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samedi 29 janvier 2011

La pleutrerie française.

Décidément, les autorités suprêmes de notre pays n’ont pas été capables de comprendre la leçon tunisienne et, excepté le fait que notre ministre des Affaires étrangères n’ait proposé aucune collaboration au Président MOUBARAK, elles ne font pas davantage preuve de clairvoyance ou d’audace face aux événements en Egypte que face à la révolution tunisienne.

Les paroles du Président OBAMA et de sa Secrétaire d’Etat Hillary CLINTON montrent le gouffre existant entre un Grand Pays et une France qui voudrait être grande mais décidément n’y arrive pas.
Alors que le site www.elysee.fr annonce la rencontre du Président SARKOZY avec les maires du Cher le 1er février prochain ou rend compte des entretiens du même SARKOZY avec le Commandant de la Garde nationale d’Arabie Saoudite ou les grands entrepreneurs au Forum économique de DAVOS, le site www.whitehouse.gov, lui, propose des entrées sur la situation en Egypte, notamment les dernières déclarations du Président OBAMA qui, ces derniers jours, a osé et su mettre en garde le Raïs égyptien.

Si le gouvernement SARKOZY a voulu faire preuve de prudence jusqu’à maintenant, il devrait au moins changer de méthode à l’analyse de l’allocution prononcée par le Président égyptien hier, qui ne peut amener aucune évolution positive à la crise actuelle. A l’instar de son ancien homologue tunisien, il n’a rien compris (ou ne veut pas comprendre). Il est à craindre pour lui, à espérer pour le peuple égyptien, que l’évolution de sa situation personnelle soit la même que pour BEN ALI.

samedi 12 décembre 2009

Le Nobel le plus lourd à porter.

Le 10 décembre, le Président des Etats-Unis Barack OBAMA est allé à Oslo recevoir le Prix Nobel de la Paix qui lui a été attribué.
Ce choix de l’Académie Nobel a été critiqué, et le Président américain a reconnu lui-même que ses accomplissements n’étaient pas à la hauteur d’un Martin Luther KING ou d’un MANDELA, et que nombre d’inconnus, qui se battaient pour la liberté, le méritaient bien plus que lui. Cette humilité est tout à son honneur.

GANDHI n’a jamais eu ce prix.
Nombre de ses récipiendaires ont été assassinés parce que leur combat pour la paix dérangeait, et souvent plus leurs semblables que leurs adversaires : SADATE et RABIN en sont deux exemples-phares.

Le Président du comité Nobel a déclaré que « nombreux sont ceux qui estiment que le prix est arrivé trop tôt. Mais l’histoire est remplie d’occasions perdues. C’est maintenant que nous avons l’occasion de soutenir les idées du président Obama ». En cela, c’est effectivement une nouveauté, pleine d’espoir. Pour une fois, on parie sur l’avenir, et Barack OBAMA en est conscient, en disant « j’ai encore beaucoup à faire sur la scène internationale ».

Ce prix lui sera lourd à porter, car il aura à cœur de s’en montrer digne, sans pour autant tomber dans une inaction ou un pacifisme de mauvais aloi : « Dire vouloir la paix ne suffit pas à l’obtenir….si la paix est l’objectif, la guerre est parfois justifiée » a-t-il insisté dans son discours de remerciement.