Depuis ma fenêtre, je regarde ce qui se passe autour de moi, tout près ou très loin, et je réagis à ces faits et gestes ou événements.
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lundi 14 octobre 2013
L’UMP est forcément à l’origine de la victoire du Front National à Brignoles.
Laurent LOPEZ, candidat du Front national, est élu conseiller général de Brignoles avec 53,9 % des voix, devant la candidate UMP Catherine DELZERS, qui a recueilli 46,1 % des voix, avec une participation relativement élevée pour ce type de scrutin partiel à 52,5 %.
A première vue, on peut imputer cette victoire du candidat de l’extrême-droite à la gauche, qui n’a pas su proposer une candidature unique au premier tour, et qui ne se serait pas assez mobilisée contre le candidat frontiste au second tour, mais, à y regarder de plus près, c’est bien à l’UMP qu’il faut imputer la défaite de sa propre candidate.
Premièrement, entre le premier tour et le second, c’est dans les bureaux de vote classés à droite que Laurent LOPEZ a le plus progressé.
Ensuite, et contrairement aux états-majors de l’UMP, le parti socialiste avait appelé à faire barrage au Front national, et à voter pour la candidate UMP, ce qui est tout-à-fait méritoire.
En effet, les partis de l’actuelle opposition ont enterré le concept même de front républicain, et ils ne peuvent donc pas reprocher aux électeurs de gauche de ne pas leur apporter leurs suffrages.
Par ailleurs, la droitisation, la radicalisation du discours des ténors de l’UMP, jusqu’au policé François FILLON, qui flirtent de plus en plus souvent avec les idées frontistes ont tendance à gommer les différences entre la droite et l’extrême-droite, ce qui déstabilise même ceux qui traditionnellement votaient pour l’UMP qui, maintenant, se disent que, tant qu’à faire, autant voter pour le candidat FN ou Bleu Marine, qui n’a pas encore déçu, puisque de toutes les façons, les idées de l’UMP rejoignent les siennes.
L’électeur de gauche, quant à lui, est, pour les mêmes raisons, dissuadé d’aller voter puisque, à la virgule près, les thèses qu’il reproche au Front national sont reprises par l’UMP ! Voter UMP, dans certains cas, revient presque, pour lui, à voter FN ! Alors in ne vote pas, ou vote blanc.
Quand ensuite on lit que l’excellentissime Geoffroy DIDIER de la Droite forte, déclare que « Le résultat de Brignoles, c’est la faute à la gauche au pouvoir depuis 18 mois, incapable de répondre aux besoins, aux problèmes et aux exaspérations des Français », on se rend compte qu’on a les politiques les plus bêtes du monde ! Il a déjà oublié qu’il y a quelques mois le candidat SARKOZY s’était fait sortir de l’Elysée parce que la droite, au pouvoir depuis 17 ans, était incapable de répondre aux besoins, aux problèmes et aux exaspérations des Français !
Et la France, au bout de ces 17 ans, était dans un tel état, moralement et psychologiquement au moins autant qu’économiquement, qu’il était impossible de la remettre d’aplomb en quelques mois. La gauche, le parti socialiste en particulier, déçoit donc les électeurs français comme la droite l’a fait en 2012.
L’année prochaine verra un Front national fort, notamment aux élections européennes. Il faudra malheureusement en passer par là, nos élites n’étant pas aptes à en dissuader une majorité d’électeurs.
mardi 26 mars 2013
Les abus de l’UMP.
Décidément, l’UMP, en proie à de sérieuses rivalités internes n’en finit pas de se dévoyer.
La mise en examen du citoyen ordinaire malgré lui Nicolas SARKOZY a déclenché des réactions totalement insensées de la part de certains de ses amis que l’on pensait plus posés et surtout plus respectueux des institutions qu’ils se targuent habituellement de défendre, alors même qu’elle réjouissait secrètement des candidats potentiels se préparant pour 2017.
La mise en examen de l’ancien Président peut être jugée abusive, et elle peut même être contestée par le principal intéressé, mais il est d’une part totalement ridicule de parler de concomitance avec la démission de Jérôme CAHUZAC et de manœuvres politiciennes et il est, par ailleurs, honteux de traiter les juges et la justice comme ils l’ont été par Messieurs Guaino, Wauquiez, et Madame Morano, entre autres, qui n’ont décidément pas peur du ridicule et ont fait preuve d’un total manque de maîtrise et de retenue.
Monsieur SARKOZY est un citoyen comme un autre, malgré qu’il ait pu conserver certains avantages matériels dus aux anciens Présidents, et alors même que, en tant que membre à vie du Conseil Constitutionnel il devrait faire montre d’un plus grand respect de la Justice ; la France n’a de ce fait pas été « salie » par le juge Gentil, au contraire. Celui-ci a montré que certains privilèges n’exonéraient pas de l’obligation de respecter la loi. Si cette mise en examen est abusive, elle doit être contestée JURIDIQUEMENT par le mis en examen et elle sera, le cas échéant, ou confirmée ou infirmée.
Dimanche avait lieu à Paris une énième manifestation contre le mariage pour tous, organisée essentiellement par des mouvements de droite. De nombreux élus de l’opposition se sont joints à ce mouvement et ont pris la parole. Non seulement pour contester ce projet de loi, mais aussi pour attaquer la politique du gouvernement et les prises de position présidentielles.
C’est là une manœuvre bassement politicienne, car nombre de personnes étaient venues pour contester le mariage pour tous et ont été prises en otages dans une attaque en règle contre d’autres aspects de la vie politique et économique française.
Et, là encore, que d’abus de langages et de prétention ! Ce n’est pas parce que un, voire deux, ou même trois millions de personnes contestent cette avancée qu’est le mariage pour tous qu’il faut revenir sur ce projet.
Cette idée faisait partie du programme présidentiel. Le Président Hollande a été élu à la majorité, le projet est donc mis en œuvre. Il a par ailleurs été longuement discuté à l’Assemblée Nationale et ailleurs, et il va l’être au Sénat. Il sera voté au Palis du Luxembourg et, suite à tout ce processus, adopté par une majorité de nos concitoyens et devra donc être appliqué.
Tout le reste n’est que perte de temps, ce qui est surprenant de la part de gens qui demandent au Président de s’occuper des vrais problèmes des Français plutôt que du mariage gay, alors que eux-mêmes gaspillent leur temps et leur énergie dans une lutte vaine et inutile.
