Le 15 juin dernier, les sénateurs s’octroyaient un « complément d’ajustement de l’indemnité représentative de frais de mandat » de 3 531,61 €uros. Certains d’entre eux étaient réticents à percevoir ce rappel, et s’en sont émus. Le Président LARCHER a rétorqué que ce rappel était légitime et que, rapporté à la période considérée, il ne représentait que 98 € par mois. Il est vrai que sur une indemnité brute mensuelle de 7 100 €uros, complétée d’une indemnité pour frais de 6 240,18 €uros, la somme de 98 € ne représente pas grand-chose, seulement 0,73 %.
Pour un salarié payé au SMIC, 98 €uros représentent 7, 18 %, et le gouvernement vient de confirmer qu’il n’y aurait pas de relèvement du SMIC au 1er août prochain !!!
Ce qui est plus que regrettable, c’est qu’en même temps le Sénat rejette en commission mixte paritaire deux amendements proposés par le député René DOSIERE, dont l’un notamment interdisait aux élus de reverser à un autre élu le montant des indemnités dépassant le plafond de 8 300 €uros (voir ma réaction du 10 juillet).
La chambre haute du Parlement a, du coup, perdu de la hauteur, et c’est fort dommageable pour la politique en général et pour l’image qu’elle en donne.
Justice, équité, transparence, moralisation n’y ont pas gagné, contrairement à l’opacité….
Depuis ma fenêtre, je regarde ce qui se passe autour de moi, tout près ou très loin, et je réagis à ces faits et gestes ou événements.
ANNONCE
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mercredi 13 juillet 2011
mardi 12 juillet 2011
Je me suis réjoui trop vite, et j'ai honte de nos dirigeants
Les députés ont voulu mettere fin à des abus.
Le Sénat (et le gouvernement?) ont en décidé autrement.
Le vote le plus utile ne serait-il pas de jeter le bulletin de vote à la poubelle?
Le Sénat (et le gouvernement?) ont en décidé autrement.
Le vote le plus utile ne serait-il pas de jeter le bulletin de vote à la poubelle?
dimanche 10 juillet 2011
Reste-t-il beaucoup de ces situations injustes et inéquitables ?
Depuis plusieurs années maintenant, nos élus qui cumulent plusieurs mandats ne peuvent cumuler des indemnités que jusque 8 300 €uros par mois.
Ce qui n’était pas sur la place publique, c’est que la partie au-dessus de ce plafond pouvait être reversée à un autre élu. Ainsi, celui qui pouvait prétendre à 10 000 euros mais ne pouvait légalement en toucher que 8 300 €, faisait verser le complément de 1 700 € à un autre élu. Celui-ci lui devenait de ce fait inféodé, parfois lui ristournait tout ou partie sous une forme ou sous une autre, quand il n’était pas un de ses proches, voire son conjoint !
Cette « faveur » s’appelait l’écrêtement, est vient d’être supprimée par le Parlement, suite à un amendement du député socialiste de l’Aisne et chasseur de coûts indus René DOSIERE.
Il est honteux que nos législateurs aient pu bénéficier de ce système, financé par les contribuables.
Il faut rappeler ici qu’être élu n’est pas un métier, une profession, destiné à enrichir, mais une mise à disposition de ses compétences au profit de la collectivité.
Les activités liées au mandat électif ne permettant pas toujours de gagner sa vie par ailleurs, des indemnités sont allouées. Qu’elles soient en rapport avec le niveau de la fonction, soit. Qu’elles atteignent les montants actuellement en vigueur pour les ministres ou parlementaires est justifié, et le montant de ce plafond, fixé à 8 300 €, est tout-à-fait correct. Surtout que nombre d’élus, et particulièrement ceux situés dans le haut de la fourchette, bénéficient de nombreux autres avantages et gratuités.
Alors quand on entend qu’un sénateur épinglé par la presse au sujet d’une note de frais pharamineuse établie dans le restaurant de sa fille, et en dehors de son mandat, produit des faux en écriture pour se justifier, on ne peut que réclamer sa démission.
Quand on entend que les sénateurs ont touché un « rattrapage » de 3 500 €uros, on ne peut être que dépité de voir que ceux qui perçoivent des revenus déjà plus que corrects bénéficient de rattrapages dont sont privés tous les salariés moyens. Heureusement, suite à l’indignation de certains d’entre eux, cette prime devrait être remboursée.
A quand une réelle moralisation de la vie politique ?
J’ai déjà écrit ici, que ce qui est légal n’est pas forcément moral.
Ce que nous souhaitons de la part de nos élus, c’est plus de moralité et de réalisme. Et peut-être que l’abstention baissera enfin.
Ce qui n’était pas sur la place publique, c’est que la partie au-dessus de ce plafond pouvait être reversée à un autre élu. Ainsi, celui qui pouvait prétendre à 10 000 euros mais ne pouvait légalement en toucher que 8 300 €, faisait verser le complément de 1 700 € à un autre élu. Celui-ci lui devenait de ce fait inféodé, parfois lui ristournait tout ou partie sous une forme ou sous une autre, quand il n’était pas un de ses proches, voire son conjoint !
Cette « faveur » s’appelait l’écrêtement, est vient d’être supprimée par le Parlement, suite à un amendement du député socialiste de l’Aisne et chasseur de coûts indus René DOSIERE.
Il est honteux que nos législateurs aient pu bénéficier de ce système, financé par les contribuables.
Il faut rappeler ici qu’être élu n’est pas un métier, une profession, destiné à enrichir, mais une mise à disposition de ses compétences au profit de la collectivité.
Les activités liées au mandat électif ne permettant pas toujours de gagner sa vie par ailleurs, des indemnités sont allouées. Qu’elles soient en rapport avec le niveau de la fonction, soit. Qu’elles atteignent les montants actuellement en vigueur pour les ministres ou parlementaires est justifié, et le montant de ce plafond, fixé à 8 300 €, est tout-à-fait correct. Surtout que nombre d’élus, et particulièrement ceux situés dans le haut de la fourchette, bénéficient de nombreux autres avantages et gratuités.
Alors quand on entend qu’un sénateur épinglé par la presse au sujet d’une note de frais pharamineuse établie dans le restaurant de sa fille, et en dehors de son mandat, produit des faux en écriture pour se justifier, on ne peut que réclamer sa démission.
Quand on entend que les sénateurs ont touché un « rattrapage » de 3 500 €uros, on ne peut être que dépité de voir que ceux qui perçoivent des revenus déjà plus que corrects bénéficient de rattrapages dont sont privés tous les salariés moyens. Heureusement, suite à l’indignation de certains d’entre eux, cette prime devrait être remboursée.
A quand une réelle moralisation de la vie politique ?
J’ai déjà écrit ici, que ce qui est légal n’est pas forcément moral.
Ce que nous souhaitons de la part de nos élus, c’est plus de moralité et de réalisme. Et peut-être que l’abstention baissera enfin.
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