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jeudi 6 octobre 2011

La critiquable instrumentalisation de faits divers.

A l’heure où j’écris ces lignes, le trafic ferroviaire est très perturbé en France, car de nombreux contrôleurs de la SNCF, ainsi que d’autres personnels d’ailleurs, exercent leur « droit de retrait » suite à la violente agression dont a été victime l’un des leurs pendant son service ce matin.


Alors qu’il voulait contrôler le billet d’un passager, celui-ci lui a asséné plusieurs coups de couteau, et ses jours seraient en danger.

C’est un acte tout-à-fait condamnable, bien évidemment, et il semblerait que l’auteur de cette agression soit coutumier de faits de violence, mais la réaction du personnel SNCF est totalement disproportionnée.

Le droit de retrait devrait s’exercer lorsqu’un danger imminent, voire immédiat, menace le personnel. Or, en l’espèce, ce n’est pas le cas. Un contrôleur a été agressé de façon isolée, et son agresseur mis hors d’état de nuire.


Où est le danger pour tous les autres ?

De façon générale, la sécurité à bord des trains, pour les passagers comme le personnel, s’est dégradée ces dernières années, et cette action n’y changera rien, d’autant plus qu’elle cause toutes sortes de problèmes à de multiples usagers.

Pourquoi le personnel SNCF, plutôt que de se mettre en retrait, n’a-t-il pas choisi de tenir son poste parmi les voyageurs, et de ne pas composter leur billet mais de consacrer quelques minutes pour expliquer aux usagers ce qui s’était passé et leur ressenti ?

Ensuite, une action forte est indispensable, face à la direction de la SNCF et au gouvernement, valable pour nombre d’autres personnes dans les hôpitaux, l’enseignement, etc… pour qu’on arrête de supprimer des postes.

Là en effet réside une des causes de la multiplication des incivilités, agressions verbales ou même physiques. Trop de personnels se retrouvent seuls face à de grands ados ou adultes qui font fi de toute politesse, de tout respect. S’ils avaient face à eux deux personnes plutôt qu’une, ils ne réagiraient pas de la même façon. S’ils avaient été encadrés correctement pendant leur scolarité, ils n’en seraient certainement pas arrivés où ils en sont.

Mais on préfère visiblement diminuer les surveillants dans les écoles, les animateurs dans les cités et proposer ensuite d’encadrer ces jeunes qu’on a laissés tout faire par des militaires ou anciens militaires ! C’est une honte !

Les gouvernements actuels sont des pyromanes, qui laissent s’allumer des feux pour montrer, avec force publicité, des nouveaux moyens de lutter contre ces incendies de banlieues ou d’ailleurs, sans pouvoir mettre en œuvre ces moyens !
Plutôt que de chercher sans cesse de nouveaux médicaments pour lutter contre ces maladies de nos sociétés, pourquoi ne lutte-t-on pas contre les causes de ces maladies ? Pourquoi avoir arrêté toute prévention ?
Si une réelle surveillance, avec de vrais êtres humains, existait dans le métro, Rajinder SINGH ne serait pas mort à 33 ans sur les rails du métro, et le ministre de la culture Frédéric MITTERRAND n’aurait pas eu besoin d’aller verser publiquement sa larme indécente sur un quai de métro.

mercredi 5 janvier 2011

Responsable, mais pas coupable.

La SNCF a publié ce lundi 3 janvier un rapport d’enquête sur le retard de 15 heures subi par les passagers du train Strasbourg- Port Bou du 26 décembre dernier.
« La SNCF assume la pleine responsabilité de ces erreurs » est-il écrit en conclusion de ce rapport, les erreurs principales étant un retard lors de la préparation du train (1 heure avant le départ), une erreur de planification de la relève du conducteur (7 heures à Belfort), la nécessité de changer la locomotive suite à une panne (2 heures 50 à Tournus). On peut y ajouter 2 heures d’arrêt à Montbéliard dues à la panne d’un TER qui bloquait la voie.

Le rapport sous-entend par ailleurs qu’il y a un coupable, extérieur à la SNCF : les exceptionnelles conditions climatiques et le fort enneigement dans le quart Nord Est du pays.

Il est trop facile de se défausser ainsi, et de dire, après coup que, finalement, il aurait mieux valu que le train ne parte pas (c’est sûr que dans ce cas les causes ci-dessus n’auraient eu aucun effet).

Les conditions météo étaient des conditions hivernales qui devraient être prises en compte dans l’organisation générale des transports, et de la SNCF en particulier.
Il est patent que si le matériel était correctement entretenu, certaines pannes ne se produiraient pas.
D’autre part, des vérifications non superflues auraient permis de se rendre compte qu’il manquait un conducteur, mais je me suis déjà, il y a peu de temps, penché sur ce problème récurrent « d’acheminement de personnel » !

Si on peut reporter sur les conditions météorologiques une part de responsabilité, l’essentiel en revient tout de même à la SNCF.

Le manque de moyens ainsi que le manque de personnel dus à la politique de rentabilité à tout prix mise en place à la SNCF (comme en beaucoup d’autres endroits d’ailleurs), à l’instigation de ses dirigeants et des autorités de tutelle est pleinement responsable des multiples dérives qui depuis quelques mois vont jusqu’à mettre en danger la vie des passagers. Il faut absolument revoir cette politique. Avant qu’il ne soit trop tard.

jeudi 30 décembre 2010

Haro sur la SNCF !

