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samedi 23 mai 2020

Jour 68 d’une autre vie. Second tour des élections municipales le 28 juin.


Le second tour des élections municipales, prévu le 22 mars, se tiendra finalement le 28 juin, si l’épidémie de coronavirus ne se réveille pas au point de provoquer un nouveau report.
Des personnalités de tous bords étaient favorables à la tenue de ces élections en juin, d’autres souhaitaient un report jusqu’en septembre, d’autres au-delà encore.
Le choix fait par le Gouvernement est clairement le meilleur, pour plusieurs raisons :
  • Plus de 30 000 communes, où l’équipe municipale avait été élue dès le premier tour, ne sont pas concernées, et peuvent commencer à travailler, avec toutefois le problème des intercommunalités pas renouvelées,
  • A partir du moment où le déconfinement est en marche, que cela se passe plutôt bien, et si les conditions sanitaires sont respectées, pourquoi le citoyen ne pourrait aller voter alors que le client peut aller dans les commerces ?
  • La situation dans les communes où l’équipe sortante ne se représentait pas ou était largement distancée au premier tour, posait dans certains cas des problèmes qui entravaient le bon fonctionnement de la vie communale, déjà mise à mal par l’épidémie,
  • Et en septembre ou après, qui peut préjuger de la situation sanitaire du moment ? D’autant plus qu’il faut que la vie reprenne le plus « normalement » possible ; il faut notamment que les crèches et écoles fonctionnent correctement à la rentrée, et pour tous les enfants !

Certes, la campagne pour ce second tour sera bizarre, mais tout est bizarre depuis la mi-mars !
Des réunions pourront se tenir, surtout que toutes les salles de fêtes sont disponibles !
Les professions de foi et autres imprimés ne seront pas disponibles ? Ce sera une source d’économie ; qui, d’ailleurs les lisait ?
Les candidats seront peut-être davantage jugés sur leur comportement des trois mois précédant le scrutin que sur leurs promesses très sujettes à caution en ces temps d’incertitude.
Il est sûr que nombre de candidats se sont prononcés sur le bien-fondé de cette date en fonction de leur propre situation, selon qu’ils avaient de bonnes chances en juin, ou selon qu’ils avaient intérêt à ce que le premier tour du 15 mars soit annulé…
Tous ont jusqu’au 2 juin pour peaufiner les listes, puis trois semaines pour tenter de convaincre les électeurs.
Bon courage à eux !



jeudi 11 octobre 2012

L’irréalisme des maires opposés au « mariage pour tous ».

Des maires s’opposant aux unions entre personnes du même sexe commencent à se faire entendre, certains pour regretter qu’ils ne soient pas consultés par le ministère de la Justice avant la rédaction définitive du texte, d’autres pour affirmer haut et fort qu’ils ne procéderont pas à ces unions, même lorsqu’elles seront légales, invoquant même une clause de conscience, à l’instar des médecins qui refusent de pratiquer des IVG.


Ces maires sont totalement déconnectés de la réalité.

Le mariage entre personnes du même sexe, qui va donner un cadre légal à des unions qui existent déjà, et rétablir des égalités de droits entre citoyens, est tout-à-fait dans l’air du temps et, jour après jour, s’impose plus nettement dans l’opinion publique, au fur et à mesure que l’homosexualité perd son caractère tabou et que les couples du même sexe cessent de se cacher.

Que certains maires s’offusquent de ne pas avoir été consultés, pourquoi pas, mais cette consultation ne serait que perte de temps puisque le texte de loi devant modifier le code civil n’est que technique car il ne s’agit en fait que de remplacer certains termes du code civil par d’autres : « père et mère » par « parents », « mari et femme » par « époux », etc…. Sur le fond, rien n’est changé au niveau du mariage en lui-même, si ce n’est qu’il peut se faire entre deux personnes du même sexe et non plus uniquement entre un homme et une femme.

Quant aux maires qui refuseront de célébrer ces unions après leur légalisation, ils se mettront en contradiction avec la loi ; qu’ils démissionnent alors, ce qui, en passant, résoudra peut-être quelques cas de cumuls de mandats !

De toute façon, il serait surprenant que dans une commune il n’y ait pas au moins un adjoint qui acceptera de faire ces mariages.

Sans parler de l’image que le maire réfractaire aura auprès de ses administrés, notamment les plus jeunes (en âge et en mentalité) ! Et je suis prêt à parier que ces refus se raréfieront au fur et à mesure qu’on approchera des élections !!

Là où ces protestataires exagèrent, c’est quand ils parlent de clause de conscience et évoquent celle des médecins qui refusent les IVG ! On peut considérer que pratiquer une IVG non thérapeutique consiste à détruire une vie en devenir. Unir deux personnes du même sexe n’est pas du tout du même niveau.

Et d’évoquer le bien-être des enfants, c’est de la foutaise, ni plus ni moins. Il y a des enfants de couples homosexuels qui sont très heureux et vivent dans un bien meilleur climat que des enfants de couples séparés ou même unis mais vivant dans un climat conflictuel !

Le mariage pour tous, comme le pacte civil de solidarité en son temps, provoque bien des remous. Et il y aura des mariages homosexuels qui tourneront cours, comme il y a, actuellement, de (trop ?) nombreux mariages qui se terminent par des divorces. Mais il y aura bien plus de situations bancales qui pourront être normalisées par ce mariage pour tous et, dans quelques années, on trouvera cette institution tout-à-fait normale.
Le but d’une loi n’est-il pas de contribuer à l’amélioration de la vie des citoyens d’un pays ?