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mardi 21 mars 2017

Bientôt il sera trop tard, et les Français seront ingouvernables.



Le ministre de l’Intérieur Bruno LE ROUX a démissionné après la divulgation de l’information selon laquelle il avait employé par le biais de plusieurs CDD ses deux filles en qualité d’attachées parlementaires, alors même qu’elles étaient, un temps, encore mineures, et qu’elles étaient accaparées, parfois, à d’autres obligations à temps plein.
De prime abord, on a envie de saluer sa réaction, une démission rapide, mais de toutes façons, à la suite de l’affaire Pénélope FILLON, il n’avait pas le choix.
Encore quelques affaires comme celle-ci, et les Français deviendront ingouvernables, et ils auront raison, car comment suivre ces dirigeants qui n’ont aucune conscience de la réalité, qui vivent sur leur nuage dans un climat d’amoralité totalement irréel.

Il faut absolument que les candidats à l’élection présidentielle qui sont encore crédibles s’engagent à réformer totalement ce système.
Que l’intégralité des sommes versées aux parlementaires soient fiscalisées.
Qu’un véritable statut de l’assistant parlementaire soit bâti, avec une grille de salaire qui tienne compte de leurs savoirs, compétences, expériences et ancienneté, et qu’ils soient choisis par le parlementaire mais salariés par l’assemblée, et qui intègre également la précarité de leur situation, soumise à la réélection du parlementaire auquel l’assistant est rattaché.
Il n’est pas juste d’interdire aux parlementaires de choisir des membres de leur famille, certains étant très compétents et assumant pleinement leur tâche, mais le fait qu’ils soient employés et rétribués par l’assemblée devrait éviter les dérives mises au jour ces dernières semaines.

Quant au non-cumul des mandats, qui va entrer en vigueur cette année, il est indispensable de l’amender par un critère de durée. Un parlementaire, un dirigeant de collectivité (président de région, de département, de communauté de commune, maire) ne devrait plus avoir le droit de faire plus de trois mandats pour toutes les collectivités comptant plus de 100 000 habitants.
Enfin, il devrait être interdit de se présenter à toute élection dont le mandat est supérieur à 3 ans à partir de l’âge de 65 ans.

Certainement aussi qu’il faudrait envisager une interdiction de se présenter à une élection pour toutes les personnes qui ont été condamnées pour certains motifs mettant en cause l’honnêteté et la droiture.

Nous Français voulons bien être dirigés par des femmes et des hommes politiques, consentir les efforts qu’ils nous demandent, mais à condition qu’ils soient dignes de notre confiance.

mardi 21 février 2017

Supplique à François

Cher François,

Il est prévu que tu annonces aujourd'hui si tu te présentes ou pas à la prochaine élection présidentielle. Je voudrais te mettre en garde et surtout te faire prendre conscience que cette éventuelle candidature serait pour toi celle de trop.

Reconnais que même si tu nous réserves toujours des surprises,  tu n'incarnes pas la nouveauté.
Cette année , plus que les autres fois,  tes idées et tes convictions sont déjà largement présentes dans la campagne. Certes, ce n'est pas toi qui les porte, mais elles sont là,  et si tu veux vraiment les promouvoir,  tu n'as pas de meilleur choix que de soutenir celui qui les met en avant, pourquoi pas en l'aidant et en travaillant avec lui.

Sur un plan plus personnel , as-tu pris la mesure de la petitesse du créneau que tu pourrais occuper si tu te présentais ?  Tu réaliserais le plus mauvais de tes scores dans cette campagne de trop.

Alain JUPPE, trop longtemps favori, derrière lequel tu t'étais rangé, à été battu.
François FILLON, qui ne respecte même plus les exigences qu'il demande aux autres candidats, par son entêtement, risque d'envoyer sa famille politique dans le mur.
La gauche, qui était si mal en point, sûre de perdre, aurait pu renverser la situation à son avantage, mais des egos sur dimensionnés l'en empêchent.

