confiance est également très utile, car elle pourra détenir ces directives anticipées ou, si elles n’ont pas été rédigées, faire part des souhaits ou opinions émis par le malade tant qu’il était encore en état de s’exprimer.


Dans cette crise liée au coronavirus, où les personnes âgées sont touchées de façon très importante, le fait qu’il y ait des directives anticipées permet dans certains cas de décharger la conscience du personnel soignant car ces directives peuvent le guider dans l’orientation des soins à apporter au malade.


Par ailleurs, le fait de rédiger ses directives anticipées, d’en parler à son entourage, permet d’aborder le problème de la mort et, ainsi, de la dédramatiser quelque peu, de l’amadouer.
Si cette période pouvait inciter nombre de personnes, âgées ou non, malades ou non, à réfléchir à ce qu’elles voudraient ou non, à s’interroger sur la maladie, la douleur, la souffrance, à se demander jusqu’où elles seraient prêtes à supporter des traitements lourds et invasifs pour continuer à vivre, elle ne serait pas totalement vaine, et ces personnes, comme leur entourage, seraient mieux armés face à la souffrance et à la mort inéluctable.



jeudi 16 avril 2020

Jour 31 d’une autre vie.Heureusement que nous n’avons pas ce président !





Je veux bien évidemment parler de Donald TRUMP.
Elu grâce à son argent et non son intelligence, vainqueur d’une élection où les démocrates n’avaient pas un candidat et une dynamique leur permettant de gagner, il a totalement dévalorisé sa fonction.



Menteur invétéré sans vergogne, il a su rassembler derrière lui nombre d’Américains comme hypnotisés par ses diatribes et discours sans fond.
L’organisation des Etats-Unis permet aussi que le pays ne souffre pas trop de l’incompétence de son président car sur un plan pratique il ne décide pas de grand chose, chaque Etat étant dirigé par un gouverneur qui a de larges compétences. C’est surtout sur le plan diplomatique que TRUMP peut exercer son influence, aussi mauvaise soit-elle.

Il a malgré tout rendu un peu de leur fierté à ces Américains, par ses rodomontades pro-armement, nationalistes, protectionnistes et isolationnistes.
Et il est malin.
Il réussit à faire endosser ses échecs à d’autres, et parle et tweete tellement que ses paroles ne sont prises au sérieux que sur le moment, et oubliées deux jours après.
N’a-t-il pas dit en février ou mars que début avril le coronavirus serait du passé ? Il y a tellement cru qu’il a négligé longtemps toute mesure de protection. Maintenant que les conséquences de cette attitude se font sentir et touchent de nombreux Américains, il en rejette la responsabilité sur l’OMS et en suspend le financement. Que l’action de l’OMS soit critiquable, c’est possible, mais attendons la fin de la crise pour l’évaluer, la juger et en tirer les conséquences.

Nous allons arriver au terme de son mandat de quatre ans, dans quelques mois, mais échapperons nous à un second mandat ? Rien n’est moins sûr !!!

mercredi 15 avril 2020

Jour 30 d’une autre vie. Triste anniversaire.


Il y a un an, Notre Dame de Paris, joyau mondial de l’architecture et de la chrétienté, était dévastée par un incendie. La stupeur et la consternation ont réuni à ses pieds une population sidérée qui a assisté à cette catastrophe, puis des gens du monde entier, croyants ou non, qui ont par leur obole voulu participer à la reconstruction de cette merveille.
Photo Philippe LOPEZ



Photo Geoffroy van Der Hasselt


Aujourd’hui, une autre catastrophe a mis en veille les travaux qui avaient été entrepris pour, dans un premier temps, consolider l’édifice avant de le faire renaître de ses cendres.
En même temps, cette mise en perspective doit être source d’espoir.
De multiples reportages, en cet anniversaire, nous font (re)découvrir les secrets et merveilles de Notre Dame, que nous n’aurions peut-être jamais vus sans cet incendie, et nous rappellent pourquoi Notre Dame est une merveille et un chef d’oeuvre.
Surtout, alors qu’il y a un an Notre Dame vacillait, et qu’on redoutait son effondrement total, Notre Dame a tenu, Notre Dame a survécu, et de nombreux ouvriers, plutôt des artistes d’ailleurs, ont commencé de se pencher sur elle pour la reconstruire.