Le député Jean François MANCEL a retrouvé son siège à l’Assemblée, talonné par la candidate Front National. C’est de la faute de la majorité actuelle, du parti socialiste en particulier, a-t-on entendu dire…
Si les sympathisants UMP s’étaient déplacés et mobilisés, l’écart aurait été nettement plus grand. Accuser la majorité ou le PS est une manœuvre malhonnête.
De la même façon si les sympathisants de gauche s’étaient mobilisés au premier tour, il n’y aurait peut-être pas eu de duel UMP/FN. Dont acte.
La mise en examen du citoyen ordinaire malgré lui Nicolas SARKOZY a déclenché des réactions totalement insensées de la part de certains de ses amis que l’on pensait plus posés et surtout plus respectueux des institutions qu’ils se targuent habituellement de défendre, alors même qu’elle réjouissait secrètement des candidats potentiels se préparant pour 2017.
La mise en examen de l’ancien Président peut être jugée abusive, et elle peut même être contestée par le principal intéressé, mais il est d’une part totalement ridicule de parler de concomitance avec la démission de Jérôme CAHUZAC et de manœuvres politiciennes et il est, par ailleurs, honteux de traiter les juges et la justice comme ils l’ont été par Messieurs Guaino, Wauquiez, et Madame Morano, entre autres, qui n’ont décidément pas peur du ridicule et ont fait preuve d’un total manque de maîtrise et de retenue.
Monsieur SARKOZY est un citoyen comme un autre, malgré qu’il ait pu conserver certains avantages matériels dus aux anciens Présidents, et alors même que, en tant que membre à vie du Conseil Constitutionnel il devrait faire montre d’un plus grand respect de la Justice ; la France n’a de ce fait pas été « salie » par le juge Gentil, au contraire. Celui-ci a montré que certains privilèges n’exonéraient pas de l’obligation de respecter la loi. Si cette mise en examen est abusive, elle doit être contestée JURIDIQUEMENT par le mis en examen et elle sera, le cas échéant, ou confirmée ou infirmée.
Dimanche avait lieu à Paris une énième manifestation contre le mariage pour tous, organisée essentiellement par des mouvements de droite. De nombreux élus de l’opposition se sont joints à ce mouvement et ont pris la parole. Non seulement pour contester ce projet de loi, mais aussi pour attaquer la politique du gouvernement et les prises de position présidentielles.
C’est là une manœuvre bassement politicienne, car nombre de personnes étaient venues pour contester le mariage pour tous et ont été prises en otages dans une attaque en règle contre d’autres aspects de la vie politique et économique française.
Et, là encore, que d’abus de langages et de prétention ! Ce n’est pas parce que un, voire deux, ou même trois millions de personnes contestent cette avancée qu’est le mariage pour tous qu’il faut revenir sur ce projet.
Cette idée faisait partie du programme présidentiel. Le Président Hollande a été élu à la majorité, le projet est donc mis en œuvre. Il a par ailleurs été longuement discuté à l’Assemblée Nationale et ailleurs, et il va l’être au Sénat. Il sera voté au Palis du Luxembourg et, suite à tout ce processus, adopté par une majorité de nos concitoyens et devra donc être appliqué.
Tout le reste n’est que perte de temps, ce qui est surprenant de la part de gens qui demandent au Président de s’occuper des vrais problèmes des Français plutôt que du mariage gay, alors que eux-mêmes gaspillent leur temps et leur énergie dans une lutte vaine et inutile.
Le député Jean François MANCEL a retrouvé son siège à l’Assemblée, talonné par la candidate Front National. C’est de la faute de la majorité actuelle, du parti socialiste en particulier, a-t-on entendu dire…
Si les sympathisants UMP s’étaient déplacés et mobilisés, l’écart aurait été nettement plus grand. Accuser la majorité ou le PS est une manœuvre malhonnête.
De la même façon si les sympathisants de gauche s’étaient mobilisés au premier tour, il n’y aurait peut-être pas eu de duel UMP/FN. Dont acte.
Libellés :
ELECTION,
MARIAGE POUR TOUS,
SARKOZY,
UMP
lundi 26 novembre 2012
Si j’étais adhérent à l’UMP….
Si j’étais adhérent à l’UMP, je couperai ma carte en deux, soigneusement, bien au milieu, et j’enverrais une moitié à chacun des deux fossoyeurs de mon parti.
Je serais malade et triste à en pleurer, face à ce spectacle lamentable de gamins menteurs qui prétendent diriger un pays alors qu’ils ne sont même pas capables de faire preuve d’honnêteté et de justice.
J’aurais honte d’appartenir à un parti qui, de fait, devient incapable d’exister, car sa parole n’a plus aucune valeur.
Le but d’un parti politique est, en fédérant derrière des idées et des projets un maximum d’adhérents menés par un leader charismatique (si possible), de faire partager ses valeurs à un maximum de citoyens pour accéder au pouvoir et mettre en pratique, pour le bien du pays, ces idées et ces projets.
Comment appeler désormais des électeurs à se ranger derrière l’un des deux challengers qui s’entredéchirent depuis huit jours maintenant pour un fauteuil de président ? Comment ces hommes pourraient-ils être encore porteurs d’espoirs pour le pays alors qu’ils ne font qu’exposer leurs égos et leurs ambitions personnelles ?
Quelle que soit la solution de sortie de crise retenue, il est maintenant trop tard.
Quel que soit celui des deux qui sera proclamé vainqueur, il ne sera pas vu comme leader légitime, mais comme leader contesté.
La solution minimale serait de procéder à une nouvelle élection, assortie de réelles garanties, mais même dans ce cas le résultat aura du mal à s’imposer à tous, et le vainqueur aura du mal à rassembler tous les adhérents derrière lui.
La paix reviendra peut-être au sein de l’UMP, mais tant de sympathisants se seront ralliés à d’autres chapelles que le parti en sortira affaibli.
Et comment, dans ces conditions, recruter de nouveaux adhérents ?
J’ai expérimenté par le passé le statut de militant, j’ai vu combien on était corvéable, et combien peu on était remercié et considéré par celui dont on avait collé les affiches, qui nous oubliait si vite une fois installé dans son fauteuil nouvellement conquis pour comprendre le désarroi de militants dont deux hommes ont, en l’espace d’une semaine, brisé les rêves de reconquête.
Il va falloir vite trouver un autre mot que UNION commençant par U si on veut conserver le sigle UMP….
Je serais malade et triste à en pleurer, face à ce spectacle lamentable de gamins menteurs qui prétendent diriger un pays alors qu’ils ne sont même pas capables de faire preuve d’honnêteté et de justice.