En te lançant dans la bataille, tu prendrais le risque de tuer la candidature d'Emmanuel MACRON,  la seule qui possède la fraîcheur de la nouveauté et qui soit acceptable par le plus grand nombre en n'étant pas néfaste pour la France et les Français.

Souhaites tu ce fiasco?

Certains élus de gauche, conscients du risque qu'ils courent de ne pas être réélus aux prochaines élections législatives, annoncent mettre un terme à leur carrière politique pour laisser la place au renouvellement. Ils en sortent grandis, plutôt qu'humiliés par une défaite consécutive à la campagne de trop.

Nous t'aimerions mieux , François, si tu prenais la même courageuse décision.

jeudi 17 novembre 2016

Message à Monsieur Sarkozy

28 mars 2015



Monsieur Sarkozy,

Demain je vais aller voter au scrutin départemental, et je n’ai plus le choix qu’entre une liste UMP et une liste Front National.
Je ne conçois pas accorder ma voix à cette dernière liste, et je vais donc, sans état d’âme aucun, donner mon suffrage à la liste UMP, car contrairement à votre dogme du ni-ni, je prends clairement et fermement position contre le Front National dont j’estime qu’il n’apporte que des mauvaises solutions à des problèmes bien réels, auxquels votre parti lui non plus n’apporte de solutions satisfaisantes. Mais, davantage que l’UMP encore, le Front National distille une ambiance contraire à la fraternité, à la solidarité, à l’humanisme.

Par contre, Monsieur Sarkozy, soyez gentil de ne pas tenir compte de ma voix quand dimanche soir vous allez parader devant les micros, arguant des millions de citoyens qui vous auront accordé leur confiance car, justement, je vous la refuse.

Je voudrais aussi que vous soyez sincèrement modeste, demain soir, car comme nombre d’autres électeurs, j’aurai davantage voté contre l’extrémisme que pour votre parti et la politique que vous prônez.
Je rêve de plus d’égalité, de solidarité, de fraternité, autant de valeurs que vous n’incarnez pas suffisamment. Mais je préfère encore cette situation à celle qui prévaudrait en cas de victoire frontiste, bien qu’il soit nécessaire qu’il y aît des élus frontistes pour que nombre de nos concitoyens puissent se rendre compte que, une fois aux commandes, ce parti ne fera pas mieux que les autres, bien au contraire.
Et n’oubliez pas, Monsieur Sarkozy, que tous ceux qui vont voter pour l’UMP demain ne voteront pas pour Nicolas Sarkozy en 2017.

dimanche 1 décembre 2013

Candidats « éternels » aux élections municipales de 2014.

Les candidats aux prochaines élections municipales sortent peu à peu du bois et force est de constater, dans certains cas, des auto-investitures de dinosaures qui laissent peu d’espoir pour les années à venir. Qui, par exemple, a déclaré récemment : « Tout ne dépend pas de la municipalité mais de l’Etat et de la communauté urbaine où je souhaite ardemment une nouvelle gouvernance. Je veux faire campagne et agir avec une équipe solide, soudée, renouvelée et rajeunie. » C’est le maire sortant de Marseille, Jean Claude GAUDIN qui, à 74 ans, se représente pour un quatrième mandat. Il est vrai qu’il n’a pas fait, au cours des trois premiers, tout ce qu’il aurait pu, tout ce qu’il aurait dû faire pour sa ville et ses habitants. Et combien sont-ils, ces candidats, qui, malgré leur âge avancé, les multiples mandats déjà effectués, continuent de barrer la route à d’autres, plus jeunes ou inexpérimentés, mais qui amèneraient enfin un autre souffle à nombre de communes. Il en va d’ailleurs de même pour d’autres élections. Mais si les alternances politiques au niveau national ont permis un renouvellement à l’Assemblée Nationale et au Sénat, elles sont moins nettes au niveau des communes. Certains de ces candidats qui s’obstinent à se présenter malgré un bilan mitigé, qui refusent l’idée même de désignation du candidat par la voie d’une élection primaire perdront leur siège, non seulement à cause de la forte capacité de nuisance du Front national lors des prochains scrutins, mais aussi parce que les électeurs ne sont pas dupes. Les voix des seuls supporters et soutiens inconditionnels ne seront plus suffisantes, et le candidat du refus, dans nombre de communes, saura ravir le siège de certains maires-ventouses. Une fois le non-cumul des mandats électoraux en vigueur, ne faudra-t-il pas réfléchir à une limitation des mandats en nombre et dans le temps ?

lundi 14 octobre 2013

L’UMP est forcément à l’origine de la victoire du Front National à Brignoles.

