ANNONCE

Affichage des articles dont le libellé est Consommation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Consommation. Afficher tous les articles

dimanche 19 avril 2020

Jour 35 d’une autre vie. Qu’en restera-t-il ?





En cette période de confinement, en contrepoids des nombreux inconvénients se font jours des côtés positifs. La solidarité, les contacts plus fréquents avec les proches voisins, la moindre pollution et, pour certains, la découverte que, à deux pas de chez eux, des gens produisent d’excellentes choses.

Les circuits courts, ventes à la ferme ou autres paniers de fruits et légumes ont conquis de nouveaux adeptes, et c’est très bien. Consommation locale veut dire moindre pollution due au transport, meilleur impact sur l’économie locale, lien social renforcé. Ainsi, sont consommés des produits locaux, qui plus est, de saison, donc plus riches en goût et vitamines que les produits issus d’une agriculture industrielle et forcée.
Espérons que cette nouvelle mode ne soit pas éphémère et qu’elle devienne un nouveau mode de consommation pour ceux de nos compatriotes qui viennent de découvrir ces richesses.

Il est souhaitable aussi, naturellement, que ces solidarités naissantes, notamment intergénérationnelles, subsistent elles aussi, au-delà de cette pandémie.

Sur un plan plus macro-économique et politique, que nos industriels et politiques ne fassent plus des choix basés sur la seule rentabilité. Une production non rentable financièrement peut l’être politiquement, garantir notre indépendance et notre sécurité.

L’Europe.
Face à une Chine qui ne dit pas toute la vérité (au fait, on n’entend plus ceux qui, lorsque le coronavirus a commencé d’envahir notre pays, intimaient le gouvernement de prendre exemple sur la Chine qui avait mis en place les mesures lui permettant d’échapper à de nombreux décès…), face à des Etats-Unis mal dirigés qui ne pensent qu’à eux-mêmes au détriment de tous les autres, les dirigeants européens doivent promouvoir une vraie Europe, digne de ce nom, qui ait une réelle existence, de réels pouvoirs, une vraie puissance.

Ainsi nous aurons su profiter de cette pandémie, nous n’aurons pas fait que la subir.





jeudi 6 juin 2013

Les DLC, ou quand les fabricants nous poussent à gaspiller.

Suite aux manifestations qui se sont produites outre-mer contre la cherté des produits, des aménagements ont été apportés, et il y a deux jours a été promulguée une loi sur l’alimentation outre-mer.


Curieusement, une disposition de ce texte concerne aussi la métropole, puisqu’elle prévoit d’aligner les DLC ou dates limites de consommation des produits vendus en outre-mer sur celles des produits vendus en métropole.

Or, sur plusieurs centaines de produits frais, ces dates sont bien plus reculées au-delà des océans. Ainsi, certains yaourts sont consommables là-bas 50 jours, alors qu’ici ils sont périmés au bout de 30 jours seulement ; pour des fromages, l’écart est de plus de 30 jours, voire plus de 100 pour des fromages râpés.

Pourtant, mis à part Saint Pierre et Miquelon et les TAAF, nos territoires ultramarins connaissent généralement des températures bien supérieures à celles de nos contrées métropolitaines, ce qui ne me semble pas a priori favorable à une meilleure conservation des produits frais.

Ou alors, comme ce sont les fabricants de ces produits qui fixent la DLC sur leurs produits, ceux-ci nous font-il croire qu’un produit n’est plus bon au-delà d’une certaine date et, ainsi, nous poussent à le jeter, alors qu’il reste tout-à-fait comestible ?

Aligner les dates de l’outre-mer sur celle de métropole peut vouloir dire raccourcir les délais là-bas, pour qu’ils soient les mêmes qu’ici, mais cela n’est pas concevable.

En effet, la durée de conservation plus longue là-bas n’ayant pas d’effet négatif sur les produits, dans le climat actuel de crise du pouvoir d’achat et de chasse au gaspillage, il semble évident qu’il faille reculer les DLC sur les produits frais vendus dans nos magasins de métropole.

Ainsi ceux qui, comme je le fais déjà, consomment encore des yaourts avec une DLC dépassée de quelques jours auront remporté une petite victoire sur les tenants du consumérisme effréné.