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samedi 19 mars 2011

Les questions de l’intervention en Libye.


Il faut soutenir le désir des Libyens de reconquérir leur liberté, leur dignité, leur volonté de démocratie et de justice.
Fallait-il pour autant que la France et quelques pays amis interviennent militairement ?

La France s’était illustrée par son immobilisme, voire son manque d’audace et de discernement lors des révolutions tunisienne et égyptienne.
Le guide libyen n’est estimé de personne, ou peut s’en faut, dans le monde entier, et demander son départ est donc bien vu. De plus, le Président SARKOZY, dépassé par les événements de Tunis et du Caire, un peu honteux de la tribune indécente qu’il avait accordée au leader libyen lors de son séjour en France en décembre 2007 a joué son va-tout en adoptant une position très offensive. En période de mauvaise posture dans les sondages, une action éclatante sur le plan international ne peut que faire du bien.

Mais de multiples questions restent sans réponses.

• Jusqu’où veut-on aller, et quels risques est-on prêt à prendre, tant pour les Libyens que pour nos troupes sur le terrain, mais aussi en France où des actes terroristes de représailles pourraient être commandités par Kadhafi ?

• Le leader libyen parti, quel sera l’avenir d’un pays composé de multiples tribus dont le ciment n’est jusqu’à ce jour que l’autoritarisme dictatorial de son leader ? N’aurait-il pas mieux valu aider la résistance en lui laissant le temps de se constituer des organes qui auraient pu ensuite se transformer en instances dirigeantes ?

• Quid de la non-ingérence dans les affaires d’un autre pays ? Si on décide maintenant de renoncer à cette non-ingérence, sur la base de quels critères le fait-on, et, surtout, de quel droit ? Et pourquoi s’ingérer dans les affaires libyennes et laisser les dirigeants du Yemen, de Bahrein, d’Arabie Saoudite réprimer, emprisonner, assassiner leurs populations ? Et si demain la situation s’aggrave en Algérie, pratiquera-t-on la non-ingérence à la tunisienne ou à l’égyptienne, ou engagera-t-on des troupes contre le régime de Bouteflika comme contre celui de Kadhafi ?

La France de Nicolas SARKOZY, qui a perdu une grande partie de sa crédibilité internationale veut, par cette action d’éclat, se refaire une place sur le podium des grandes nations. Personne, pas même les Etats-Unis, ne veulent lui prendre sa place de héraut contre la Libye, car ils se sont posés ces questions, ne sont pas trop surs des réponses à y apporter et se contentent de ce fait d’apporter un soutien à l’action française en lui laissant le leadership en l’affaire. Si dans quelques semaines la Libye est débarrassée de son dictateur mais vit dans le chaos de la division et des luttes intestines, qui en portera la responsabilité ?

Photo :www.nouvelobs.com

mardi 22 février 2011

Hitler avait un frère jumeau qui sévit à Tripoli !

Au vu des événements tragiques qui secouent la Lybie, et à entendre les extraits du discours prononcé ce jour par le guide suprême Mouammar KADHAFI, on ne peut qu’éprouver des frissons car on retrouve les intonations du chef nazi qu’on croyait reléguées définitivement dans le passé.
KADHAFI est clairement fou et doit être empêché d’exécuter ses menaces qui, à le connaître, ne sont pas des effets de manches !
Il faut soutenir le peuple libyen dans sa conquête de plus de démocratie.
Les autorités françaises doivent clairement prendre position contre ce dictateur. Il ne suffit pas de « nettoyer » le site de l’Elysée de tous les souvenirs de la dernière visite du dictateur libyen en France pour s’en laver les mains.
Que l’Europe aussi fasse entendre sa voix.
Une révolution fondamentale est en marche, et il ne faut pas que l’inertie des démocraties occidentales soutienne de façon implicite le tyran libyen.
KHADAFI tombera, mais le plus tôt sera le mieux, car il ne faut pas lui laisser le temps de massacrer son peuple.