J’aurais honte d’appartenir à un parti qui, de fait, devient incapable d’exister, car sa parole n’a plus aucune valeur.
Le but d’un parti politique est, en fédérant derrière des idées et des projets un maximum d’adhérents menés par un leader charismatique (si possible), de faire partager ses valeurs à un maximum de citoyens pour accéder au pouvoir et mettre en pratique, pour le bien du pays, ces idées et ces projets.
Comment appeler désormais des électeurs à se ranger derrière l’un des deux challengers qui s’entredéchirent depuis huit jours maintenant pour un fauteuil de président ? Comment ces hommes pourraient-ils être encore porteurs d’espoirs pour le pays alors qu’ils ne font qu’exposer leurs égos et leurs ambitions personnelles ?
Quelle que soit la solution de sortie de crise retenue, il est maintenant trop tard.
Quel que soit celui des deux qui sera proclamé vainqueur, il ne sera pas vu comme leader légitime, mais comme leader contesté.
La solution minimale serait de procéder à une nouvelle élection, assortie de réelles garanties, mais même dans ce cas le résultat aura du mal à s’imposer à tous, et le vainqueur aura du mal à rassembler tous les adhérents derrière lui.
La paix reviendra peut-être au sein de l’UMP, mais tant de sympathisants se seront ralliés à d’autres chapelles que le parti en sortira affaibli.
Et comment, dans ces conditions, recruter de nouveaux adhérents ?
J’ai expérimenté par le passé le statut de militant, j’ai vu combien on était corvéable, et combien peu on était remercié et considéré par celui dont on avait collé les affiches, qui nous oubliait si vite une fois installé dans son fauteuil nouvellement conquis pour comprendre le désarroi de militants dont deux hommes ont, en l’espace d’une semaine, brisé les rêves de reconquête.
Il va falloir vite trouver un autre mot que UNION commençant par U si on veut conserver le sigle UMP….
vendredi 23 novembre 2012
Nicolas : pyromane, pompier, ou les deux ?
Dans la dernière émission de téléréalité « Deux pour la présidence de l’UMP », il est un personnage essentiel du scénario qui n’apparaît pas, pour l’instant du moins, à l’écran. Il se prénomme Nicolas, et le dernier grand rôle qu’il ait tenu récemment était celui du personnage titre dans le drame intitulé « Cinq ans à l’Elysée, ou comment semer la pagaille entre tous les citoyens. »
Car en effet, si l’UMP, au départ de son ancien président, le susnommé Nicolas SARKOZY, avait pu vivre la vie normale d’un parti politique, le psychodrame actuel n’aurait pas lieu. Sauf que, Sa Sainteté Nicolas n’a pas été, à l’époque, remplacée à son poste : y mettre quelqu’un d’autre eut été blasphématoire et sacrilège. Au lieu de quoi, le parti est resté totalement à la botte du locataire de l’Elysée.
Que constate-t-on dans les pays qui se sont (ou ont été) récemment délivrés de leur dictateur ? C’est la guerre interne, car toutes les velléités ont été longtemps bridées. Aucune opposition au leader n’a pu se mettre en place, c’eut été trop dangereux. Des pseudo-dauphins émergeaient mais, au départ du chef, ils étaient trop compromis pour être, dans un cadre de liberté et de démocratie, acceptés comme dirigeant.
Alors c’est le chaos, les luttes intestines, les trahisons, les revers.
C’est ce qui se passe en Lybie, en Egypte, en Tunisie, à l’UMP.
Admettons que les deux camps aient un peu triché lors du vote ; ce n’est pas bien joli, c’est même proprement scandaleux de la part de personnages qui prétendent à la direction du pays.
Si effectivement une partie des votes d’Outre Mer n’a pas été prise en compte, et que leur comptabilisation aboutirait à une majorité pour François FILLON, nous aurions alors à la tête de l’UMP un usurpateur. C’est inconcevable.
Il n’y a plus aujourd’hui qu’une seule solution : que Jean François COPE laisse son siège au profit d’une personnalité indépendante qui aurait la charge d’organiser une nouvelle élection dans les meilleurs délais et surtout les meilleures conditions, et que, d’ici là, ni François FILLON, ni Jean François COPE ne prennent la parole, qu’il n’y ait pas de campagne électorale, puisqu’elle a déjà eu lieu, tout en autorisant, par ailleurs, d’autres candidatures, voire celle de Nicolas SARKOZY, qui se poserait en pompier pour éteindre l’incendie, vu l’engouement des militants UMP pour son hypothétique retour.
Il y aurait peut-être, à l’issue de ce processus, un président légitime.
Par contre, pour ce qui est de l’UMP, le mal est fait, et la blessure mettra du temps à cicatriser.
Car en effet, si l’UMP, au départ de son ancien président, le susnommé Nicolas SARKOZY, avait pu vivre la vie normale d’un parti politique, le psychodrame actuel n’aurait pas lieu. Sauf que, Sa Sainteté Nicolas n’a pas été, à l’époque, remplacée à son poste : y mettre quelqu’un d’autre eut été blasphématoire et sacrilège. Au lieu de quoi, le parti est resté totalement à la botte du locataire de l’Elysée.
Que constate-t-on dans les pays qui se sont (ou ont été) récemment délivrés de leur dictateur ? C’est la guerre interne, car toutes les velléités ont été longtemps bridées. Aucune opposition au leader n’a pu se mettre en place, c’eut été trop dangereux. Des pseudo-dauphins émergeaient mais, au départ du chef, ils étaient trop compromis pour être, dans un cadre de liberté et de démocratie, acceptés comme dirigeant.
Alors c’est le chaos, les luttes intestines, les trahisons, les revers.
C’est ce qui se passe en Lybie, en Egypte, en Tunisie, à l’UMP.
Admettons que les deux camps aient un peu triché lors du vote ; ce n’est pas bien joli, c’est même proprement scandaleux de la part de personnages qui prétendent à la direction du pays.
Si effectivement une partie des votes d’Outre Mer n’a pas été prise en compte, et que leur comptabilisation aboutirait à une majorité pour François FILLON, nous aurions alors à la tête de l’UMP un usurpateur. C’est inconcevable.
Il n’y a plus aujourd’hui qu’une seule solution : que Jean François COPE laisse son siège au profit d’une personnalité indépendante qui aurait la charge d’organiser une nouvelle élection dans les meilleurs délais et surtout les meilleures conditions, et que, d’ici là, ni François FILLON, ni Jean François COPE ne prennent la parole, qu’il n’y ait pas de campagne électorale, puisqu’elle a déjà eu lieu, tout en autorisant, par ailleurs, d’autres candidatures, voire celle de Nicolas SARKOZY, qui se poserait en pompier pour éteindre l’incendie, vu l’engouement des militants UMP pour son hypothétique retour.