C’est tout un symbole. Ce qui semble anéanti peut être relevé au moyen d’un élan de coopération, par une union de forces multiples et variées.
De la même façon, l’union et la force, la foi et l’espoir, peuvent nous aider à vaincre ce virus qui sème la douleur et la souffrance.

Photo Christophe PETIT TESSON


mardi 14 avril 2020

Jour 29 d’une autre vie. Du temps, de la bienveillance et de la confiance.


Après l’intervention télévisée hier soir du président Emmanuel MACRON, voici ce que je réclame instamment aux journalistes et personnels politiques : du temps, de la bienveillance et de la confiance.

Emmanuel MACRON a-t-il à peine dit qu’il prévoyait la fin du confinement le 11 mai prochain que les questions précises ont été posées : qui, comment, quoi….
Toute la journée d’aujourd’hui, le ministre de l’Education, Jean Michel BLANQUER, entre autres, a été harcelé par le même style de questions.
Il avait beau répéter que la date du 11 mai était un objectif, qui pouvait donc être repoussé si les conditions sanitaires n’étaient pas celles attendues aujourd’hui, que la reprise des cours se ferait progressivement, que ce ne serait pas comme avant, mais on ne lui laissait même pas le temps de donner sa réponse qu’on lui posait déjà une autre question. A croire que les journalistes veulent à tout prix poser des questions, ne s’intéressent que vaguement à la réponse, et cherchent immédiatement à reposer une nouvelle question, voir à mettre en difficulté la personne interviewée.

Il est prévu que le confinement se termine, graduellement, progressivement, de façon éventuellement différenciée en fonction des régions à partir du 11 mai, soit dans environ un mois.

Il reste donc un mois pour le préparer. Il est évident, eu égard au caractère inédit de la situation, compte tenu également de son évolutivité, que tous les détails ne sont pas encore fixés, et c’est heureux ainsi. Les pays voisins, qui sont tous dans un processus de fin de confinement, mais pas dans la même temporalité, nous seront également d’un grand secours, leur façon de faire et l’évolution de la situation chez eux devant être observés et analysés par nous.


Alors, chers journalistes, laissez nos responsables travailler sans les harceler toujours des mêmes questions.

Alors, chers décideurs, prenez votre part dans ce processus, apportez y votre contribution, vos commentaires, mais cessez de réclamer l’impossible et laissez un peu de côté votre dogmatisme. Posez-vous parfois la question, et surtout répondez-y honnêtement : « que ferais-je si c’était à moi de décider ? »

Nous avons tous hâte de retrouver rapidement une vie plus proche de la normale, nous voulons recouvrer notre liberté et notre joie de vivre.
Pas vous ?



lundi 13 avril 2020

Jour 28 d’une autre vie. Dans l’attente de la voix présidentielle.


Plus de 112 000 personnes sont mortes des causes du coronavirus depuis son arrivée en Chine en décembre dernier. Morts officiellement recensées. Combien ne sont pas comptabilisées, combien seulement ne lui sont pas même attribuées ? On va tout droit vers le million de morts, le chiffre définitif ne sera estimé que quelques mois après la fin des ravages de ce virus mortifère.
Rappelons que la grippe dite espagnole avait fait entre 20 et 100 millions de morts après la fin de la première guerre mondiale, à une époque où la population mondiale était bien inférieure à celle d’aujourd’hui, et où les déplacements de population étaient bien moindres et bien plus lents qu’en 2020.
Mais aussi à une époque où les chercheurs étaient beaucoup moins nombreux et moins bien outillés. Gardons espoir tout en restant lucides et surtout prudents.

Le sujet de prédilection des politiques et journalistes, depuis deux jours, est la teneur du discours que tiendra le président MACRON ce soir. L’information en continu exige d’eux qu’ils parlent pour ne rien dire et glosent et supputent… Qu’ils attendent d’entendre le président et qu’ensuite ils commentent, intelligemment, voici ce qu’on attend d’eux. Bâtir des discours plus ou moins alarmistes, anxiogènes, sur des rumeurs et bruits de couloir ne sert strictement à rien.

dimanche 12 avril 2020

Jour 27 d’une autre vie. Pâques.



