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lundi 4 mai 2020

Jour 49 d’une autre vie. A sa place, je n’aurais rien dit!




La société VINCI, à qui nous payons régulièrement des places de parking ou des péages d’autoroutes, qui vit essentiellement de fonds publics par le biais des chantiers de travaux publics, vient de décider de réduire le dividende versé à ses actionnaires au titre de l’exercice 2019, qui passe de 3,05 € à 2,04 €uros.
Cette baisse est compréhensible vu que cette société dépend beaucoup des subsides publics, mais je pense aussi aux petits actionnaires qui, par cette mesure sont autant lésés que les gros actionnaires et sociétés d’investissement.
Les membres du Conseil d’Administration de Vinci, qui perçoivent au minimum 25 000 €uros par an participent-ils à cet effort ?


Là où je suis choqué, c’est que le président, Monsieur Xavier HUILLARD, « a fait part de son intention de renoncer pendant une période de deux mois à l’équivalent de 25 % de la rémunération qui lui sera versée en 2020 ».


25 % du sixième d’une rémunération qui se situe entre 1 200 000 €uros (fixe minimum garanti) et environ 6 240 000 €uros, c’est une honte. Je me serais tu à sa place et aurait laissé cette initiative secrète !
Pour le moins, il aurait pu le faire sur l’année, non sur 2 mois seulement, car croit-il que cette crise ne durera que deux mois ?


Je m’énerve contre lui, car c’est son cas qui m’est venu à l’oreille aujourd’hui, mais je pense la même chose de tous ses semblables.
Que pensent ses employés ? Eux qui, pour la plupart, font cadeau, sans le savoir, tous les mois, toute leur carrière, de l’augmentation qu’ils seraient en droit de percevoir pour seulement être rémunérés dignement pour certains ?


Oui la fonction de PDG est difficile et mérite d’être rémunérée à sa juste valeur, mais il en est de même pour tous les salariés !


Que serait le PDG seul ? Sans ses salariés, même les plus humbles ?


Alors, quand on me parle d’un tel effort, j’ai envie de pleurer...









mardi 2 octobre 2012

Le matin devant la glace...


Il était un homme qui, le matin en se rasant, se voyait président de la République.

A la lueur de ce qui se passe actuellement à Florange, à Aulnay sous Bois, dans divers sites de Sanofi, Pétroplus et de nombreux autres, je me demande comment les dirigeants de ces entreprises se voient le matin dans la glace.

Celui dont l’entreprise survit difficilement, qui se résout, en dernier recours, à supprimer des postes dans son entreprise, la boule au ventre, doit se voir le teint blême, les cernes sous des yeux rougis par la fatigue après une nuit d’insomnie.

Mais celui qui décide d’envoyer au chômage des personnes qui ont donné à son entreprise de nombreuses années de travail, parfois mal payées, uniquement pour mieux rétribuer ses actionnaires ou pour faire monter le cours de bourse, ou qui transfère ses usines à l’étranger pour faire la même production à moindre coût ou parce que, là-bas, il peut exploiter ses ouvriers davantage qu’en France, comment se voit-il dans la glace ?

Messieurs les patrons, votre entreprise n’est pas seule. Et si vous réagissez tous comme ceci, sachez que vos salariés et ceux de vos homologues sont aussi vos clients, et que si, tous, vous les privez d’emploi et de ressources, vous tuez aussi vos clients. Ce ne sont ni les Chinois ni les Malaisiens qui vont venir écouler les stocks que vous aurez importés en France, et vous verrez vos bénéfices fondre puis vous entendrez vos actionnaires maugréer, protester, et ils finiront par se séparer de vous puisque vous ne pourrez plus répondre à leurs exigences.

Alors, peut-être, regretterez-vous de ne pas les avoir convaincus de garder leurs employés et de trouver d’autres moyens de développer leur entreprise.
Mais il sera trop tard pour ceux que vous aurez « remercié » (quel terme inapproprié ici), et il sera trop tard pour vous