ANNONCE

dimanche 25 avril 2021

Lettre ouverte au Président de TF1

 

Monsieur le Président,


Je dois vous avouer d’entrée de jeu que je regarde peu la télévision. Infiniment peu votre chaîne, une vingtaine d’heures par mois peut-être, mais pas tous les mois. En fait, je l’évite.

Suite à une erreur de manipulation de ma télécommande, je suis tombé hier sur une séquence de l’émission (que j’ai déjà pu critiquer dans le passé) « 50 minutes inside », présentée par Nikos Aliagas. La séquence se passait aux Maldives où on nous présentait des chambres d’hôtel tarifées 35 à 70 000 €uros la nuit, et où on nous montrait des cuisiniers préparant une côte de bœuf vendue 8 000 €uros.

Je n’ai pas d’autres mots que la honte et le dégoût à la vue de ces images.

Des gens partout dans le monde crèvent de faim et du Covid, et vous osez montrer de telles séquences ! Des reportages achetés quelques sous où l’on nous montre des « clients » célèbres (souvent invités d’ailleurs) dépenser des sommes indécentes pour faire soi-disant rêver les Français…

Vous feriez mieux de diffuser des reportages qui montrent la nature, la vie des gens, les aspects positifs et optimistes de nombre d’activités, voyages ou expériences. Ce que vous montrez ne donne même pas envie, tellement c’est exagéré, écoeurant, méprisant pour les spectateurs.

A propos, la côte de bœuf à 8 000 €uros venait de Lorraine. Savez-vous combien l’éleveur a touché pour la vente de son animal ?

Non, bien sûr, et cela ne vous intéresse pas. La seule chose qui vaille pour vous, c’est de faire des profits, beaucoup de préférence, quel que soit celui qui paie.

C’est triste, très triste.

Vous avez de la chance de porter le numéro 1, ce qui fait que beaucoup de télévisions s’allument directement sur votre chaîne, ce qui vous permet de vous imposer dans nombre de foyers et de capter nombre de spectateurs qui ne vous ont pas choisis. Vivement qu’ils vous subissent et décident de zapper.

Ne pourriez-vous pas avoir, Monsieur le Président, un peu de considération pour vos téléspectateurs ?


mercredi 21 avril 2021

« Que les commentateurs arrêtent de commenter... ».

 

Ce matin, sur la chaîne France Info est apparue la ministre déléguée chargée de l’industrie, Madame Agnès PANNIER-RUNACHER qui a bien évidemment été interrogée sur les vaccins, entre autres celui de la société AstraZeneca.



Elle a eu l’intelligence de prononcer ces mots  (citation non exacte, mais le sens y est):  Que les commentateurs arrêtent de commenter et nous laissent un peu écouter les spécialistes,

Et elle a totalement raison.

Le vaccin Astrazeneca a des effets secondaires. Il est même possible que dans des cas très infimes, ces effets aient causé la mort, directement ou indirectement, de quelques personnes.

C’est bien évidemment dramatique pour les proches de ces défunts, mais il faut voir en face le nombre de personnes auxquelles ce vaccin a justement évité la mort.

Les autres vaccins également ont des effets secondaires.

Par ailleurs ces décès sont le prix à payer pour le progrès et la connaissance.

Le principe de précaution appliqué à l’extrême, comme nous le faisons depuis quelque temps est un réel frein au progrès et à l’évolution.

Si, parce que des personnes ont perdu la vie lors des conceptions et des essais des voitures, trains, avions, etc, si toute recherche et tout essai avaient été interdits, nous ne déplacerions encore qu’à pied !

Ces « journalistes », « commentateurs » ou autres « éditorialistes » qui aujourd’hui ne cessent de brandir tels des épouvantails quelques vies perdues ne manqueraient pas, si les vaccinations étaient interrompues, de le déplorer dans quelques semaines.

Pourquoi ne s’acharnent-ils pas autant sur les additifs qu’on trouve dans certains aliments, sur les difficiles conditions de travail de nombre de personnes qui s’usent la santé pour des salaires de misère, sur les addictions, sur la misère des jeunes, etc.


