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mardi 13 avril 2021

Pensées pour une amie défunte.

 

Sournoisement elle t’a assiégée,

Cette pandémie venue d’on ne sait où,

Qui petit à petit t’a diminuée

Et a fini par t’enlever à nous.


Tu es allée rejoindre tes aïeux au paradis.

Le virus nous priva même de ta mise en terre,

Confinés que nous étions pour éviter la maladie.

Ton absence est devenue pour nous un enfer.


Tu étais notre tendre amie

Tu étais notre rayon de soleil.

Maintenant que tu es partie

Tes rires n’égayent plus nos oreilles.


La tristesse, la mélancolie nous hantent

L’injustice, la colère, la rage nous éreintent.


La douleur de la séparation reste violente

Et l’espérance de jours meilleurs en nous s’est éteinte.

lundi 18 janvier 2021

Misère des journaux télévisés.…et au revoir Jean Pierre BACRI

 

Depuis la fin décembre, les journaux télévisés sont insupportables et d’une nullité extrême.

Dès le mardi, la question principale est : « Que va dire le Premier ministre jeudi ? ». Jeudi et vendredi, on revient sur ses déclarations. En attendant, des reportages sans intérêt interrogent des quidams sur les conséquences d’un hypothétique couvre-feu avancé à 18 heures. Une fois ce couvre-feu avancé effectif, les reportages nous montrent ces braves gens qui ont dû s’adapter à cette mesure.

Puis ils parlent des vaccins, des masques, etc. En répétant tous les jours la même chose, en étant plutôt négatifs, en semant le doute…


Et que dire de cette « édition spéciale » de TF1 tous les jours vers 19h45, qui n’est plus spéciale, puisque systématique et quotidienne, et qui n’a qu’un but commercial pour la chaîne : capter le public et faire monter le prix des spots publicitaires. A quand, à la fin de cette édition spéciale, une question avec un choix de réponse à envoyer par SMS pour gagner des milliers d’€uros ?

C’est consternant.



Merci Jean Pierre BACRI d’être décédé ce jour, une partie que j’espère importante des journaux télévisés vous sera peut-être consacrée, ça nous changera ! Quand disparaît un artiste, une lumière s’éteint ici-bas, mais une étoile nouvelle apparaît dans les cieux.

samedi 2 janvier 2021

Lettre à Monsieur le Ministre de l’Intérieur.

 

Monsieur le Ministre,


Des centaines de jeunes se sont rassemblés pour fêter le nouvel an, en Bretagne, ne respectant aucun des gestes barrières, mettant en danger leur santé.

Ils ont quitté le site de cette fête sauvage et illégale, certains d’entre eux ayant été verbalisés pour non-respect des consignes, beaucoup ayant réussi à passer à travers les mailles du filet tendu par les forces de l’ordre.

Désormais, ces fêtards sont repartis aux quatre coins de la France, quelques uns à l’étranger, d’où ils étaient venus pour participer à cette rave-party.

Combien ont emporté avec eux le virus que nous essayons de combattre depuis près d’un an ?

Combien vont le semer où ils sont maintenant, mettant en danger la vie de leurs parents, amis, collègues et voisins ?

Ces faits sont intolérables.

Comme tout un chacun, je ne comprends pas pourquoi cette fête n’a pas été interrompue plus tôt.

Et pourquoi tant de participants ont pu s’échapper sans être contrôlés et verbalisés.

Pourquoi tous n’ont-ils pas été verbalisés ?

Par ailleurs, on nous dit que des tests leur ont été proposés.

Ces jeunes ont enfreint la loi, se mettant en danger et se muant en diffuseurs du virus mettant en danger la santé, voire la vie d’autrui.

Vous auriez dû, Monsieur le Ministre, faire de telle sorte que :

  • aucun participant ne quitte le site sans être verbalisé

  • tous soient testés immédiatement sur place

  • tous les cas positifs soient confinés manu militari dans une caserne ou autre lieu de rétention.

Et les libertés me direz-vous ?

La liberté de chacun s’arrête ou commence celle des autres.

Nos ancêtres se sont battus pour notre liberté, mais ce n’est pas pour cette raison que des inconscients puissent abuser de leur liberté jusqu’à mettre en péril la vie de nos concitoyens.

