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dimanche 11 avril 2021

La gratuité des transports en commun, lubie de bobos…

 

Les élections approchent, et des propositions diverses et variées voient le jour.

Ou réapparaissent, comme la gratuité des transports en commun réclamée notamment par Audrey PULVAR en Ile de France.

L’idée est séduisante au demeurant ; qui ne voudrait profiter d’une gratuité ?

Le hic, c’est que rien n’est gratuit.

En matière de transports, particulièrement, comme en matière de santé d’ailleurs, ce que ne paie pas l’usager, c’est le contribuable qui le paie.

Lorsque le contribuable finance un service dont il est usager, il n’y a pas de souci, sauf que la gratuité ne sert et ne rime à rien en l’occurrence.

Dans les autres cas, ce n’est pas une bonne solution, sauf s’il y a une volonté sélective : offrir (c’est le terme adéquat) la gratuité aux jeunes, car ils ont peu de moyens, ou aux sans-emploi, aux seniors qui ont parfois des ressources moindres, et pour les inciter à sortir de chez eux et voir du monde.


Si la gratuité est circonscrite à une agglomération par exemple, et que son coût est supporté par ses habitants, passe encore. Mais si cette idée devait être mise en place sur un plan plus large : département, région, et que le coût en serait financé par l’impôt, alors ce serait une vraie mauvaise idée, une double peine pour le rural qui financerait les déplacements des citadins et devrait en outre se débrouiller par ses propres moyens et avec ses propres deniers pour ses déplacements personnels.

Dans ce cas, cette idée de gratuité des transports est une vraie bonne idée de bobo !!


samedi 24 novembre 2018

Pourquoi je ne mets pas mon gilet jaune.



Comme la plupart des Français, je trouve que nous payons trop d’impôts et de taxes. Je suis proche de la retraite et, depuis plusieurs années je n’ai plus d’enfants à charge et n’ai donc plus d’avantages fiscaux, même si je continue à aider mes enfants. Pendant les vacances de la Toussaint, avec mon épouse nous sommes partis avec les petits-enfants, pour que leurs parents puissent travailler et n’aient pas à se préoccuper de la garde de leurs enfants. Avec nos cheveux grisonnants, en fin de carrière, Monsieur Macron, nous avons aidé nos enfants, avons fait marcher le tourisme, sans aide aucune.
Et pourtant, je n’ai pas revêtu mon gilet jaune.
Car j’estime normal de payer plus que je ne reçois, ma condition le permettant.
Car le blocage et la manifestation ne sont pas légitimes.
Oui, nous payons trop de taxes, oui nous payons trop d’impôts, mais avant d’aller manifester et de réclamer :
·         Achetez-vous des produits locaux et de saisons ?
·         Achetez-vous des vêtements fabriqués en Europe ou juste des vêtements fabriqués en Asie par du personnel exploité ou des enfants ? Moins cher, certes, mais tellement peu éthiques ?
·         Si vous voulez payer moins d’impôts et taxes, avez-vous en tête une aide à laquelle vous seriez prêt à renoncer ?
Vous êtes-vous déjà dit que s’il y avait des problèmes d’emploi en France, c’était peut-être parce qu’on achetait trop de produits importés au détriment de produits français, locaux ?
Que le déficit de la sécurité sociale pouvait en partie être dû à certains arrêts de travail facilement accordés ?
Que le travail au black pourrissait la société ?
Que les méthodes de nos grandes surfaces, à force de rabais inconsidérés qui enlèvent toute valeur aux produits, qui tuent le commerce local, qui ne servent qu’à nous pousser à consommer inconsidérément, sont abusives ?

Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, je préfère compter sur moi-même, et agir positivement, tant que je peux, plutôt que d’enfiler un gilet jaune et d’emmerder le monde, de me retrouver mêlé à des énergumènes sans foi ni loi, des casseurs, des imbéciles.


lundi 12 novembre 2018

L’Etat c’est qui ?



