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jeudi 17 novembre 2016

Comment transformer des succès potentiels en échecs réels.

31 octobre 2014



Le Président François HOLLANDE, conscient comme tout un chacun que le millefeuille des collectivités territoriales françaises était totalement indigeste, inadapté aux contingences de l’époque actuelle, aux multiples défis économiques et politiques et, de plus, générateurs de coûts redondants, a décidé il y a quelque temps de lancer le chantier de la réforme territoriale.
Enfin, un homme politique prenait son courage à deux mains et allait faire ce que d’autres, avant lui, auraient dû faire depuis longtemps déjà.
Cette réforme ambitieuse, moderne, simplificatrice, devait redonner vigueur et compétitivité à nos régions et à notre pays. Elle aurait sans conteste été l’un des acquis majeurs du quinquennat de François HOLLANDE.

Mais les barons locaux se sont mis à pleurer, à gémir, ont menacé de quitter la majorité présidentielle. Qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, qu’ils aient réclamé depuis des lustres ces changements ou qu’ils y aient toujours été opposés, ils ont émis d’autant plus de plaintes et de critiques que leur baronnie était touchée par cette réforme.
Et le Président et son gouvernement ont été sensibles à ces larmes. Ils ont cédé devant l’un et l’autre, ont accordé des dérogations, coupé, recoupé, recollé, empilé…..
A l’heure actuelle, le projet de réforme territoriale diminue certes le nombre de régions, mais pas de la façon la plus intelligente. Des départements sont supprimés, d’autres maintenus, éventuellement sous un autre nom. Des métropoles font leur apparition. La complication sourd de chaque coin du territoire. Plus rien ne sera comparable, on ne saura plus où on en est.

Monsieur Hollande, pourquoi n’avez-vous pas décidé qu’il y aurait tant de régions, et que, à l’échelon en dessous, il y aurait des métropoles et des communautés de communes, qui chapeauteraient les communes. Un point c’est tout. Nous aurions donc eu quatre niveaux, ce qui est bien suffisant : l’Etat, la région, le regroupement de communes, la commune.
Vous avez préféré céder à des élus cumulards et jaloux de leur prérogatives ; ils ne vous en seront malheureusement reconnaissants que pendant quelques jours (et encore !), et vous avez perdu une occasion de réaliser une grande et belle réforme.

Ecomouv’, Monsieur le Président, est également un dossier symptomatique, où vous-même et vos gouvernements avez par manque de courage cédé aux pleurs, parfois violents je vous l’accorde, des Bretons et autres camionneurs.
Mais l’écotaxe était une bonne idée. Elle avait été adoptée à la quasi unanimité des parlementaires, de la représentation nationale. Elle devait procurer des fonds pour réaliser des investissements d’envergure.
Vous n’avez pas eu, ni vos gouvernements, le courage de dire « stop ! » aux manifestants. Vous avez préféré céder, abandonner ces recettes qui vont rendre impossibles des travaux qu’elles auraient dû financer et qu’on va vous réclamer bientôt. Vous allez gâcher des millions d’€uros à démonter ce que les manifestants n’ont pas cassé, à indemniser la société Ecomouv’ car, malgré que vous tentiez de faire croire que le contrat de partenariat public/privé signé à l’époque puisse être entaché de quelques vices, le juge confirmera sa validité et il faudra que nous, contribuables, réparions ce préjudice.
Là encore, monsieur Hollande, vous avez fait preuve d’une faiblesse coupable.

On peut vous exonérer de la hausse du chômage et de la faiblesse de l’économie, car vous n’êtes pas, en ces domaines, le décideur principal ; on peut vous savoir gré d’avoir institué le mariage pour tous, d’agir pour les libertés et pour la paix dans le monde, davantage ou mieux que votre prédécesseur. Pour autant, on est en droit de trouver en vous un manque de clarté, de fermeté, d’autorité pour ce qui est des deux dossiers précités, et de vous en tenir rigueur.

jeudi 8 septembre 2011

Pourquoi sanctionner tous les patients que nous sommes ?

On nous annonce que le trou de la Sécurité Sociale devrait dépasser 30 milliards d’€uros l’an prochain, ce qui est abyssal, certainement, et on voit bien qu’au fil des ans la situation ne s’améliore pas.