Après ces événements, allez-vous, Monsieur le Ministre, verbaliser le citoyen lambda qui circulera en ville une demi-heure après le début du couvre-feu parce qu’il sera en retard, ou celui qui aura oublié son attestation ? Certes, il sera en tort, mais ne nuira à personne et il n’aura pas, sciemment, bravé les règles et négligé les mesures de sécurité.

Je vous souhaite, Monsieur le Ministre, de bons moments de réflexion, mais enjoignez à nos forces de l’ordre de tout faire pour appréhender les organisateurs de ce type de manifestations afin qu’ils soient présentés à un juge qui, je l’espère, les condamnera avec inflexibilité.

mardi 24 novembre 2020

L’illusion d’un vaccin.

 

Depuis quelques jours les annonces de la mise à disposition très prochaine d’un vaccin contre la COVID se multiplient.

Ils ne sont pas tous identiques, que ce soit par leur fonctionnement, leur conservation, leur efficacité.

Toutefois, les laboratoires ont réalisé des prouesses pour nous proposer un vaccin aussi rapidement, et il faut s’en réjouir car c’est certainement le moyen le plus efficace de lutter contre cette pandémie, et il est souhaitable que chacun, pour son bien et la santé des autres, se fasse vacciner le moment venu.

Mais…

Mais on ne sait pas pour l’instant quelle immunité apporteront ces vaccins. Seront-ils à même d’arrêter la transmission du virus, d’empêcher les formes graves ? Combien de temps durera cette immunité, et sera-t-elle totale ?

Comment faut-il organiser cette vaccination ? Faut-il établir des priorités par catégories de personnes ?

Quels pourraient en être les effets indésirables ? Les interactions avec d’autres traitements ?

Alors que ces développements mettent le feu aux bourses mondiales qui voient déjà l’économie repartir comme avant, il faut rester prudent dans l’optimisme. En effet, l’épidémie ne s’arrêtera pas le jour où débutera la campagne de vaccination. Beaucoup de personnes vont encore être malades, hospitalisées, ou vont décéder.

L’économie mettra du temps à se remettre en marche, la production à repartir, mais aussi la consommation. Passés les moments d’euphorie, on verra au bord de la route ceux qui auront perdu leur travail, ceux qui auront gardé des séquelles de cette maladie. Il faudra se remettre au travail et il faudra faire les comptes de tout ce qui aura été dépensé en aides diverses au plus fort de l’épidémie ; il faudra rembourser les prêts et avances qui ont été consentis.

Mais surtout il faudra éviter le principal danger de tous ces vaccins : la confiance exagérée et le relâchement subséquent.

Il faudra, pendant un temps certain, maintenir la vigilance et respecter les gestes barrière ; la maladie doit continuer à faire peur encore quelque mois, le temps que le vaccin mette en place une immunité de groupe et diminue fortement les risques d’infection et de développement des formes graves de la maladie.



Oui, la découverte et la mise au point de ces vaccins est une excellente chose, mais n’oublions pas, en quelques jours, ce que nous vivons depuis
plusieurs mois et sachons en tirer les leçons.



lundi 28 septembre 2020

Comment laisser mourir nos anciens ?

 


Pendant le confinement, l’humoriste Elie SEMOUN partageait sur les réseaux sociaux quelques photos de visites à son père Paul, âgé de 88 ans, souffrant de la maladie d’Alzheimer et pensionnaire d’un EHPAD lyonnais. Il avait par ailleurs appelé à des dons pour permettre à cet établissement d’acquérir du matériel.

Le 12 septembre, Paul SEMOUN est décédé.

Elie SEMOUN laisse entendre sa colère maintenant, affirmant que c’est le confinement qui a tué son père, que l’interdiction et la limitation des visites ont accéléré son déclin.


La question mérite d’être posée, car en temps normal déjà nos anciens souffrent de la solitude, qu’ils soient à leur domicile ou en institution. Pour les préserver, les contacts ont été restreints, au détriment de leur moral. La baisse de moral a eu, par la suite, des conséquences néfastes sur le physique. Il est donc patent que les mesures imposées ont nui à la santé de beaucoup de nos anciens.


