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samedi 15 février 2020

L’affaire Griveaux, les naïfs et les salopards.


Je ne sais ce qui figure sur les vidéos qui ont poussé Benjamin Griveaux à renoncer à la candidature à la Mairie de Paris, et je ne veux pas le savoir, car cela ne m‘intéresse pas, c’est sa vie privée.
Par contre, je ne comprends pas comment un homme politique, à l’heure des téléphones portables, d’internet, des réseaux sociaux, se laisse encore piéger. C’est là une grave erreur humaine, mais aussi politique. Etant naïf à ce point, frisant la bêtise et l’idiotie, avait-il sa place à la mairie de Paris ? On peut se poser la question.
Le sexe est source de plaisir, mais les « sorties de route » sont souvent fatales aux célébrités, notamment politiques, et Benjamin Griveaux n’en est pas le premier à en faire la triste expérience.

Quant à l’être abject qui a publié ces informations, sachant qu’elles ne revêtaient aucun caractère illégal, il n’est même pas digne qu’on cite son nom. Ces informations, il aurait dû les garder pour lui. S’il avait un commentaire à faire à Benjamin Griveaux, il pouvait le lui faire de façon personnelle et privée. Lui même n’a-t-il rien à se reprocher ? Je ne pense pas.

C’est en tout cas là une preuve de plus qu’internet et ses merveilleuses possibilités peut être un outil immonde quand ceux qui s’en servent le sont.



mardi 16 avril 2019

Critique des journaux télévisés, de l’info en continu et des réseaux sociaux.


La véritable catastrophe qui a ravagé la notre cathédrale Notre Dame de Paris a mis une fois encore en lumière les travers de nos journaux télévisés et autres chaînes d’information en continu.
Le but ne semble plus d’informer, mais de tenir l’antenne le plus longtemps possible. D’où une multi-diffusion de quelques minutes d’images, des plans en direct sans intérêt, des commentaires insanes quand ils ne sont pas erronés, des questions évidentes, quand elles ne sont pas bêtes ou idiotes, posées à des quidams présents su place, auprès desquels on s’était déjà assuré auparavant de leur réponse….
Ce qui est désolant, c’est que le téléspectateur s’estime ensuite suffisamment informé et ne va plus chercher de compléments dans les journaux papier qui, eux, traitent avec du recul ces mêmes informations, sans avoir les travers de l’immédiateté. Remarquons au passage que les sites internet de ces mêmes journaux n’hésitent pas, parfois, d’ aguicher le chaland avec des titres sensationnalistes.
Un homme de radio, Brice COUTURIER, résume bien la situation :

« Les médias numériques...permettent de court-circuiter les médias classiques. La presse imprimée exige le développement logique des arguments, le respect des faits, la cohérence intellectuelle. Les réseaux sociaux s’en moquent. Ils encouragent la polarisation (j’aime ou je déteste), l’irrespect des formes et la violence verbale . Au règne du structuré et du construit ils opposent leurs phénomènes de coalescence instantanés, mais fugaces. Et c’est beaucoup à cause de leur montée en puissance que nous affrontons l’une des pires crises que la démocratie a connues. »

Accro à l’information facile disponible sur internet, le citoyen lambda va compléter sa culture sur les réseaux sociaux, sans avoir, parfois, la capacité de juger l’information qu’il lit et d’en estimer la qualité, la justesse, la véracité.

D’ailleurs, ces multiples sites soit-disant d’information générale font déjà un tri et ne présentent que certaines d’entre elles. Olivier PEROU, dans un récent article du Point (21/02/2019) le dit très bien :

« C’est l’effet d’enfermement algorithmique. Au fur et à mesure que vous likez et partagez sur votre fil d’actualité, l’algorithme ne vous propose que des contenus confirmant vos opinions de départ et vous n’avez plus accès au contradictoire ».

Tout le monde n’est pas préparé de la même façon à absorber toutes ces informations qui nous sont assénées par internet, les journaux télévisés, les infos en continu, d’où certaines mauvaises compréhensions, qui se muent en mauvaises interprétations, puis en fausses informations...Il faudrait mieux expliciter toutes ces informations, et, heureusement, de temps à autre, y compris à la télévision, des personnes mettent en avant de fausses informations et en démontent le mécanisme, appliquant ce que demandait déjà Victor HUGO en 1878 :

« La lumière ! La lumière toujours ! La lumière partout,,,Ne laissez pas dans l’intelligence humaine de ces coins ténébreux où peut se blottir la superstition, où peut se cacher l’erreur, où peut s’embusquer le mensonge. L’ignorance est un crépuscule ; le mal y rôde...Songez surtout à l’éclairage des esprits » (cité par Olivier PEROU).