ANNONCE

Affichage des articles dont le libellé est élection présidentielle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est élection présidentielle. Afficher tous les articles

dimanche 11 avril 2021

Xavier Macron ?

 


Ce personnage n’existe pas vraiment. Mais Xavier BERTRAND ne souhaite-t-il pas être l’Emmanuel MACRON de 2022 ?

Candidat déclaré, il rêve d’être élu à la barbe des candidats soutenus par des partis politiques en perte d’influence.

Par ailleurs il fait, comme le fit Emmanuel MACRON en 2017, une analyse assez juste de la société et des problèmes. Malheureusement, à l’instar du président actuel, il n’apporte pas toujours les bons remèdes aux réelles questions qui se posent.

Ses idées sur le redressement national, entre autres, sont séduisantes, mais pas forcément applicables en l’état et rapidement.

Il envisage d’utiliser largement l’arme du référendum, ce qui est une très mauvaise idée.

En Suisse, la votation est une voie de réforme utilisée fréquemment. Mais le référendum tel qu’il se pratique en France n’est pas comparable à la votation suisse.

Les électeurs helvétiques répondent par leur vote à la question qui leur est posée. Les Français non. On l’a vu lors des référendums précédents. On ne peut tout à fait leur donner tort, puisque leur rejet du traité établissant une constitution pour l’Europe de 2005 a été contourné par le traité de Lisbonne de 2007.

Pour qu’un référendum soit sincère et efficace, il doit demander une réponse simple à une question simple, du style « Etes vous favorable à la suppression de la peine de mort ? ». La question est précise, claire et nette.

Lorsque la question a trait à des réformes d’ampleur, à des lois complexes, à des problèmes à interactions multiples, les électeurs s’en désintéressent ou se laissent guider par des discours de personnels politiques orientés.

Par ailleurs, en France l’habitude a été prise, non de répondre à la question posée, mais de voter pour ou contre le chef de l’État ou le Gouvernement. Le referendum se transforme alors en plébiscite et la question n’est pas résolue.

Alors, Monsieur Xavier BERTRAND, faites attention…


Et que penser des dernières déclarations du candidat ?

Xavier BERTRAND a déclaré ne pas être légitime à se présenter à l’élection présidentielle s’il n’est pas réélu à la tête de la région des Hauts de France.

C’est concevable.

Mais cela revient aussi à dire aux habitants de sa région : « Votez pour moi, et je quitterai certainement mon fauteuil, où vous m’aurez réélu, dans quelques semaines... »,

Est-ce honnête ?


mercredi 14 novembre 2018

L’illusion du retour espéré.



A la récente foire du livre de Brive, où il a préféré se rendre, plutôt qu’aux commémorations de l’Armistice à l’Arc de Triomphe, où était pourtant sa place, François HOLLANDE aurait répondu à une de ses lectrices qui lui demandait s’il avait définitivement renoncé à la politique : « Non…je vais revenir ».
Etait-ce une réponse sincère de sa part, ou un de ses traits d’humour ?
Qu’entend-il par retour en politique ? Ce serait forcément la reconquête d’un siège d’élu, car par la parole il n’a jamais quitté la politique…ou alors se voit-il en sauveur du parti socialiste ?
Afin de lui éviter toute déception, j’espère qu’il n’envisage pas un retour à l’Elysée, car la déconvenue pour lui serait de taille.
Un président de la République voit toujours sa cote remonter après son départ du pouvoir, qu’il ne s’illusionne donc pas sur sa cote de popularité actuelle, et qu’il ne la compare pas à celle du président en exercice !
Des lecteurs (ou acheteurs de livre) qui viennent faire dédicacer un ouvrage, viennent parfois par pure curiosité et ne font pas des électeurs favorables à coup sûr.
Au cours de son mandat, plus qu’aucun de ses prédécesseurs, il a désacralisé la fonction de chef de l’Etat, et ses comportements et réactions face aux paroles et actes de son successeur l’ont encore davantage discrédité et lui dénient le droit à réendosser le costume de président de la République.
Personne, pas plus dans sa famille politique, ni même sa famille tout court (ou ex-famille) n’est prêt à lui laisser la place et les candidatures potentielles seront une fois de plus pléthoriques.
Même la météo s’y met : il ne pleut plus assez pour reproduire le schéma du quinquennat précédent !! Il est tout de même remarquable qu’il ait plu à paris le 11 novembre et que François HOLLANDE ait brillé par son absence.

mercredi 10 mai 2017

Dommages collatéraux



Le président nouvellement élu n’a pas fait d’action d’éclat en ce jour, et pourtant il a, indirectement, secoué le cocotier et causé des dommages collatéraux.

