ANNONCE

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mardi 18 septembre 2018

L’annonce de COLLOMB.



Le ministre de l’Intérieur Gérard COLLOMB a annoncé ce jour sa candidature à la mairie de Lyon en 2020 et, pour ce faire, il envisage son départ du gouvernement après le scrutin européen du printemps prochain.
Gérard COLLOMB est viscéralement attaché à la capitale des Gaules. Il fut l’un des premiers soutiens de poids du candidat putatif à la présidence de la République Emmanuel MACRON, et n’avait jamais été membre d’un quelconque gouvernement auparavant. Le chef de l’Etat nouvellement élu l’a donc nommé place Beauvau à titre de remerciement.
Après un peu plus d’un an à la tête de ce ministère, et pour de multiples raisons (lassitude, affaire Benalla, divergences avec certains aspects de la politique gouvernementale) et parce qu’il préfère être son propre patron, Gérard COLLOMB a donc décidé de partir.
C’est une attitude qui force le respect et qui devrait servir d’exemple à de nombreux hommes politiques qui préfèrent se cramponner à leur maroquin.
Ceux qui appellent à son départ immédiat ne sont que des faux-culs.
Ils disent qu’il ne sera plus ministre de l’Intérieur qu’à temps partiel parce qu’il entame d’ores et déjà sa campagne municipale, mais eux-mêmes n’ont-ils jamais occupé de poste ministériel en préparant une campagne sans se déclarer ? Il envisage de quitter son ministère presque un an avant les municipales, donc bien avant que ne démarre la véritable campagne active, d’autant plus qu’il ne se présente pas en challenger qui aura fort à faire puisque sa réélection a d’ores et déjà de fortes chances de devenir réalité.
Ceux qui parlent d’une défection de plus dans la galaxie Macron le disent uniquement parce qu’ils souhaitent un affaiblissement du président.
Gérard COLLOMB a été clair. Il ne prend personne par surprise et, en cela, fait preuve d’une honnêteté intellectuelle qui manque à nombre de ses adversaires.
Que le président ou le premier ministre ne regrettent pas ce choix, c’est possible, même plausible, dans la mesure où, effectivement, la personnalité de Gérard COLLOMB aurait pu, à terme, les ennuyer quelque peu. De plus, sa valeur ajoutée au sein du gouvernement s’est érodée avec le temps.
Il était par ailleurs prévisible que des mouvements importants interviennent dans la composition de ce gouvernement à l’approche ou à l’issue des échéances électorales de 2019 et 2020.
Gérard COLLOMB veut quitter le gouvernement aux alentours du scrutin européen ; en accord avec le président et le premier ministre, ce départ interviendra effectivement quand ils le décideront. Ce n’est pas la peine de s’appesantir davantage.

dimanche 19 novembre 2017

Y a-t-il une déviance du journalisme ?



Un drame horrible s’est produit samedi à Sarcelles : un policier de 31 ans s’est suicidé après avoir tué trois personnes dont deux qui tentaient de s’interposer alors qu’il brutalisait sa compagne, et blessé plusieurs autres de sa famille.
C’est un fait divers tragique qui peut bien sûr être mentionné dans les journaux télévisés, y compris en précisant que son auteur est un policier, ceci dans le but de rappeler qu’un policier est un homme comme un autre, qu’en plus souvent leurs conditions de travail ont une répercussion plutôt négative sur leur vie de famille, ce qui peut créer ou exacerber des tensions dans le couple, pouvant aller jusqu’à la séparation…

Là où je me demande s’il n’y a pas une certaine déviance du journalisme, c’est quand la présentatrice (en l’occurrence) insiste lourdement sur le fait que le policier s’est servi de son arme de service, et va jusqu’à se demander s’il ne faut pas revenir sur l’autorisation accordée aux policiers de conserver leur arme sur eux, y compris en dehors des heures de service.
Il est possible que le fait qu’il soit policier soit en partie au moins une des causes de cette tuerie, du fait de l’influence négative des conditions de travail sur le couple.
Mais il n’y a aucun lien de cause à effet avec son arme de service.
S’il ne l’avait eue, il se serait procuré différemment une arme pour accomplir ce geste fatal dicté par son coup de folie.
Comme l’a si justement laissé entendre le ministre de l’Intérieur Gérard COLLOMB, ce n’est pas l’arme qui est en cause, plutôt le management de la police qui n’est peut-être pas à même de détecter les de tels gestes de désespoir.. Mais en a-t-il les moyens ?