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dimanche 21 novembre 2010

« Le préservatif en odeur de sainteté ».


Je n’ai pas eu l’idée de ce titre, mais il est tellement bien trouvé que je ne puis m’en priver !
Sa Sainteté Benoît XVI a réuni tous les cardinaux afin de travailler avec eux sur le dramatique problème des abus sexuels commis par les prêtres. Parallèlement à cette réunion ont été dévoilés des extraits d’un livre à venir, où le Saint Père ne rejette plus en bloc le préservatif.
Latex et boule de gomme ! Le Vatican se réveillerait-il ?
Enfin le chemin est pris d’une prise en compte des réalités en matière de sexualité et de santé. Ne gâchons pas le plaisir de reconnaître le progrès même s’il est tardif et insuffisant !

Des directives vont être données aux évêques pour essayer d’endiguer le phénomène de la pédophilie. C’est trop tard pour toutes les victimes du passé et du présent, mais s’il pouvait ne plus y en avoir dans l’avenir, ce serait une grande délivrance.

Restera à convaincre les autorités vaticanes d’accroître le rôle des femmes dans l’Eglise, de leur permettre aussi de devenir « épouses » de prêtres, car si le célibat peut être une excellente chose et ne doit être dénigré, il est par contre totalement incongru d’imposer le célibat. Permettre aux prêtres de rester célibataires, ou leur permettre de se marier et d’avoir des enfants, serait une excellente mesure pour l’Eglise, car ils auraient une vie bien plus équilibrée et, bénéfice collatéral, la crise des vocations serait amoindrie.

Allez-y très cher Saint Père, vous venez de vous engager sur la bonne voie. Persévérez, allez de l’avant, osez !

dimanche 7 février 2010

Pour un nouvel enseignement du respect du corps humain.

Les médecins en France procèdent en moyenne à 200 000 interruptions volontaires de grossesse. Pourtant, la contraception est largement répandue, et à la disposition de tout un chacun.
L’IGAS, Inspection Générale des Affaires Sociales vient de publier un rapport sur l’éducation sexuelle, où elle pointe du doigt de nombreuses insuffisances.
Deux tiers des filles scolarisées en classe de troisième, donc âgées de 13 à 16 ans, « pensent qu’il n’est pas possible de tomber enceinte lors du premier rapport sexuel ».
Plus généralement, il semblerait que la loi qui, par plusieurs textes, rend obligatoire l’éducation à la sexualité, ne soit pas respectée.

On devrait regarder un peu en arrière, vers les années 50, et réintroduire dans l’enseignement des cours d’ « hygiène », adaptés à chaque tranche d’âge, où seraient enseignés les principes de base en matière d’hygiène et de propreté, mais aussi de sexualité, de tabagisme, de drogue, d’alcoolisme.
Le respect du corps, du sien et de celui des autres, la diététique, l’écologie, autant de problématiques qui ne sont pas abordées suffisamment dans le cursus scolaire actuel.

Cet enseignement pourrait être dispensé par des intervenants extérieurs comme par des enseignants, son contenu étant très variable et adaptable en fonction des âges des élèves, collégiens ou lycéens qui, tous, auraient besoin de cette information plus qu’enseignement.
Il ne faut pas bien évidemment que cette éducation soit trop scolaire, mais il faut éviter aussi que ces sessions soient trop récréatives. Elles doivent utiliser à plein les technologies actuelles, être très participatives et marquer les jeunes pour qu’ils gardent toujours à l’esprit ces problématiques.