Pour autant, il faut aussi se demander ce qui se serait passé si ces mesures n’avaient pas été prises. Beaucoup de personnes âgées ont été emportées par la Covid. Sans ces mesures, la cohorte des décès aurait été bien plus importante encore. Certes, les défunts n’auraient pas été les mêmes…

Il est certain que le confinement a porté un coup d’arrêt à la propagation du virus. Le déconfinement n’a pas occasionné une réelle reprise de l’épidémie qui, maintenant, repart car les gestes barrières ne sont plus assez respectés.


Pour que nos anciens ne meurent ni de la Covid, ni des conséquences d’un isolement forcé, il faut que chacun respecte les mesures de précaution demandées.

samedi 16 mai 2020

Jour 61 d’une autre vie. Pas pour tout le monde….


Avec cette pandémie nous sommes entrés dans une autre vie, mais visiblement pas tous…
Ceux qui abandonnent sur le bord des chemins ou ailleurs des gants ou masques usagés sont restés aussi infects qu’ils l’étaient avant,
Ceux qui ne respectent pas un minimum les conseils destinés à éviter la propagation du virus et éventuellement une seconde vague ne font pas preuve de davantage de civisme qu’avant,
Ceux qui ne pensent qu’à enfiler à nouveau le gilet jaune qu’ils portaient tous les samedis jusqu’à la mi-mars n’ont pas compris que, moins encore qu’avant, leur méthode n’a de sens et d’efficacité même si leurs revendications peuvent être justifiées,
Ceux qui appellent, afin d’éviter l’accroissement du chômage, à passer aux 32 heures hebdomadaires ne sont pas plus intelligents qu’avant car ils ne comprennent pas que plus un produit coûte cher à fabriquer, plus cher il sera à vendre et moins le consommateur éventuel l’achètera…Il ne se vendra donc pas, il ne servira plus à rien de le fabriquer, et il n’y aura plus de travail du tout !

A tous ces gens, et aux autres que j’ai oubliés ici, qui ne se sont pas rendus compte que nous étions entrés dans une nouvelle vie, je demande de réfléchir un peu, de ne pas penser qu’à eux mais de penser aussi, sinon aux autres, au moins à leurs enfants.
C’est beau de rêver, mais il faut également un peu de réalisme.

samedi 2 mai 2020

Jour 47 d’une autre vie. Libres, jusqu’à quel point ?





S’il est une institution qui souffle un peu, oubliée qu’elle est par ses détracteurs, c’est bien Enédis car son compteur Linky, habituellement traité de liberticide, n’occupe plus le devant de la scène.

En effet, après des tergiversations sur une application pour smartphone « Stop-Covid », outil de traçage numérique des malades du Covid-19, qui ne verra certainement pas le jour, il est question maintenant de mettre en place deux fichiers ; le premier nommé « Sidep » recenserait les personnes testées positives au Covid-19, le second, « Contact-covid » contiendrait les coordonnées des personnes ayant été en contact avec un malade, et serait mis à disposition des brigades chargées de contacter ces personnes afin de les dépister.


De ce fait, nombre de personnes, déjà s’inquiètent de l’atteinte aux libertés publiques, du non-respect du secret médical, du fichage et autres gros mots.
Et ces bataillons de défenseurs des libertés ne vont cesser de se renforcer.
Le Français, moi y compris, chérit la liberté.


Mais jusqu’à quel point doit-on sacrifier à la liberté ?



Une chose est de proclamer : « mieux vaut être libre et mort que vivant et opprimé », une autre de rejeter une mesure qui peut être de santé publique au motif qu’elle risque, éventuellement, avec beaucoup de malchance, de nous priver d’une miette de liberté.
Et ceux qui crient au liberticide sont-ils conscients que dès qu’ils touchent un smartphone ou un ordinateur ils sont pistés ? Que l’utilisation de leur carte bancaire, de leur voiture...laisse des traces ? Que les réseaux sociaux, et pour des motifs bien moins avouables, restreignent davantage leurs libertés que ces fichiers ?
Qu’ils y réfléchissent un peu !



samedi 18 avril 2020

Jour 33 d’une autre vie. Les vieux et les nouveaux cochons.



Je n’assimile pas les deux.

Les nouveaux cochons, je ne vais pas m’étaler sur le sujet, ce sont ceux qui, de la fenêtre de leur voiture jetaient jusqu’à présent des emballages de fast-food ou des canettes vides, et qui jettent maintenant des masques ou des gants sur les bas-côtés des routes.
Ils peuvent aussi être à pied d’ailleurs !
Ne pourrait-on assimiler ces gestes barbares à de la « mise en danger de la vie d’autrui » ?


