ANNONCE

mercredi 27 juillet 2011

L'avion SARKO ONE....

Je ne résiste pas à l'envie de publier, in extenso, un article paru sur Le Monde.fr:

Pressé d’avoir son avion, Sarkozy a acquis un Airbus ancien au prix du récent…et a dû acheter des moteurs neufs pour 23,4 millions d’euros



Nicolas Sarkozy, pressé de renouveler la flotte gouvernementale, a acheté un avion ancien au prix du récent. Rien de grave, s’il n’avait pas fallu in fine acheter des moteurs neufs. Surcoût de l’opération, 23,4 millions d’euros, selon le rapport de la Cour des comptes, qui détaille le financement du nouvel A 330-200 de l’Elysée.


Petit retour sur une saga, débutée le 15 février 2008. Ce jour là, le chef de l’Etat major particulier de Nicolas Sarkozy notifie à Matignon la décision de renouveler la flotte gouvernementale, avec une exigence de délais : le nouvel avion du président doit être prêt à l’été 2010. De cette exigence vont naître de considérables surcoûts.


Au lieu de lancer un appel d’offres conforme au droit commun, la direction générale de l’armement a préféré une procédure de marchés négociés avec mise en concurrence mais sans publicité préalable, explique la cour des comptes. « Sur les trois sociétés sollicitées, Airbus, Air France Industries et Sabena Technics, les deux premières se sont désistées moins d’un mois après la réception du dossier de consultation », écrit la Cour des comptes. Les risques financiers et de délais étaient pour elle très importantes. C’est donc la société Sabena Technics qui a remporté le marché, car elle savait qu’elle pourrait acquérir un Airbus A330-200 auprès d’une entreprise de location ILFC.


Vendu par ILFC 45 millions d’euros, l’avion est finalement acheté 50 millions d’euros par l’Etat. Premier surcoût identifié par la Cour des comptes, 5 millions d’euros.


Mais le plus gênant n’est pas là. L’Etat a acheté un avion mis en service en 1998 qui totalisant 50 000 heures de vol, alors qu’Air France avait proposé en avril 2008 d’acheter un Airbus A330-200 mis en service en 2003 et totalisant 15 000 heures de vol pour un prix compris entre 46 et 50 millions d’euros. Dans son art consommé de la litote, le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud écrit que « le prix payé par l’Etat a donc correspondu à la limite haute d’une fourchette applicable à un avion plus récent de cinq ans et ayant trois fois moins d’heures de vol ».


Bref, l’Etat a acheté du vieux au prix du récent, et cela a fini par lui coûter 23,4 millions d’euros. En effet, échaudé par des incidents intervenus sur les moteurs des vieux A319 gouvernementaux, l’Elysée a demandé de « fiabiliser » les deux moteurs de l’A330 « afin d’exclure tout risque de défaillance ». Le devis présenté par Sabena Technics oscillant entre 23,7 et 30,1 millions d’euros, il a finalement été décidé d’acheter des moteurs neufs pour un coût net de 23,4 millions d’euros, ce qui a accru le coût du marché de 9,7%.

Tout compris, l’avion a finalement coûté 259,5 millions d’euros, contre 226 millions prévus initialement.

mardi 26 juillet 2011

Abus de C.D.I. ?

Le rêve de tous les demandeurs d’emploi est de décrocher un CDI, Contrat à Durée Indéterminée, car il est censé apporter une certaine stabilité dans la vie professionnelle et les revenus du travail et, surtout, il rassure banquiers et prêteurs divers, bailleurs et loueurs, etc….

Mais on a pu voir que ces CDI étaient de plus en plus souvent assortis d’une période d’essai généreuse, qui pouvait être renouvelée. Qui pouvait….., car de plus en plus souvent, elle est systématiquement renouvelée, sans raison aucune, si ce n’est de retarder la mise en application pleine et entière des caractéristiques du CDI.

Depuis quelque temps, on voit même des employeurs recourir au CDI pour pourvoir des emplois temporaires. En effet, plutôt que d’embaucher un salarié pour deux mois en CDD, et lui verser une prime de précarité de 10 % à l’issue du contrat, on l’embauche en CDI avec une période d’essai de 2 mois qu’on ne renouvelle pas….et on économise 10 %. Cette économie de la prime de précarité était déjà possible dans le cadre de l’emploi d’un étudiant pendant les congés scolaires, et à condition qu’il poursuive ses études à l’issue de ses congés, elle le devient maintenant pour tout un chacun.

Il est navrant que, encore une fois, les employeurs donnent une si piètre image du monde du travail à des jeunes, car ce sont eux, généralement, qui sont victimes de ces abus.