Enfin, je précise que j’ai été vacciné avec AstraZenaca il y a un peu plus d’un mois, sans aucun effet secondaire. J’attends ma seconde injection, fin mai, et j’espère que ce sera avec AstraZeneca.



mardi 20 avril 2021

Pour un impôt sur les jeux téléphoniques.

 


De plus en plus d’émissions de radio ou de télévision, particulièrement sur TF1, incitent les auditeurs à appeler un numéro surtaxé ou à jouer via plusieurs SMS payants en répondant à une question qui ne brille pas par son intelligence, c’est le moins qu’on puisse dire.

La réponse à la question de départ est tellement évidente que n’importe qui peut y répondre sans problème. De ce fait, persuadés d’avoir une chance de gagner, des milliers de spectateurs se précipitent sur leur smartphone pour participer. Certaines émissions n’ont d’ailleurs quasiment leur raison d’être que pour faire intervenir les spectateurs et procurer ainsi de juteux revenus aux organisateurs.


Sachant que nos revenus d’activité normaux sont soumis à l’impôt sur le revenu ou à un impôt assimilé, que sur toutes les sommes dépensées auprès de la Française des Jeux une part proche de 30 % est reversée à l’État, il n’est pas normal que ces gains issus d’une loterie téléphonique ne soient pas taxés.

Soyons fous, et octroyons une franchise de 5 000 €uros…

Que pour tout gain supérieur à cette somme l’organisateur verse à l’État 20 % du gain accordé au gagnant me semblerait moralement acceptable et serait une contribution bénéfique à nos Finances Publiques, au nom de la solidarité.


dimanche 18 avril 2021

Le magasin des suicides, de Jean Teulé.

 

Je suis depuis toujours un rat de bibliothèque, j’aime me promener dans les rayons des librairies, et je n’aime pas sortir de ces établissements sans un livre. De ce fait, depuis plus de cinquante ans, j’achète des livres. J’en lis certains de suite, d’autres quelques jours, semaines, ou mois plus tard. Il en est un grand nombre que je n’ai pas encore lu.

Parfois j’achète un livre précisément parce que je veux le lire.

Parfois je l’achète parce que j’en ai entendu parler, où que son auteur, son titre ou sa couverture m’attirent…



Pour « Le magasin des suicides » de Jean Teulé, c’est bien évidemment le titre intrigant qui m’a poussé à l’acheter. Depuis quand repose-t-il dans ma bibliothèque ? Je n’en ai aucune idée.

Je quitterai ce monde sans avoir lu tous les livres que je possède, car j’en acquiers plus que je n’en peux lire.

J’ai plongé aujourd’hui dans cet opuscule de Jean Teulé, et je suis extrêmement heureux de ne pas être passé à côté du magasin de la famille Tuvache.

A ceux qui n’aiment pas l’humour, spécialement l’humour noir, à ceux qui sont un peu coincés, je dis : « Evitez ce livre ! ».

A tous les autres, à ceux qui aiment tout, à ceux qui sont curieux, à ceux qui aiment rire et vivre, précipitez vous sur cet ouvrage, et je vous garantis que vous prendrez du plaisir.

Après l’avoir lu, vous ne vous suiciderez plus avec le même état d’esprit !


mardi 13 avril 2021

Pensées pour une amie défunte.

 

Sournoisement elle t’a assiégée,

Cette pandémie venue d’on ne sait où,

Qui petit à petit t’a diminuée

Et a fini par t’enlever à nous.


Tu es allée rejoindre tes aïeux au paradis.

Le virus nous priva même de ta mise en terre,

Confinés que nous étions pour éviter la maladie.

Ton absence est devenue pour nous un enfer.


Tu étais notre tendre amie

Tu étais notre rayon de soleil.

Maintenant que tu es partie

Tes rires n’égayent plus nos oreilles.


La tristesse, la mélancolie nous hantent

L’injustice, la colère, la rage nous éreintent.


