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vendredi 9 décembre 2016

La primaire de la Belle Alliance Populaire.



Ce qui fut un succès une fois, ne l’est pas toujours la fois suivante. Ainsi, la première primaire organisée en France, par le parti socialiste, en 2011, fut un réel succès. Le déroulement de la primaire de la droite et du centre, le mois dernier, laissait croire que ce genre de sélection était vraiment très positif.
La primaire que doit organiser la Belle Alliance Populaire en janvier prochain va certainement démontrer que le succès n’est pas acquis.
Il semble qu’au niveau purement organisationnel, tout ne soit pas encore bouclé, et que ce n’est pas tout simple.
Ensuite, il y a pour l’heure pléthore de candidats, certains étant même refoulés par le parti socialiste (Pierre Larrouturou, Sébastien Nadot, Bastien Faudot). D’autres ne pourront finalement se présenter, car ils n’auront pas les parrainages nécessaires (faute d’élus socialiste ?).
Et les élus socialistes qui se rangent derrière Emmanuel MACRON vont-ils parrainer un candidat à cette primaire ?
Les dirigeants du PS souhaitent d’ailleurs ardemment qu’Emmanuel MACRON et Jean Luc MELENCHON s’intègrent dans cette primaire, afin d’une part de doper l’intérêt des électeurs et, d’autre part, de les retirer de la course à la présidentielle afin que davantage de voix se reportent sur le vainqueur de cette primaire.
Mais les électeurs ne devraient pas se déplacer en masse pour faire leur choix en janvier, car ils savent déjà que celui qui sortira vainqueur de ce scrutin n’a aucune chance de l’emporter, en mai et juin prochains, et car aucun des candidats n’a la capacité de fédérer une gauche usée par le pouvoir et ses dissensions internes.
Alors, oui, la primaire de 2011  fut une réussite, celle de 2017 ne le sera pas.

mardi 29 novembre 2016

François HOLLANDE : l’heure du choix.



En 2012, le parti socialiste a innové un désignant son candidat à l’élection présidentielle par un primaire. Ce fut une réussite que même la droite a été obligée de reconnaître.
En 2016, pour la présidentielle de 2017, la droite a voulu mettre en place ce système de sélection, en l’élargissant au centre. Ce fut un relatif échec pour ce qui est de l’ouverture au centre, mais un réel succès au niveau de son organisation et, surtout de son résultat.
Le candidat François FILLON a été impérialement élu et il est dès à présent en mesure de préparer l’élection présidentielle et d’étouffer dans l’œuf les éventuelles rivalités hors primaires. Même François BAYROU n’aurait aucun intérêt à se présenter, ses électeurs potentiels se partageant entre François FILLON pour ceux les plus à droite et Emmanuel MACRON pour ceux qui se sentent plus proches de la gauche.
La gauche, en 2016/2017, a raté sa primaire.
Son organisation n’est pas encore ficelée, seuls des socialistes vont y candidater, et leur avenir électoral est bien sombre.
Il est vrai que le président sortant est de gauche, et il n’était pas (il n’est toujours pas d’ailleurs) évident de faire participer le sortant à une élection primaire, une campagne étant difficile à concilier avec le mandat en cours.

Afin d’essayer de sauver ce qui reste à sauver de la gauche, il appartient à François HOLLANDE de faire part au plus vite de son choix quant à sa candidature.
Le bon choix, d’ailleurs, serait qu’il renonce à un second mandat, et qu’il le dise rapidement, afin que les candidats à sa succession puissent d’afficher et mener campagne.
Si par contre il décide de se représenter, ce qui est peine perdue car il n’a de toute façon aucune chance d’être réélu, sauf à provoquer un électro-choc, par exemple en annonçant qu’il se représente mais que, pour pouvoir faire campagne, il démissionne.
De ce fait, la date de l’élection est avancée, une primaire de la gauche ne peut plus être organisée…et tout le monde est pris de court.
Créer un nouveau chaos dans une situation déjà chaotique peut devenir bénéfique..

lundi 14 octobre 2013

L’UMP est forcément à l’origine de la victoire du Front National à Brignoles.

Laurent LOPEZ, candidat du Front national, est élu conseiller général de Brignoles avec 53,9 % des voix, devant la candidate UMP Catherine DELZERS, qui a recueilli 46,1 % des voix, avec une participation relativement élevée pour ce type de scrutin partiel à 52,5 %. A première vue, on peut imputer cette victoire du candidat de l’extrême-droite à la gauche, qui n’a pas su proposer une candidature unique au premier tour, et qui ne se serait pas assez mobilisée contre le candidat frontiste au second tour, mais, à y regarder de plus près, c’est bien à l’UMP qu’il faut imputer la défaite de sa propre candidate. Premièrement, entre le premier tour et le second, c’est dans les bureaux de vote classés à droite que Laurent LOPEZ a le plus progressé. Ensuite, et contrairement aux états-majors de l’UMP, le parti socialiste avait appelé à faire barrage au Front national, et à voter pour la candidate UMP, ce qui est tout-à-fait méritoire. En effet, les partis de l’actuelle opposition ont enterré le concept même de front républicain, et ils ne peuvent donc pas reprocher aux électeurs de gauche de ne pas leur apporter leurs suffrages. Par ailleurs, la droitisation, la radicalisation du discours des ténors de l’UMP, jusqu’au policé François FILLON, qui flirtent de plus en plus souvent avec les idées frontistes ont tendance à gommer les différences entre la droite et l’extrême-droite, ce qui déstabilise même ceux qui traditionnellement votaient pour l’UMP qui, maintenant, se disent que, tant qu’à faire, autant voter pour le candidat FN ou Bleu Marine, qui n’a pas encore déçu, puisque de toutes les façons, les idées de l’UMP rejoignent les siennes. L’électeur de gauche, quant à lui, est, pour les mêmes raisons, dissuadé d’aller voter puisque, à la virgule près, les thèses qu’il reproche au Front national sont reprises par l’UMP ! Voter UMP, dans certains cas, revient presque, pour lui, à voter FN ! Alors in ne vote pas, ou vote blanc. Quand ensuite on lit que l’excellentissime Geoffroy DIDIER de la Droite forte, déclare que « Le résultat de Brignoles, c’est la faute à la gauche au pouvoir depuis 18 mois, incapable de répondre aux besoins, aux problèmes et aux exaspérations des Français », on se rend compte qu’on a les politiques les plus bêtes du monde ! Il a déjà oublié qu’il y a quelques mois le candidat SARKOZY s’était fait sortir de l’Elysée parce que la droite, au pouvoir depuis 17 ans, était incapable de répondre aux besoins, aux problèmes et aux exaspérations des Français ! Et la France, au bout de ces 17 ans, était dans un tel état, moralement et psychologiquement au moins autant qu’économiquement, qu’il était impossible de la remettre d’aplomb en quelques mois. La gauche, le parti socialiste en particulier, déçoit donc les électeurs français comme la droite l’a fait en 2012. L’année prochaine verra un Front national fort, notamment aux élections européennes. Il faudra malheureusement en passer par là, nos élites n’étant pas aptes à en dissuader une majorité d’électeurs.