Fête de Pâques inédite, le pape seul dans sa basilique, des prêtres qui célèbrent la messe seuls devant une caméra, sur des parkings, etc.
Fête de Pâques en petits comités familiaux, agrémentée d’échanges visio avec les autres membres de la famille…


Un ralentissement de l’épidémie est sensible en France et surtout en Italie. La situation aux Etats-Unis est très mauvaise, mais le président TRUMP mise tout sur le maintien de l’activité économique, au détriment de la santé de ses concitoyens. Il n’a pas encore compris que l’un n’allait pas sans l’autre, que l’économie, sans travailleurs et sans consommateurs, serait vite réduite à néant. Un effet positif de ce virus serait qu’il conduise à un échec de Donald TRUMP à l’élection présidentielle de novembre prochain.


Demain le président MACRON s’adressera à nouveau aux Français, pour notamment confirmer le prolongement du confinement (jusqu’à quand), peut-être des modifications dans ses conditions ou dérogations. Annoncera-t-il aussi que l’école ne reprendra qu’en septembre ?
Des entreprises vont reprendre le travail, parfois sous forme un peu réduite, au moins aménagée, afin de respecter les préconisations sanitaires. Beaucoup de questions restent posées sur le déconfinement (forme, date), alors que certains préviennent déjà qu’il faudra travailler plus, au moins pendant un certain temps, pour rattraper la production perdue...



J’ai profité de ce jour pour lire le livre « J’ai épousé un inconnu » de Patricia Macdonald.
Je n'avais lu aucun des livres de cet écrivain américain de 71 ans, et celui-ci a atterri dans mes mains par hasard. Heureux hasard. On est happé par cette histoire, on la vit avec ses personnages, on a peur pour eux, on a les mêmes doutes que les policiers, on juge, on se déjuge, et quand il ne reste plus que quelques pages, qu'on sait qu'on va arriver au terme du récit, on comprend enfin, le coupable est démasqué. Et pourtant, deux pages plus loin, la vérité éclate, mais pas du tout celle qu'on avait imaginée! Merci pour le suspens, merci pour l'originalité.





samedi 11 avril 2020

Jour 26 d’une autre vie. A situation exceptionnelle, législation d’exception !


Nous vivons une situation non seulement exceptionnelle, mais de plus inédite.
Le Gouvernement a obtenu l’autorisation de légiférer, temporairement et dans des domaines précis, par ordonnances.
Des projets sont à l’étude, de traçage des personnes via leur téléphone portable.

Immédiatement, des « défenseurs » de la liberté et des droits protestent, crient aux atteintes à la liberté, au flicage, etc...S’ils avaient été victimes du Covid-19, ils ne diraient plus rien !!
Il faudrait déjà appliquer de la façon la plus stricte les lois actuellement en vigueur à l’encontre des salopards qui profitent de la situation actuelle, notamment pour escroquer des gens, les voler, profiter de leur état.
Ceux qui s’attaquent aux personnels de secours ou soignant, de police ou de gendarmerie, aux élus, ne devraient pas être punis de moins que d’un an de prison ferme.
Ceux qui bravent les obligations du confinement, sous prétexte qu’ils n’ont pas les mêmes valeurs que les autres, et que les 135 € d’amende prévus ne représentent rien à leurs yeux, on ne peut pas grand-chose contre eux, si ce n’est de rendre publics leurs agissements pour que chacun puisse les juger à leur juste valeur.



Notre gouvernement, que fait-il ? Est-il efficace ? Est-il honnête ? Est-il à la hauteur ?
Nombreux sont ceux qui ont déjà leur opinion, toute tranchée et sûrs d'eux, notamment ceux qui ont été au pouvoir récemment, et ceux qui n’y ont jamais été.
Mais ils n’y sont pas ACTUELLEMENT.
Alors, face à cette pandémie inédite, face à cet inconnu, ils feraient mieux de faire confiance à ce Gouvernement dans le feu de l’action. Qu’ils proposent d’autres voies, oui ! Qu’ils proposent leur aide, oui ! Qu’ils condamnent ou critiquent, non, PAS POUR LE MOMENT !





vendredi 10 avril 2020

Jour 25 d’une autre vie. Tiens, ils baissent leur salaire ?