Laurent LOPEZ, candidat du Front national, est élu conseiller général de Brignoles avec 53,9 % des voix, devant la candidate UMP Catherine DELZERS, qui a recueilli 46,1 % des voix, avec une participation relativement élevée pour ce type de scrutin partiel à 52,5 %. A première vue, on peut imputer cette victoire du candidat de l’extrême-droite à la gauche, qui n’a pas su proposer une candidature unique au premier tour, et qui ne se serait pas assez mobilisée contre le candidat frontiste au second tour, mais, à y regarder de plus près, c’est bien à l’UMP qu’il faut imputer la défaite de sa propre candidate. Premièrement, entre le premier tour et le second, c’est dans les bureaux de vote classés à droite que Laurent LOPEZ a le plus progressé. Ensuite, et contrairement aux états-majors de l’UMP, le parti socialiste avait appelé à faire barrage au Front national, et à voter pour la candidate UMP, ce qui est tout-à-fait méritoire. En effet, les partis de l’actuelle opposition ont enterré le concept même de front républicain, et ils ne peuvent donc pas reprocher aux électeurs de gauche de ne pas leur apporter leurs suffrages. Par ailleurs, la droitisation, la radicalisation du discours des ténors de l’UMP, jusqu’au policé François FILLON, qui flirtent de plus en plus souvent avec les idées frontistes ont tendance à gommer les différences entre la droite et l’extrême-droite, ce qui déstabilise même ceux qui traditionnellement votaient pour l’UMP qui, maintenant, se disent que, tant qu’à faire, autant voter pour le candidat FN ou Bleu Marine, qui n’a pas encore déçu, puisque de toutes les façons, les idées de l’UMP rejoignent les siennes. L’électeur de gauche, quant à lui, est, pour les mêmes raisons, dissuadé d’aller voter puisque, à la virgule près, les thèses qu’il reproche au Front national sont reprises par l’UMP ! Voter UMP, dans certains cas, revient presque, pour lui, à voter FN ! Alors in ne vote pas, ou vote blanc. Quand ensuite on lit que l’excellentissime Geoffroy DIDIER de la Droite forte, déclare que « Le résultat de Brignoles, c’est la faute à la gauche au pouvoir depuis 18 mois, incapable de répondre aux besoins, aux problèmes et aux exaspérations des Français », on se rend compte qu’on a les politiques les plus bêtes du monde ! Il a déjà oublié qu’il y a quelques mois le candidat SARKOZY s’était fait sortir de l’Elysée parce que la droite, au pouvoir depuis 17 ans, était incapable de répondre aux besoins, aux problèmes et aux exaspérations des Français ! Et la France, au bout de ces 17 ans, était dans un tel état, moralement et psychologiquement au moins autant qu’économiquement, qu’il était impossible de la remettre d’aplomb en quelques mois. La gauche, le parti socialiste en particulier, déçoit donc les électeurs français comme la droite l’a fait en 2012. L’année prochaine verra un Front national fort, notamment aux élections européennes. Il faudra malheureusement en passer par là, nos élites n’étant pas aptes à en dissuader une majorité d’électeurs.

jeudi 14 juin 2012

Le péché d’orgueil de Ségolène.

Quand on voit ce qui se passe à La Rochelle, pour l’élection législative de la 1ère circonscription de la Charente Maritime, on ne peut se poser qu’une seule question : Mais qu’est allée faire Ségolène ROYAL dans cette galère ?


