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mercredi 5 décembre 2018

Ecoutez-moi un instant...



Je ne suis qu’un citoyen français qui a fondé sa famille, qui travaille, qui consacre une partie de son temps à la vie associative car il aime son pays, sa famille, ses amis, et qui souhaite que pour le plus de monde possible il en soit ainsi.
J’ai mal à ma France quand je vois ce qu’il s’y passe en ce moment.
C’est vrai que la situation est grave pour de nombreuses personnes qui survivent plus qu’elles ne vivent. Enfant d’ouvrier, j’ai connu des périodes difficiles aussi, même si aujourd’hui je ne souffre plus de privations car j’ai pu effectuer une carrière d’employé puis de cadre, mais je ne vis pas non plus dans l’opulence et je fais attention à mes dépenses et lutte continuellement contre le gaspillage.
Alors, aujourd’hui, je vous dis :
·         A vous Emmanuel MACRON, président de la République que je respecte : parlez ! Dîtes que vous avez compris la situation, que le sort des mesures annoncées par le Premier ministre sera décidé à l’issue de la grande concertation qui doit avoir lieu en début d’année, où toute la politique fiscale, toute la transition écologique seront discutées.
·         A vous, les gilets jaunes : écoutez ! Ecoutez ce que vous dit le Premier ministre, prenez cette main qu’il vous tend et organisez-vous pour peser dans cette concertation à venir. En attendant, renoncez à toute manifestation à Paris ce week-end, car de nombreux casseurs en profiteraient encore pour exercer leurs méfaits, vous en rendant moralement complices ! Continuez à occuper le terrain en province si vous le souhaitez, mais de façon courtoise et bienveillante, et le soutien des Français ne vous fera pas défaut.
·         A vous les responsables politiques de tout bord : arrêtez de nous prendre pour des cons ! Ceux qui appellent à la démission ou la dissolution, envieux de prendre le pouvoir alors qu’ils n’ont rien fait quand ils l’avaient pour certains, ou alors que leurs propositions sont démagogiques et intenables pour d’autres ! Que n’a-t-on pas entendu comme propositions à faire pleurer ou autres idées absurdes dans la bouche de personnalités qui voudraient qu’on vote pour elles ! En voulant atteindre le pouvoir, récupérer une contestation, vous vous décrédibilisez. Ressaisissez-vous et faites preuve de bon sens pour une fois !

samedi 1 décembre 2018

Les casseurs et les semeurs de trouble.



Encore une fois, mais personne n’est surpris, les casseurs s’en sont donnés à cœur joie aujourd’hui, spécialement à Paris, avec une rare violence, dans le cadre des manifestations des Gilets Jaunes.
Qui est responsable de ces scènes de désolation ?
Nous tous, en partie, qui avons (mal ?) éduqué ces sauvageons qui ne respectent plus rien.
Les Gilets jaunes aussi, qui appelaient à manifester. Certes, ils avaient pour la plupart (car il y a aussi des « casseurs occasionnels » ou d’opportunité dans leurs rangs) la volonté de manifester dans le calme mais, c’est très malheureux mais c’est ainsi, à l’occasion de chaque manifestation désormais s’invitent des casseurs, pilleurs et autres délinquants. Les Gilets jaunes ne pouvaient pas ignorer que ces trublions profiteraient de leurs défilés pour exercer leurs méfaits.
Les Marine LE PEN, Laurent WAUQUIEZ, Jean Luc MELENCHON et autres François HOLLANDE ont leur part de responsabilité aussi, notamment le dernier, qui enrage de voir son successeur appliquer les réformes qu’il avait annoncées, entre autres pour corriger les effets désastreux de la politique que lui-même a mené durant son quinquennat…
Emmanuel MACRON et son gouvernement aussi ont leur part de responsabilité, mais elle est loin d’être la plus grande. Elle tient moins à son action qu’à sa façon de faire, et je leur souhaite bon courage pour trouver une porte de sortie à cette situation intenable.
Lorsque le calme sera revenu, il conviendra de tirer les leçons de ces événements et de prendre des mesures vigoureuses et efficaces. Les lendemains sont rarement faciles.

mercredi 21 juillet 2010

Quand on ne sait plus que faire, on cogne !

Face aux violences urbaines, le Président SARKOZY ne cherche plus de solutions. Il a pris sa décision : il cogne !
Depuis qu’il a été nommé ministre de l’Intérieur, en 2002, il a toujours appliqué cette même méthode, au détriment de toute autre, qui privilégierait l’éducation, le soutien, l’animation, etc… Des discours très durs, des visites sur le terrain et des nominations choc à la suite d’incidents locaux, et le problème est réglé.
Le Préfet de l’Isère, Albert DUPUY, vient d’en faire les frais, remplacé par un Préfet à poigne, à l’impressionnant pedigree dans la police, Eric LE DOUARON.
De prime abord, ces méthodes sont payantes, puisqu’on constate, les citoyens électeurs en premier, une baisse de la délinquance, un retour au calme, au moins temporaire, sur ces zones.
Là où le bât blesse, c’est que ces méthodes ne s’attaquent qu’au mal, mais pas à ses causes. En réalité, il peut y avoir une légère baisse momentanée de la criminalité sur ces zones, mais il y a surtout un déplacement de celle-ci. Si Eric LE DOUARON va faire impression sur Grenoble et sa banlieue, on constatera une augmentation des faits délictueux sur la zone de Chambéry, de Valence ou de Lyon, c’est inévitable. Car ceux qui vivent de cette délinquance ne vont pas s’assagir ou cesser de vivre parce que la répression devient plus forte, plus ciblée. Non, ils vont tout simplement aller où il y aura une baisse de vigilance. D’autant plus que, si la présence policière est accrue dans une zone, elle l’est par des personnels retirés à d’autres agglomérations.
A force de supprimer des postes, non seulement dans la police et la gendarmerie, mais encore dans les services judiciaires, dans le monde des éducateurs, trop de jeunes restent sans assistance, sans soutien et sans contrôle. Le chômage et la précarité aidant, ceux-ci se tournent vers la délinquance, certains par goût, beaucoup, aussi, par nécessité, car faute de référent valable, ils y voient la seule solution pour survivre !
Comment faire comprendre à un jeune qui trouve un job à temps partiel payé au SMIC qu’il doit se battre quand des membres du Gouvernement bien payés abusent aux frais du contribuable, quand on rembourse des millions d’€uros à une brave dame qui n’en a nul besoin, grâce à des textes législatifs votés par des parlementaires qui en même temps votent des restrictions budgétaires sur les aides sociales ?