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dimanche 6 octobre 2019

Je ne suis pas fan de Christophe CASTANER.

Je ne suis pas fan de Christophe CASTANER ; bien que je ne puisse pas dire que je ne l’aime pas, n’ayant aucune raison objective dans ce sens, je ne l’apprécie pas particulièrement non plus, il me laisse relativement indifférent.
Si aujourd’hui je l’évoque, c’est pour mettre en avant la mauvaise foi, la couardise et la nullité de certains autres.
Un drame épouvantable s’est produit à la Préfecture de Police de Paris, quatre personnes ayant perdu la vie à leur travail.
Exiger immédiatement la démission du ministre de l’Intérieur et une commission d’enquête, c’est tout simplement faire preuve de mauvaise foi et d’imbécillité.
Tout d’abord, ce cas est totalement inédit, et on sait très bien que tous les moyens de protection ne peuvent être efficaces à 100 %, Qu’un cas inédit y échappe ne relève donc pas de la faute. Que les leçons en soient tirées et que des améliorations soient apportées est indispensable et obligatoire.
Je note également que l’assassin avait été embauché, habilité, et a vu son habilitation renouvelée avant que Christophe CASTANER ne soit ministre de l’Intérieur, donc pourquoi vouloir l’en rendre responsable ?
Je précise que dans nombre d’entreprises du privé, un extrait de casier judiciaire est demandé à l’embauche, mais n’est plus jamais demandé ensuite,,
Il est difficile de le dire en ce moment, mais il faut tout de même le dire : si nous voulons garder un maximum de libertés, si nous ne voulons pas être pris dans l’engrenage d’un Etat hyper policier, nous devons accepter que de tels individus passent à travers les mailles du filet et commettent de tels forfaits.
De toutes façons, même le meilleur Etat policier ne peut éviter de tels actes.
Alors, messieurs Ciotti, Mélenchon et beaucoup d’autres, madame Le Pen, pour une fois, faites preuve d’intelligence et cherchez à construire plutôt que de toujours vouloir détruire.

mardi 18 septembre 2018

L’annonce de COLLOMB.



Le ministre de l’Intérieur Gérard COLLOMB a annoncé ce jour sa candidature à la mairie de Lyon en 2020 et, pour ce faire, il envisage son départ du gouvernement après le scrutin européen du printemps prochain.
Gérard COLLOMB est viscéralement attaché à la capitale des Gaules. Il fut l’un des premiers soutiens de poids du candidat putatif à la présidence de la République Emmanuel MACRON, et n’avait jamais été membre d’un quelconque gouvernement auparavant. Le chef de l’Etat nouvellement élu l’a donc nommé place Beauvau à titre de remerciement.
Après un peu plus d’un an à la tête de ce ministère, et pour de multiples raisons (lassitude, affaire Benalla, divergences avec certains aspects de la politique gouvernementale) et parce qu’il préfère être son propre patron, Gérard COLLOMB a donc décidé de partir.
C’est une attitude qui force le respect et qui devrait servir d’exemple à de nombreux hommes politiques qui préfèrent se cramponner à leur maroquin.
Ceux qui appellent à son départ immédiat ne sont que des faux-culs.
Ils disent qu’il ne sera plus ministre de l’Intérieur qu’à temps partiel parce qu’il entame d’ores et déjà sa campagne municipale, mais eux-mêmes n’ont-ils jamais occupé de poste ministériel en préparant une campagne sans se déclarer ? Il envisage de quitter son ministère presque un an avant les municipales, donc bien avant que ne démarre la véritable campagne active, d’autant plus qu’il ne se présente pas en challenger qui aura fort à faire puisque sa réélection a d’ores et déjà de fortes chances de devenir réalité.
Ceux qui parlent d’une défection de plus dans la galaxie Macron le disent uniquement parce qu’ils souhaitent un affaiblissement du président.
Gérard COLLOMB a été clair. Il ne prend personne par surprise et, en cela, fait preuve d’une honnêteté intellectuelle qui manque à nombre de ses adversaires.
Que le président ou le premier ministre ne regrettent pas ce choix, c’est possible, même plausible, dans la mesure où, effectivement, la personnalité de Gérard COLLOMB aurait pu, à terme, les ennuyer quelque peu. De plus, sa valeur ajoutée au sein du gouvernement s’est érodée avec le temps.
Il était par ailleurs prévisible que des mouvements importants interviennent dans la composition de ce gouvernement à l’approche ou à l’issue des échéances électorales de 2019 et 2020.
Gérard COLLOMB veut quitter le gouvernement aux alentours du scrutin européen ; en accord avec le président et le premier ministre, ce départ interviendra effectivement quand ils le décideront. Ce n’est pas la peine de s’appesantir davantage.

mardi 12 février 2013

Le courage n’est pas la vertu dominante de Benoît XVI.