Depuis quelques jours des dirigeants de grandes entreprises, Renault et Kering tout récemment, ont décidé soit de baisser leur rémunération de façon significative, pendant quelques mois, soit de renoncer à leurs bonus pour 2020,

A première vue, ce geste est louable, et je pense que ces dirigeants préfèrent cette solution à celle d’un don pour des raisons fiscales.
En y réfléchissant un peu plus, je me demande si ces dirigeants ne sont pas en train de se rendre compte que leur rémunération est déconnectée de la réalité, et qu’elle devient presque immorale, même si elle reste légitime.
Par contre, la pandémie étant une cause de force majeure, la capacité entrepreneuriale ou managériale de ces dirigeants, leur performance, ne sont pas en cause, donc ces baisses de rémunération ne sont pas, dans l’absolu, logiques…

Je répète que je salue tout de même leur geste, surtout lorsque les sommes en cause sont remises à des fondations ou associations.

Les sportifs aussi s’y mettent, certains contraints et forcés, car leurs clubs n’ont plus de recettes et ne peuvent, indéfiniment, régler des salaires mirobolants à des sportifs au repos. D’autres le font volontiers, ou font des dons. Nombreux sont ceux qui n’ont pas encore franchi le pas…

Chapeau bas aussi à ces sportifs qui offrent leur temps aux hôpitaux, aux personnes qui ont besoin d’aide.



mercredi 8 avril 2020

Jour 23 d’une autre vie. N’oublions pas les autres…







Nous sommes obnubilés par le coronavirus, et cela se comprend, mais les médecins enjoignent aussi les malades « d’autre chose », les patients qui suivent déjà des traitements, qu’ils soient post-opératoires, anti-cancéreux, ou autres, de continuer à bien les suivre, de ne pas hésiter à consulter, de ne pas reporter une visite importante auprès de leur médecin, soit « pour ne pas le déranger », soit par peur d’être contaminé lors de cette visite.

De la même façon, il faut penser aussi aux personnes qui décèdent d’autres affections, et qui n’ont pas droit à des funérailles différentes de celles accordées aux victimes du covid-19.

Pensons qu’il y a, en France, en temps normal, environ 600 000 décès, soit à peu près 1 750 personnes qui nous quittent quotidiennement ; il y a certes près de 5 000 personnes qui meurent suite à un accident de la route, chiffre qui peut baisser du fait du confinement, mais 16 500 personnes succombent à des accidents domestiques, 94 000 du fait d’addictions (tabac, alcool, drogues) et 13 000 de nos compatriotes se suicident tous les ans, et ce chiffre dramatique ne risque pas de baisser du fait de la pandémie actuelle.
Pensons aussi, et la secrétaire d’État Marlène SCHIAPPA avait attiré l’attention sur ce point dès le début du confinement, aux personnes, surtout femmes et enfants, victimes de violences conjugales. Car, fatalement, le confinement, pouvant causer désœuvrement, promiscuité, abus d’alcool ou de drogues, verra une augmentation de ces violences.
Dans les familles où un problème est latent, il fort improbable que le confinement le règle ; il ira plutôt l’exacerber, spécialement lorsqu’il s’agit de problèmes relationnels entre parents et enfants, adolescents ou adultes.
Dans quelques jours, lundi de Pâques, le Président MACRON fera un point, et annoncera une prolongation du confinement ; espérons que ce soit la dernière et qu’elle ne soit pas trop longue mais laisse entrevoir le bout du tunnel.



mardi 7 avril 2020

Jour 22 d’une autre vie. Pourquoi je ne veux pas me faire tester…




Mon épouse continue de travailler, elle est infirmière, et elle croise régulièrement au travail une de nos filles, infirmière également, en contact régulier avec de malades covid. Aucun de nous trois n’ayant de symptômes, nous n’avons pas ressenti le besoin de nous faire tester.
Il est possible, en fonction éventuellement de la suite des événements et de la politique publique en la matière, que l’une ou l’autre d’entre elles, ou les deux, se fasse tester da
ns les jours ou semaines à venir.