Il y aurait peut-être, à l’issue de ce processus, un président légitime.
Par contre, pour ce qui est de l’UMP, le mal est fait, et la blessure mettra du temps à cicatriser.
mardi 20 novembre 2012
L’un a perdu, l’autre n’a pas gagné.
François FILLON a perdu la bataille de la présidence de l’UMP.
Jean François COPE n’a pas gagné ce duel, même si, aujourd’hui, il se trouve à la tête de son parti.
En effet, l’écart de 98 voix n’est pas significatif, d’autant plus que le scrutin est entaché de soupçons, si ce n’est de fraude, du moins d’irrégularités.
Et, comme il y aurait eu des « manipulations » d’un côté comme de l’autre, le vainqueur sera toujours soupçonné d’avoir bidouillé plus que son challenger, surtout dans le cas présent où il était, de par sa fonction, en charge de l’organisation du scrutin et peut être tenu pour responsable des disfonctionnements.
Les véritables gagnants de cette élection se trouvent, dans un premier temps, à l’UDI, car des adhérents ou sympathisants de l’UMP, ne se trouvant pas sur la même ligne que Jean François COPE, se laisseront tenter par le parti centriste.
Dans un second temps, la majorité actuelle bénéficiera de cette élection, car François FILLON eut été un candidat à la future élection présidentielle bien plus pertinent que son rival. Et il lui faudra du temps pour digérer son échec, réel, et se refaire une stature de présidentialisable, si toutefois il le souhaite encore.
Les copéistes expliquent l’élection de leur mentor par le fait qu’il avait fait une campagne à destination des militants plutôt que des sympathisants, qui auraient été la cible privilégiée de l’ancien premier ministre.
En 2017, par contre, l’électorat à mobiliser sera justement celui des sympathisants, et plus encore, et là le nouveau président de l’UMP aura fort à faire, face à un vrai candidat de droite, issu du Front national, et un candidat d’un centre qui aura peut-être su se construire et se mobiliser autour d’un projet et d’un candidat crédible et unique, ce qui n’a pas été le cas en 2012.
Jean François COPE n’a pas la stature d’un chef d’Etat, et n’est pas à même de rassembler une large partie de l’électorat derrière lui. Les conditions de son élection, et les conséquences qu’elle aura sur son parti ne vont pas l’aider, loin de là. Gageons que tous ses rivaux vont savoir profiter de ses faiblesses.
Jean François COPE n’a pas gagné ce duel, même si, aujourd’hui, il se trouve à la tête de son parti.
En effet, l’écart de 98 voix n’est pas significatif, d’autant plus que le scrutin est entaché de soupçons, si ce n’est de fraude, du moins d’irrégularités.
Et, comme il y aurait eu des « manipulations » d’un côté comme de l’autre, le vainqueur sera toujours soupçonné d’avoir bidouillé plus que son challenger, surtout dans le cas présent où il était, de par sa fonction, en charge de l’organisation du scrutin et peut être tenu pour responsable des disfonctionnements.
Les véritables gagnants de cette élection se trouvent, dans un premier temps, à l’UDI, car des adhérents ou sympathisants de l’UMP, ne se trouvant pas sur la même ligne que Jean François COPE, se laisseront tenter par le parti centriste.
Dans un second temps, la majorité actuelle bénéficiera de cette élection, car François FILLON eut été un candidat à la future élection présidentielle bien plus pertinent que son rival. Et il lui faudra du temps pour digérer son échec, réel, et se refaire une stature de présidentialisable, si toutefois il le souhaite encore.
Les copéistes expliquent l’élection de leur mentor par le fait qu’il avait fait une campagne à destination des militants plutôt que des sympathisants, qui auraient été la cible privilégiée de l’ancien premier ministre.
En 2017, par contre, l’électorat à mobiliser sera justement celui des sympathisants, et plus encore, et là le nouveau président de l’UMP aura fort à faire, face à un vrai candidat de droite, issu du Front national, et un candidat d’un centre qui aura peut-être su se construire et se mobiliser autour d’un projet et d’un candidat crédible et unique, ce qui n’a pas été le cas en 2012.
Jean François COPE n’a pas la stature d’un chef d’Etat, et n’est pas à même de rassembler une large partie de l’électorat derrière lui. Les conditions de son élection, et les conséquences qu’elle aura sur son parti ne vont pas l’aider, loin de là. Gageons que tous ses rivaux vont savoir profiter de ses faiblesses.
vendredi 9 novembre 2012
Le (bon ?) calcul de François FILLON.
L’ancien premier ministre et candidat à la tête de l’UMP François FILLON s’est retiré du cirque médiatico-politique pour aller se faire soigner d’un calcul rénal qui le faisait souffrir, même s’il ne le handicapait pas tellement dans ce qu’on appelle la campagne pour l’élection du président de l’UMP, mais que l’on pourrait affubler de multiples noms :
• Morne campagne
• Campagne invisible, inodore et sans saveur
• Campagne ennuyeuse à mourir…..
Mais pourquoi en est-il ainsi ?
Déjà, l’appareil UMP, peu habitué à la compétition, a écarté tous les autres candidats, dont certains auraient pu avoir des prises de positions intéressantes et novatrices.
Ensuite, des deux challengers, l’un est aussi posé que l’autre agité, leurs discours sont très proches, même si l’un se droitise un peu pour rafler des voix à l’autre qui, lui, doit réfréner certains de ses soutiens prêts à pactiser avec le Front National.
Par ailleurs, l’issue du scrutin ne fait aucun doute. Curieusement d’ailleurs, alors que Nicolas SARKOZY a été battu aux dernières élections, c’est son Premier Ministre pendant cinq ans qui va être élu à la tête de l’UMP, mais il est vrai qu’il a montré ce qu’il savait faire, alors que son adversaire ne veut que refaire ce qu’a fait l’ancien président….
Tout le monde a hâte que l’élection ait lieu, plus personne n’ayant plus rien à dire de nouveau. En montrant qu’il a encore un peu mal à sa cheville, qu’il peut souffrir d’un calcul comme tout un chacun, François FILLON fait le buzz, met son rival dans l’embarras, et joue la montre. Certainement qu’il fait là le bon calcul.
• Morne campagne
• Campagne invisible, inodore et sans saveur
• Campagne ennuyeuse à mourir…..
