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jeudi 17 novembre 2016

Mistral gagnants.

27 septembre 2015



La France avait vendu deux frégates à la Russie. Suite aux événements en Ukraine, où la Russie avait violé le droit international, notre Président de la République a décidé de suspendre la livraison de ces deux navires de guerre à leur acheteur.
Cette décision, approuvée par les uns, décriée par d’autres, comprise mais non approuvée du fait des conséquences économiques et des possibles retombées négatives sur notre commerce international par d’autres encore, était une décision bonne et justifiée. De plus, elle a montré également que l’indépendance de la France était encore réelle, et, surtout, que notre pays savait privilégier la paix et les libertés même si cette attitude risquait de porter préjudice à notre statut de puissance économique.

Les événements en Ukraine ne permettant toujours pas la livraison de ces deux navires à leur propriétaire, un accord est intervenu entre la Russie et la France, annulant cette vente, à charge pour Paris de rembourser environ 950 millions d’€uros à Moscou.
Cet accord était un bon accord, et il faut saluer l’efficacité de tous ceux qui ont permis que ces bateaux soient achetés par l’Egypte, avec le concours de l’Arabie Saoudite, certes, quelques semaines seulement à la signature de cet accord franco-russe.

Des esprits chagrins ont parlé de galère, mais se rappellent-ils pendant combien de temps des Rafale qui ne trouvaient acquéreurs tournaient d’un salon aéronautique à l’autre pour montrer leurs atours ?
De plus, ces deux Mistral vont croiser en Mer Rouge où ils serviront bien davantage la paix que s’ils avaient été aux mains des marins de Poutine.

24 Rafale de questions.

13 février 2015



La France vient enfin de vendre des avions Rafale à l’export : 24 exemplaires vendus en l’Egypte, au terme d’une négociation très (trop) rapide.
C’est apparemment un succès, mais qui soulève de nombreuses questions.
Tout d’abord, en ce qui concerne le financement. La France n’a-t-elle pas consenti des efforts exagérés dans ce domaine ? Bien sûr, on va nous dire que des emplois seront créés, ce qui est en l’espèce exagéré, car ce n’est pas la construction de 24 avions de combat (qui sont peut-être en stock, car il semblerait qu’ils doivent être livrés dans les 6 prochains mois), l’essentiel du travail ayant été fait en amont (conception, essais, etc…).
L’acheteur ensuite : il est vrai que les voisins de l’Egypte sont menaçants : Lybie, Syrie, terroristes de Daech mais, pour autant, les soubresauts qui ont agité l’Egypte ces dernières années ne sont pas franchement des gages de sureté et de sécurité pour l’avenir. Espérons que nous n’ayons pas à regretter ce choix.

Succès commercial, bonne nouvelle en ce qui concerne l’emploi et l’export, succès diplomatique, « première » qui encouragera peut-être d’autres pays à suivre l’exemple égyptien, reconnaissance de la qualité d’un « bijou » français, ceci après tant de déconvenues, tout cela est vrai.
Mais les contreparties financières, politiques, sécuritaires n’ont-elles pas été exagérées ?
L’avenir nous le dira.