Les vieux, maintenant, qu’est ce qu’ils sont susceptibles !!
Sous prétexte que le président MACRON a dit l’autre jour que les personnes âgées devraient éventuellement rester confinées au-delà du 11 mai, certains se sont offusqués, se sentant discriminés ! Il a fallu que l’Elysée précise que c’était un conseil, non une obligation.
Qu’ils sachent que c’est une mesure non contre eux, mais pour leur protection car ils sont, si ce n’est plus fragiles, du moins plus enclins que les plus jeunes à être plus sévèrement atteints. Là ils peuvent être contents, c’est à eux de décider s’ils sont aptes ou non à être déconfinés.
Je suis proche (en âge) de ces personnes, et je n’ai pas été choqué.
Il est vrai que nos enfants et petits-enfants nous manquent, que la solitude, n’étant pas choisie, peut peser à certains plus qu’à d’autres, mais ne perdons pas de vue que ces mesures sont celles qui, à ce jour, sont les plus à même de nous permettre, un jour prochain, possiblement, de voir à nouveau, peut-être de les serrer dans nos bras, nos chers petits !!!

vendredi 17 avril 2020

Jour 32 d’une autre vie. Covid-19, obstination déraisonnable et directives anticipées.




Depuis les lois du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Léonetti et du 2 février 2016 créant des nouveaux droits en faveur des des malades et des personnes en fin de vie, dite loi Claeys Léonetti, toute personne a le droit de préciser jusqu’à quel point on doit lui appliquer des traitements en cas de maladie grave.
Ces lois visent essentiellement à éviter les souffrances inutiles, d’une part en développant les soins palliatifs, d’autre part en renonçant à l’acharnement thérapeutique ou « obstination déraisonnable ».


Ces notions étant tout de même très largement sujettes à interprétation, comme l’a bien montré la bataille judiciaire autour de la personne de Vincent LAMBERT, et le malade n’étant pas forcément en état de manifester sa réelle volonté sur son lit d’hôpital, il est fortement recommandé de rédiger ses directives anticipées. Celles-ci seront applicables et prises en compte de façon prioritaire en cas de procédure collégiale destinée à prendre une décision quant à un éventuel arrêt des traitements ou à une mise en place d’une sédation profonde pouvant conduire au décès.



La désignation d’une personne de confiance est également très utile, car elle pourra détenir ces directives anticipées ou, si elles n’ont pas été rédigées, faire part des souhaits ou opinions émis par le malade tant qu’il était encore en état de s’exprimer.


Dans cette crise liée au coronavirus, où les personnes âgées sont touchées de façon très importante, le fait qu’il y ait des directives anticipées permet dans certains cas de décharger la conscience du personnel soignant car ces directives peuvent le guider dans l’orientation des soins à apporter au malade.


Par ailleurs, le fait de rédiger ses directives anticipées, d’en parler à son entourage, permet d’aborder le problème de la mort et, ainsi, de la dédramatiser quelque peu, de l’amadouer.
Si cette période pouvait inciter nombre de personnes, âgées ou non, malades ou non, à réfléchir à ce qu’elles voudraient ou non, à s’interroger sur la maladie, la douleur, la souffrance, à se demander jusqu’où elles seraient prêtes à supporter des traitements lourds et invasifs pour continuer à vivre, elle ne serait pas totalement vaine, et ces personnes, comme leur entourage, seraient mieux armés face à la souffrance et à la mort inéluctable.



lundi 13 avril 2020

Jour 28 d’une autre vie. Dans l’attente de la voix présidentielle.


Plus de 112 000 personnes sont mortes des causes du coronavirus depuis son arrivée en Chine en décembre dernier. Morts officiellement recensées. Combien ne sont pas comptabilisées, combien seulement ne lui sont pas même attribuées ? On va tout droit vers le million de morts, le chiffre définitif ne sera estimé que quelques mois après la fin des ravages de ce virus mortifère.
Rappelons que la grippe dite espagnole avait fait entre 20 et 100 millions de morts après la fin de la première guerre mondiale, à une époque où la population mondiale était bien inférieure à celle d’aujourd’hui, et où les déplacements de population étaient bien moindres et bien plus lents qu’en 2020.
Mais aussi à une époque où les chercheurs étaient beaucoup moins nombreux et moins bien outillés. Gardons espoir tout en restant lucides et surtout prudents.

