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mercredi 25 mars 2020

Jour 9 d’une autre vie. Coup de gueule.



A ceux qui n’ont pas encore compris.

Je ne parle pas ici des inconscients qui n’obtempèrent pas encore et qui considèrent que le confinement, c’est pour les autres.

Je pense ici plutôt aux personnes qui n’ont pas encore saisi l’urgence et la gravité de la situation, qui ne cherchent qu’à se mettre en valeur plutôt que se mettre au service du bien commun, ceux qui veulent ménager leurs arrières, cacher leurs errances pour, demain, apparaître blancs comme neige, à ceux qui me font penser à ces opportunistes qu’en 1945 on a appelé les « résistants de la 25ème heure ».

Gérard LARCHER, président du Sénat, que j’ai eu le privilège de rencontrer une fois, très intelligent au demeurant, essaie par tous les moyens de faire oublier qu’il s’était opposé à un report du premier tour des élections municipales, et qui ne cesse de clamer que « le Sénat exercera pleinement son pouvoir de contrôle ». Mais on n’en attend pas moins, et c’est normal, mais est-ce le moment de brandir cette phrase à tout bout de champ et de mettre ainsi le doute sur l’action du Gouvernement ?

Je pense à ces gens qui dépensent leur énergie à porter plainte conte l’ancien et l’actuel ministre de la Santé, contre le chef du Gouvernement...Ces plaintes peuvent attendre et être déposées après la crise, d’autant plus qu’à ce moment on saura des choses que nous ne savons pas aujourd’hui.

Je pense à Marine LE PEN qui a dit ce matin que le Gouvernement avait menti sur le port des masques.

Je pense au docteur Laurent LANTIERI qui a critiqué la visite du Président MACRON à Mulhouse, déclarant que « la symbolique de rester chez soi aurait été plus importante »...Sachez Docteur, qu’en temps de guerre il est indispensable que le Chef aille sur le terrain, non qu’il s’exile dans sa forteresse !

Photo: www.lefigaro.fr

Je pense à ces politiques qui, à chaque prise de parole, évoquent la commission d’enquête dont ils ont ou vont demander la création. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire : cette commission d’enquête, il est légitime et normal qu’elle soit créée et fasse son travail, mais APRES la crise.

Je pense à ces sondeurs qui interrogent des citoyens lambda sur l’action du Gouvernement et du Président face à cette crise. Vos pourcentages ne valent rien, car le citoyen lambda n’a pas en main tous les éléments, et cette crise est mondiale et inédite.

Attendons la fin de la crise, à ce moment nous verrons si la France a mieux ou moins bien résisté, alors nous pourrons évaluer ce qui a été fait ou pas fait, alors nous pourrons voir ce qui devra être changé. Et agir.

C’est là que nous verrons si nous avons des dirigeants compétents, honnêtes et volontaristes.

Ce soir, personnellement, je suis heureux que le pays soit dirigé par un homme jeune et déterminé, non par un vieux politicard ou un hurluberlu multimillionnaire qui passe son temps à twitter…

A bon entendeur, salut.

mercredi 13 juillet 2011

Je te donne, je te reprends, le nouveau jeu de nos sénateurs.

Le 15 juin dernier, les sénateurs s’octroyaient un « complément d’ajustement de l’indemnité représentative de frais de mandat » de 3 531,61 €uros. Certains d’entre eux étaient réticents à percevoir ce rappel, et s’en sont émus. Le Président LARCHER a rétorqué que ce rappel était légitime et que, rapporté à la période considérée, il ne représentait que 98 € par mois. Il est vrai que sur une indemnité brute mensuelle de 7 100 €uros, complétée d’une indemnité pour frais de 6 240,18 €uros, la somme de 98 € ne représente pas grand-chose, seulement 0,73 %.

Pour un salarié payé au SMIC, 98 €uros représentent 7, 18 %, et le gouvernement vient de confirmer qu’il n’y aurait pas de relèvement du SMIC au 1er août prochain !!!

Ce qui est plus que regrettable, c’est qu’en même temps le Sénat rejette en commission mixte paritaire deux amendements proposés par le député René DOSIERE, dont l’un notamment interdisait aux élus de reverser à un autre élu le montant des indemnités dépassant le plafond de 8 300 €uros (voir ma réaction du 10 juillet).

La chambre haute du Parlement a, du coup, perdu de la hauteur, et c’est fort dommageable pour la politique en général et pour l’image qu’elle en donne.
Justice, équité, transparence, moralisation n’y ont pas gagné, contrairement à l’opacité….