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jeudi 23 mai 2013

Je voudrais write my posts in english…..

Madame la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherché, Geneviève FIORASO, souhaite que des cours puissent être dispensés en une langue étrangère, plus spécialement l’anglais, dans nos universités.


Ce projet a hérissé le poil de nombre de politiques français, quel que soit leur bord.

Indépendamment du fait que leur caste est particulièrement infoutue de tenir un discours dans une langue autre que le français (en leur concédant que dans cette langue ils ne s’en sortent pas trop mal), ils font preuve par leurs cris d’orfraie de leur manque total de jugeote.

J’ai personnellement étudié le latin, l’allemand en première langue pendant 7 ans, l’anglais en seconde langue pendant 5 ans et, lorsque je suis à l’étranger, j’arrive à m’en sortir, parfois en mélangeant les deux d’ailleurs….
Mais, lorsque j’étais étudiant en droit, si j’avais voulu suivre un colloque en allemand ou en anglais, je n’an aurai compris qu’une partie. Si j’avais dû prendre la parole, mes auditeurs en auraient compris encore moins. Certes, je connaissais les légendes allemandes, les Niebelungen, notamment, mais le vocabulaire courant, le parler, c’était une autre histoire.

L'enseignement des langues étrangères, en France, bien qu’il ait progressé depuis ma jeunesse, n’en reste pas moins très en-deçà de ce qu’il devrait être.

Introduire des langues étrangères dans l’enseignement, au point d’assurer des cours autres que de langue en anglais, en allemand, en espagnol, ne saurait être que bénéfique. Loin de nuire à la francophonie, cette réforme permettrait d’améliorer le niveau de nos concitoyens et ils pourraient s’exprimer de bien meilleure manière au milieu d’étrangers, ce qui ne manquerait pas d’améliorer notre rayonnement, tant culturel que scientifique ou économique.

Combien de marchés à l’export avons-nous perdu parce que nous ne comprenions pas ou mal nos interlocuteurs ?

Parlant et comprenant vraiment leur langue, nous pourrions mieux appréhender leur culture, leur mode de vie, leur façon de penser, et nous serions mieux à même de leur expliquer notre civilisation, nos besoins, nos souhaits, nos espoirs.

Le français a été une grande langue vivante, la langue des lettres et de la diplomatie. Mais il a été, et ne l’est plus tout seul maintenant. Il est dommage que dans bien des domaines il ait été supplanté par l’anglais, mais c’est ainsi, et il ne nous est pas possible de faire marche arrière.

Alors, allons de l’avant et soutenons le projet de Geneviève FIORASO.



mercredi 26 août 2009

Where is my tailor ?

Traditionnellement, une des phrases-clés que l’on apprenait dans les cours d’anglais du collège d’il y a 30 ans était : « My tailor is rich. »
On peut se demander si la quasi-disparition de ce métier est la cause du trop mauvais niveau des étudiants français en anglais.
En effet, tout étudiant étranger qui souhaite poursuivre des études dans un pays anglo-saxon doit passer un test dit « TOEFFL » ou « Test of English as a Foreign Language » et, selon les établissements souhaités, un résultat de 100 points est requis, certains établissements acceptant 90, voire 80.
Mais le score moyen des Français n’est que de 88 points (comme les Bulgares, Biélorusses et Lettons), meilleur que celui des Chypriotes (78) ou Albanais (77), mais bien inférieur à celui des Allemands ou Néerlandais (102 sur 120).
J’ai souvenir de cours de langues qui n’étaient pas bien intéressants, portant l’accent sur l’écrit plus que sur l’oral, sur la mythologie et la littérature, voire l’histoire du pays dont on était censé apprendre à parler la langue !
Au vu de ces résultats, il semble que le progrès n’ait pas été à la hauteur des attentes. Et que penser des cours de langue qui sont encore, en 2009, dispensés dans des classe qui comptent jusqu’à 42 élèves en lycée ?
La réception de chaînes de télévision étrangères via le câble, le satellite ou internet ne doit pas non plus contribuer, autant que dans d’autres pays, à l’amélioration de la situation.
Ce qui est vrai pour l’anglais l’est tout autant pour les autres langues étrangères où, de tout temps, les Français étaient moins débrouillards que les étrangers.

Il est urgent dans ce domaine de revoir la formation des enseignants, les méthodes d’enseignement et les moyens mis à disposition et que, à partir de la classe de Seconde, qu’une matière ou l’autre soit enseignée dans une autre langue, car seule une pratique réelle et sérieuse sera à même de permettre à ce que, dans quelques années, la France ne soit plus au 25ème rang des pays européens (sur 43) au TOEFFL, et que, dans toutes les institutions internationales, elle puisse occuper la place qu’elle mérite, ce qui n’est pas toujours possible actuellement, faute de combattants sachant se faire comprendre de leurs interlocuteurs.