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lundi 21 novembre 2016

L’emploi, un sujet annexe en région Rhône-Alpes-Auvergne ?

3 février 2016



Les présidents de région ont été reçus par le Premier Ministre, puis le Président de la République pour discuter du plan emploi, sauf un, Laurent WAUQUIEZ, nouvellement élu en Rhône-Alpes-Auvergne, qui avait décidé de boycotter cette réunion, la jugeant inutile, improductive : « Je ne participerai pas à cette opération de communication. Les Français en ont assez de ces grand-messes hypocrites, de ces grands plans emploi dont il ne sort rien de concret. » avait-il déclaré, précisant que ce plan avait « pour objectif de dégonfler artificiellement les chiffres du chômage ».
Une fois de plus Laurent WAUQUIEZ se place bien au-dessus de ses collègues qui, eux, modestement, ont décidé de participer à cette réunion et d’y donner leur point de vue. Ou alors l’emploi n’est-il pour lui qu’un problème secondaire ?

Peut-être aussi qu’il estimait avoir des choses plus importantes à faire : député, numéro 2 de son parti, président de région, conseiller municipal du Puy en Velay, c’est sûr que son temps est précieux…. Certains de ses « amis » le qualifient d’ailleurs de « superman » du cumul des mandats…

Mais tout ceci n’est peut-être que de l’intox, de la pure politique politicienne, puisque Laurent WAUQUIEZ s’est fait représenter à cette réunion. Si vraiment elle n’avait aucun sens, n’était qu’une séance de comm, valait-il la peine d’y envoyer quelqu’un ?

lundi 19 mars 2012

Pour lutter contre le chômage, il n’y a qu’une solution.

L’emploi en France ne se porte pas bien, et le chômage s’est plutôt accru depuis quelques années. Chacun des candidats à l’élection présidentielle l’a bien compris.


Par contre, ils ne trouvent pas la solution pour y remédier.

Il y a un moyen efficace pour lutter contre le chômage.
Il n’y en a pas deux.

Le seul vrai moyen de lutter contre le chômage est de créer des emplois. Pour enrayer la hausse du nombre de demandeurs d’emploi, on peut déjà commencer par stopper les suppressions, que ce soit de postes dans la fonction publique ou d’emplois dans les usines, sacrifiés au profit de délocalisations juteuses.

Ce week-end, Nicolas SARKOZY a proposé, afin de lutter contre le sous-emploi des séniors, d’accorder aux entreprises qui embaucheraient en CDI ou CDD d’au moins six mois une exonération pérenne des charges patronales sur ces emplois.
Pourquoi catégoriser les chômeurs ?
Cette mesure va faire que le chômeur de 56 ans va retrouver un emploi qui lui permettra d’avoir un salaire pour pouvoir hébergé son gamin chômeur et diplômé de 27 ou 30 ans !

La réponse à apporter au problème du chômage doit être globale, car si on n’augmente pas le nombre des emplois, favoriser l’embauche d’une catégorie de sans-emploi nuira forcément à la recherche d’emploi d’une autre catégorie !

Pour ce qui est de la fonction publique, fait-on le bon calcul ?

En supprimant un poste, on fait bien sûr une économie sur la ligne « traitements et charges ». Mais si on compare cette économie à la dépense faite pour indemniser un chômeur, lui verser des aides, à laquelle on ajoute la perte de qualité due à la suppression de ce poste, car il est patent que la qualité des services publics baisse à cause de tous les non remplacements auxquels ils doivent faire face, la collectivité est-elle gagnante ?

Dans les entreprises privées, s’il y a un accroissement des arrêts de travail dus au stress, ce n’est pas seulement parce que les médecins sont plus sensibles à cette problématique.
Et quelqu’un aura-t-il le courage et les moyens de faire une étude sérieuse sur les causes du chômage des séniors ?

Il n’est pas sain de vouloir exonérer les emplois des séniors de charge et de voir en même temps se multiplier les « licenciements arrangés » de salariés de plus de 56 ou 57 ans, auxquels on verse, en guise d’adieu, la différence entre le salaire qu’ils auraient encore perçu jusqu’à leur retraite et les indemnités de chômage que leur versera la collectivité. Car les entreprises sont gagnantes dans les deux cas, et la collectivité perdante à chaque fois.



mercredi 7 septembre 2011

Hôteliers, arrêtez ce chantage à l’emploi !

Alors qu’est évoquée la création d’une taxe de 2 % applicable sur le tarif des nuitées dans les hôtels de 4 étoiles et au-dessus, immédiatement des patrons d’établissements concernés menacent et parlent de suppressions d’emplois.