Le sujet de prédilection des politiques et journalistes, depuis deux jours, est la teneur du discours que tiendra le président MACRON ce soir. L’information en continu exige d’eux qu’ils parlent pour ne rien dire et glosent et supputent… Qu’ils attendent d’entendre le président et qu’ensuite ils commentent, intelligemment, voici ce qu’on attend d’eux. Bâtir des discours plus ou moins alarmistes, anxiogènes, sur des rumeurs et bruits de couloir ne sert strictement à rien.

samedi 11 avril 2020

Jour 26 d’une autre vie. A situation exceptionnelle, législation d’exception !


Nous vivons une situation non seulement exceptionnelle, mais de plus inédite.
Le Gouvernement a obtenu l’autorisation de légiférer, temporairement et dans des domaines précis, par ordonnances.
Des projets sont à l’étude, de traçage des personnes via leur téléphone portable.

Immédiatement, des « défenseurs » de la liberté et des droits protestent, crient aux atteintes à la liberté, au flicage, etc...S’ils avaient été victimes du Covid-19, ils ne diraient plus rien !!
Il faudrait déjà appliquer de la façon la plus stricte les lois actuellement en vigueur à l’encontre des salopards qui profitent de la situation actuelle, notamment pour escroquer des gens, les voler, profiter de leur état.
Ceux qui s’attaquent aux personnels de secours ou soignant, de police ou de gendarmerie, aux élus, ne devraient pas être punis de moins que d’un an de prison ferme.
Ceux qui bravent les obligations du confinement, sous prétexte qu’ils n’ont pas les mêmes valeurs que les autres, et que les 135 € d’amende prévus ne représentent rien à leurs yeux, on ne peut pas grand-chose contre eux, si ce n’est de rendre publics leurs agissements pour que chacun puisse les juger à leur juste valeur.



Notre gouvernement, que fait-il ? Est-il efficace ? Est-il honnête ? Est-il à la hauteur ?
Nombreux sont ceux qui ont déjà leur opinion, toute tranchée et sûrs d'eux, notamment ceux qui ont été au pouvoir récemment, et ceux qui n’y ont jamais été.
Mais ils n’y sont pas ACTUELLEMENT.
Alors, face à cette pandémie inédite, face à cet inconnu, ils feraient mieux de faire confiance à ce Gouvernement dans le feu de l’action. Qu’ils proposent d’autres voies, oui ! Qu’ils proposent leur aide, oui ! Qu’ils condamnent ou critiquent, non, PAS POUR LE MOMENT !





mercredi 8 avril 2020

Jour 23 d’une autre vie. N’oublions pas les autres…







Nous sommes obnubilés par le coronavirus, et cela se comprend, mais les médecins enjoignent aussi les malades « d’autre chose », les patients qui suivent déjà des traitements, qu’ils soient post-opératoires, anti-cancéreux, ou autres, de continuer à bien les suivre, de ne pas hésiter à consulter, de ne pas reporter une visite importante auprès de leur médecin, soit « pour ne pas le déranger », soit par peur d’être contaminé lors de cette visite.

De la même façon, il faut penser aussi aux personnes qui décèdent d’autres affections, et qui n’ont pas droit à des funérailles différentes de celles accordées aux victimes du covid-19.

Pensons qu’il y a, en France, en temps normal, environ 600 000 décès, soit à peu près 1 750 personnes qui nous quittent quotidiennement ; il y a certes près de 5 000 personnes qui meurent suite à un accident de la route, chiffre qui peut baisser du fait du confinement, mais 16 500 personnes succombent à des accidents domestiques, 94 000 du fait d’addictions (tabac, alcool, drogues) et 13 000 de nos compatriotes se suicident tous les ans, et ce chiffre dramatique ne risque pas de baisser du fait de la pandémie actuelle.
Pensons aussi, et la secrétaire d’État Marlène SCHIAPPA avait attiré l’attention sur ce point dès le début du confinement, aux personnes, surtout femmes et enfants, victimes de violences conjugales. Car, fatalement, le confinement, pouvant causer désœuvrement, promiscuité, abus d’alcool ou de drogues, verra une augmentation de ces violences.
Dans les familles où un problème est latent, il fort improbable que le confinement le règle ; il ira plutôt l’exacerber, spécialement lorsqu’il s’agit de problèmes relationnels entre parents et enfants, adolescents ou adultes.
Dans quelques jours, lundi de Pâques, le Président MACRON fera un point, et annoncera une prolongation du confinement ; espérons que ce soit la dernière et qu’elle ne soit pas trop longue mais laisse entrevoir le bout du tunnel.



