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samedi 11 avril 2020

Jour 26 d’une autre vie. A situation exceptionnelle, législation d’exception !


Nous vivons une situation non seulement exceptionnelle, mais de plus inédite.
Le Gouvernement a obtenu l’autorisation de légiférer, temporairement et dans des domaines précis, par ordonnances.
Des projets sont à l’étude, de traçage des personnes via leur téléphone portable.

Immédiatement, des « défenseurs » de la liberté et des droits protestent, crient aux atteintes à la liberté, au flicage, etc...S’ils avaient été victimes du Covid-19, ils ne diraient plus rien !!
Il faudrait déjà appliquer de la façon la plus stricte les lois actuellement en vigueur à l’encontre des salopards qui profitent de la situation actuelle, notamment pour escroquer des gens, les voler, profiter de leur état.
Ceux qui s’attaquent aux personnels de secours ou soignant, de police ou de gendarmerie, aux élus, ne devraient pas être punis de moins que d’un an de prison ferme.
Ceux qui bravent les obligations du confinement, sous prétexte qu’ils n’ont pas les mêmes valeurs que les autres, et que les 135 € d’amende prévus ne représentent rien à leurs yeux, on ne peut pas grand-chose contre eux, si ce n’est de rendre publics leurs agissements pour que chacun puisse les juger à leur juste valeur.



Notre gouvernement, que fait-il ? Est-il efficace ? Est-il honnête ? Est-il à la hauteur ?
Nombreux sont ceux qui ont déjà leur opinion, toute tranchée et sûrs d'eux, notamment ceux qui ont été au pouvoir récemment, et ceux qui n’y ont jamais été.
Mais ils n’y sont pas ACTUELLEMENT.
Alors, face à cette pandémie inédite, face à cet inconnu, ils feraient mieux de faire confiance à ce Gouvernement dans le feu de l’action. Qu’ils proposent d’autres voies, oui ! Qu’ils proposent leur aide, oui ! Qu’ils condamnent ou critiquent, non, PAS POUR LE MOMENT !





jeudi 17 novembre 2016

Vies et libertés.

20 novembre 2015



La France est reconnue comme étant la patrie des droits de l’Homme et, à l’instar de nombreux autres peuples, nos aïeux se sont battus pour obtenir de droits et conquérir des libertés, souvent au prix de leur vie.
Les actes terroristes du vendredi 13 novembre ont coûté la vie à 130 innocents. Afin de lutter plus efficacement contre les terroristes l’état d’urgence a été décrété, et une loi a été votée, permettant à cet état d’urgence d’être prolongé de 3 mois.
Cet état d’urgence restreint quelque peu les libertés individuelles, renforce les contrôles d’identité, permet aux autorités judiciaires et de police de s’affranchir de certains contraintes de délais et d’autorisations, tout cela sous le contrôle des juges.
Je suis fier de sacrifier un peu de mes libertés en hommage aux disparus et pour faciliter la lutte contre ces fous sanguinaires, comme je suis fier d’avoir été, mardi donner mon sang.

Lors du vote de cette loi, adoptée par 551 députés, la députée socialiste Fanélie Carre-Conte s’est abstenue. Les socialistes Pouria Amirshahi, Barbara Romagnan et Gérard Sebaoun, et les écologistes Sergio Coronado, Noël Mamère et Isabelle Attard ont voté contre.

Ces personnages estiment-ils que la vie de leurs concitoyens ne vaut pas une légère aliénation de nos libertés pendant quelques mois ? Puissent leurs électeurs s’en souvenir lors d’un prochain scrutin…

J’ai essayé de comprendre leurs motivations, mais elles sont pour la plupart fallacieuses, et les résultats déjà patents des enquêtes en cours et des actions policières déjà menées dans le cadre de cet état d’urgence justifient totalement le recours à cette procédure d’exception.

Oui aux libertés, mais non à l’angélisme. On dit souvent que notre liberté s’arrête où commence celle de l’autre et, en l’occurrence, des terroristes ont abusé de la liberté qui leur était octroyée par notre pays, jusqu’à exterminer des innocents. Une révision de ces libertés s’impose donc, et l’état d’urgence devrait permettre un retour plus rapide à une situation plus saine.

samedi 2 février 2013

Faut-il figer la société ?

Des voix s’élèvent, à droite mais aussi à gauche, pour demander à ce que les réformes sociétales soient mises en sommeil pendant quelque temps, afin de consacrer toute l’énergie des forces vives du pays au rétablissement de l’économie et à la lutte contre le chômage, sous le prétexte que ces réformes divisent les Français, et que l’intérêt primordial de chacun est d’avoir un emploi et des ressources pour vivre décemment.


Il est impératif, en effet, de lutter de toutes nos forces contre le chômage, que ce soit celui des quinquagénaires ou celui des jeunes, et sans que les actions contre l’une de ces deux catégories ne pénalisent l’autre.

Il serait par contre vain et dommageable de cesser toute réforme de notre société, d’une part parce que l’énergie économisée ne servirait pas forcément – en tout cas pas uniquement- à lutter contre le chômage, et, d’autre part, parce que ces réformes sont attendues, certaines urgentes, d’autres destinées à stabiliser et légaliser des évolutions déjà réelles dans la vie de tous les jours mais qui sont actuellement hors d’un cadre juridique précis, quand ce n’est pas hors-la-loi.

Le mariage gay, puisqu’il en est question actuellement, n’est pas une invention venue de nulle part ni une lubie de bobos déjantés. Il répond à un réel besoin de certains de nos concitoyens qui ne sont pas à l’abri de situations dramatiques lors de la survenance d’événements familiaux tels un décès ; je pense là surtout aux enfants qui vivent dans ces familles monoparentales qui, s’ils venaient à perdre leur parent biologique ne pourraient rester avec le compagnon ou la compagne du défunt. Ouvrir l’adoption à ces couples relève de la même logique.

Actuellement, des personnels soignants, des parents, des amis, aident des personnes à mourir. C’est de l’euthanasie. C’est punissable par la loi. La limite entre cessation des soins, euthanasie passive ou active est très imprécise. Les volontés des patients, dans le cadre des « directives anticipées », sont trop souvent oubliées ou négligées. Il n’est pas normal que ces situations ne soient pas réglées par la loi. Un grand débat sur la fin de vie, sur la mort volontaire devrait être lancé pour aboutir à une législation plus moderne.

De nombreuses autres réformes doivent être menées à leur terme, en matière de relations du travail, de droit de vote, de libertés, de simplifications administratives, de dépoussiérage de textes de lois obsolètes et :ou contradictoires ou, à tout le moins, inutilement contraignants etc…

Il ne faut pas sacrifier ces réformes sur l’autel de l’économie, mais considérer qu’elles amélioreront notre quotidien, notre bien-vivre et notre capacité à nous développer.