Il y a quelques semaines je m’étais épanché sur des retards subis par des trains suite à « des problèmes d’acheminement de personnel ».
Les passagers du train Strasbourg – Port Bou de dimanche soir, en plus d’incidents non imputables à la SNCF (conditions météo) ont, eux aussi, été pénalisés par un manque de chauffeur, mais en plus par une panne de matériel certainement due à sa vétusté et/ou à un manque d’entretien, et à des troubles qui, on peut le supposer, n’auraient pas eu lieu si du personnel de surveillance était en nombre suffisant.
Il est indéniable qu’à la SNCF on oublie de plus en plus, et volontairement, la notion de service public pour celle, plus à la mode, de la profitabilité et du business. Comme de plus les syndicats restent puissants, certains gisements d’économie sont sous-exploités et les millions manquants sont cherchés dans le sous effectif institutionnalisé, l’entretien du matériel allégé, le petit client défavorisé plus que le client d’affaires des lignes TGV .

Récemment, alors que je réservais un billet de TGV Lyon Paris, le train étant complet, on m’a proposé un billet « en surnombre », la SNCF estimant que de 1 à 2 % des voyageurs ayant réservé ne prennent finalement pas le train. Si cette proportion n’est pas respectée, et que tout le monde vient, les victimes de ce surbooking se retrouvent donc debout ou assis par terre, et ce sans minoration de prix.
J’ai donc réservé sur un autre train.
Pour le retour, j’ai pu partir une heure plus tôt que prévu. J’ai donc échangé mon billet à une borne Gare de Lyon. Quelle ne fut ma surprise de me voir taxé de 10 €uros ! La prochaine fois, je changerai de TGV sans changer de billet !


A la gare de Metz, 25 personnes, dont un bébé et des gens âgés, se sont retrouvées bloquées la nuit du 24 décembre, abandonnées et sans nouvelles, ballottées de salles non chauffées en wagons tempérés (à 3 heures du matin) qu’il a fallu libérer (à 5 heures 30 du matin) parce que le train allait partir. Des plateaux repas ont été servis, mais il n’y en avait pas pour tout le monde ! Pourtant, les problèmes avaient été prévus, puisque au départ on avait promis des bus de remplacement à ces passagers perdus, puis des taxis, enfin des chambres d’hôtel. Mais ils n’ont rien eu. C’est en France, en 2010. C’est une honte. C’est mettre en danger la vie des gens, ce qui est pénalement répréhensible.

Parce que les usagers et les cheminots pâtissent de ces dégradations des conditions d’exploitation du service public, qui vont malheureusement aller en s’aggravant au vu du budget 2011 en cours de préparation, IL FAUT REAGIR !!
Seules des manifestations de mécontentement, des courriers de réclamation, des actions, y compris judiciaires, menées par des usagers lésés et des associations de défense pourront, s’ils font masse, faire le poids face à la direction de la SNCF et son ministère de tutelle pour que cesse cette démolition du service public.

Pour sauver la SNCF de demain, il faut l’attaquer aujourd’hui !

mardi 30 novembre 2010

Problème d’acheminement de personnel….

Ce matin, j’ai pris le TGV à Lyon, à destination de Paris. Au moment de partir, une voix dans le haut-parleur annonce un retard d’un quart d’heure dû à un problème d’acheminement de personnel….
Le lundi 22 novembre, le TGV 05387 en partance de Lyon part Dieu pour Rennes, est parti avec un retard d’une heure parce que le conducteur ou je ne sais qui n’était pas arrivé !!!
Est-ce spécifique à Lyon ?
On croit rêver.

En ces périodes difficiles pour tout le monde, la SNCF a-t-elle conscience de ce que cette légèreté représente comme manque à gagner, comme soucis, comme stress, à ses clients ? Et ce que représentent pour elle, en terme d’image et en terme de remboursements, de telles « erreurs » ?
Soit ces « problèmes » sont dus à l’un ou l’autre de ses salariés, et la Direction des Ressources Humaines doit en tirer les conséquences vis-à-vis de ce/ces salarié(s) et adapter son organisation pour que ces retards n’aient pas ces conséquences énormes, soit ils sont dus à une mauvaise organisation interne, et il, faut, là encore, que toute la hiérarchie prenne ses responsabilités et règle ce problème.

mardi 20 avril 2010

L’archaïsme syndical français a encore frappé !

Depuis treize jours maintenant, une partie du personnel de la SNCF est en grève.
Profitant à plein de leur pouvoir de nuisance, ces personnels usent de leur droit de grève, non pas tous en même temps, mais soit par secteur régional, soit par catégories de personnels, ce qui aboutit, à chaque fois, à une paralysie importante du transport ferroviaire, gêne bien plus importante que la réelle proportion de grévistes. Ce phénomène est assez courant dans le domaine des transports, où la complexité et les impératifs de sécurité entraînent un arrêt de l’activité même si relativement peu de personnes délaissent leur poste de travail.

Là où ces grévistes, et surtout leurs centrales syndicales ont démontré une fois encore leur archaïsme primaire, c’est en ne réagissant pas intelligemment au regard des circonstances.
La paralysie du secteur aérien aurait dû les pousser à cesser immédiatement leur grève, au moins jusqu’à un retour quasi-normal de la situation dans les airs.
Ainsi ils auraient fait preuve d’intelligence.
Ainsi ils auraient montré leur solidarité, eux dont on stigmatise assez facilement les rentes de situation.
Ainsi ils auraient pu se rendre à leur table de négociation en ayant dans les mains les atouts de l’intelligence, de la raison, de leur capacité à diriger leurs troupes, de leur aptitude à user intelligemment du droit de grève qui ne leur est pas contesté, mais dont on leur demande tout simplement d’user sans abuser.

Les voyageurs en rade ne s’y sont pas trompés, qui supportent avec fatalité les pérégrinations des voyages aériens, gênés par un phénomène naturel et de force majeure, mais qui ne comprennent pas la gêne occasionnée par une grève dont on peut, éventuellement, comprendre les causes mais pas l’opportunité ni surtout la durée.