mardi 7 avril 2020

Jour 22 d’une autre vie. Pourquoi je ne veux pas me faire tester…




Mon épouse continue de travailler, elle est infirmière, et elle croise régulièrement au travail une de nos filles, infirmière également, en contact régulier avec de malades covid. Aucun de nous trois n’ayant de symptômes, nous n’avons pas ressenti le besoin de nous faire tester.
Il est possible, en fonction éventuellement de la suite des événements et de la politique publique en la matière, que l’une ou l’autre d’entre elles, ou les deux, se fasse tester da
ns les jours ou semaines à venir.


Pour ma part, je n’envisage pas de le faire, du moins pas avec les tests actuels. Pour une personne confinée, qui n’est pas en contact avec des personnes extérieures, ce test n’a pas d’utilité, voire pas de sens, car il n’est pas satisfaisant. En effet, si je me fais tester ce mardi, j’aurai le résultat mercredi ou jeudi, résultat qui me dira éventuellement que mardi je n’étais pas contaminé, certes, mais je pourrais très bien l’avoir été entre temps. Pour être sûr et rassuré, il faudrait donc faire le test tous les jours, et encore…
Ce test n’aura une utilité que s’il est positif.
Je mise beaucoup plus d’espoir sur les tests sérologiques, et j’espère qu’ils seront disponibles et fiables rapidement. Car avec eux, nous serons en mesure de savoir si nous développons des anticorps et que, dans l’affirmative, que nous avons été contaminés, que nous ne sommes plus contaminants et qu’en plus nous sommes a priori immunisés.

Il semblerait que les nouveaux cas soient en baisse, en Alsace et en Ile de France, ce qui est une excellente nouvelle pour les soignants de ces régions qui ont vraiment besoin de retrouver un peu de calme et de tranquillité.
Par contre, d’après des extrapolations, seuls 10 % de la population auraient été infectés, et, pour que l’immunité de groupe fonctionne, il en faudrait près de 60 %. Le déconfinement n’est pas pour bientôt… Courage, résistons et restons chez nous.

dimanche 5 avril 2020

Jour 20 d’une autre vie. C’est dur tout de même….



Vingtième jour de confinement, dimanche, même si pour beaucoup les jours de la semaine sont tous semblables maintenant, temps estival. Le temps paraît long désormais, on a envie de revoir ses parents, ses enfants, ses amis ; on a envie de bouger...D’autant plus, lueur d’espoir, que la propagation du virus semble ne plus être aussi virulente.
Alors on baisse un peu la garde, on s’autorise un petit écart.
Pourtant, il ne faut pas. Si nous sommes sur la bonne voie, nous n’avons pas encore gagné. Et on sait que, dans toutes les guerres, il y a des victimes jusqu’à la dernière minute des combats, et même encore après.
Alors certes, l’économie a énormément souffert et tout le monde souhaite que ça reparte, sinon à quoi vont ressembler les vacances d’été si on n’a pas, d’ici là, retrouvé une vie à peu près normale ?
Alors, si nous voulons vraiment revivre à 100 % le plus tôt possible, il faut encore faire quelques sacrifices, jusqu’au 15 avril, voire début mai, pour qu’effectivement, avec le moins de risques possibles, on puisse reprendre le chemin de l’école, du travail, ou reprendre nos activités normales en toute confiance et sans peur du lendemain.

samedi 4 avril 2020

Jour 19 d’une autre vie. Certains sont plus à plaindre que d’autres…







Les retraités sont confinés, certes, mais ce sont certainement eux, indépendamment de leurs éventuels problèmes de santé, qui doivent en souffrir le moins.

Pour les autres, des compensations sont prévues pour leur garantir un maintien (relatif) de leurs revenus, mais certains sont plus avantagés que d’autres :
Bienheureux les salariés basiques.
Dur, dur pour les artisans, commerçants et professions libérales. Surtout ceux qui ont l’habitude de faire une partie au noir !!!

