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mardi 10 janvier 2017

Avides cumulards.



Alors que des parlementaires de droite veulent faire pression sur leur candidat à la présidentielle François FILLON pour qu’il revienne sur la loi sur le non-cumul des mandats électifs, Gérard COLLOMB, sénateur socialiste (peut-être bientôt ex-socialiste tant il soutient Emmanuel MACRON) s’insurge parce que ses indemnités de sénateur ont été abaissés à 4 000 €uros pour cause d’absentéisme répété.
Ce qui prouve bien qu’il n’est pas possible d’assurer toutes les tâches liées aux mandats qu’il cumule : sénateur, maire de Lyon, président de la métropole de Lyon, sans compter tous les postes annexes de représentant de l’une ou l’autre collectivité dans nombre d’organismes.

Les pro-cumul disent toujours que ce non-cumul entraînera une professionnalisation des élus –mais elle existe déjà, et le non-cumul permettra justement une émergence de nouveaux élus, actuellement bloqués car les plus anciens sont comme soudés à leur siège-, une coupure des élus du monde réel, car seul leur mandat local leur permet d’être proche du terrain. A ce sujet, il faut tout de même préciser que le peu de temps que leur laissent leurs divers mandats les a contraint d’embaucher des collaborateurs qui, eux, sont proche du terrain, puisqu’ils reçoivent les électeurs et autres solliciteurs.
D’ailleurs, si Gérard COLLOMB était vraiment encore dans la vraie vie, il saurait qu’un salarié souvent absent voit sa rémunération diminuée, et il serait moins choqué de la baisse de ses indemnités.

Les mandats électifs, notamment de parlementaires, de membres des exécutifs régionaux, départementaux ou locaux, sont des jobs à temps plein. Il n’est donc pas bon de maintenir un cumul des mandats. Lorsque celui-ci sera entré dans les mœurs, il faudra d’ailleurs le compléter d’un non-cumul dans le temps : chaque mandat devrait être renouvelable une ou deux fois au maximum, soit de 10 à 12 ans, la possibilité de se représenter après un break étant prévue.

Ces réformes permettraient à certains élus d’éviter de devenir des avides du pouvoir, vivant dans leur propre monde, permettaient l’éclosion de nouveaux talents, et rapprocheraient les élus du peuple, car le break entre deux mandats les obligeraient à se remettre en immersion dans le monde réel.

vendredi 9 octobre 2009

Frédéric MITTERRAND et Jean SARKOZY

Un homme public n’a peu ou prou plus de vie privée ou, plus exactement, sa vie privée devient publique. Et, comme il profite des avantages de sa position de ViP, ils ne peut exiger que sa vie privée soit totalement à l’abri des regards et critiques.

Frédéric MITTERRAND est ministre et homosexuel. Ce qui ne pose aucun problème.
Il a écrit un livre où il a narré ses expériences homosexuelles contre rémunération au Cambodge. On appelle ceci du tourisme sexuel, répréhensible lorsqu’il met en jeu des enfants mineurs. Il appartient donc à Frédéric MITTERRAND de certifier ne pas avoir eu de relations sexuelles avec des garçons mineurs pour qu’il ne soit pas passible de poursuites.
Malheureusement pour lui, le doute est installé autour de sa personne, et il ne réussira jamais à convaincre tout le monde.
Politiquement, par contre, rien n’est résolu, car il a commis trop d’erreurs.
La première a été de prendre publiquement fait et cause pour Roman POLANSKI, auquel la justice américaine reproche des faits de pédophilie avérés.
Une seconde a été la teneur de ses déclarations, où il se disait ravi d’être traîné dans la boue par le Front National, mais où il appelait la honte sur les autres, notamment socialistes, qui lui demandaient des explications. En effet, personnage public, dans un cadre sensible et délicat, il est normal qu’il donne des explications.
Dans l’intérêt de ses amis politiques, et bien que ce geste puisse être considéré comme un aveu déguisé, il doit démissionner.

Jean SARKOZY est le fils de Nicolas SARKOZY, Président de la république et proconsul du département des Hauts de Seine, qu’on pourrait rebaptiser en Hauts de Sarkozie ou Elysée Inférieure.
Mis à part un début d’expérience politique, un début de formation universitaire en droit, cette filiation est quasiment le seul atout de Fils pour prétendre à la succession de Père.
Dans d’autres pays, on appelle cela du népotisme mais en France, pays civilisé et évolué, de telles choses ne se passent pas…. On va bientôt nous faire croire que, parce qu’il est fils de Nicolas SARKOZY, la possibilité pour Jean de conquérir la présidence de l’Etablissement public de la Défense sera encore plus aléatoire que pour un autre….
Dans une interview sur France Info, hier, Claude GOASGUEN, usant exagérément de la langue de bois, a tout de même dû reconnaître que si Jean ne s’appelait pas SARKOZY, il n’aurait aucune chance……

Au début de l’été, Thomas COLLOMB, 35 ans, inspecteur de police et fils de Gérard COLLOMB, maire de Lyon et Président de la Communauté Urbaine de Lyon, a été recruté au poste de conseiller à la sécurité par le SYTRAL, Syndicat Intercommunal des Transports de l’Agglomération Lyonnaise. Il avait certainement, lui, les capacités requises pour exercer ces fonctions. On l’a accusé d’avoir profité de sa filiation pour accéder à cet emploi. Il a préféré démissionner.

Jean SARKOZY ne pourrait que grandir en déclarant officiellement renoncer à ce poste de Président de l’EPAD.
Quant aux administrateurs de cet établissement, s’ils votent effectivement pour la candidat SARKOZY, ils donneront la preuve que ce qui les intéresse, plus que leur fonction et leur rôle dans cet organisme, ce sont les avantages liés au fauteuil qu’ils occupent et ne veulent surtout pas lâcher, même s’il faut vendre son âme au…..