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mercredi 26 mai 2021

L’indicible est de retour.

 

A la fin des années 30, il y a 80 ans, le monde entamait sa route irrémédiable vers l’enfer hitlérien.

Dans notre XXIème siècle de (relative) paix, on se demande souvent comment cette escalade de violence a pu être possible, pourquoi les dirigeants de l’époque n’ont pas su arrêter ce despote fou.

Et on ne trouve pas de réponse.


Si nos gouvernants actuels ne réagissent pas, si les opinions publiques ne se manifestent pas, nos enfants, dans quelques années se poseront les questions suivantes :

  • Personne n’a-t-il vu que Loukachenko était un despote sanguinaire et fou ?

  • Pourquoi s’est-on couché face à Poutine ?

  • Comment se fait-il qu’on a tout sous-traité, sans contrôle, aux Chinois, au point de s’en rendre dépendants ?


Faisons preuve de courage, pour ne pas sombrer….


mercredi 10 mars 2021

Accès aux archives de la guerre d’Algérie, et puis…

 

Le Président Emmanuel MACRON vient de décider de rendre plus facilement accessibles des archives relatives à la guerre d’Algérie, jusqu’aux années 1970.C’est une excellente nouvelle pour les chercheurs, mais pas que…On sait beaucoup de choses sur cette période, sur les relations France-Algérie, entre 1830 et nos jours, mais on en suppose aussi beaucoup.

Pas que nous Français, les Algériens aussi.

Il est de notoriété publique que pendant les « évènements », la France et son armée n’ont pas été exemplaires.

Il est vrai aussi que la France a apporté énormément à ce pays et à sa population.

Il faut donc que cesse cette inimitié entre les deux peuples qui, tel un couple de divorcés, ne sait comment se comporter l’un vis-à-vis de l’autre.

La France a fait des choses condamnables, c’est un fait. Qu ‘elle le reconnaissance aujourd’hui, c’est bien. Mais il ne faut pas sombrer dans une repentance malsaine, trop facile maintenant, hors contexte.

La France a fait des choses condamnables, qu’elle le reconnaisse et l ‘ assume, un point c’est tout.

L’Algérie a bénéficié de l’apport des Français, qu’elle le reconnaisse et l’assume.




Aujourd’hui nous vivons dans une autre époque, dans un autre monde.

Repartons de zéro dans une coopération qui ne peut que profiter aux deux peuples pour autant qu’elle soit franche et loyale, dénuée de toute suspicion et de tout a priori.

Mais cela suppose aussi que le pouvoir algérien retrouve la confiance de son peuple et que les relations franco-algériennes ne soient pas utilisées de façon dévoyée par les dirigeants algériens.

mercredi 25 mars 2020

Jour 9 d’une autre vie. Coup de gueule.



A ceux qui n’ont pas encore compris.

Je ne parle pas ici des inconscients qui n’obtempèrent pas encore et qui considèrent que le confinement, c’est pour les autres.

Je pense ici plutôt aux personnes qui n’ont pas encore saisi l’urgence et la gravité de la situation, qui ne cherchent qu’à se mettre en valeur plutôt que se mettre au service du bien commun, ceux qui veulent ménager leurs arrières, cacher leurs errances pour, demain, apparaître blancs comme neige, à ceux qui me font penser à ces opportunistes qu’en 1945 on a appelé les « résistants de la 25ème heure ».

Gérard LARCHER, président du Sénat, que j’ai eu le privilège de rencontrer une fois, très intelligent au demeurant, essaie par tous les moyens de faire oublier qu’il s’était opposé à un report du premier tour des élections municipales, et qui ne cesse de clamer que « le Sénat exercera pleinement son pouvoir de contrôle ». Mais on n’en attend pas moins, et c’est normal, mais est-ce le moment de brandir cette phrase à tout bout de champ et de mettre ainsi le doute sur l’action du Gouvernement ?

Je pense à ces gens qui dépensent leur énergie à porter plainte conte l’ancien et l’actuel ministre de la Santé, contre le chef du Gouvernement...Ces plaintes peuvent attendre et être déposées après la crise, d’autant plus qu’à ce moment on saura des choses que nous ne savons pas aujourd’hui.

Je pense à Marine LE PEN qui a dit ce matin que le Gouvernement avait menti sur le port des masques.

Je pense au docteur Laurent LANTIERI qui a critiqué la visite du Président MACRON à Mulhouse, déclarant que « la symbolique de rester chez soi aurait été plus importante »...Sachez Docteur, qu’en temps de guerre il est indispensable que le Chef aille sur le terrain, non qu’il s’exile dans sa forteresse !

Photo: www.lefigaro.fr

Je pense à ces politiques qui, à chaque prise de parole, évoquent la commission d’enquête dont ils ont ou vont demander la création. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire : cette commission d’enquête, il est légitime et normal qu’elle soit créée et fasse son travail, mais APRES la crise.

Je pense à ces sondeurs qui interrogent des citoyens lambda sur l’action du Gouvernement et du Président face à cette crise. Vos pourcentages ne valent rien, car le citoyen lambda n’a pas en main tous les éléments, et cette crise est mondiale et inédite.

Attendons la fin de la crise, à ce moment nous verrons si la France a mieux ou moins bien résisté, alors nous pourrons évaluer ce qui a été fait ou pas fait, alors nous pourrons voir ce qui devra être changé. Et agir.

C’est là que nous verrons si nous avons des dirigeants compétents, honnêtes et volontaristes.