Mais pensons aussi à ceux qu’on appelle les « travailleurs illégaux » mais qui nous rendent bien service toute l’année, car ils sont exploités et accomplissent des tâches que personne ne veut faire.

Plus généralement, je pense à ceux qui ont un salaire fixe faible et un intéressement fort sur leur performance ou leur chiffre d’affaires individuel, à ceux dont les pourboires représentent une part importante du salaire.
Je pense aussi, qu’ils m’excusent de les mettre sur le même plan, aux membres du clergé (surtout catholique car je ne connais pas trop les autres) qui ne peuvent plus faire de cérémonies, si ce n’est des obsèques tronquées, et aux prostitué (e) s, qui ont vraisemblablement perdu la quasi totalité de leur clientèle, confinée avec le (la) conjoint (e)….
Autre info intéressante de ces derniers jours : la vente de tabac a augmenté de 30 % en France depuis le confinement. Je veux bien croire que certains fumeurs fument davantage à la maison qu’au travail, mais surtout les achats hors de nos frontières ou à la sauvette sont quasi-impossibles. On peut donc en déduire que 25 % de la consommation de tabac en France échappe au fisc !

vendredi 3 avril 2020

Jour 18 d’une autre vie. Confinement, suite…


Sur le front, 588 nouveaux décès en France, ce qui porte le total à plus de 6 500 défunts officiellement imputables au covid-19, sachant que ce chiffre est forcément incomplet.
Le Grand Est et l’Ile de France sont toujours sous tension extrême même si un ralentissement de la propagation se fait jour en Alsace. On continue à évacuer des malades de ces régions vers des hôpitaux d’autres régions, notamment l’Ouest. Sachant que ces malades doivent rester entre deux et trois semaines en réanimation, qu’en sera-t-il dans ces régions d’accueil quand elles seront elles-mêmes touchées ? Espérons qu’elles le soient à un degré moindre.

Le ministre de l’Education Jean Michel BLANQUER a annoncé que les baccalauréats et brevets des collèges seront attribués cette année sur la base des notes obtenues au cours des deux premiers trimestres, soit jusqu’au 13 mars, et éventuellement des notes obtenues sur la fin de l’année scolaire si les cours reprennent avant la fin juin. Situation totalement inédite, et décision à la hauteur de la situation exceptionnelle que nous vivons.
Les vacances de printemps démarrent ce soir et, confinement oblige, le secteur du tourisme voit encore une période habituellement faste totalement anéantie.

Des entreprises commencent à vouloir reprendre le travail, ce qui est possible si les conditions sanitaires le permettent, mais auront-elles à la fois des salariés, des clients et des fournisseurs ?

L’actuelle période de confinement est prévue jusqu’au 15 avril, mais le Premier ministre Edouard PHILIPPE a évoqué hier son prolongement possible, dû en partie au fait qu’on ne sait pour l’instant comment en sortir sans risque. Cette incertitude commence à miner le moral et laisse trop de questions sans réponse.

Les fêtes de Pâques, cette année seront célébrées en très petits comités...et nos petits privés de chasse aux oeufs!

Jean François PRE, chocolatier à Landivisiau






jeudi 2 avril 2020

Jour 17 d’une autre vie. A propos de la mort et des morts.


Annuellement en France entre 600 000 et 610 000 personnes meurent tous les ans, soit un taux de mortalité de 9 pour mille environ.
A ce jour, le Covid 19 aurait provoqué un peu plus de 4 000 décès en France.
Rappelons que la canicule de 2003 avait causé entre 15 000 et 20 000 décès supplémentaires. Le chiffre des décès imputables à l’actuelle pandémie en France dépasseront certainement ce chiffre, lorsque les études permettront de mesurer cette surmortalité avec plus d’exactitude.

Les décès dus à la canicule de 2003 étaient majoritairement des personnes âgées, et on a donc assisté en quelque sorte à une accélération des décès : la plupart de ces personnes seraient certainement décédées dans les mois suivants ; leur vie a été abrégée par la canicule.