Fallait-il pour autant doubler la taxe spéciale sur les conventions d’assurance que paient les mutuelles, qui était de 3,5 % depuis le 1er janvier 2011, et qui va passer à 7,0% ?
Non bien évidemment, car cette mesure va encore être supportée par tous les foyers, sauf les plus pauvres des pauvres qui ont droit à la CMU gratuite.
Ce doublement devrait rapporter 1,1 milliard d’€uros à l’Etat en 2012, mais il va aussi aboutir à une augmentation des cotisations payées par les adhérents.

De nombreuses personnes hésiteront à conserver leur mutuelle, ou prendront une couverture moins chère, donc automatiquement, une part plus importante des frais de santé restera à leur charge.
Ceux qui ont la chance de bénéficier d’une mutuelle d’entreprise, qui leur coûte moins cher qu’une adhésion directe, subissent eux aussi, dans des entreprises de plus en plus nombreuses, une baisse des remboursements due à la renégociation des conventions passées avec les mutuelles.

Pourtant, tout le monde connaît des cas d’abus de soins ou d’arrêts-maladie.
Pourquoi les efforts ne sont-ils pas portés sur l’éducation à la responsabilité des patients comme des professionnels de santé, et aussi sur la répression des fraudes ?
Lorsqu’un médecin prescrit au arrêt-maladie, il doit le faire de façon responsable, parce que la pathologie de son patient l’exige, non parce que ce dernier le lui demande.

Comment combiner respect du secret médical, déontologie et contrôle ?
On ne peut que difficilement comparer les prescriptions d’un médecin à un autre, la clientèle de chacun étant particulière tant du point de vue socio-culturel que professionnel ou physique, mais ne serait-il pas possible d’établir une compilation des prescriptions de chaque médecin, qui serait analysée par l’Assurance maladie en fonction de la typologie des patients, afin de relever des dérives manifestes ?

Au niveau de chaque patient également, les moyens informatiques actuels ainsi que la carte vitale devraient permettre d’éviter certains abus, des consultations multiples, notamment, voire des prêts de carte vitale.
En pharmacie, des conditionnements plus conformes à la moyenne des prescriptions permettraient d’économiser et des médicaments et de l’argent. De la même façon, si un système incitatif existait, les médicaments non utilisés seraient rendus plus facilement dans les pharmacies.
Voici quelques pistes qui pourraient permettre d’économiser des sommes certainement conséquentes, qui seraient plus intelligentes qu’une multiplication par deux, bête, méchante et injuste d’une taxe qui frappe autant ceux qui ont un usage raisonné de notre système de santé que ceux qui en abusent.



mercredi 7 septembre 2011

Hôteliers, arrêtez ce chantage à l’emploi !

Alors qu’est évoquée la création d’une taxe de 2 % applicable sur le tarif des nuitées dans les hôtels de 4 étoiles et au-dessus, immédiatement des patrons d’établissements concernés menacent et parlent de suppressions d’emplois.


Premièrement, et tous les clients qui se sont exprimés dans la presse ou sur les ondes, ce n’est pas un surcoût de 2 % sur le prix de la chambre qui va les écarter de leur hôtel habituel ou préféré.

Deuxièmement, les alibis de compétitivité, de concurrence faussée, etc… ne tiennent pas non plus, puisque la mesure concerne tous les établissements.

Donc, cette taxe pourra très facilement et rapidement être imputée sur les notes des clients, et la piqûre se révélera indolore au bout de quelques jours.

Le seul cas qui peut éventuellement induire une charge supplémentaire aux établissements concerne les réservations fermes faites avec des entreprises ou autres organismes qui ont confirmé des devis sur la base d’un prix fixé, et encore…..la hausse étant due aux pouvoirs publics, certaines clauses pourraient éventuellement permettre de répercuter ces 2 %.

Restent donc très peu de cas où cette taxe sera réellement à la charge des établissements, ce qui ne devrait donc avoir aucune influence sur la pérennité des emplois.


Il est commun, en France, d’entendre dire que tel impôt ou taxe supplémentaire induira la suppression de tant des postes, comme il est extrêmement rare d’entendre qu’une baisse de TVA va aboutir à la création d’emplois, et encore davantage de constater, après coup, la réalité de ces créations…Voyez-vous à qui je fais allusion ?


Dans les mesures en discussion actuellement, destinées à réduire le déficit public en France, cette taxe de 2 % a au moins le mérite d’épargner les plus modestes de nos concitoyens, ce qui n’est pas le cas de la hausse prévue de 6 % sur le tabac et certaines boissons, ni du scandaleux doublement de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance appliquée aux mutuelles de santé, qui sera forcément répercuté sur les cotisations payés par les adhérents.