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jeudi 7 mai 2020

Jour 52 d’une autre vie. Faut-il bannir les JT ?


Autant le dire tout de suite, je ne supporte plus du tout Gilles BOULEAU, sur TF1, et d’autres présentateurs de journaux télévisés, dans une moindre mesure tout de même, m’exaspèrent.
Alors que le déconfinement est en marche, on devrait retrouver un peu d’optimisme je pense.

Mais, alors que tout au long de la semaine passée, ils nous ont bassiné à longueur de JT avec les écoles censées ouvrir mais pas prêtes, les journalistes en arpentant les couloirs bras écartés pour en mesurer la largeur et autres niaiseries, ils nous parlent maintenant de reconfinement. Lors de leurs interviews, pour peu que leur interlocuteur donne une opinion positive, ils le coupent pour lui poser une question dont on se contrefiche, mais où ils évoquent systématiquement le pire !
Messieurs les journalistes, sans faire preuve d’un optimisme béat, POSITIVEZ !!

Les mauvais côtés de cette pandémie, nous les vivons tous les jours. C’est bien de nous montrer que nous ne sommes pas seuls dans cette galère, mais, de grâce, montrez-nous aussi des choses positives !

Certains autre pays, dont la situation est objectivement plus critique que la nôtre s’en sortent mieux que nous car ils sont plus optimistes, car ils espèrent, car ils ne refusent pas bêtement la confiance à leurs dirigeants, car ils regardent devant eux, vers cette lueur d’espoir, sans se demander sans cesse pourquoi cette lueur n’est pas plus vive, moins terne, plus rose ou plus bleue…

Allons de l’avant, bon sang !



mercredi 15 avril 2020

Jour 30 d’une autre vie. Triste anniversaire.


Il y a un an, Notre Dame de Paris, joyau mondial de l’architecture et de la chrétienté, était dévastée par un incendie. La stupeur et la consternation ont réuni à ses pieds une population sidérée qui a assisté à cette catastrophe, puis des gens du monde entier, croyants ou non, qui ont par leur obole voulu participer à la reconstruction de cette merveille.
Photo Philippe LOPEZ



Photo Geoffroy van Der Hasselt


Aujourd’hui, une autre catastrophe a mis en veille les travaux qui avaient été entrepris pour, dans un premier temps, consolider l’édifice avant de le faire renaître de ses cendres.
En même temps, cette mise en perspective doit être source d’espoir.
De multiples reportages, en cet anniversaire, nous font (re)découvrir les secrets et merveilles de Notre Dame, que nous n’aurions peut-être jamais vus sans cet incendie, et nous rappellent pourquoi Notre Dame est une merveille et un chef d’oeuvre.
Surtout, alors qu’il y a un an Notre Dame vacillait, et qu’on redoutait son effondrement total, Notre Dame a tenu, Notre Dame a survécu, et de nombreux ouvriers, plutôt des artistes d’ailleurs, ont commencé de se pencher sur elle pour la reconstruire.

C’est tout un symbole. Ce qui semble anéanti peut être relevé au moyen d’un élan de coopération, par une union de forces multiples et variées.
De la même façon, l’union et la force, la foi et l’espoir, peuvent nous aider à vaincre ce virus qui sème la douleur et la souffrance.

Photo Christophe PETIT TESSON


dimanche 5 avril 2020

Jour 20 d’une autre vie. C’est dur tout de même….



Vingtième jour de confinement, dimanche, même si pour beaucoup les jours de la semaine sont tous semblables maintenant, temps estival. Le temps paraît long désormais, on a envie de revoir ses parents, ses enfants, ses amis ; on a envie de bouger...D’autant plus, lueur d’espoir, que la propagation du virus semble ne plus être aussi virulente.
Alors on baisse un peu la garde, on s’autorise un petit écart.
Pourtant, il ne faut pas. Si nous sommes sur la bonne voie, nous n’avons pas encore gagné. Et on sait que, dans toutes les guerres, il y a des victimes jusqu’à la dernière minute des combats, et même encore après.
Alors certes, l’économie a énormément souffert et tout le monde souhaite que ça reparte, sinon à quoi vont ressembler les vacances d’été si on n’a pas, d’ici là, retrouvé une vie à peu près normale ?
Alors, si nous voulons vraiment revivre à 100 % le plus tôt possible, il faut encore faire quelques sacrifices, jusqu’au 15 avril, voire début mai, pour qu’effectivement, avec le moins de risques possibles, on puisse reprendre le chemin de l’école, du travail, ou reprendre nos activités normales en toute confiance et sans peur du lendemain.

mardi 31 mars 2020

Jour 15 d’une autre vie. Un air de fin de vacances.



Deux semaines que nous sommes confinés. Il règne comme un air de fin de vacances. Au début, dispense de travail, toute la famille réunie, on se serait cru, d’une certaine façon, en congés, d’autant plus qu’on avait du mal à réaliser ce qui se passait vraiment.

Au bout de quinze jours, le confinement devient pesant.


C’est la fin de mois, des chutes de revenus se matérialisent avec une paie tronquée.
Et ce n’est pas si facile, le télétravail, quand en plus les enfants sont à la maison…
Et les enfants, justement, ils réclament l’école, car c’est souvent mieux qu’avec les parents, et les copains manquent…
Que dire des ados, confinés avec leurs parents, loin des potes, du copain, de la copine...Et ces cours par internet, c’est vraiment pas le top !
Et cette incertitude qui dure.
Et ces infos, tous les jours, qui nous montrent ces couloirs d’hôpitaux, ces personnels soignants fatigués, ces listes de malades et de morts qui s’allongent, cachant celle des guéris qui rentrent chez eux.
Et ces politiques qui continuent à se disputer,
Ces files d’attente devant les magasins autorisés, où l’on ne trouve pas forcément tout ce qu’on cherche,
Et tous les jours, faire à manger pour toute la famille, on ne sait plus quoi faire,

Et pourtant il faut garder courage, car unis et solidaires, on traversera cette épreuve.
Soyons vigilants à la sortie de ce cauchemar, ne laissons pas nos dirigeants reprendre la vie d’avant, cette période ne doit pas être réduite à un interlude dans notre monde d’hier. Elle doit être la fin de notre façon de vivre d’avant 2020, et le départ d’une autre façon de vivre. A nous de la définir, de la défendre, en pensant plus à l’humain qu’à l’économie, en pensant à nous, à nos enfants, à aux générations à venir.