Premièrement, et tous les clients qui se sont exprimés dans la presse ou sur les ondes, ce n’est pas un surcoût de 2 % sur le prix de la chambre qui va les écarter de leur hôtel habituel ou préféré.

Deuxièmement, les alibis de compétitivité, de concurrence faussée, etc… ne tiennent pas non plus, puisque la mesure concerne tous les établissements.

Donc, cette taxe pourra très facilement et rapidement être imputée sur les notes des clients, et la piqûre se révélera indolore au bout de quelques jours.

Le seul cas qui peut éventuellement induire une charge supplémentaire aux établissements concerne les réservations fermes faites avec des entreprises ou autres organismes qui ont confirmé des devis sur la base d’un prix fixé, et encore…..la hausse étant due aux pouvoirs publics, certaines clauses pourraient éventuellement permettre de répercuter ces 2 %.

Restent donc très peu de cas où cette taxe sera réellement à la charge des établissements, ce qui ne devrait donc avoir aucune influence sur la pérennité des emplois.


Il est commun, en France, d’entendre dire que tel impôt ou taxe supplémentaire induira la suppression de tant des postes, comme il est extrêmement rare d’entendre qu’une baisse de TVA va aboutir à la création d’emplois, et encore davantage de constater, après coup, la réalité de ces créations…Voyez-vous à qui je fais allusion ?


Dans les mesures en discussion actuellement, destinées à réduire le déficit public en France, cette taxe de 2 % a au moins le mérite d’épargner les plus modestes de nos concitoyens, ce qui n’est pas le cas de la hausse prévue de 6 % sur le tabac et certaines boissons, ni du scandaleux doublement de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance appliquée aux mutuelles de santé, qui sera forcément répercuté sur les cotisations payés par les adhérents.



mercredi 31 août 2011

Quelques remèdes infaillibles contre le chômage.

Notre secrétaire d’Etat chargé du commerce, l’ancien porte-parole de l’UMP Frédéric LEFEBVRE vient de rendre publique l’une des causes du niveau important du chômage en France en déclarant :


« Pourquoi est-ce si difficile pour la France de faire baisser le chômage ? Il faut dire la réalité : parce qu’on a un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup d’autres pays, parce qu’on a beaucoup de Françaises et de Français qui entrent sur le marché du travail alors que l’Allemagne, par exemple, qui a un taux de natalité qui s’est effondré, a beaucoup moins d’Allemandes et d’Allemands qui entrent sur le marché du travail ».

Si nous retenons ce postulat, il y a de multiples solutions assez basiques pour résorber le chômage :

• Comme il faut élever tous ces enfants, les mamans, accessoirement les papas, pourraient rester à la maison jusqu’à ce que le dernier des enfants ait trois ans et aille à l’école,

• Chaque famille nombreuse pourrait « offrir » un de ses enfants à l’armée, comme jadis, un autre pouvant entrer dans les ordres, ce qui permettrait en outre de juguler la crise des vocations,

• Vue la surpopulation qui apparaît dans certaines classes du fait de la réduction des effectifs enseignants, les familles aisées pourraient embaucher des précepteurs,

• Si, par hasard, le mariage homosexuel venait à être légalisé en France, il ne faudrait surtout pas autoriser l’homoparentalité, car les couples homosexuels adopteraient des enfants à l’étranger, qui viendraient encore, quelques années après, grossir les rangs des demandeurs d’emploi,

• Et il doit y en avoir bien d’autres, des solutions, dans l’imagination fertile de Monsieur Lefebvre…..qui remporte là la palme de la plus grosse connerie (excusez le terme, mais c’est le plus approprié) sortie par un membre d’un gouvernement français depuis le début du siècle.

Ou alors n’est pas vraiment une bêtise, mais une façon de plus de stigmatiser les familles nombreuses dont on sait que beaucoup sont d’ascendance étrangère ?

Si on veut garder la comparaison avec l’Allemagne, celle-ci a créé beaucoup plus d’emplois ces 5 dernières années que la France, et compte 33 millions d’emplois marchands, contre 20 seulement pour la France, et son constructeur automobile Volkswagen conserve ses emplois dans le pays, ce qui n’est pas la politique de ses homologues français, etc…

Il faut répéter avec force qu’une natalité relativement forte, sans excès, comme celle de la France, est une richesse, un atout pour l’avenir, qu’elle n’est en aucun cas une cause du chômage, bien au contraire, et que l’on ferait bien de créer des emplois pour s’en occuper, de cette jeunesse, pour l’encadrer, la former et ensuite lui procurer des emplois qui seraient conservés dans notre pays.