Le renoncement à sa charge, annoncé hier par le pape Benoît XVI a secoué la planète entière, qu’elle considère le Souverain Pontife comme son chef spirituel ou comme un chef d’Etat, un puissant, etc…

Beaucoup de commentateurs saluent l’immense courage de cette décision.

Or, bien qu’il ait fallu une certaine dose de courage, mais aussi d’audace, pour faire cette annonce et, surtout, reconnaître publiquement que la vieillesse ne lui permettait plus de remplir sa tâche.

Cette décision de retrait est mûrie par une réflexion engagée certainement depuis de longs mois et inspirée par un savant cocktail de raison et de prière, d’interrogations adressées à Celui par qui il était arrivé à cette place.

Plus que de courage, Benoît XVI a fait preuve d’humilité, et il continuera dans cette vois en se retirant totalement, en n’intervenant pas dans l’élection de son successeur, en se taisant sur la gouvernance de l’Eglise que mettra en place ce dernier. Par la prière seulement, il accompagnera le futur pape.

Le sens du devoir, également, est très présent : c’est pour le bien de l’Eglise, en cette période tourmentée où tout évolue très vite, où il sentait qu’il n’arrivait plus à suivre, que le pape a préféré laisser son trône plutôt que d’entraîner l’Eglise dans une période d’immobilisme ou d’absence.

C’est pour ces raisons que ce pape que l’on disait traditionnaliste, voire réactionnaire, surtout comparativement à son prédécesseur Jean Paul II, est plutôt moderniste, voire révolutionnaire, en tout cas plein d’humanité.

Puisse cet exemple être retenu par ses successeurs, mais aussi et surtout mis en pratique par nombre de dirigeants ou souverains de par le monde, qui, du fait de leur âge avancé ou de la maladie qui les a frappés, ne peuvent plus correctement assumer leur mission et, par là-même, nuisent à leur pays, occasionnent des luttes intestines dans leur entourage et donnent une image de sangsue qui s’accroche aux privilèges de la fonction.



lundi 11 février 2013

La démission de Benoît XVI ou la fin d’un mythe….

Le pape Benoît XVI, arguant de son âge avancé et ne se sentant plus capable d’assumer pleinement sa mission, a annoncé qu’il quitterait ses fonctions le 28 février prochain.

C’est là un véritable coup de tonnerre, car un départ volontaire du trône de Saint Pierre est très rare (Grégoire XII en 1415, Célestin V en 1294, qui avait été élu contre sa volonté, et Benoît IX en 1045, car il voulait se marier).

Après Jean Paul II, qui avait été le pape du renouveau, révolutionnaire sous certains aspects, mais qui, malgré sa santé détériorée estimait ne pas pouvoir renoncer à sa tâche, le cardinal Ratzinger apparut comme un pape, sinon rétrograde, du moins engoncé dans la tradition et l’immobilisme.

Il nous montre là, aujourd’hui, un contre exemple.
Cet aveu de faiblesse le rend tout-à-coup beaucoup plus humain et force le respect et la compassion.

C’est certainement plus pour l’institution et pour l’Eglise catholique qu’il a pris cette décision inédite, plutôt que pour lui-même, bien qu’on ait pu, à de multiples reprises, constater que, pour lui, le pontificat était une charge vraiment très lourde.

Cette démission, outre qu’elle va provoquer un conclave d’où émergera un nouveau souverain pontife, touche également à l’essence même de la charge. Le pape, aujourd’hui, cesse d’être une espèce d’être surnaturel, d’incarnation divine. Il redevient un homme comme un autre, avec ses forces mais aussi ses faiblesses.

La fonction papale en sort-elle diminuée ou dénuée d’une part de sa puissance ?

C’est un risque, certainement, mais qui pourrait être gommé par l’élection d’un successeur jeune, courageux et volontaire.

Si telle devait être l’issue du scrutin à venir, alors l’institution papale pourrait en sortir grandie et revivifiée car de l’histoire à venir du catholicisme seraient supprimées ces périodes de fin de règne, souvent synonymes d’immobilisme apparent et de manœuvres et bruits de couloir internes qui ne contribuent pas à faire avancer le catholicisme.