Dans le désordre, Manuel VALLS, ancien premier ministre, candidat à la primaire  de l’alliance populaire battu par Benoît HAMON, qui n’a pas fait de cadeaux à Emmanuel MACRON lorsque celui-ci faisait partie de son gouvernement, qui veut se présenter aux élections législatives sous la bannière de la République en marche…attendons demain pour savoir si sa candidature a été retenue…

Marion MARECHAL-LE PEN, une figure du Front national, davantage appréciée que sa tante Marine, qui décide, à 27 ans, de faire un break dans sa carrière politique et démissionne de tous ses mandats.

Les Républicains, qui disent avoir perdu l’élection présidentielle non à cause de leur programme, mais à cause de leur candidat, qui modifient malgré tout ce programme pour les législatives, en promettant des baisses d’impôt dont le financement n’est pas assuré. Et qui menacent de l’enfer ses adhérents qui rejoindraient la majorité présidentielle. Des courants se font jour et des défections sont à prévoir, mais quelle en sera l’ampleur ? Et Laurent WAUQUIEZ qui se droitise de plus en plus…
Les socialistes qui sont en perdition et qui, à l’instar des Républicains, édulcorent le programme de leur candidat à la présidentielle pour espérer conserver des sièges à l’Assemblée nationale. Là aussi, on menace des éventuels transfuges, qui risquent d’être assez nombreux. En attendant, ceux qui restent au PS se regroupent et créent force chapelles ou courants, on ne s’y retrouvera bientôt plus.

Entre les deux tours de la présidentielle, Marine LE PEN a réussi à gâcher une bonne partie du crédit qu’elle avait engrangé au premier tour, par son arrogance, sa violence, ses erreurs.

Jean Luc MELENCHON est en train de commettre les mêmes erreurs en faisant capoter l’entente avec le PC. Résultat, le potentiel des Insoumis sera divisé entre plusieurs candidats dans nombre de circonscriptions, et el nombre d’élus en sera forcément limité.

L’élection d’Emmanuel MACRON, l’onde de choc qu’elle a provoqué, mais aussi l’aveuglement d’une partie importante du personnel politique en place met à mal tous les partis. Le nombre important des candidats dans chaque circonscription, l’état d’esprit des électeurs et l’ambiance générale vont être à l’origine de nombreuses surprises. Des candidats, même inconnus, de la République en marche pourront en bénéficier et faire leur entrée au palais Bourbon.

Par conviction, et parce que toutes les autres solutions n’ont pas été salutaires, il faut faire confiance au nouveau président de la République et lui donner les moyens de réformer le pays en lui accordant une majorité à l’Assemblée.


Il faut du neuf, il faut du jeune, il faut du changement, il faut se mettre en marche.

dimanche 30 avril 2017

Dupont-Aignan, Dupont Lajoie.



Nicolas DUPONT-AIGNAN a échangé son âme contre un hypothétique poste de premier ministre si Marine LE PEN venait à être élue présidente de la république dimanche prochain.
Cette victoire, bien que possible, n’est pas acquise.
Et ce scrutin sera suivi par celui des législatives qui composera l’Assemblée Nationale qui accordera, ou non, sa confiance au premier ministre qu’aura choisi le nouveau Président de la République.
Nicolas DUPONT-AIGNAN a donc tout misé : sa carrière politique, son honneur pour obtenir un poste qu’il n’est pas sûr de pouvoir avoir, encore moins de conserver plus de quelques semaines si par malheur il devait effectivement être nommé à Matignon.
Il a beau se targuer d’avoir ainsi infléchi quelque peu le programme de Marine LE PEN, le croit-il seulement ? Celle-ci élue, elle le nommerait certainement à Matignon, puisqu’elle le lui a publiquement promis, mais elle s’empresserait ainsi d’appliquer son programme au rythme qu’elle voudra, le poids de l’ex « Debout la France » étant quantité négligeable. Elle sera Poutine, il sera Medvedev, tout simplement.
Et la France s’enfoncera dans la crise, entraînant l’Europe avec elle.
Crise économique, crise politique, libertés publiques bafouées.
Le clientélisme, la partialité, les injustices, la suspicion seront rois.

Mais tout n’est pas perdu, le second tour n’a pas encore eu lieu, et Marine LE PEN peut ne pas se voir confier les clés de l’Elysée.