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dimanche 4 décembre 2011

La France renouerait-elle avec les sinistres ministres de la police d’antan ?

On attend généralement du Ministre de l’Intérieur qu’il assure le maintien de l’ordre et de la concorde dans le pays, et il a à sa disposition, pour ce faire, les préfets, la police, et de nombreux fonctionnaires dont il doit faire bon usage, pour le bien-être collectif et individuel de tous les citoyens, de quelque origine qu’ils soient, qui se trouvent sur le territoire de la République.

Depuis quelques temps, notre ministre de l’Intérieur Claude GUEANT donne l’impression de ne travailler que POUR deux citoyens français : le président et le candidat Nicolas SARKOZY, et CONTRE tous les autres.

 
N’étant pas satisfait de sa lutte contre l’immigration illégale, il veut maintenant réduire l’immigration légale. Si la politique qu’il souhaite appliquer dans ce domaine l’avait été il y a quelques décennies, nous n’aurions pas à l’Elysée un président d’ascendance hongroise, plusieurs membres actuels du gouvernement n’y seraient pas, et la France serait bien appauvrie, car nombre de celles et ceux qui ont contribué à son histoire, à son développement et à sa richesse sont d’ascendance étrangère.

Quand il ne stigmatise pas les étrangers, ce sont les jeunes des cités, les adolescents, les mineurs pour lesquels il veut maintenant créer un code pénal spécial, alors que ces populations, il faudrait plutôt les encadrer, les éduquer, les former, les accompagner pour qu’elles n’aillent pas jusqu’à la commission des délits qu’il veut à tout prix réprimer.

Il est vrai qu’à force de supprimer des crédits et des postes dans tous ces domaines, il devient difficile d’assumer ces tâches.

Mais si notre ministre menait une réelle réflexion, il en arriverait aisément à la conclusion qu’il vaut mieux éradiquer une maladie en attaquant ses causes plutôt que de soigner après coup, lorsque le mal est là, à force de lois inapplicables qui corrigent des lois plus anciennes déjà non appliquées et de n’avoir plus que comme seule arme la répression.

Sous le Directoire et l’Empire, le sinistre FOUCHE n’agissait pas différemment. Répression, répression, répression.

On ne cherche pas les causes de la délinquance, on réprime.

D’honnêtes citoyens se plaignent ? On les calme en lançant un nouveau projet de loi et, au passage, en renforçant les forces de police dans telle ou telle zone, mais en retirant ces policiers d’un autre secteur, où la délinquance se déplace, et ainsi de suite….

Et voilà que notre ministre de la police nous révèle aujourd’hui que DSK a été contrôlé par la police au Bois de Boulogne en 2006. Qu’y faisait-il ? Rejoignait-il ou quittait-il son domicile voisin ? Avait-il eu ou allait-il avoir recours aux services de prostituées, nombreuses en ce lieu ?

Pourquoi le ministre évoque-t-il cette affaire aujourd’hui ? DSK, ou l’affaire DSK fait-elle encore peur au pouvoir en place, avec toutes les zones d’ombre qu’elle comporte encore ?

DSK était-il suivi, voire « espionné », à l’époque, par des services de police de la république ?

Si en 2006 la police, donc Claude GUEANT, donc Nicolas SARKOZY connaissaient les habitudes « berlusconiennes » de DSK, pourquoi les avoir tues et avoir promu la candidature du Français à la tête du FMI, avec les conséquences que l’on sait.
Quelles que soient les réponses à ces questions, des relents mauvais se dégagent de toutes ces affaires, qui ne sont pas à l’honneur de nos hommes politiques et qui n’augurent rien de bon des campagnes qui s’annoncent….




mardi 27 septembre 2011

Écœurant DSK !

D’après les échos parus ces dernières heures dans la presse, Dominique STRAUSS KAHN tenterait d’échapper au procès civil qui lui est intenté par Nafissatou DIALLO en mettant en avant l’immunité dont il bénéficierait en tant que président du FMI à l’époque des faits.


Cette façon de faire est plus que scandaleuse, écoeurante !

Soit lui et ses avocats n’y croient pas eux-mêmes, et ne se servent de ce pseudo-argument que dans le but de faire traîner les procédures ou d’épuiser physiquement et financièrement leur adversaire, et cette façon de faire n’est pas glorieuse et, si elle réussit, DSK n’en sortira pas grandi.

Soit ils croient vraiment à cette immunité qui, rappelons-le, n’a pas tenu sur le plan pénal. Même le FMI, dès le début de l’affaire, a précisé qu’elle ne couvrait pas ces agissements : «l'immunité du directeur général est limitée et n'est pas applicable dans cette affaire».

Par contre, invoquer ne serait-ce que l’idée de cette immunité pour échapper à une procédure devant aboutir à la manifestation de la vérité est d’une bassesse inouïe !

DSK a reconnu avoir commis « une faute morale » et avoir eu une « relation inappropriée », autrement dit, avoir commis une bêtise. Ce faisant, il foule déjà au pied, allègrement, la condition féminine et la position sociale de Nafissatou DIALLO.

Voilà qu’aujourd’hui il veut nous faire croire qu’en tant que président du FMI il « avait le droit » d’agir ainsi, couvert par son immunité !
C’est scandaleux, et j’espère que ceux qui croyaient encore un tant soit peu en lui ouvrent enfin les yeux !

