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mardi 25 septembre 2018

Manuel VALLS candidat à la mairie de Barcelone, ce que cela change pour lui..et pour l’Etat français.



Manuel VALLS, sentant que son avenir politique en France n’était plus et, probablement, ne serait plus à la hauteur de ses attentes, s’est retourné vers ses racines et a décidé de se présenter aux élections municipales à Barcelone.
Logiquement, et bien qu’un doute ait subsisté jusqu’au dernier moment, il a décidé de démissionner de tous ses mandats électifs en France.
Il percevra, ce qui est normal, sa pension de retraite d’ancien élu au Parlement français et d’ancien membre du gouvernement.
Par contre, il devrait renoncer aux avantages « en nature » dont il bénéficie en tant qu’ancien Premier ministre : voiture, chauffeur, protection policière, etc… Car il est totalement anormal que le contribuable français supporte encore ces charges alors que Manuel VALLS a décidé de quitter le territoire français.

C’est d’ailleurs une nouvelle occasion de revoir totalement ces avantages indus.
Pour le président de la République et le Premier ministre, une protection policière, une voiture et un chauffeur, éventuellement un bureau et un secrétariat léger pourraient être accordés, mais pour une durée maximale de cinq ans. Rien ne justifie une durée plus longue. Que sur décision du ministre de l’Intérieur, en cas de nécessité, la protection policière soit accordée au-delà de ce laps de temps, soit, mais c’est tout.

Ces avantages avaient été accordés en d’autres temps, et ni la population concernée, ni la situation politique et économique du pays, ni la durée potentielle de ces avantages, et , par conséquent, leur coût n’ont plus aucune commune mesure depuis.
Les modalités de la retraite ont été revus pour tous les Français sur la base de ces changements. Il n’y a donc aucune raison que ces avantages ne le soient pas.

jeudi 19 novembre 2009

Accouchement dans la douleur anticipé pour ce soir.

Ils sont 27, et se retrouvent à Bruxelles ce soir, pour la naissance du futur et premier Président de l’Union Européenne. A l’heure actuelle, on ne sait pas si ce sera un garçon ou une fille, ni même comment les parents envisagent son avenir. Il espèrent toutefois qu’il ne sera pas trop indépendant, pas trop envahissant, pas trop autoritaire ni turbulent. Ils souhaitent qu’il les laisse continuer comme avant, ne leur enlève aucune parcelle de leur autorité.
D’ailleurs, ils ne lui ont même pas préparé ni sa chambre, ni ses jouets. Où va-t-il s’installer, quels moyens aura-t-il à sa disposition ?

Plus sérieusement, cette élection, importante a été plus que mal préparée. Et il ne sert à rien de dire, comme le font certains, que « la présidence suédoise n’a pas mesuré la gravité de l’entreprise », car elle n’est pas seule, loin de là , en cause, mais les grands pays, France en tête, se complaisent à dénigrer les présidences des petits pays, ignorant volontairement que la tâche, pour eux, est toujours plus délicate, vue leur importance relative dans le monde, et ce d’autant plus quand il s’agit de membres récents de l’Union Européenne.

Il faudrait donc que le Président du Conseil Européen, qui ne sera pas Président de l’Union Européenne comme on l’entend d’un chef d’Etat, soit une personnalité qui soit en mesure de s’imposer, car d’elle dépendra l’évolution future de ce poste, qui reste à construire, tellement les contours en sont mal définis.

Il est intéressant à ce sujet de faire un parallèle avec l’élection de Simone VEIL à la présidence du parlement Européen, qui a su, à l’époque donner du poids et de l’importance à ce poste. Elle soutient la candidature de l’ancienne présidente lettone Vaira VIKE-FREIBERGA. On peut lui emboîter le pas ; car ce candidat est une candidate, premier atout, qui a de l’expérience, tant personnelle que politique, qui n’est pas le représentant d’un des grands pays de l’UE, qui parle plusieurs langues étrangères, et qui a des idées sur ce poste et n’agit pas dans un but uniquement personnel. Peux-t-on trouver mieux dans l’intérêt de l’Europe ?

Espérons que le dîner de ce soir soit fructueux, que la naissance annoncée se passe bien, que le bébé soit prometteur et plein d’avenir…..

vendredi 16 octobre 2009

Remplacer le Premier Ministre par un Vice-Président ?

Jean Pierre RAFFARIN a osé poser la vraie question sur RTL, il y a deux jours :
« Qui est le chef de la majorité ? Est-ce le Président de la République ? Est-ce le Premier Ministre ? Est-ce le chef du groupe ? Au fond, nous ne sommes plus dans une pratique traditionnelle de la Vème République » .
Pour tout observateur de la vie politique française, voire même pour tout téléspectateur, la réponse à ces questions est tout à fait évidente.
Nous sommes, de fait, dans un régime présidentiel.
Et il y a peu de chances que s’opère un retour en arrière, les coups d’Etat en France étant heureusement des événements cantonnés dans l’histoire du pays.
Il ne reste donc qu’à régulariser la situation par une révision constitutionnelle qui permettra un rééquilibrage des pouvoirs, car le partage traditionnel de ces derniers a été mis à mal par le Président qui a déshabillé le Premier Ministre et a du mal à supporter les velléités d’une indépendance pourtant légitime manifestées par le Parlement ou les juges.
Que l’on acte que le Président est le chef de l’Etat et de sa majorité, qu’on lui supprime le droit de dissolution pour que le Parlement puisse exercer un réel contre-pouvoir .
Ainsi les choses seront claires et chacun saura où se positionner.

mardi 25 août 2009

Le charmeur et l’avaleur de serpents.


Il est un pays dirigé par un Chef de l’Etat petit par la taille, mais doté d’une capacité de charmeur hors pair.
Cet homme sait faire des promesses à tour de bras, à qui sait manifester son mécontentement. La plupart de ces engagements étant compliqués à satisfaire, soit parce que les caisses de l’Etat sont vides, soit parce que des contingences diverses en entravent le chemin, soit encore parce que les services centraux en freinent l’application, il se fâche régulièrement et publiquement, montrant encore une fois des gages de sa bonne volonté à ceux qu’il avait déjà charmé par sa première promesse d’aide.
Tel un charmeur de serpents soufflant dans sa flûte, cet homme charme presque tous ceux qui savent attirer son attention sur leurs difficultés.

Ce Chef d’Etat est assisté d’un Premier Ministre qu’on appelait, précédemment, un chef du Gouvernement. Celui-ci doit souvent attendre que son dirigeant soit parti en tournée à l’étranger pour pouvoir faire entendre sa voix. Et encore ! Ce n’est pas toujours aisé et il s’attire parfois les foudres de son chef, même depuis l’étranger !

Il essaie, parfois, de rappeler la réalité des choses et les contraintes existantes, mais le charmeur est toujours à l’affût, contredisant son premier ministre régulièrement, lui faisant avaler des couleuvres, et des serpents bien plus gros encore……

Quel est donc le régime de ce pays ?
Est-ce une république ? Un royaume ? Un empire ?
Est-ce encore une vraie démocratie ?