C’est nous, évidemment.
Lorsque je vois cette agitation, cette jacquerie qui se met en place et appelle à manifester son soutien en mettant en avant un gilet jaune, ainsi qu’à bloquer le pays le samedi 17 novembre je voudrais rappeler à tout un chacun que l’Etat c’est nous, en quelque sorte.

Bien sûr on est trop taxé, et on le sera toujours de trop.

Néanmoins, le produit des taxes sert à quoi ?
En partie, à rembourser les dettes laissées par les gouvernements précédents, qu’il faut bien rembourser, que ces dépenses aient été légitimes ou non. Sur cette partie, nous ne pouvons malheureusement rien faire, si ce n’est la subir…
Ces taxes et impôts servent aussi à financer les dépenses actuelles de l’Etat. Là nous pourrions éventuellement agir, en les diminuant. Mais diminuer les dépenses de l’Etat, c’est baisser des budgets, supprimer des aides et subventions….
Alors plutôt que de vouloir bloquer le pays pour payer moins de taxes, soyons plus autonomes, cessons un peu de réclamer à tout bout de champ des aides, secours, subventions, gratuités, etc…et là, peut-être qu’au bout d’un moment, les dépenses diminuant, on pourra baisser les impôts et taxes.

Que se passerait-il si brutalement on cessait de payer les taxes ?
Plus de recettes fiscales.
L’Etat, dans ce cas, soit emprunte (nos enfants nous en saurons gré quand ils devront travailler pour rembourser), soit réduit les dépenses et, sur le coup, ce sera sous la contrainte et les coupes sombres qui interviendraient dans les dépenses accroitraient encore les inégalités.

Prenons-nous un peu plus en charge, et tout ira bien mieux. Ce n’est dans tous les cas pas un blocage qui améliorera la situation !

samedi 1 septembre 2018

Il ne faut pas abandonner le prélèvement à la source.



Il y a quelques années, des millions d’€uros ont été dépensés pour une bonne cause, à savoir l’implantation sur nos routes de portiques destinés à calculer une écotaxe qu’auraient eu à payer les transporteurs.
Par peur et lâcheté, François HOLLANDE a décidé d’abandonner, malgré les millions dépensés, malgré les indemnités qu’il a fallu verser ensuite.
Aujourd’hui, nous nous plaignons de l’état de nos routes, alors que le fruit de cette écotaxe aurait pu contribuer à leur entretien.

Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu est une mesure moderne, vivante, pratique et juste.
Elle a été pensée, testée, et des millions d’€uros ont été dépensés pour que cette mesure après de nombreux atermoiements, entre en vigueur au 1er janvier 2019.
On nous dit que le Président de la République hésite, que l’entrée en vigueur serait peut-être repoussée… Si elle l’est, ce sera aux calendes grecques.

Il ne faut pas revenir sur cette décision, et il faut qu’elle entre en application au 1er janvier 2019.
L’Etat a dépensé de l’argent pour cela, et on nous dit qu’il est techniquement prêt.
Les entreprises ont dépensé de l’argent pour cela, et sont prêtes.
De nombreux Français ont compris le système et le plébiscitent.
Faut-il que les voix de quelques Gaulois réfractaires au changement fassent reculer le Président de la République, car au final lui seul décidera.
S’il ne cède pas, ces Gaulois vont protester quelques mois, avant de trouver, sans l’avouer toutefois, que ce système n’est pas si mauvais qu’ils le craignaient, comme ils ont pu constater depuis belle lurette que, contrairement à leur grande peur, le ciel ne leur est pas encore tombé sur la tête… Certains d’entre eux sont d’ailleurs mensualisés, donc le changement est quasi-indolore.
S’il cède, ces mêmes Gaulois vont festoyer et, à la fin du banquet, ils auront trouvé un autre motif de râler, ils ne penseront même plus au prélèvement à la source, et le Président sera toujours aussi em……
De plus, ceux qui étaient favorables à ce changement, déçus, se mettront aussi à râler et ne feront plus confiance à ce jeune Président plein d’avenir qui recule…