Dominique STRAUSS KAHN, aveuglé par le pouvoir et l’argent fait fi de tout honneur, de tout sentiment de justice, et veut tout acheter !

Quel fut le comportement exact de la plaignante, quelle fut la véritable attitude de DSK, le saurons-nous un jour ?
Un procès aurait peut-être pu faire la lumière.
Il n’y a plus de procès pénal, laissons agir la justice civile.
Si effectivement DSK était innocent, pourquoi toutes ces tentatives d’échapper à la justice ?



mardi 7 juin 2011

Qu’est ce que consentir ?

Il semblerait que dans l’affaire qui oppose Dominique STRAUSS KAHN à Nafissatou DIALLO, les avocats de l’ex-patron du FMI, ne pouvant nier la réalité d’un rapport sexuel intervenu entre les deux protagonistes, envisagent de convaincre le juge que ce rapport sexuel était en fait consenti.

L’acception de ce verbe est la suivante : « se prononcer en faveur de l’accomplissement d’un projet, d’un acte ».

Il est douteux tout de même que la preuve de cet assentiment soit aisée à faire, sauf à prouver que, par le passé, l’attitude de la jeune Guinéenne puisse laisser entendre qu’elle avait une propension à mettre en branle l’excitation de ses congénères masculins. Ses défenseurs, en l’occurrence, devraient avoir moins de mal à prouver que la libido de DSK n’avait nul besoin de mèche pour s’allumer.

Est-ce que, alors, les avocats de l’inculpé mettront en avant la locution proverbiale bien connue : « Qui ne dit mot consent » ?

Ce serait un peu fort de café, et, là encore, les défenseurs de Nafissatou DIALLO pourraient avancer de multiples arguments, notamment la contrainte exercée à son encontre par DSK qui, si elle n’a pas forcément été physique, a pu être psychologique :
• Contrainte du puissant face à la pauvre jeune femme immigrée,
• Contrainte du client-roi dont les éventuelles plaintes auprès de la direction de l’hôtel auraient pu coûter sa place à la femme de chambre.

Peut-être que la « confrontation » dans cette chambre entre DSK et son accusatrice a commencé tout simplement par des remarques ou des gestes ressortant plus des manifestations du sexisme ordinaire dont souffre a priori naturellement l’ « homo politicus » pour ensuite dégénérer, tout discernement et toute inhibition étant effacés chez notre compatriote notoirement impuissant face à ses pulsions sexuelles insurmontables ?

Il est à souhaiter que les développements judiciaires à venir mettent tous ces éléments au clair et que, surtout, il soit vraiment tenu compte du réel degré de consentement de Nafissatou DIALLO.

dimanche 29 mai 2011

Merci Monsieur Strauss-Khan de vous être mis à nu…..

Beaucoup des Français qui ont voté pour Nicolas SARKOZY en 2007 et ont été, au fil des mois, amenés à regretter leur choix devant les échecs de la politique actuelle, mais surtout face aux dérives droitières du Président élu, à sa partialité patente, à son goût du luxe, à ses tendances à profiter des avantages que pouvaient lui procurer sa fonction, ont reporté leurs espoirs sur Dominique STRAUSS-KHAN, socialiste modéré, bonhomme, politique expérimenté doté d’une stature internationale et d’une aura certaine.

Puis est arrivé le coup de tonnerre du Sofitel dont une employée accuse l’es-patron du FMI de l’avoir forcée à avoir des relations sexuelles……et peu à peu des informations connues de nombreux journalistes se font jour, décrivant DSK comme un obsédé sexuel qui se serait offert les faveurs de nombreuses femmes ou filles par tous les moyens : séduction pure et simple, séduction par l’argent, par le pouvoir, par le chantage, par la violence…

Question : Où s’arrête la vie publique des personnages politiques et commence leur vie privée, qu’il faut naturellement et bien évidemment protéger ? Ne va-t-on pas trop loin dans la « discrétion » qui est parfois telle qu’elle pourrait être assimilée à un silence complice ?

Depuis les mesures de liberté surveillée décidées par la justice américaine, la chute de DSK est plus grande encore, sa faiblesse pour les femmes passant mieux que l’exposition des dollars nécessaires à sa libération conditionnelle et à son hébergement digne d’un émir saoudien, même si ces sommes faramineuses viennent de son épouse. De plus, tout le monde en est de plus en plus convaincu : les déclarations de la femme de ménage du Sofitel ne sont pas des affabulations, et DSK va s’en sortir grâce à tout l’argent dont il peut disposer.

L’image de DSK ne colle plus à celle du socialisme et, même si les accusations de violence à l’encontre de cette femme tombaient, il ne pourrait plus bénéficier de la confiance dont il disposait jusqu’à il y a deux semaines.

Alors, merci DSK de vous être mis à nu.
Un peu plus, on vous élisait et nous nous serions rapidement sentis floués, car vous cédez trop facilement aux femmes et à l’argent, et un Président de la République qui se consacre vraiment et pleinement à sa tâche ne saurait se comporter de la sorte.

C’est dommage, mais vous avez tout gâché.