ANNONCE

Affichage des articles dont le libellé est Catholiques. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Catholiques. Afficher tous les articles

lundi 16 novembre 2020

Des cathos pas très catholiques…

 



Je précise tout de suite que je suis catholique, non pratiquant certes, mais foncièrement croyant, ayant fait toutes mes études secondaires dans un établissement confessionnel, très fidèle à la religion catholique, mais pas à nombre de ses clercs, et très critique vis-à-vis de la hiérarchie intermédiaire (entre le Saint Père pour lequel j’ai beaucoup d’estime et quelques prêtres dont je reconnais le travail et le dévouement).


Mais alors que nombre de catholiques se sont insurgés contre les prières de rue musulmanes, j’en vois s’agenouiller et prier sur les places, de quel droit le font-ils ?

Mais alors que la quasi-totalité des catholiques critiquent, à raison, les musulmans qui ne se plient pas à la loi de notre pays, j’en vois qui bravent les interdits !

Alors que les messes sont interdites uniquement en présentiel et seulement de façon temporaire, alors que nombre de paroisses assurent une diffusion des offices sur internet et que le service public en propose un tous les dimanches à la télévision.

Nombre de transmissions du virus n’ont-elles pas eu lieu lors de rassemblements religieux et d’enterrements ?

Bizarre aussi que par endroits le nombre de manifestants de ce week-end était bien supérieur (et plus jeune aussi) que le nombre de paroissiens participant habituellement aux messes dans ces églises devant lesquelles ils étaient rassemblés…

Heureusement, des voix, dans le clergé, se sont élevées pour réaffirmer les consignes de prudence, l’attachement à la loi.

Chaque catholique peut prier où il veut, les églises étant d’ailleurs restées ouvertes pour leur permettre de s’y recueillir.

Alors, chers croyants, pensez à la miséricorde, à la charité, à l’amour. Aides celles et ceux qui en ont besoin, et le ciel vous remerciera plus pour ces actions que vos manifestations.


lundi 3 décembre 2012

Les égarements de la hiérarchie catholique.

L’évêque de Bayonne a organisé le week-end dernier à Biarritz un « colloque international pour la vie » rassemblant des centaines de personnes autour du lobby pro-vie, venant de tous horizons et de divers pays, dont certaines, il faut le dire, avec un passé un peu sulfureux….


Ils mettaient en avant, notamment, que leurs actions et mobilisations avaient jusque-là permis de sauver 6740 bébés de l’avortement, et de fermer 75 centres anti-avortement.

Ils ont bien évidemment omis de dire combien de situations de détresse et de misère ils avaient contribué à aggraver, combien de femmes et de jeunes filles ils ont, par ces actions, contraintes à recourir à un avortement clandestin ne réunissant pas le minimum des conditions d’hygiène et de sécurité et, partant de là, ils n’ont pas donné le nombre de décès que leurs actions ont ainsi engendrées.

Que l’Eglise catholique organise de telles manifestations, même si le financement en a été « privé » (pourrait-on savoir qui ou quel organisme est derrière ce mot ?) est choquant et même contraire à l’esprit de fraternité, de miséricorde de la morale chrétienne.

Régulièrement, des avancées sociétales accélèrent, notamment à la faveur d’un changement à la tête de l’Etat. Il en a été ainsi pour la légalisation de l’avortement, l’abolition de la peine de mort, la création du PACS et, actuellement, la légalisation du mariage homosexuel.

A chaque fois, et même si ce fut moins évident pour la loi Badinter, l’Eglise catholique s’est mise vent debout contre ces changements. La hiérarchie catholique ne veut pas voir que l’opinion est de moins en moins derrière elle. Pourtant, elle devrait être interpellée par la baisse de la pratique religieuse qu’elle impute trop facilement au matérialisme. Les opinions proférées par l’Eglise, les scandales pédophiles qui l’ont secouée, les mensonges ou vérités cachées ont largement plus contribué à la désertification des lieux de culte que le matérialisme des ouailles. Lors du pontificat de Jean Paul II, certaines actions du Saint Père, courageuses et novatrices, ont su réveiller les consciences et réconcilier des catholiques avec leur Eglise, mais ce temps est révolu depuis bien longtemps…. Le cardinal MARTINI, récemment décédé, n’était guère suivi dans ses prises de positions iconoclastes pour un haut dignitaire, mais proches des chrétiens.

L’Episcopat français, quant à lui, ne brille pas par ses prises de position rétrogrades, et les espoirs de renouveau qui ont été placés en certains des prélats lors de leur nomination au vu de leur expérience et de leur « jeune âge » ont été bien déçus voire réduits à néant par des prises de paroles telles que celles du Primat des Gaules à propos du mariage homosexuel.

Les luttes de pouvoir qui agitent déjà le Vatican, en vue de la succession du pape Benoît XVI augurent mal d’une accession d’un cardinal progressiste au trône de Saint Pierre. Ce serait pourtant l’élection surprise d’un pape jeune et aux idées novatrices, plein de courage et de foi qui permettrait peut-être, par capillarité, de donner un souffle nouveau à l’Eglise de certains pays, surtout européens, et entre autres, la France. Faute de quoi le déclin du catholicisme n’est pas prêt de s’arrêter dans notre pays.