Lorsque vous aurez compris cela, Monsieur Frédéric LEFEBVRE, vous pourrez peut-être devenir un ministre plein !



mardi 26 juillet 2011

Abus de C.D.I. ?

Le rêve de tous les demandeurs d’emploi est de décrocher un CDI, Contrat à Durée Indéterminée, car il est censé apporter une certaine stabilité dans la vie professionnelle et les revenus du travail et, surtout, il rassure banquiers et prêteurs divers, bailleurs et loueurs, etc….

Mais on a pu voir que ces CDI étaient de plus en plus souvent assortis d’une période d’essai généreuse, qui pouvait être renouvelée. Qui pouvait….., car de plus en plus souvent, elle est systématiquement renouvelée, sans raison aucune, si ce n’est de retarder la mise en application pleine et entière des caractéristiques du CDI.

Depuis quelque temps, on voit même des employeurs recourir au CDI pour pourvoir des emplois temporaires. En effet, plutôt que d’embaucher un salarié pour deux mois en CDD, et lui verser une prime de précarité de 10 % à l’issue du contrat, on l’embauche en CDI avec une période d’essai de 2 mois qu’on ne renouvelle pas….et on économise 10 %. Cette économie de la prime de précarité était déjà possible dans le cadre de l’emploi d’un étudiant pendant les congés scolaires, et à condition qu’il poursuive ses études à l’issue de ses congés, elle le devient maintenant pour tout un chacun.

Il est navrant que, encore une fois, les employeurs donnent une si piètre image du monde du travail à des jeunes, car ce sont eux, généralement, qui sont victimes de ces abus.

Nombreux sont les étudiants qui sont confrontés au monde du travail, par le biais de stages qu’ils doivent faire dans leur cursus, dans le cadre d’emplois à temps partiel pour financer tout ou partie de leurs études, en occupant des emplois saisonniers et, trop rarement, ils sont valorisés dans ce cadre même s’il existe des exceptions.
A la fin de leurs études, confrontés à la difficulté de trouver un emploi, on comprend qu’ils puissent être découragés car on rechigne à les payer à leur juste valeur parce que leur statut et leurs expériences passées ne permettent plus forcément de les exploiter et qu’ils aient déjà une piètre image du « patron » .

lundi 25 octobre 2010

Le rendez-vous raté de Nicolas SARKOZY avec les jeunes.

Le 19 octobre, les jeunes, lycéens en tête, se sont intégrés dans les manifestations contre la réforme des retraites. Les élus de la majorité ont immédiatement accusé la gauche de les manipuler ; des âmes charitables ont diffusé en boucle des interviews d’ados qui ne comprenaient pas grand-chose à la réforme en cours, et se sont moqués de ces jeunes, les traitant de fainéants, de bons à rien, etc…
Mais les jeunes sont descendus dans la rue parce qu’ils ont peur. Peur de cet avenir en lequel ils n’ont plus confiance. Faire des études qui parfois ne mènent à rien, passer des semaines, voire des mois, à faire des stages peu ou pas rémunérés, et se voir ensuite refoulés aux portes des entreprises parce qu’ils n’ont pas d’expérience, parce que c’est la crise, parce qu’ils ne sont pas bien formés….
Ils ont en ras-le-bol, ces jeunes, qui ne veulent plus être méprisés, exploités, bafoués.
Aucun politique, pas plus ceux dans l’opposition que ceux au pouvoir d’ailleurs, n’a su ni même n’a essayé de leur redonner confiance en l’avenir, ni même de les écouter.
Nicolas SARKOZY, si prêt, il y a quelque temps, à pistonner son fils, n’a évoqué aucune mesure pour favoriser l’accès des jeunes à l’emploi.
Plutôt que de se contenter de réformer la loi en matière de retraite, il faut absolument et très vite se pencher sur le problème de l’emploi. Favoriser le maintien des seniors dans l’emploi, mais EN MEME TEMPS favoriser l’entrée des jeunes dans la vie active.
Ce n’est pas en supprimant un emploi sur deux départs dans la fonction publique, ce n’est pas en supprimant les crédits alloués à la recherche qu’on y arrivera.
Il y a des milliards à économiser à droite ou à gauche, qui seraient bien plus bénéfiques s’ils étaient investis au profit de l’emploi.
Les seules paroles présidentielles que j’ai entendues à propos des manifestations des jeunes étaient des condamnations à l’encontre des casseurs. Nulle parole de soutien à destination des étudiants et lycéens.
Les casseurs doivent être identifiés et réellement condamnés, comme la violence en général, mais les jeunes ont besoin, absolument, qu’on les écoute et qu’on leur parle.