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mardi 20 avril 2010

L’archaïsme syndical français a encore frappé !

Depuis treize jours maintenant, une partie du personnel de la SNCF est en grève.
Profitant à plein de leur pouvoir de nuisance, ces personnels usent de leur droit de grève, non pas tous en même temps, mais soit par secteur régional, soit par catégories de personnels, ce qui aboutit, à chaque fois, à une paralysie importante du transport ferroviaire, gêne bien plus importante que la réelle proportion de grévistes. Ce phénomène est assez courant dans le domaine des transports, où la complexité et les impératifs de sécurité entraînent un arrêt de l’activité même si relativement peu de personnes délaissent leur poste de travail.

Là où ces grévistes, et surtout leurs centrales syndicales ont démontré une fois encore leur archaïsme primaire, c’est en ne réagissant pas intelligemment au regard des circonstances.
La paralysie du secteur aérien aurait dû les pousser à cesser immédiatement leur grève, au moins jusqu’à un retour quasi-normal de la situation dans les airs.
Ainsi ils auraient fait preuve d’intelligence.
Ainsi ils auraient montré leur solidarité, eux dont on stigmatise assez facilement les rentes de situation.
Ainsi ils auraient pu se rendre à leur table de négociation en ayant dans les mains les atouts de l’intelligence, de la raison, de leur capacité à diriger leurs troupes, de leur aptitude à user intelligemment du droit de grève qui ne leur est pas contesté, mais dont on leur demande tout simplement d’user sans abuser.

Les voyageurs en rade ne s’y sont pas trompés, qui supportent avec fatalité les pérégrinations des voyages aériens, gênés par un phénomène naturel et de force majeure, mais qui ne comprennent pas la gêne occasionnée par une grève dont on peut, éventuellement, comprendre les causes mais pas l’opportunité ni surtout la durée.

mercredi 2 septembre 2009

Laissez parler la France, Monsieur Mitterrand !


Une grève à Radio France Internationale (RFI), dont l’origine se trouve dans un plan social, vient de reprendre après une trêve estivale.
Créée en 1931 au cours de l’Exposition Universelle de Paris sous le nom de « Poste colonial », cette vois de la France fut appelée successivement « Paris Ondes Courtes », « Paris Mondial », « La voix de la France » et, depuis 1975, RFI.
Les divers gouvernements ont, à plusieurs reprises, mené des plans d’économie, supprimé des émissions en certaines langues, supprimé des postes, etc…, notamment en 1946, 1973 et 2009.
Or, quand on regarde un peu l’histoire de cette radio, on ne peut qu’être frappé par sa réactivité à créer ou démultiplier, dans l’urgence et en fonction de l’actualité, des émissions en polonais en décembre 1981 suite au coup de force de JARUZELSKI, en arabe suite à l’invasion du Koweït, permettant à tant de personnes dans le doute ou l’espérance de sentir une présence de la France !
En 1940, les émissions se faisaient en 20 langues, contre 16 pour la BBC. Son audience était de 44 millions d’auditeurs en 2006, environ 46 millions en 2007, alors que son budget oscille autour de 125 à 133 millions d’€uros depuis 2000, et ses émissions dont diffusées dans une vingtaine de langues.
Il faut, Monsieur le Ministre de la Culture, que vous fassiez entendre votre voix pour que celle de RFI se propage à nouveau sur les ondes.
Comment vouloir que la France soit un grand pays, d’une culture universelle alors qu’on refuse de donner à une institution aussi importante et espérée à l’étranger que RFI, quelques millions d’€uros, trop souvent gaspillés par ailleurs ?