Le député-maire de La Rochelle, Maxime BONO ayant décidé il y a quelque temps de ne pas briguer un nouveau mandat à l’Assemblée Nationale, l’un de ses adjoints, par ailleurs conseiller régional, ancien responsable du PS local, Olivier FALORNI, enseignant quadragénaire, a décidé de tenter sa chance.

Et, brutalement, Ségolène ROYAL, qui avait été député des Deux Sèvres de 1988 à 2007, hormis ses passages au gouvernement, a décidé de se présenter à La Rochelle, candidature acceptée par les instances du Parti Socialiste.

Pourquoi a-t-elle voulu changer de circonscription ?

Sans doute parce qu’en 2007 elle avait décidé de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat et avait confié les clés de sa circonscription à Delphine BATHO, à laquelle elle ne voulait pas la reprendre.

Pourquoi est-elle intéressée par un siège à l’Assemblée Nationale ?

Pour en briguer le perchoir, ainsi qu’elle ne le cache pas, ce qui a fait dire à son rival de La Rochelle, « Notre circonscription n’a pas vocation à être un terrain d’atterrissage sur lequel on installerait un trampoline pour rebondir aussitôt sur un perchoir ».

Madame ROYAL, imbue de sa personne et prétentieuse, souffrant certainement du fait que son ancien compagnon avait réussi où elle avait échoué, cinq ans plus tôt, croyait que tous les électeurs rochellais allaient lui faire confiance à elle, parachutée, plutôt qu’à un élu local, implanté dans la circonscription. Elle s’est trompée car, à l’instar de nombreux politiques elle a oublié que les personnes qui l’accueillent chaleureusement, qui lui sourient, ne votent pas forcément pour elle lorsqu’ils ont le choix entre plusieurs personnes. Rama YADE vient d’en faire la triste expérience également, à Colombes.

Quand en plus maintenant les soutiens de Madame ROYAL, dont le député sortant Maxime BONO, déclarent qu’Olivier FALORNI est le candidat de la droite parce que les électeurs de l’UMP et du Front national vont voter pour lui au second tour, on est en pleine mauvaise foi !

Chaque candidat du premier tour qualifié pour le second en appelle aux électeurs des candidats recalés, et c’est normal.

Olivier FALORNI, pas plus qu’un autre, n’est responsable des citoyens qui votent pour lui si, contrairement à Madame MORANO en Meurthe et Moselle il ne renie ses convictions pour « arracher » des voix.

Les électeurs de l’UMP et autres, dont le candidat ne peut se maintenir, ont bien le droit de voter, et forcément pour l’un des deux restant en lice. Il s’avère que, présentement, ils voteront plus contre Ségolène ROYAL que pour Olivier FALORNI.

Le seul grief qui pourrait être émis à l’encontre du challenger de Ségolène c’est que, arrivé derrière elle au premier tour, il n’a pas respecté la loi non écrite qui dit que le second se désiste au profit du premier.

A sa décharge, l’attitude de son parti n’a pas été exemplaire lors de la décision de parachutage de Ségolène ROYAL et, de plus, il n’y avait pas d’autre adversaire en lice.

Les électeurs ont la parole ; ils choisiront et leur choix sera le bon.



jeudi 26 avril 2012

Comment donner la parole à la majorité silencieuse.

Il ne sera pas question ici de donner la parole à ceux qui ne la veulent pas, bien évidemment, mais plutôt de permettre à tous ceux qui voudraient faire acte de citoyenneté mais en sont privés de par l’état de notre droit d’exprimer leur avis.


En premier lieu il apparaît fondamental d’intégrer le vote blanc dans les suffrages exprimés. En effet, l’électeur qui glisse un bulletin dans l’urne ne s’abstient pas, et il donne son opinion, qui est claire : il est contre toutes les possibilités de choix qui lui sont offertes pour ce scrutin. Parallèlement, la part relative de chaque candidat dans les suffrages exprimés serait plus juste qu’actuellement.