Nombreux sont les étudiants qui sont confrontés au monde du travail, par le biais de stages qu’ils doivent faire dans leur cursus, dans le cadre d’emplois à temps partiel pour financer tout ou partie de leurs études, en occupant des emplois saisonniers et, trop rarement, ils sont valorisés dans ce cadre même s’il existe des exceptions.
A la fin de leurs études, confrontés à la difficulté de trouver un emploi, on comprend qu’ils puissent être découragés car on rechigne à les payer à leur juste valeur parce que leur statut et leurs expériences passées ne permettent plus forcément de les exploiter et qu’ils aient déjà une piètre image du « patron » .

dimanche 24 juillet 2011

Candidat naturel ?

Depuis quelque temps, des voix se font entendre dans la majorité présidentielle, pour dire que Nicolas SARKOZY, président de la République en exercice est le « candidat naturel » de l’UMP, voire de la droite tout entière, pour l’élection présidentielle de 2012.

Qu’est-ce que cette notion de « candidat naturel », et pourquoi l’appliquer à Nicolas SARKOZY plutôt qu’à un autre ?
Dans cette locution, « naturel » pourrait être explicité par « conforme à l’ordre normal des choses, au bon sens, à la raison, logique », et les personnes qui prônent une nouvelle candidature de Nicolas SARKOZY sur cette base sont effectivement des fidèles du président.

Mais à regarder de plus près, cet argument sert surtout à diaboliser les velléités de candidatures issues des diverses composantes de l’UMP ou de ses satellites.
En fait les seuls candidats qu’on pourrait qualifier de « naturels » sont les chefs de partis présentés par leur parti ; ainsi, Marine LE PEN est la candidate naturelle du Front National et Martine AUBRY serait la « candidate naturelle » du PS si celui-ci n’avait pas décidé de faire le choix d’une candidature ouverte et multiple aboutissant à un choix définitif du candidat via des primaires.

Par ailleurs, au regard du bilan du septennat qui s’achève, qui transparaît dans les diverses études d’opinion qui fleurissent, on serait plutôt enclin à dire que Nicolas SARKOZY n’est vraiment pas le candidat naturel de la droite, puisqu’il s’apprête à la faire perdre. Il n’est certes pas sûr qu’un autre candidat puisse la faire gagner, mais les chances de Nicolas SARKOZY tiennent moins à lui-même, à son action passée, à l’espoir qu’il est susceptible de susciter, qu’à la candidature (ou non-candidature) des BORLOO, De VILLEPIN et autres centristes ou adeptes de la droite.

Le PS, secoué par l’affaire DSK présentera un candidat, certainement François HOLLANDE ou Martine AUBRY, qui aura été choisi par une majorité relative de sympathisants du PS, et qui risque d’avoir du mal à fédérer ensuite derrière lui l’ensemble des forces qu’il est censé représenter, et qui, sur le plan d’une candidature à la présidentielle, aura beaucoup de lacunes et manque d’aura et de charisme.
Si la droite présentait un candidat fort et suscitant l’espoir, elle serait en mesure d’emporter cette élection. Mais ce candidat ne s’appelle pas SARLOZY, ni BORLOO, encore moins DE VILLEPIN.

L’élection de 2012 reste très ouverte, et aucun « candidat naturel » devrait être élu. Quelle que soit la nature du candidat qui occupera l’Elysée ensuite, souhaitons seulement qu’il soit un bon président…..

vendredi 22 juillet 2011

Femmes et hommes dans le sport.

Même Pierre de COUBERTIN, en relançant les Jeux Olympiques, n’avait pas imaginé que des individus du sexe dit faible y participent. Le sport était une affaire d’hommes, de mâles, un milieu homosexué.
Le rôle des femmes était limité à celui de spectatrices et de « décoratrices », en ce sens qu’il leur appartenait de remettre les récompenses et de faire la potiche ; il n’y a qu’à voir, aujourd’hui encore, les arrivées du Tour de France, des grands prix de Formule 1 ou autres compétitions.

Certains sports restent encore « interdits » aux femmes : la Formule 1 notamment, le sumo, en reste-t-il d’autres ?

Dans les sports individuels, on a vu apparaître il y a déjà de nombreuses années des pratiquantes, puis des championnes, très appréciées dans les « sports féminins » (danse, patinage, gymnastique), puis dans les « sports masculins » (lutte, sports de combat, athlétisme) et, petit à petit, on sait, y compris les hommes, reconnaître la valeur de ces championnes. Progressivement aussi, on s’intéresse davantage aux compétitions féminines, bien qu’en général elles ne suscitent pas encore le même engouement que les compétitions masculines qui ont la réputation, pas toujours exacte d’ailleurs, de faire preuve de davantage de combattivité et de dépassement de soi.

Au niveau des sports collectifs, le virilisme exacerbé, qui se mue parfois en crétinisme avancé lors des fameuses troisièmes mi-temps, voire en homophobie réelle ou approchante à l’égard des gays déclarés ou supposés subsiste encore.
Mais, après la déroute de l’équipe masculine de football lors de la dernière coupe du monde, et le succès récent de son homologue féminine, la supériorité du mâle dans le domaine sportif est en train de prendre une claque.
Et ces championnes françaises qu’on ne connaissait pas, ou si peu, les chaînes de télévision commencent enfin à nous les montrer. Et, non seulement elles sont sportives, mais en plus elles sont amènes, souvent plus fines, intellectuellement parlant, que leurs homologues masculins, et, surtout, pas pourries par l’argent.