Mais pourquoi en est-il ainsi ?
Déjà, l’appareil UMP, peu habitué à la compétition, a écarté tous les autres candidats, dont certains auraient pu avoir des prises de positions intéressantes et novatrices.
Ensuite, des deux challengers, l’un est aussi posé que l’autre agité, leurs discours sont très proches, même si l’un se droitise un peu pour rafler des voix à l’autre qui, lui, doit réfréner certains de ses soutiens prêts à pactiser avec le Front National.
Par ailleurs, l’issue du scrutin ne fait aucun doute. Curieusement d’ailleurs, alors que Nicolas SARKOZY a été battu aux dernières élections, c’est son Premier Ministre pendant cinq ans qui va être élu à la tête de l’UMP, mais il est vrai qu’il a montré ce qu’il savait faire, alors que son adversaire ne veut que refaire ce qu’a fait l’ancien président….
Tout le monde a hâte que l’élection ait lieu, plus personne n’ayant plus rien à dire de nouveau. En montrant qu’il a encore un peu mal à sa cheville, qu’il peut souffrir d’un calcul comme tout un chacun, François FILLON fait le buzz, met son rival dans l’embarras, et joue la montre. Certainement qu’il fait là le bon calcul.
vendredi 25 mai 2012
L’UMP, l’autre Libye….
Cette image est certes choquante, mais en y regardant de plus prêt, il y a du vrai dans cette métaphore.
Depuis 2007, le Président de tous les Français, Nicolas SARKOZY, était resté le chef, sinon incontestable, du moins incontesté de l’UMP. Aucun membre de sa cour n’a eu le courage de le contredire, ni même de lui ouvrir ses yeux sur la vraie vie de ses sujets.
Confronté à un scrutin libre et démocratique, il a perdu.
Et il a décidé de se retirer (provisoirement ?) de la vie publique.
Et c’est la guerre ouverte à l’UMP.
Son valet Jean François COPE attire sur lui les critiques qui n’ont osé attaquer le président sortant. De nombreuses voix contestent la méthode, l’évolution droitière récente du parti.
Nombre d’élus actuels de l’UMP ou apparentés sentent confusément que, d’ici quelques jours, ils ne seront plus députés, et c’est panique à bord.
Madame « jamais là » comme elle est surnommée à l’Assemblée européenne dont elle est membre inassidue, qui a du s’effacer devant François FILLON défend son secrétaire général et sectaire Jean François COPE, mais on sent trop qu’elle prend son parti en opposition à l’ancien premier ministre.
Ces gens de l’UMP ont, comme à chaque fois, la défaite tellement difficile qu’ils n’ont même pas su taire leurs divergences, que dis-je, leur différences, jusqu’au soir du second tour des élections législatives. Ils donnent en cela raison à celle qu’ils surnomment l’alliée objective des socialistes, à savoir Marine LE PEN, qui avait prédit un éclatement ou un effondrement de l’UMP.
A côté, on entend des Hervé MORIN pérorer, mais qui ne représentent plus grand chose, si ce n’est plus rien, et où sont passés les Jean Louis BORLOO et autres Rama YADE ?
A côté de celà, les socialistes sont entrés à l’Elysée, et les catastrophes annoncées ne se sont pas produites.
Pire même, François HOLLANDE a fait entendre sa voix sur le plan international à un point tel que même la chancelière MERKEL reste sans voix.
Lui qui était mou est allé en Afghanistan expliquer à nos soldats pourquoi il voulait qu’ils rentrent à la maison, et tout le monde le respecte peut-être plus que n’a été respecté notre Nicolas qui se prélasse dans un palace prêté par le roi du Maroc (au secours, MAM revient !!!)…..
Beaucoup de Français, aujourd’hui, se disent qu’en ayant voté contre Nicolas SARKOZY ils ont bien fait de voter pour François HOLLANDE, et j’en fais partie.
Depuis 2007, le Président de tous les Français, Nicolas SARKOZY, était resté le chef, sinon incontestable, du moins incontesté de l’UMP. Aucun membre de sa cour n’a eu le courage de le contredire, ni même de lui ouvrir ses yeux sur la vraie vie de ses sujets.
Confronté à un scrutin libre et démocratique, il a perdu.
Et il a décidé de se retirer (provisoirement ?) de la vie publique.
Et c’est la guerre ouverte à l’UMP.
Son valet Jean François COPE attire sur lui les critiques qui n’ont osé attaquer le président sortant. De nombreuses voix contestent la méthode, l’évolution droitière récente du parti.
Nombre d’élus actuels de l’UMP ou apparentés sentent confusément que, d’ici quelques jours, ils ne seront plus députés, et c’est panique à bord.
Madame « jamais là » comme elle est surnommée à l’Assemblée européenne dont elle est membre inassidue, qui a du s’effacer devant François FILLON défend son secrétaire général et sectaire Jean François COPE, mais on sent trop qu’elle prend son parti en opposition à l’ancien premier ministre.
Ces gens de l’UMP ont, comme à chaque fois, la défaite tellement difficile qu’ils n’ont même pas su taire leurs divergences, que dis-je, leur différences, jusqu’au soir du second tour des élections législatives. Ils donnent en cela raison à celle qu’ils surnomment l’alliée objective des socialistes, à savoir Marine LE PEN, qui avait prédit un éclatement ou un effondrement de l’UMP.
A côté, on entend des Hervé MORIN pérorer, mais qui ne représentent plus grand chose, si ce n’est plus rien, et où sont passés les Jean Louis BORLOO et autres Rama YADE ?
A côté de celà, les socialistes sont entrés à l’Elysée, et les catastrophes annoncées ne se sont pas produites.
Pire même, François HOLLANDE a fait entendre sa voix sur le plan international à un point tel que même la chancelière MERKEL reste sans voix.
Lui qui était mou est allé en Afghanistan expliquer à nos soldats pourquoi il voulait qu’ils rentrent à la maison, et tout le monde le respecte peut-être plus que n’a été respecté notre Nicolas qui se prélasse dans un palace prêté par le roi du Maroc (au secours, MAM revient !!!)…..
Beaucoup de Français, aujourd’hui, se disent qu’en ayant voté contre Nicolas SARKOZY ils ont bien fait de voter pour François HOLLANDE, et j’en fais partie.
lundi 7 mai 2012
L’amertume des UMP.