En second lieu, et afin que des formations politiques qui font, par exemple, plus de 10 % des voix ne soient pas écartées de la représentation nationale, il devient impératif d’instiller une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif.

Le Sénat compte actuellement 348 membres, l’Assemblée Nationale 577. Pourquoi ne pas calquer les circonscriptions de l’Assemblée sur celles du Sénat, et élire ainsi 348 députés au suffrage direct, les 229 autres, soit 40 % du total, pouvant être élus sur la base d’un scrutin proportionnel. C’est une possibilité, mais il y en a évidemment bien d’autres…..

Si l’on veut renforcer l’attachement des étrangers à leur terre d’accueil, il est normal de leur accorder le droit de vote aux élections municipales, comme ils l’ont déjà aux élections professionnelles, selon des conditions de durée de résidence bien entendu et, dans un premier temps du moins, sans possibilité d’éligibilité, quoi que ce point puisse être discuté. L’argument dune réciprocité avec les pays d’origine de ces immigrés est totalement fallacieux. Si, ensuite, l’étranger électeur veut s’engager davantage en étant candidat, il lui appartiendra de formaliser ce souhait par une demande de naturalisation en bonne et due forme.

Enfin, sur un plan général, il faudra dépoussiérer le code électoral, notamment en autorisant les sondages jusqu’à l’élection, en interdisant toute candidature à un scrutin à partir de l’âge de 80 ans, en renforçant le contrôle des flux financiers, la vigilance sur tous ces micro-partis qui souvent ne servent qu’à contourner la loi, en moralisant le versement des subventions, etc…

C’est à l’aube d’un nouveau mandat que des réformes peuvent être lancées dans ce domaine pour qu’elles puissent être menées à terme en temps utile et qu’elle ne soit pas entachées d’un quelconque soupçon d’électoralisme ou de favoritisme.

lundi 5 septembre 2011

Questions à Michèle ALLIOT-MARIE .

L’ancienne ministre, qui a occupé pratiquement tous les ministères régaliens, a déclaré au Figaro :


« Les règles de droit doivent être respectées par tous. Je me demande où l'on va quand des ouvrages écrits par des magistrats reposent sur des on-dit, démentis par ceux-là mêmes que l'auteur présente comme ses sources. Comment les Français peuvent-ils faire con¬fiance à la justice quand un juge ne respecte aucune des règles de procédure, de réserve ou de déontologie ? Comment la presse peut-elle se faire l'écho, voire le laudateur, d'écrits reposant sur ces bases ? Il est indispensable de rappeler les principes de la vie en commun au sein de la République. »

En lisant ces lignes, je m’interroge sur plusieurs points :
• Quand des policiers se font communiquer par des opérateurs de téléphone des renseignements sur des journalistes qui enquêtent sur des affaires a priori pas très nettes où sont impliqués des membres du gouvernement, où est le respect des règles de droit ?
• Quand un ancien président de la République argue de ses problèmes de santé pour ne pas assister à son procès qui a été abusivement repoussé sur la base d’une immunité exagérée, où est la justice ?
• Quand des litiges comme celui opposant Bernard TAPIE à l’Etat dans l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais sont réglés à l’avantage de ce dernier en marge de la justice ordinaire, où est l’égalité des citoyens ?
• Quand les élus UMP sont en université d’été et que tous leurs commentaires se bornent à dénigrer les autres partis, et surtout le grand rival PS, car ils n’osent trop critiquer les positions du Front National, soit parce qu’ils en sont trop proches, soit parce qu’ils pensent récupérer les voix des électeurs de ce parti xénophobe et antidémocratique, où sont l’originalité et l’attractivité de ce parti qui se veut de gouvernement ?
• Pourquoi les élus UMP critiquent-ils les origines norvégiennes ou coréennes de certains élus et pas les origines hongroises et grecques d’autres ?


Quand donc notre personnel politique se rendra-t-il enfin compte que les Français ne sont pas plus bêtes que la moyenne et qu’il faut arrêter de leur raconter tout et n’importe quoi ?

