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mercredi 5 mai 2021

L’irresponsabilité sociétale de Géant Casino Villefranche.

 

Il est ici question de l’hypermarché Géant Casino de Villefranche sur Saône où des scènes honteuses se sont déroulées le 1er mai, mettant en jeu, à mon avis, la responsabilité sociétale de cette enseigne. Les réponses qu’elle a apportées sont honteuses.

Les faits, tout d’abord.

Comme nombre de magasins de ce type, il possède, en sus des caisses avec caissière ou caissier, des caisses automatiques. Il est ouvert le dimanche toute la journée depuis plusieurs mois, mais seules les caisses automatiques sont disponibles l’après-midi ; il n’y a pas de personnel commercial, uniquement des vigiles.

Le samedi 1er mai, l’enseigne a ouvert ses portes toute la journée, en n’activant que les caisses automatiques, dans le but évident d’économiser des frais de personnel.

Des clients sont venus faire leurs courses, en nombre trop important pour le peu de caisses ouvertes. Résultat : une attente aux caisses qui atteignait deux heures.
De ce fait, des clients ont préféré renoncer, laissant sur place leur chariot, même s’il contenait de la viande et autres produits frais.

Ce comportement des clients est honteux, mais l’attitude de l’enseigne, motivée uniquement par l’envie de faire des profits l’est bien davantage encore.

Cette situation a été évoquée par la presse, et la direction de Casino a mis du temps à répondre aux questions qui lui étaient posées. 



Aucun regret, aucune remise en cause ; l’enseigne se contente de dire que les consommateurs avaient été informés de l’absence de personnel et de l’ouverture des seules caisses automatiques.

C’est une honte!

L’enseigne ne devait pas se contenter d’informer, il lui appartenait de prendre des mesures pour éviter un tel chaos.

N’y avait-il pas un cadre de permanence, qui aurait pu prendre des dispositions d’urgence, voire fermer l’accès temporairement ?

Combien de kilos de marchandise ont-ils été gaspillés ce jour là ?

Le seul appât du gain, au détriment de tous les autres critères ne doit plus être toléré. Si le législateur ne peut tout régenter, notamment sur le plan moral, c’est au citoyen et au consommateur de prendre ses responsabilités.

Il y a sûrement moyen de trouver enseigne plus socialement responsable, comme il serait tellement bon de redonner sa fête au travail, le 1er mai !!



mardi 30 mars 2021

Covid et Ever Given, même constat désolant…

 

L’Ever Given est ce porte-conteneurs qui s’est mis en travers et a bloqué pendant quelques jours le canal de Suez et, par ricochet, une partie non négligeable du commerce mondial.

IKEA, chantre de l’écologie et du consommer local, a reconnu avoir des conteneurs sur plusieurs bateaux coincés, dont le fautif…

Plus désolant, car nous sommes concernés plus directement, le patron d’une entreprise britannique déplorait « une cargaison de lames de parquet en chêne français conditionnées en Chine...bloquée à bord de l’Ever Given » !!!

Des arbres sont abattus en France, on les transporte sur des milliers de kilomètres pour qu’ils soient débités et conditionnés, puis ils font le trajet retour ! Et l’empreinte carbone ? Au bout du compte le consommateur final paiera plus cher de transport que de matière première !

La Covid déjà, par ses conséquences sur l’activité industrielle, avait révélé de telles absurdités.

Sachant que ces transports inutiles et coûteux ne sont pas motivés par le fait de donner du travail à la main d’oeuvre chinoise, mais uniquement dans le but d’accroître les profits d’entreprises peut-être étrangères, alors que nous manquons de travail chez nous, c’est scandaleux.

La France dispose d’un crédit international important quant à sa production industrielle. En y regardant de près, on voit que de plus en plus d’objets « made in France » font ce genre de périple avant d’aboutir entre nos mains. Et, depuis quelques années, on se rend compte que même les articles de marque, payés chers, n’ont plus la qualité à laquelle nous étions habitués. Pourquoi ? Parce que nombre d’entre eux sont fabriqués au même endroit et par les mêmes personnes que des articles similaires de bas de gamme et plusieurs fois moins chers. Résultat : la France, dans quelques années, aura perdu le crédit international mentionné plus haut car les consommateurs seront déçus de la qualité de leur achat.




Alors de grâce, Mesdames et Messieurs les entrepreneurs, dans la mesure du possible, concevez et fabriquez chez nous !

Alors de grâce, Mesdames et Messieurs les consommateurs, regardez bien ce que vous achetez, même s’il faut payer un peu plus cher ce qui est fabriqué localement ; sur le long terme, tous nous serons gagnants.

samedi 9 novembre 2019

Laurent RUQUIER contaminé par le marketing et le tout-commercial.