Ce soir, personnellement, je suis heureux que le pays soit dirigé par un homme jeune et déterminé, non par un vieux politicard ou un hurluberlu multimillionnaire qui passe son temps à twitter…

A bon entendeur, salut.

mercredi 18 mars 2020

Jour 2 d’une autre vie.



Hier après-midi le temps ensoleillé et les cris des jeux des enfants du voisinage privés d’école ont fait régner un air de vacances qui rend encore plus surréaliste la situation que nous vivons.
J’ai entamé la lecture d’un roman de Joseph KESSEL, L’armée des ombres, écrit en 1943, premier roman certainement à mettre en scène la Résistance alors qu’elle était encore en pleine action.

Le confinement et la pandémie actuels feront l’objet de romans, de films, mais quel sera le premier auteur à publier un récit sur ces semaines de 2020 ?
Car nous sommes bien, comme l’a dit le Président Emmanuel MACRON, en guerre. Mais c’est une guerre inédite où les militaires ne sont pas forcément en première ligne, où l’ennemi, plus que jamais, est invisible, où les armes habituelles ne sont d’aucun secours, où les victimes seront toutes civiles…
Drôle de guerre où résister consiste à rester chez soi, ce qui est assez aisé pour qui habite une maison à la campagne, beaucoup moins pour qui réside dans un appartement en pleine ville.
Par contre, les pleutres sont vite apparus, qui ont dévalisé des rayons entiers de magasins de peur de manquer de tout et n’importe quoi.
Les profiteurs aussi, qui essaient de nous fourguer des masques ou d’autres protections pas forcément utiles, en tout cas pas d’une utilité avérée, mais d’un prix prohibitif, et ils ne se gênent pas pour arroser nos boîtes mail d’annonces qui peuvent en faire craquer plus d’un.
Nul doute que si la situation perdure, on verra réapparaître un semblant de marché noir...Triste humanité…


Pendant ce temps, dans les maisons de retraite, le personnel s’efforce de préserver les pensionnaires, âgés donc fragiles, mais également isolés et coupés du monde maintenant, dont il faut aussi, plus que jamais, s’occuper de l’état psychologique.


Pendant ce temps, dans les hôpitaux, le personnel se bat dans les régions où les malades sont déjà nombreux, se prépare dans les autres régions, mais pas dans la sérénité, car il sait qu’il n’échappera pas au chaos qui s’est installé dans les zones qui ont été frappées déjà.
Et il sait que, certainement, il ne pourra guérir tous les malades, que même il ne pourra certainement tous les soigner.
Et il redoute ce moment où il devra s’occuper d’un malade, sachant qu’en même temps il condamne l’autre à mourir, faute de soin.
Elles auront, ces personnes qui s’occupent de nos malades, besoin de tout notre soutien, de toute notre compassion, de toute notre reconnaissance.
Comme le disent déjà de nombreux concitoyens, la première façon de soutenir nos soignants et de les préserver au maximum de tout travail supplémentaire est de respecter les consignes de confinement, d’hygiène et de propreté. Que tous puissent au moins respecter ce minimum !!



mercredi 27 mars 2019

Sigmaringen, le dernier refuge

Arte diffusait hier un docu-fiction de Serge MOATI, « Sigmaringen, le dernier refuge » qui narre la vie dans ce château, de septembre 1944 à avril 1945, des pontes français de la collaboration.
En effet, Hitler avait confisqué ce château à la famille Hohenzollern pour y installer le maréchal Pétain, le président du Conseil Pierre Laval ainsi que la commission gouvernementale présidée par Fernand de BRINON.

Il est hallucinant de voir comment ces quelques personnes, totalement coupées des réalités par leur soif de pouvoir, leur fascination de l’Allemagne et de son dirigeant, continuent jusqu’au dernier jour à croire en leur supériorité et la victoire à venir de leur camp.
En même temps, ils ne s’aiment pas les uns les autres, bien au contraire et, notamment Joseph Darnand, ont finalement peu d’estime pour le maréchal qu’ils avaient suivi jusque là.
Ce documentaire très intéressant peut être vu à l’adresse suivante :

samedi 12 décembre 2009

Le Nobel le plus lourd à porter.

Le 10 décembre, le Président des Etats-Unis Barack OBAMA est allé à Oslo recevoir le Prix Nobel de la Paix qui lui a été attribué.
Ce choix de l’Académie Nobel a été critiqué, et le Président américain a reconnu lui-même que ses accomplissements n’étaient pas à la hauteur d’un Martin Luther KING ou d’un MANDELA, et que nombre d’inconnus, qui se battaient pour la liberté, le méritaient bien plus que lui. Cette humilité est tout à son honneur.

GANDHI n’a jamais eu ce prix.
Nombre de ses récipiendaires ont été assassinés parce que leur combat pour la paix dérangeait, et souvent plus leurs semblables que leurs adversaires : SADATE et RABIN en sont deux exemples-phares.

Le Président du comité Nobel a déclaré que « nombreux sont ceux qui estiment que le prix est arrivé trop tôt. Mais l’histoire est remplie d’occasions perdues. C’est maintenant que nous avons l’occasion de soutenir les idées du président Obama ». En cela, c’est effectivement une nouveauté, pleine d’espoir. Pour une fois, on parie sur l’avenir, et Barack OBAMA en est conscient, en disant « j’ai encore beaucoup à faire sur la scène internationale ».

Ce prix lui sera lourd à porter, car il aura à cœur de s’en montrer digne, sans pour autant tomber dans une inaction ou un pacifisme de mauvais aloi : « Dire vouloir la paix ne suffit pas à l’obtenir….si la paix est l’objectif, la guerre est parfois justifiée » a-t-il insisté dans son discours de remerciement.