Lors de la soirée électorale de dimanche, sur les plateaux de télévision, les divers intervenants de l’UMP ont eu un discours convenu et strictement identique pour tous : bons souhaits « républicains » (ce qui ne veut rien dire) au président nouvellement élu, et mise en avant du fait que dans presque tous les pays européens les gouvernants en place ont été « balayés » alors que Nicolas SARKOZY n’a été que poussé de justesse vers la sortie et, enfin, la rengaine habituelle en cas de défaite, et à la veille d’un nouveau scrutin : il ne faut pas donner tous les leviers de commande au parti socialiste et à la gauche, il faut que la majorité sortante conserve la majorité à l’Assemblée Nationale à l’occasion des élections législatives du mois prochain.
Ce dernier souhait, s’il se réalisait, ne serait pas une bonne chose pour la France.
Il aboutirait à des difficultés politiques, à une cohabitation peut-être, et notre pays y perdrait du temps, de la puissance, de l’influence sur le plan européen.
Il faut au contraire que la majorité parlementaire se situe à gauche, pour que le président HOLLANDE puisse mettre en œuvre ses promesses, ses réformes.
Il ne fera pas tout ce qu’il a dit, c’est sûr, car des réformes ne seront pas possibles de suite et que, ensuite, il faudra aussi s’adapter aux réalités mais s’il y a cohabitation, c’est l’immobilisme qui régnera, et qui engendrera de nombreuses déceptions.
Le président SARKOZY a su rester digne, et il faut le reconnaître, mais ce ne fut pas le cas de Nadine MORANO, arrogante, de Xavier BERTRAND ou Rachida DATI. Il n’y a pas de honte à perdre une élection, et l’UMP a perdu et doit le reconnaître, d’autant plus que c’est vraiment le « système SARKOZY » qui est à l’origine de cette défaite.
Quand on se rappelle de quelle façon l’UMP, et notamment son secrétaire général, ont vilipendé il y a quelques mois les primaires organisées par le parti socialiste et que, dès hier, Jean François COPE a annoncé qu’il faudrait organiser des primaires à l’UMP en 2017, la mauvaise foi de ces politiques saute aux yeux…
En face il y a eu le discours de François HOLLANDE, plein d’humanité, de simplicité. Il dit vouloir agir en faveur de la justice et de la jeunesse.
Il a tout compris.
Il faut que tout le monde l’aide dans cette voie qui est la bonne.
Ce dernier souhait, s’il se réalisait, ne serait pas une bonne chose pour la France.
Il aboutirait à des difficultés politiques, à une cohabitation peut-être, et notre pays y perdrait du temps, de la puissance, de l’influence sur le plan européen.
Il faut au contraire que la majorité parlementaire se situe à gauche, pour que le président HOLLANDE puisse mettre en œuvre ses promesses, ses réformes.
Il ne fera pas tout ce qu’il a dit, c’est sûr, car des réformes ne seront pas possibles de suite et que, ensuite, il faudra aussi s’adapter aux réalités mais s’il y a cohabitation, c’est l’immobilisme qui régnera, et qui engendrera de nombreuses déceptions.
Le président SARKOZY a su rester digne, et il faut le reconnaître, mais ce ne fut pas le cas de Nadine MORANO, arrogante, de Xavier BERTRAND ou Rachida DATI. Il n’y a pas de honte à perdre une élection, et l’UMP a perdu et doit le reconnaître, d’autant plus que c’est vraiment le « système SARKOZY » qui est à l’origine de cette défaite.
Quand on se rappelle de quelle façon l’UMP, et notamment son secrétaire général, ont vilipendé il y a quelques mois les primaires organisées par le parti socialiste et que, dès hier, Jean François COPE a annoncé qu’il faudrait organiser des primaires à l’UMP en 2017, la mauvaise foi de ces politiques saute aux yeux…
En face il y a eu le discours de François HOLLANDE, plein d’humanité, de simplicité. Il dit vouloir agir en faveur de la justice et de la jeunesse.
Il a tout compris.
Il faut que tout le monde l’aide dans cette voie qui est la bonne.
lundi 5 septembre 2011
Questions à Michèle ALLIOT-MARIE .
L’ancienne ministre, qui a occupé pratiquement tous les ministères régaliens, a déclaré au Figaro :
« Les règles de droit doivent être respectées par tous. Je me demande où l'on va quand des ouvrages écrits par des magistrats reposent sur des on-dit, démentis par ceux-là mêmes que l'auteur présente comme ses sources. Comment les Français peuvent-ils faire con¬fiance à la justice quand un juge ne respecte aucune des règles de procédure, de réserve ou de déontologie ? Comment la presse peut-elle se faire l'écho, voire le laudateur, d'écrits reposant sur ces bases ? Il est indispensable de rappeler les principes de la vie en commun au sein de la République. »
En lisant ces lignes, je m’interroge sur plusieurs points :
• Quand des policiers se font communiquer par des opérateurs de téléphone des renseignements sur des journalistes qui enquêtent sur des affaires a priori pas très nettes où sont impliqués des membres du gouvernement, où est le respect des règles de droit ?
• Quand un ancien président de la République argue de ses problèmes de santé pour ne pas assister à son procès qui a été abusivement repoussé sur la base d’une immunité exagérée, où est la justice ?
• Quand des litiges comme celui opposant Bernard TAPIE à l’Etat dans l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais sont réglés à l’avantage de ce dernier en marge de la justice ordinaire, où est l’égalité des citoyens ?
• Quand les élus UMP sont en université d’été et que tous leurs commentaires se bornent à dénigrer les autres partis, et surtout le grand rival PS, car ils n’osent trop critiquer les positions du Front National, soit parce qu’ils en sont trop proches, soit parce qu’ils pensent récupérer les voix des électeurs de ce parti xénophobe et antidémocratique, où sont l’originalité et l’attractivité de ce parti qui se veut de gouvernement ?
• Pourquoi les élus UMP critiquent-ils les origines norvégiennes ou coréennes de certains élus et pas les origines hongroises et grecques d’autres ?
Quand donc notre personnel politique se rendra-t-il enfin compte que les Français ne sont pas plus bêtes que la moyenne et qu’il faut arrêter de leur raconter tout et n’importe quoi ?
De nombreux Français avaient prévu de voter DSK aux prochaines présidentielles. Le retour hypermédiatisé de ce dernier sur le sol français les a écoeuré, car même s’il n’a commis aucun acte répréhensible dans cette affaire, l’étalage d’argent, son hypersexualité, son mépris des autres, son absence d’excuses ou de regrets les ont cocufiés, et ils ne l’oublieront pas.