Elles savent encore allier sport, compétition, volonté, effort, humilité, dépassement de soi. Elles nous montrent du vrai spectacle, qu’on a plaisir à regarder. Merci les filles !

A quand de jolis éphèbes pour les embrasser sur le podium, pour leur faire une haie d’honneur lors de la remise des récompenses ?

mercredi 13 juillet 2011

Je te donne, je te reprends, le nouveau jeu de nos sénateurs.

Le 15 juin dernier, les sénateurs s’octroyaient un « complément d’ajustement de l’indemnité représentative de frais de mandat » de 3 531,61 €uros. Certains d’entre eux étaient réticents à percevoir ce rappel, et s’en sont émus. Le Président LARCHER a rétorqué que ce rappel était légitime et que, rapporté à la période considérée, il ne représentait que 98 € par mois. Il est vrai que sur une indemnité brute mensuelle de 7 100 €uros, complétée d’une indemnité pour frais de 6 240,18 €uros, la somme de 98 € ne représente pas grand-chose, seulement 0,73 %.

Pour un salarié payé au SMIC, 98 €uros représentent 7, 18 %, et le gouvernement vient de confirmer qu’il n’y aurait pas de relèvement du SMIC au 1er août prochain !!!

Ce qui est plus que regrettable, c’est qu’en même temps le Sénat rejette en commission mixte paritaire deux amendements proposés par le député René DOSIERE, dont l’un notamment interdisait aux élus de reverser à un autre élu le montant des indemnités dépassant le plafond de 8 300 €uros (voir ma réaction du 10 juillet).

La chambre haute du Parlement a, du coup, perdu de la hauteur, et c’est fort dommageable pour la politique en général et pour l’image qu’elle en donne.
Justice, équité, transparence, moralisation n’y ont pas gagné, contrairement à l’opacité….

mardi 12 juillet 2011

Je me suis réjoui trop vite, et j'ai honte de nos dirigeants

Les députés ont voulu mettere fin à des abus.
Le Sénat (et le gouvernement?) ont en décidé autrement.

Le vote le plus utile ne serait-il pas de jeter le bulletin de vote à la poubelle?

dimanche 10 juillet 2011

Reste-t-il beaucoup de ces situations injustes et inéquitables ?

Depuis plusieurs années maintenant, nos élus qui cumulent plusieurs mandats ne peuvent cumuler des indemnités que jusque 8 300 €uros par mois.
Ce qui n’était pas sur la place publique, c’est que la partie au-dessus de ce plafond pouvait être reversée à un autre élu. Ainsi, celui qui pouvait prétendre à 10 000 euros mais ne pouvait légalement en toucher que 8 300 €, faisait verser le complément de 1 700 € à un autre élu. Celui-ci lui devenait de ce fait inféodé, parfois lui ristournait tout ou partie sous une forme ou sous une autre, quand il n’était pas un de ses proches, voire son conjoint !
Cette « faveur » s’appelait l’écrêtement, est vient d’être supprimée par le Parlement, suite à un amendement du député socialiste de l’Aisne et chasseur de coûts indus René DOSIERE.
Il est honteux que nos législateurs aient pu bénéficier de ce système, financé par les contribuables.

Il faut rappeler ici qu’être élu n’est pas un métier, une profession, destiné à enrichir, mais une mise à disposition de ses compétences au profit de la collectivité.
Les activités liées au mandat électif ne permettant pas toujours de gagner sa vie par ailleurs, des indemnités sont allouées. Qu’elles soient en rapport avec le niveau de la fonction, soit. Qu’elles atteignent les montants actuellement en vigueur pour les ministres ou parlementaires est justifié, et le montant de ce plafond, fixé à 8 300 €, est tout-à-fait correct. Surtout que nombre d’élus, et particulièrement ceux situés dans le haut de la fourchette, bénéficient de nombreux autres avantages et gratuités.

Alors quand on entend qu’un sénateur épinglé par la presse au sujet d’une note de frais pharamineuse établie dans le restaurant de sa fille, et en dehors de son mandat, produit des faux en écriture pour se justifier, on ne peut que réclamer sa démission.

Quand on entend que les sénateurs ont touché un « rattrapage » de 3 500 €uros, on ne peut être que dépité de voir que ceux qui perçoivent des revenus déjà plus que corrects bénéficient de rattrapages dont sont privés tous les salariés moyens. Heureusement, suite à l’indignation de certains d’entre eux, cette prime devrait être remboursée.

A quand une réelle moralisation de la vie politique ?
J’ai déjà écrit ici, que ce qui est légal n’est pas forcément moral.

Ce que nous souhaitons de la part de nos élus, c’est plus de moralité et de réalisme. Et peut-être que l’abstention baissera enfin.