Pour ma part, je n’envisage pas de le faire, du moins pas avec les tests actuels. Pour une personne confinée, qui n’est pas en contact avec des personnes extérieures, ce test n’a pas d’utilité, voire pas de sens, car il n’est pas satisfaisant. En effet, si je me fais tester ce mardi, j’aurai le résultat mercredi ou jeudi, résultat qui me dira éventuellement que mardi je n’étais pas contaminé, certes, mais je pourrais très bien l’avoir été entre temps. Pour être sûr et rassuré, il faudrait donc faire le test tous les jours, et encore…
Ce test n’aura une utilité que s’il est positif.
Je mise beaucoup plus d’espoir sur les tests sérologiques, et j’espère qu’ils seront disponibles et fiables rapidement. Car avec eux, nous serons en mesure de savoir si nous développons des anticorps et que, dans l’affirmative, que nous avons été contaminés, que nous ne sommes plus contaminants et qu’en plus nous sommes a priori immunisés.

Il semblerait que les nouveaux cas soient en baisse, en Alsace et en Ile de France, ce qui est une excellente nouvelle pour les soignants de ces régions qui ont vraiment besoin de retrouver un peu de calme et de tranquillité.
Par contre, d’après des extrapolations, seuls 10 % de la population auraient été infectés, et, pour que l’immunité de groupe fonctionne, il en faudrait près de 60 %. Le déconfinement n’est pas pour bientôt… Courage, résistons et restons chez nous.

dimanche 5 avril 2020

Jour 20 d’une autre vie. C’est dur tout de même….



Vingtième jour de confinement, dimanche, même si pour beaucoup les jours de la semaine sont tous semblables maintenant, temps estival. Le temps paraît long désormais, on a envie de revoir ses parents, ses enfants, ses amis ; on a envie de bouger...D’autant plus, lueur d’espoir, que la propagation du virus semble ne plus être aussi virulente.
Alors on baisse un peu la garde, on s’autorise un petit écart.
Pourtant, il ne faut pas. Si nous sommes sur la bonne voie, nous n’avons pas encore gagné. Et on sait que, dans toutes les guerres, il y a des victimes jusqu’à la dernière minute des combats, et même encore après.
Alors certes, l’économie a énormément souffert et tout le monde souhaite que ça reparte, sinon à quoi vont ressembler les vacances d’été si on n’a pas, d’ici là, retrouvé une vie à peu près normale ?
Alors, si nous voulons vraiment revivre à 100 % le plus tôt possible, il faut encore faire quelques sacrifices, jusqu’au 15 avril, voire début mai, pour qu’effectivement, avec le moins de risques possibles, on puisse reprendre le chemin de l’école, du travail, ou reprendre nos activités normales en toute confiance et sans peur du lendemain.

samedi 4 avril 2020

Jour 19 d’une autre vie. Certains sont plus à plaindre que d’autres…







Les retraités sont confinés, certes, mais ce sont certainement eux, indépendamment de leurs éventuels problèmes de santé, qui doivent en souffrir le moins.

Pour les autres, des compensations sont prévues pour leur garantir un maintien (relatif) de leurs revenus, mais certains sont plus avantagés que d’autres :
Bienheureux les salariés basiques.
Dur, dur pour les artisans, commerçants et professions libérales. Surtout ceux qui ont l’habitude de faire une partie au noir !!!

Mais pensons aussi à ceux qu’on appelle les « travailleurs illégaux » mais qui nous rendent bien service toute l’année, car ils sont exploités et accomplissent des tâches que personne ne veut faire.

Plus généralement, je pense à ceux qui ont un salaire fixe faible et un intéressement fort sur leur performance ou leur chiffre d’affaires individuel, à ceux dont les pourboires représentent une part importante du salaire.
Je pense aussi, qu’ils m’excusent de les mettre sur le même plan, aux membres du clergé (surtout catholique car je ne connais pas trop les autres) qui ne peuvent plus faire de cérémonies, si ce n’est des obsèques tronquées, et aux prostitué (e) s, qui ont vraisemblablement perdu la quasi totalité de leur clientèle, confinée avec le (la) conjoint (e)….
Autre info intéressante de ces derniers jours : la vente de tabac a augmenté de 30 % en France depuis le confinement. Je veux bien croire que certains fumeurs fument davantage à la maison qu’au travail, mais surtout les achats hors de nos frontières ou à la sauvette sont quasi-impossibles. On peut donc en déduire que 25 % de la consommation de tabac en France échappe au fisc !