Cette semaine aux Grosses Têtes, Laurent RUQUIER a posé la question suivante : qu’est ce qui est tombé le 2 décembre en 2018, qui tombe le 1er décembre en 2019, et le 29 novembre en 2020 ? C’était la teneur de la question, même si je n’en reproduis pas les termes exacts.
Après quelques hésitations, les membres de l’équipe, confortés par le meneur de jeu, ont dit que c’était le calendrier de l’Avent. Et de faire ensuite une digression assez longues sur les calendriers de l’Avent, qui recèlent des chocolats, des figurines maintenant, et sur la mode assez récente d’offrir un calendrier de l’Avent à son animal de compagnie, où les cases journalières renferment des croquettes.
Cher Laurent, je me permets de vous appeler ainsi, car souvent je ris en écoutant votre émission, souvent aussi j’apprends des choses, soit de votre bouche, soit de celle de l’un de vos invités.
Mais là, je suis obligé de dire que vous me décevez profondément.
Les dates citées ci-dessus, sont celles du premier dimanche de l’Avent, l’Avent étant la période précédant Noël qui est, je ne vous l’apprends pas, la fête de la naissance de Jésus. Il y a quatre dimanches de l’Avent, sachant que cette période de préparation de Noël se termine le 24 décembre. L’Avent commence donc le 4ème dimanche avant le 24 décembre, soit entre le 27 novembre te le 3 décembre, selon les années.
Lorsque les traditions étaient encore respectées, le 1er dimanche de l’Avent était celui où les illuminations de Noël étaient mises en route, celui où les magasins commençaient d’être ouverts pour faciliter les achats de Noël, etc.
Il est triste de voir que l’origine de fêtes que nous continuons à célébrer soit oubliée, et de vous entendre rattacher le premier dimanche de l’Avent au calendrier de l’Avent, m’a profondément déçu. Est-on obligé de toujours tout ramener au commercial, au business ?

samedi 24 novembre 2018

Pourquoi je ne mets pas mon gilet jaune.



Comme la plupart des Français, je trouve que nous payons trop d’impôts et de taxes. Je suis proche de la retraite et, depuis plusieurs années je n’ai plus d’enfants à charge et n’ai donc plus d’avantages fiscaux, même si je continue à aider mes enfants. Pendant les vacances de la Toussaint, avec mon épouse nous sommes partis avec les petits-enfants, pour que leurs parents puissent travailler et n’aient pas à se préoccuper de la garde de leurs enfants. Avec nos cheveux grisonnants, en fin de carrière, Monsieur Macron, nous avons aidé nos enfants, avons fait marcher le tourisme, sans aide aucune.
Et pourtant, je n’ai pas revêtu mon gilet jaune.
Car j’estime normal de payer plus que je ne reçois, ma condition le permettant.
Car le blocage et la manifestation ne sont pas légitimes.
Oui, nous payons trop de taxes, oui nous payons trop d’impôts, mais avant d’aller manifester et de réclamer :
·         Achetez-vous des produits locaux et de saisons ?
·         Achetez-vous des vêtements fabriqués en Europe ou juste des vêtements fabriqués en Asie par du personnel exploité ou des enfants ? Moins cher, certes, mais tellement peu éthiques ?
·         Si vous voulez payer moins d’impôts et taxes, avez-vous en tête une aide à laquelle vous seriez prêt à renoncer ?
Vous êtes-vous déjà dit que s’il y avait des problèmes d’emploi en France, c’était peut-être parce qu’on achetait trop de produits importés au détriment de produits français, locaux ?
Que le déficit de la sécurité sociale pouvait en partie être dû à certains arrêts de travail facilement accordés ?
Que le travail au black pourrissait la société ?
Que les méthodes de nos grandes surfaces, à force de rabais inconsidérés qui enlèvent toute valeur aux produits, qui tuent le commerce local, qui ne servent qu’à nous pousser à consommer inconsidérément, sont abusives ?

Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, je préfère compter sur moi-même, et agir positivement, tant que je peux, plutôt que d’enfiler un gilet jaune et d’emmerder le monde, de me retrouver mêlé à des énergumènes sans foi ni loi, des casseurs, des imbéciles.


vendredi 12 avril 2013

Ne laissons pas tuer nos producteurs laitiers !

Coincés entre une augmentation des coûts des matières premières et les grands distributeurs pas enclins à partager les bénéfices, les producteurs de lait manifestent leur colère et demandent, de façon pérenne, une augmentation du prix d’achat qui leur est octroyé pour leur production.


Ils auraient besoin de 3 centimes supplémentaires par litre, pour équilibrer leurs comptes, alors que les grandes surfaces ne consentiraient à leur donner que 2 centimes.

Certes, cette hausse de 3 centimes représente quasiment une augmentation de 10 % du prix actuel, mais c’est cette évolution qu’ont subies leurs charges en 2012. Par ailleurs, ceci ne représenterait qu’environ 2 % du prix que paie actuellement le consommateur final que nous sommes.

Une quantité importante du lait vendu en grandes surfaces est importée, déjà, et si des éleveurs sont contraints de cesser leur activité, cette part d’importation augmentera encore, et nos campagnes continueront de se dépeupler.

Ne serait-il pas judicieux d’octroyer à nos éleveurs une augmentation du prix d’achat de 4 centimes au litre, et de créer un label « Lait de France », que nous accepterions de payer quelques centimes de plus ? Sans compter que, pour ce produit peut-être plus que pour d’autres, les grands distributeurs devraient s’astreindre à acheter localement, l’écart défavorable de prix étant au moins partiellement compensé par une baisse des coûts de transport.