Un jour, seuls les encartés iront encore voter, les autres citoyens n’en auront plus envie.
« Les règles de droit doivent être respectées par tous. Je me demande où l'on va quand des ouvrages écrits par des magistrats reposent sur des on-dit, démentis par ceux-là mêmes que l'auteur présente comme ses sources. Comment les Français peuvent-ils faire con¬fiance à la justice quand un juge ne respecte aucune des règles de procédure, de réserve ou de déontologie ? Comment la presse peut-elle se faire l'écho, voire le laudateur, d'écrits reposant sur ces bases ? Il est indispensable de rappeler les principes de la vie en commun au sein de la République. »
En lisant ces lignes, je m’interroge sur plusieurs points :
• Quand des policiers se font communiquer par des opérateurs de téléphone des renseignements sur des journalistes qui enquêtent sur des affaires a priori pas très nettes où sont impliqués des membres du gouvernement, où est le respect des règles de droit ?
• Quand un ancien président de la République argue de ses problèmes de santé pour ne pas assister à son procès qui a été abusivement repoussé sur la base d’une immunité exagérée, où est la justice ?
• Quand des litiges comme celui opposant Bernard TAPIE à l’Etat dans l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais sont réglés à l’avantage de ce dernier en marge de la justice ordinaire, où est l’égalité des citoyens ?
• Quand les élus UMP sont en université d’été et que tous leurs commentaires se bornent à dénigrer les autres partis, et surtout le grand rival PS, car ils n’osent trop critiquer les positions du Front National, soit parce qu’ils en sont trop proches, soit parce qu’ils pensent récupérer les voix des électeurs de ce parti xénophobe et antidémocratique, où sont l’originalité et l’attractivité de ce parti qui se veut de gouvernement ?
• Pourquoi les élus UMP critiquent-ils les origines norvégiennes ou coréennes de certains élus et pas les origines hongroises et grecques d’autres ?
Quand donc notre personnel politique se rendra-t-il enfin compte que les Français ne sont pas plus bêtes que la moyenne et qu’il faut arrêter de leur raconter tout et n’importe quoi ?
De nombreux Français avaient prévu de voter DSK aux prochaines présidentielles. Le retour hypermédiatisé de ce dernier sur le sol français les a écoeuré, car même s’il n’a commis aucun acte répréhensible dans cette affaire, l’étalage d’argent, son hypersexualité, son mépris des autres, son absence d’excuses ou de regrets les ont cocufiés, et ils ne l’oublieront pas.
Un jour, seuls les encartés iront encore voter, les autres citoyens n’en auront plus envie.
lundi 15 mars 2010
Les vainqueurs du premier tour des élections régionales.
Les débats post électoraux qu’on pouvait suivre hier soir sur les diverses chaînes de télévision étaient aussi affligeants que d’habitude. Contrairement à tout ce qui a pu être dit, il y a deux vainqueurs, et deux seulement : l’abstention et le Front National.
L’abstention, parce qu’elle n’a jamais été aussi forte, et le Front National parce qu’il arrive à un score auquel personne ne l’attendait.
Les écologistes et le parti socialiste n’ont pas à rougir de leur score et, paradoxalement, il n’ont pas fait preuve de triomphalisme hier soir, ce qui est tout à leur honneur, reconnaissant même une part de responsabilité dans le niveau élevé de l’abstention.
Quant à l’UMP, sans même épiloguer sur l’arrogance de son porte parole Frédéric LEFEBVRE, elle n’a pas su, devant les micros, reconnaître son cuisant échec. Ce lundi, elle tente même de le minimiser en évoquant le score de l’abstention. Ce qu’elle n’a pas encore compris, c’est que c’est là une circonstance aggravante ! Car nombre de ses soutiens habituels ne se sont pas déplacés pour aller voter, parce qu’ils sont mécontents de l’UMP sans pour autant trouver chaussure à leur pied dans d’autres formations.
Les dirigeants de l’UMP comptent, pour le second tour, sur un hypothétique réservoir de voix dans les abstentionnistes d’hier, mais ils n’en récupéreront pas beaucoup, leur stratégie n’ayant pas d’alternative à proposer.
Quant au MODEM, si François BAYROU y croit encore, s’il souhaite encore que ce mouvement perdure et se développe, il faut que, très vite, il en cède la direction, qu’il laisse sa place, pourquoi pas à Corinne LEPAGE, pour que d’autres que lui développent cette voie centriste qui manque à la France.
Souhaitons maintenant que cette semaine des équipes puissent se constituer dans toutes les régions, et proposer un programme pour le second tour qui sache inciter les électeurs à se déplacer plus massivement pour leur apporter leur voix, et que, dimanche prochain, les grands vainqueurs d’hier soient les grands perdants du second tour.
L’abstention, parce qu’elle n’a jamais été aussi forte, et le Front National parce qu’il arrive à un score auquel personne ne l’attendait.
Les écologistes et le parti socialiste n’ont pas à rougir de leur score et, paradoxalement, il n’ont pas fait preuve de triomphalisme hier soir, ce qui est tout à leur honneur, reconnaissant même une part de responsabilité dans le niveau élevé de l’abstention.
Quant à l’UMP, sans même épiloguer sur l’arrogance de son porte parole Frédéric LEFEBVRE, elle n’a pas su, devant les micros, reconnaître son cuisant échec. Ce lundi, elle tente même de le minimiser en évoquant le score de l’abstention. Ce qu’elle n’a pas encore compris, c’est que c’est là une circonstance aggravante ! Car nombre de ses soutiens habituels ne se sont pas déplacés pour aller voter, parce qu’ils sont mécontents de l’UMP sans pour autant trouver chaussure à leur pied dans d’autres formations.
Les dirigeants de l’UMP comptent, pour le second tour, sur un hypothétique réservoir de voix dans les abstentionnistes d’hier, mais ils n’en récupéreront pas beaucoup, leur stratégie n’ayant pas d’alternative à proposer.
Quant au MODEM, si François BAYROU y croit encore, s’il souhaite encore que ce mouvement perdure et se développe, il faut que, très vite, il en cède la direction, qu’il laisse sa place, pourquoi pas à Corinne LEPAGE, pour que d’autres que lui développent cette voie centriste qui manque à la France.
Souhaitons maintenant que cette semaine des équipes puissent se constituer dans toutes les régions, et proposer un programme pour le second tour qui sache inciter les électeurs à se déplacer plus massivement pour leur apporter leur voix, et que, dimanche prochain, les grands vainqueurs d’hier soient les grands perdants du second tour.
mardi 16 février 2010
La déroute des élections régionales.
