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samedi 28 mars 2020

Jour 12 d’une autre vie. Quand j’entends….


Quand j’entends la CGT appeler les fonctionnaires à la grève en avril, je crois rêver,

Quand j’entends ces gens qui portent plainte contre le Gouvernement ou l’un ou l’autre de ses ministres, je me demande s’ils n’ont pas de choses plus importantes à faire en ce moment,

Quand j’entends ceux qui disent que les autorités françaises auraient dû réagir plus tôt, auraient dû imposer le confinement plus tôt, je me rappelle du scepticisme et du manque de civisme du début de la semaine passée,

Quand j’entends ces politiques de tout bord fustiger le manque de masques et autres protections, je leur demande ce qu’ils ont fait quand ils étaient au pouvoir il y a peu,

Quand j’entends les dirigeants européens et que je ne les vois pas se mettre d’accord pour lutter collégialement contre ce fléau je suis triste,

Quand j’entends le président américain se battre pour l’économie de son pays et négliger le chevet de ses malades, je suis écoeuré,

Quand j’entends ces gens qui souffrent de ne pouvoir accorder d’obsèques dignes à leurs défunts, je souffre,

Et je me dis que je retiendrai le nom de ceux qui ont essayé de se défausser, de jouer leur propre partition au détriment de l’unité nationale qui devrait être, AUJOURD’HUI, la SEULE ATTITUDE RESPONSABLE.

Demain, quand sera venue l’heure de faire le bilan, de faire les comptes, de juger l’action des uns et des autres, je n’aurai aucune mansuétude à leur égard, persuadé que je suis, actuellement déjà, qu’ils auraient géré cette crise de façon catastrophique, et que nous serions bien plus à plaindre que nous ne le sommes déjà.



mercredi 25 mars 2020

Jour 9 d’une autre vie. Coup de gueule.



A ceux qui n’ont pas encore compris.

Je ne parle pas ici des inconscients qui n’obtempèrent pas encore et qui considèrent que le confinement, c’est pour les autres.

Je pense ici plutôt aux personnes qui n’ont pas encore saisi l’urgence et la gravité de la situation, qui ne cherchent qu’à se mettre en valeur plutôt que se mettre au service du bien commun, ceux qui veulent ménager leurs arrières, cacher leurs errances pour, demain, apparaître blancs comme neige, à ceux qui me font penser à ces opportunistes qu’en 1945 on a appelé les « résistants de la 25ème heure ».

Gérard LARCHER, président du Sénat, que j’ai eu le privilège de rencontrer une fois, très intelligent au demeurant, essaie par tous les moyens de faire oublier qu’il s’était opposé à un report du premier tour des élections municipales, et qui ne cesse de clamer que « le Sénat exercera pleinement son pouvoir de contrôle ». Mais on n’en attend pas moins, et c’est normal, mais est-ce le moment de brandir cette phrase à tout bout de champ et de mettre ainsi le doute sur l’action du Gouvernement ?

Je pense à ces gens qui dépensent leur énergie à porter plainte conte l’ancien et l’actuel ministre de la Santé, contre le chef du Gouvernement...Ces plaintes peuvent attendre et être déposées après la crise, d’autant plus qu’à ce moment on saura des choses que nous ne savons pas aujourd’hui.

Je pense à Marine LE PEN qui a dit ce matin que le Gouvernement avait menti sur le port des masques.

Je pense au docteur Laurent LANTIERI qui a critiqué la visite du Président MACRON à Mulhouse, déclarant que « la symbolique de rester chez soi aurait été plus importante »...Sachez Docteur, qu’en temps de guerre il est indispensable que le Chef aille sur le terrain, non qu’il s’exile dans sa forteresse !

Photo: www.lefigaro.fr

Je pense à ces politiques qui, à chaque prise de parole, évoquent la commission d’enquête dont ils ont ou vont demander la création. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire : cette commission d’enquête, il est légitime et normal qu’elle soit créée et fasse son travail, mais APRES la crise.

Je pense à ces sondeurs qui interrogent des citoyens lambda sur l’action du Gouvernement et du Président face à cette crise. Vos pourcentages ne valent rien, car le citoyen lambda n’a pas en main tous les éléments, et cette crise est mondiale et inédite.

Attendons la fin de la crise, à ce moment nous verrons si la France a mieux ou moins bien résisté, alors nous pourrons évaluer ce qui a été fait ou pas fait, alors nous pourrons voir ce qui devra être changé. Et agir.

C’est là que nous verrons si nous avons des dirigeants compétents, honnêtes et volontaristes.

Ce soir, personnellement, je suis heureux que le pays soit dirigé par un homme jeune et déterminé, non par un vieux politicard ou un hurluberlu multimillionnaire qui passe son temps à twitter…

A bon entendeur, salut.

jeudi 25 octobre 2012

Il faut défendre le soldat AYRAULT.

De toutes parts les attaques fusent contre le premier ministre Jean Marc AYRAULT ou les membres de son gouvernement, sous prétexte de cacophonie, d’inexpérience, d’amateurisme, etc…


Qu’un certain nombre de ministres manquent d’expérience est un fait, et c’est très heureux, car cela prouve que l’alternance permet un renouvellement du personnel politique. Tous les membres du gouvernement n’ont certes pas les mêmes qualités et les uns seront, plus tard, qualifiés d’excellents ministres alors que, pour les autres, on ne se rappellera même plus de leur passage au gouvernement, mais il en a toujours été ainsi.

Les « gaffes » en matière de communication notamment, sont donc tout-à-fait légitimes dans une équipe qui prend encore ses marques, et ce dans une situation plus que déplorables sur le plan économique, où tous les citoyens réclament tout et son contraire, où les contraintes internationales sont fortes, où l’espoir mis en eux a été extrêmement important.

Mais les réalités sont ce qu’elles sont, et il faut faire avec.

Une autre cause de ces cafouillages tient aussi au fait que le premier ministre et les membres de son gouvernement assument leur rôle dans l’esprit de la constitution de la Vème République, et non sous le joug autoritaire d’un hyper-président et de ses communicants comme c’était le cas sous le septennat précédent où personne n’osait émettre un avis sans l’aval du Château !

Le gouvernement travaille, c’est ce qu’on lui demande.

Le candidat HOLLANDE avait fait des promesses dont certaines seront appliquées, d’autres non, et c’est légitime car les réalités imposent parfois de changer d’avis ou de direction. Ce que le président et son gouvernement doivent faire, c’est agir en respectant l’idée générale de leur programme, dans l’intérêt du pays et de ses habitants.

Permettons-leur de travailler quelques mois et ainsi de faire leurs preuves avant de les abreuver de critiques.