Il ne sert à rien de mettre en place des mesures transitoires, et de verser des aides aux éleveurs, payées par le contribuable-consommateur ne résout pas le problème.

Il faut que nous gardions nos éleveurs et leurs troupeaux.
Il faut que nous puissions être surs de la qualité du lait que nous faisons boire à nos enfants.
Il faut que nos campagnes et nos montagnes restent vivantes. Que seraient nos alpages sans nos vaches ?
Il faut que nos beurres et fromages soient fabriqués avec du lait de nos terroirs.

Alors, que le consommateur remplace le contribuable pour aider les éleveurs.

Et, surtout, que les grands distributeurs, eux aussi, sortent de leur entêtement et fassent un geste significatif pour éviter la délocalisation de nos vaches !

mercredi 21 novembre 2012

Dimanche : ouvert ou fermé ?

Un récent sondage réalisé par IPSOS indique que 63 % des Français seraient plutôt favorables à une plus large ouverture des commerces le dimanche, mais ce chiffre est à nuancer car il est de 85 % chez les 15/19 ans et de 56 % chez les 60/69 ans qui, a priori, ne seraient pas contraints de travaille ce jour, et ne tireraient que des avantages de l’ouverture dominicale.


Il est indéniable que l’ouverture du dimanche permettrait à nombre de commerces d’engranger du chiffre d’affaires, mais serait-il vraiment supplémentaire ? N’oublions pas que ce le chaland achèterait le dimanche, il ne l’achèterait pas un autre jour. Pour ce qui est de la rentabilité, c’est autre chose, car les majorations de salaire et les frais fixes obéreraient une grande partie de la marge.

Plaçons nous plutôt sur le plan humain.

Alors que nombre de citoyens fustigent le projet de mariage gay en arguant des risques courus par la cellule familiale, il est vital de prendre en compte que la plupart des vendeuses et vendeurs sont des gens de condition moyenne qui ne pourraient plus passer ce jour en famille s’ils devaient tenir leur rayon ou leur caisse. Pour peu que le conjoint travaille tous les autres jours de la semaine, quand pourraient-ils passer une journée ensemble ?

Et que faire des enfants, les crèches étant fermées et les grands-parents pas toujours présents ?


Il faut cesser de tout concéder à l’économie, à la productivité, et remettre à sa vraie place la qualité de vie.

Que des commerces alimentaires, restaurants, hôtels, établissements de soins, de loisirs, culturels, touristiques, accueillent du public les dimanche et jours fériés est une bonne chose. Mais les voitures, vêtements, papiers peints et autres articles usuels de la vie courante, on peut très bien les acheter du lundi au samedi.

Il serait peut-être plus judicieux de revoir les heures d’ouverture, de les élargir entre 12 et 14 heures, de les avancer, le matin, ou les repousser, en fin de journée, et tout le monde pourrait en retirer un bénéfice.

Le problème tient davantage, actuellement, à la réglementation existante qui, souvent, crée des disparités et de l’inégalité entre les commerces. Il suffirait de la revoir, de la rendre plus stricte, et le problème serait en partie réglé.

Quant à la concurrence des sites marchands sur internet, c’est un faux alibi, car les acheteurs du net ne sont pas actifs que le dimanche, ils le sont aussi la semaine, et toutes les nuits de la semaine. Pour la contrer totalement, les commerces devraient être ouverts 24 heures sur 24 et tous les jours de l’année !

Pour le bien-être des salariés, pour la protection des consommateurs, cessons de réclamer l’ouverture des magasins le dimanche et consacrons cette journée à la famille, au repos, aux loisirs. Accordons-nous cette pause dans cette vie trépidante et tout un chacun en tirera avantage.



lundi 12 avril 2010

Hypocrisie meurtrière.

Hier dans un village des Ardennes, un père de famille conduisait une mini-moto de cross pouvant sans problème atteindre la vitesse de 60 km par heure. Il avait avec lui son fils âgé de quatre ans et demi, installé devant lui, sur la selle.
Suite à une perte de contrôle, la moto a percuté un portail, et l’enfant est décédé des suites de ses blessures.
Selon « Le Figaro » qui relate ces faits sur son site internet, « les mini-motos sont en vente libre mais sont interdites à la circulation sur la voie publique en France ».
De deux choses l’une, soit on estime que ces engins sont dangereux, et on en interdit l’usage, mais aussi la vente. Soit ils ne sont pas dangereux, et on en permet l’usage comme la vente.
Il est scandaleux que pour des motifs purement mercantiles on en arrive à ces situations aberrantes qui, trop souvent, se terminent par des drames.
Il en est malheureusement ainsi pour nombre d’autres produits qui sont interdits d’utilisation ou de consommation, mais dont on tolère la vente, voire le trafic.
Messieurs les Parlementaires, prenez vos responsabilités et clarifiez la législation en vigueur dans ce domaine.