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vendredi 1 mai 2020

Jour 46 d’une autre vie. Fête du travail confinée, football déconfi.




Drôle de fête du travail, tant de gens ne travaillent plus…
Et les manifestations sont interdites ; personne d’ailleurs n’aurait songé à en organiser une. Nombre de voix pourtant, sur un ton parfois menaçant, préviennent le gouvernement que la France déconfinée devra compter à nouveau avec les pétitions, protestations, manifestations et autres mouvements divers, d’autant plus que la précarité aura gagné du terrain et que les changements à venir seront déstabilisants et qu’il faudra abandonner les réformes (retraite, indemnisation du chômage) qui étaient en cours.

Nombre de symboles ont ainsi été balayés par le coronavirus : Pâques, le 1er mai, les cérémonies du 8 mai, dans quelques jours...Pourvu que la sortie de ce confinement puisse se faire, comme prévu, à partir du 11 mai prochain, et sans trop de dommage…
Le temps commence à paraître long, d’autant plus que la météo est devenue très pluvieuse ces derniers jours, ce qui pèse sur le moral et rend bien plus pénibles les files d’attente aux portes des magasins.
Même les journaux télévisés n’ont plus aucun intérêt. Quelle que soit la chaîne, on a droit à un sujet sur la pénurie de masques ou de tests, et un sujet sur une profession sinistrée ; tous les métiers du tourisme y sont passés,,,
Sans parler des éternelles discussions au sujet de la réouverture des écoles, où tant de personnes non correctement informées donnent un avis tranché mais infondé, où l’on entend tout et son contraire..

Sur un autre plan la planète foot est en ébullition. Suite aux déclarations du Premier Ministre Edouard PHILIPPE il a été décidé par les instances compétentes que les championnats étaient arrêtés ; un classement final a donc été établi, tenant compte notamment du fait que toutes les équipes n’avaient pas joué le même nombre de matchs.
De ce fait le club lyonnais se trouve en 5ème position, et donc non éligible aux compétitions européennes, sources de rentrées financières importantes. Le président de l’OL, Jean Michel AULAS menace d’engager de multiples procédures pour obtenir, sinon des dommages et intérêts, du moins des dédommagements substantiels. Il est vrai en même temps que son stade des Lumières ne peut par ailleurs pas être loué pour des concerts ou autres manifestations, et qu’il n’est toujours pas parvenu à un accord avec ses joueurs pour une réduction de leur salaire durant le confinement. Il ne serait pas illogique que les joueurs gagnant entre 50 000 et 100 000 €uros par mois s’assoient sur un quart de leur rémunération, et ceux gagnant plus de 100 000 €uros mensuels sur la moitié, pour les mois de mars à août. Ce ne serait pas un effort surhumain de leur part, et ce pourrait même être préconisé par les fédérations. De toutes façons, il est patent que les clubs de football, et pas seulement en France, devraient se mettre à dépenser moins et à mieux gérer tout l’argent qu’ils brassent.


jeudi 17 novembre 2016

Quand les syndicalistes planent plus haut que les avions.

13 novembre 2015



Suite au Comité Central d’Entreprise où des dirigeants d’Air France ont été malmenés et brutalisés par des salariés en colère, des procédures disciplinaires ont été engagées, qui ont abouti pour l’heure à quatre licenciements, un cinquième devant suivre.
En partant du principe que les cinq salariés concernés font effectivement partie, notamment au vu des vidéos, des individus qui ont molestés les cadres, cette sanction est tout-à-fait normale et justifiée.
Lorsque j’entends la CGT qui condamne ces sanctions, en précisant que, de plus, elle avait prévenu la Direction au préalable que si des licenciements étaient prononcés elle déclencherait un conflit d’envergure, j’en ai les bras qui tombent !
Quelle que soit la situation qui était évoquée lors de ce CCE, les actes de violence qui se sont produits étaient inqualifiables et ne sauraient être tolérés. Ils peuvent être compréhensibles de la part de salariés qui vont perdre leur emploi, mais n’oublions pas qu’il s’agit ici d’Air France, entreprise où les éventuelles suppressions de postes sont nettement mieux accompagnées que dans nombre d’autres entreprises, qu’en plus il ne s’agissait pas de personnes dont l’emploi était de façon sûre supprimé. Et que si ce comportement peut être compris de la part d’un salarié risquant de perdre son emploi, il ne l’est absolument pas de la part d’un syndicat et de ses membres. Nous savions qu’en France nous avions un syndicalisme qui n’était pas à la hauteur, mais là il est en dessous de tout !
Plutôt que de faire amende honorable, alors qu’il n’a pas su canaliser ses troupes, il se met de plus à menacer l’entreprise d’un conflit majeur en cas de sanctions qui venaient à lui déplaire ! Depuis quand le chantage est-il un outil de lutte syndicale ?
Un minimum d’ordre, de discipline, de sérieux, qui font défaut ici, sont absolument indispensable à une vie normale. La CGT, décidément, n’a plus les pieds sur terre, et c’est bien dommage pour les salariés.