Avec beaucoup de mal, force grincements de dents et colères contenues, les listes de candidature aux élections régionales 2010 ont été déposées.
Leur constitution a donné de la politique une image déplorable.
A l’heure où une réflexion et des discussions sont en cours pour mettre en place des conseillers territoriaux qui viendraient en lieu et place des conseillers généraux et régionaux, et alors que les attributions des Conseils Régionaux ne sont pas claires dans l’esprit de beaucoup d’électeurs, il fallait s’attendre à une participation affaiblie à ces élections.
Les batailles d’un côté, les compromissions d’un autre, occasionnées par la constitution de ces listes constitueront, elles aussi, un sérieux frein lorsqu’il faudra déposer un bulletin dans l’urne.
On dit parfois que le pire reste à venir et, en l’espèce, il est à craindre dans plusieurs régions, une fois les élections passées et, ici où là, nous assisterons :
Ø A des régions ingouvernables faute de majorités réelles,
Ø A des luttes intestines dans les partis, quels qu’ils soient,
Ø A des changements de camp ou d’étiquettes.
Les candidatures à la présidentielle de 2012 de Ségolène ROYAL et de François BAYROU, très certainement, deviendront irréalistes dans quelques semaines, et la colère à venir du Président de la République, au vu des résultats, causera également des dégâts à l’UMP. Le Nouveau Centre saura-t-il profiter de cette crise ?
PS : Il paraît que « Les créateurs de possibles », réseau social de l’UMP n’attire pas grand monde….Coût : environ 500 000 €uros, Objectif :500 000 adhérents Chiffres réels : 1 500 inscrits le 1er jour, seulement 7 000 au bout de cinq semaines. « C’est un rythme de progression qui nous va bien sur le moyen-long terme » a déclaré Benoist APPARU. S’il avait dit : « C’est mieux que 2 000 adhérents » on l’aurait cru davantage.
Leur constitution a donné de la politique une image déplorable.
A l’heure où une réflexion et des discussions sont en cours pour mettre en place des conseillers territoriaux qui viendraient en lieu et place des conseillers généraux et régionaux, et alors que les attributions des Conseils Régionaux ne sont pas claires dans l’esprit de beaucoup d’électeurs, il fallait s’attendre à une participation affaiblie à ces élections.
Les batailles d’un côté, les compromissions d’un autre, occasionnées par la constitution de ces listes constitueront, elles aussi, un sérieux frein lorsqu’il faudra déposer un bulletin dans l’urne.
On dit parfois que le pire reste à venir et, en l’espèce, il est à craindre dans plusieurs régions, une fois les élections passées et, ici où là, nous assisterons :
Ø A des régions ingouvernables faute de majorités réelles,
Ø A des luttes intestines dans les partis, quels qu’ils soient,
Ø A des changements de camp ou d’étiquettes.
Les candidatures à la présidentielle de 2012 de Ségolène ROYAL et de François BAYROU, très certainement, deviendront irréalistes dans quelques semaines, et la colère à venir du Président de la République, au vu des résultats, causera également des dégâts à l’UMP. Le Nouveau Centre saura-t-il profiter de cette crise ?
PS : Il paraît que « Les créateurs de possibles », réseau social de l’UMP n’attire pas grand monde….Coût : environ 500 000 €uros, Objectif :500 000 adhérents Chiffres réels : 1 500 inscrits le 1er jour, seulement 7 000 au bout de cinq semaines. « C’est un rythme de progression qui nous va bien sur le moyen-long terme » a déclaré Benoist APPARU. S’il avait dit : « C’est mieux que 2 000 adhérents » on l’aurait cru davantage.
lundi 17 août 2009
Le nouveau virus PS1 UMP-1.
Le Parti Socialiste, tout le monde en convient, vit une période de convalescence douloureuse et très longue. Et qui n’est pas à la veille de s’achever, car prendre des remèdes contre une maladie sans éradiquer les causes de cette affection ne sert à rien.
Ainsi, renouveler l’état-major est inefficace lorsque les courants et leurs meneurs continuent de se tirer dans les pattes et ne voient que les élections futures et non le programme du parti.
Or, il semble que l’UMP se soit laissée contaminer. D’ailleurs, Jean Marie BOCKEL, qui connaît bien la maladie du PS s’inquiète…..
L’arrivée de Philippe de VILLIERS du MPF et de Frédéric NIHOUS, de CPNT, vont à ce point élargir le spectre de l’UMP que la ligne politique sera de plus en plus difficile à élaborer et à tenir, que des conflits internes vont se multiplier, que des « courants » vont se développer. Pendant un temps, c’est sûr, l’anesthésiste SARKOZY saura contenir les dissensions, et cacher la maladie et son évolution, mais çà ne durera pas !
De plus, les adeptes de Philippe de VILLIERS ne vont peut-être pas tous le suivre, et ceux de Frédéric NIHOUS certainement pas non plus. Les adhérents supplémentaires méritent-ils que soient découragés des adhérents actuels qui préféreront aller voir ailleurs ? Le MODEM pourrait dans ce cas avoir une carte à jouer.
Il est bon d’avoir des partis politiques puissants et forts. Il n’est pas bon du tout d’avoir un choix limité dans l’éventail politique.
Ainsi, renouveler l’état-major est inefficace lorsque les courants et leurs meneurs continuent de se tirer dans les pattes et ne voient que les élections futures et non le programme du parti.
Or, il semble que l’UMP se soit laissée contaminer. D’ailleurs, Jean Marie BOCKEL, qui connaît bien la maladie du PS s’inquiète…..
L’arrivée de Philippe de VILLIERS du MPF et de Frédéric NIHOUS, de CPNT, vont à ce point élargir le spectre de l’UMP que la ligne politique sera de plus en plus difficile à élaborer et à tenir, que des conflits internes vont se multiplier, que des « courants » vont se développer. Pendant un temps, c’est sûr, l’anesthésiste SARKOZY saura contenir les dissensions, et cacher la maladie et son évolution, mais çà ne durera pas !
De plus, les adeptes de Philippe de VILLIERS ne vont peut-être pas tous le suivre, et ceux de Frédéric NIHOUS certainement pas non plus. Les adhérents supplémentaires méritent-ils que soient découragés des adhérents actuels qui préféreront aller voir ailleurs ? Le MODEM pourrait dans ce cas avoir une carte à jouer.
Il est bon d’avoir des partis politiques puissants et forts. Il n’est pas bon du tout d’avoir un choix limité dans l’éventail politique.
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