La douleur de la séparation reste violente

Et l’espérance de jours meilleurs en nous s’est éteinte.

dimanche 11 avril 2021

Xavier Macron ?

 


Ce personnage n’existe pas vraiment. Mais Xavier BERTRAND ne souhaite-t-il pas être l’Emmanuel MACRON de 2022 ?

Candidat déclaré, il rêve d’être élu à la barbe des candidats soutenus par des partis politiques en perte d’influence.

Par ailleurs il fait, comme le fit Emmanuel MACRON en 2017, une analyse assez juste de la société et des problèmes. Malheureusement, à l’instar du président actuel, il n’apporte pas toujours les bons remèdes aux réelles questions qui se posent.

Ses idées sur le redressement national, entre autres, sont séduisantes, mais pas forcément applicables en l’état et rapidement.

Il envisage d’utiliser largement l’arme du référendum, ce qui est une très mauvaise idée.

En Suisse, la votation est une voie de réforme utilisée fréquemment. Mais le référendum tel qu’il se pratique en France n’est pas comparable à la votation suisse.

Les électeurs helvétiques répondent par leur vote à la question qui leur est posée. Les Français non. On l’a vu lors des référendums précédents. On ne peut tout à fait leur donner tort, puisque leur rejet du traité établissant une constitution pour l’Europe de 2005 a été contourné par le traité de Lisbonne de 2007.

Pour qu’un référendum soit sincère et efficace, il doit demander une réponse simple à une question simple, du style « Etes vous favorable à la suppression de la peine de mort ? ». La question est précise, claire et nette.

Lorsque la question a trait à des réformes d’ampleur, à des lois complexes, à des problèmes à interactions multiples, les électeurs s’en désintéressent ou se laissent guider par des discours de personnels politiques orientés.

Par ailleurs, en France l’habitude a été prise, non de répondre à la question posée, mais de voter pour ou contre le chef de l’État ou le Gouvernement. Le referendum se transforme alors en plébiscite et la question n’est pas résolue.

Alors, Monsieur Xavier BERTRAND, faites attention…


Et que penser des dernières déclarations du candidat ?

Xavier BERTRAND a déclaré ne pas être légitime à se présenter à l’élection présidentielle s’il n’est pas réélu à la tête de la région des Hauts de France.

C’est concevable.

Mais cela revient aussi à dire aux habitants de sa région : « Votez pour moi, et je quitterai certainement mon fauteuil, où vous m’aurez réélu, dans quelques semaines... »,

Est-ce honnête ?


La gratuité des transports en commun, lubie de bobos…

 

Les élections approchent, et des propositions diverses et variées voient le jour.

Ou réapparaissent, comme la gratuité des transports en commun réclamée notamment par Audrey PULVAR en Ile de France.

L’idée est séduisante au demeurant ; qui ne voudrait profiter d’une gratuité ?

Le hic, c’est que rien n’est gratuit.

En matière de transports, particulièrement, comme en matière de santé d’ailleurs, ce que ne paie pas l’usager, c’est le contribuable qui le paie.

Lorsque le contribuable finance un service dont il est usager, il n’y a pas de souci, sauf que la gratuité ne sert et ne rime à rien en l’occurrence.

Dans les autres cas, ce n’est pas une bonne solution, sauf s’il y a une volonté sélective : offrir (c’est le terme adéquat) la gratuité aux jeunes, car ils ont peu de moyens, ou aux sans-emploi, aux seniors qui ont parfois des ressources moindres, et pour les inciter à sortir de chez eux et voir du monde.


Si la gratuité est circonscrite à une agglomération par exemple, et que son coût est supporté par ses habitants, passe encore. Mais si cette idée devait être mise en place sur un plan plus large : département, région, et que le coût en serait financé par l’impôt, alors ce serait une vraie mauvaise idée, une double peine pour le rural qui financerait les déplacements des citadins et devrait en outre se débrouiller par ses propres moyens et avec ses propres deniers pour ses déplacements personnels.

Dans ce cas, cette idée de gratuité des transports est une vraie bonne idée de bobo !!