De nombreux Français avaient prévu de voter DSK aux prochaines présidentielles. Le retour hypermédiatisé de ce dernier sur le sol français les a écoeuré, car même s’il n’a commis aucun acte répréhensible dans cette affaire, l’étalage d’argent, son hypersexualité, son mépris des autres, son absence d’excuses ou de regrets les ont cocufiés, et ils ne l’oublieront pas.
Un jour, seuls les encartés iront encore voter, les autres citoyens n’en auront plus envie.

dimanche 5 septembre 2010

Où le Président perd son second mandat.

Il y a encore quelques semaines, on aurait donné Nicolas SARKOZY gagnant du scrutin présidentiel de 2012. Sa défaite, maintenant, est quasiment acquise.

On ne sait pas encore jusqu’où il est impliqué dans l’affaire BETTENCOURT, mais la défense perpétuelle d’Eric WOERTH dont le départ du gouvernement finira bien par intervenir, mais trop tard, ainsi que les divers contre-feux allumés au cours de l’été n’auront servi à rien, si ce n’est à diminuer encore plus la confiance accordée par les Français à leurs hommes politiques.

Au niveau international, son comportement vis-à-vis des Roms a soulevé de légitimes critiques, sa réaction n’étant en rien une solution, ni même une ébauche de solution face à un problème réel, d’autant plus qu’il impute la responsabilité de problèmes de sécurité intérieure à une communauté qui n’en est pas davantage responsable que bien d’autres.

Quant à son idée de déchéance de nationalité, elle est tellement complexe et restrictive qu’elle ne concernera au maximum qu’une dizaine de personnes par an, ce n’est donc bien, là encore, qu’une manœuvre purement électoraliste.

L’idée qu’il pensait géniale d’annoncer un remaniement ministériel plusieurs mois à l’avance, là encore, s’est retournée contre lui, à tel point qu’il le repousse maintenant, ne sachant plus quel casting mettre en place….L’efficacité du gouvernement tend à rejoindre sa crédibilité, soit un niveau proche de zéro. Bientôt on ne parlera plus que des gouvernements impossible en Belgique et fantôme en France !!!

Vivement 2012, qu’on change !

dimanche 28 mars 2010

Les Présidents de Région et le renouvellement du personnel politique.

Si on considère les départements d’Outre Mer au même niveau que les régions de métropole, on se rend compte que, sur 26 Présidents :
• Seuls deux sont des femmes ;
• Leur moyenne d’âge est de 62 ans et 9 mois,
• Dix d’entre eux ont plus de 65 ans, et 6 autres auront atteint cet âge à l’issue de leur mandat, dans 4 ans ;
• Cinq Présidents entament leur troisième mandat, 16 leur second mandat (dont certains, il est vrai n’avaient pas fait un mandat complet), et seuls 5 Présidents sont des « nouveaux », qui tous sont dans les plus petites régions (Alsace, Corse, Guyane, Martinique et Réunion).
Où est la modernisation de la vie politique ?
Il faut d’urgence « forcer » un renouvellement du personnel politique, car il est certain que le fait de voir et d’entendre toujours les mêmes visages et voix conforte l’opinion de tous les tenants du « De toutes façons, rien ne change », qui prônent l’abstention.

Les idées ci-dessous pourraient être autant de pistes de réflexion :
• Pour tout mandat supérieur à 3 ans, l’âge maximal pour poser sa candidature est de 65 ans, et il est interdit d’en exercer plus de trois de suite ;
• Pour les élections à la proportionnelle intégrale, les listes de candidats ne pourront compter plus de 50 % d’élus sortants.
• Comme on a su imposer des quotas hommes/femmes sur les listes de candidats, il faudrait imposer quotas d’âge, pour que toutes les tranches d’âge soient représentées

On se privera certes un peu d’expérience et de maturité, mais l’apport de sang neuf, de personnes aux expériences multiples et diverses, compensera, et certainement bien au-delà, ce léger inconvénient.