Aujourd’hui, nous constatons également que les personnes âgées paient le plus lourd tribut à la surmortalité, mais pas seulement elles. Et les différences avec la situation de 2003 tiennent au fait que, d’une part, toute personne, quel que soit son âge, est potentiellement susceptible de décéder, et d’autre part, que des soins importants et lourds sont nécessaires pour maintenir en vie les malades les plus graves, en nombre important, avec un taux de mortalité élevé.


On peut espérer que le nombre de morts supplémentaire ne soit pas extraordinaire, au vu de la mortalité générale observée sur plusieurs années, et à ce titre la pandémie actuelle ne sera peut-être pas exceptionnelle.
Ce que l’on retiendra, par contre, c’est son caractère mondial, c’est la douleur endurée entre le début de la maladie et son issue fatale, ce sont les conditions dans lesquelles sont vécus ces décès par les proches, qui auront, pour beaucoup d’entre eux, énormément de mal à faire leur deuil.


La canicule de 2003 a entraîné une amélioration des conditions de vie dans les établissements pour personnes âgées, notamment avec l’installation de climatisations, l’amélioration des protocoles de soin, mais elle n’a pas eu beaucoup plus de conséquences notables.
Il est à espérer que l’épisode actuel entraînera des révisions plus importantes de nos façons de vivre, de consommer, de travailler.



mercredi 1 avril 2020

Jour 16 d’une autre vie. Où l’on parle de déconfinement.


Le Premier ministre Edouard PHILIPPE a abordé aujourd’hui la période de déconfinement, pour laquelle différentes formules sont à l’étude. Bien sûr, la date n’en est pas encore connue. Elle ne sera peut-être pas la même pour tout le monde, soit que cette sortie se fasse par région, soit qu’elle se fasse en fonction de l’âge...à voir.

Cela alors qu’on vient de passer le cap des 4 000 morts en France, dont 509, un record, au cours des dernières 24 heures. Signe d’espoir tout de même, les nouveaux cas dans le Grand Est sont en baisse, comme en Italie d’ailleurs. Est-ce à dire que le virus fait ses ravages pendant un certain temps, où les plus faibles décèdent et les autres guérissent ou s’immunisent ? Il faudrait peut-être qu’un maximum de personnes soit contaminé, avec des manifestations faibles, afin de produire des anticorps permettant d’échapper à une éventuelle seconde vague ?

Le ministre de l’Intérieur, Christophe CASTANER a cru bon de rappeler qu’il n’est pas question, en période de confinement, de partir en vacances, afin d’éviter de propager le virus ; une partie du pays sera, effectivement, en vacances à la fin de cette semaine.

Les Etats-Unis sont en pleine tourmente, et le virus se répand en Afrique et en Amérique latine. Il est à craindre que dans ces deux contrées, où les conditions sanitaires sont bien pires qu’en Europe, les morts se comptent par dizaines de milliers, même si, au fur et à mesure du temps, et grâce aux expériences des pays précédemment atteints, la lutte devient plus « facile » car on connaît mieux notre ennemi.

mardi 31 mars 2020

Jour 15 d’une autre vie. Un air de fin de vacances.



Deux semaines que nous sommes confinés. Il règne comme un air de fin de vacances. Au début, dispense de travail, toute la famille réunie, on se serait cru, d’une certaine façon, en congés, d’autant plus qu’on avait du mal à réaliser ce qui se passait vraiment.

Au bout de quinze jours, le confinement devient pesant.


C’est la fin de mois, des chutes de revenus se matérialisent avec une paie tronquée.
Et ce n’est pas si facile, le télétravail, quand en plus les enfants sont à la maison…
Et les enfants, justement, ils réclament l’école, car c’est souvent mieux qu’avec les parents, et les copains manquent…
Que dire des ados, confinés avec leurs parents, loin des potes, du copain, de la copine...Et ces cours par internet, c’est vraiment pas le top !
Et cette incertitude qui dure.
Et ces infos, tous les jours, qui nous montrent ces couloirs d’hôpitaux, ces personnels soignants fatigués, ces listes de malades et de morts qui s’allongent, cachant celle des guéris qui rentrent chez eux.
Et ces politiques qui continuent à se disputer,
Ces files d’attente devant les magasins autorisés, où l’on ne trouve pas forcément tout ce qu’on cherche,
Et tous les jours, faire à manger pour toute la famille, on ne sait plus quoi faire,

Et pourtant il faut garder courage, car unis et solidaires, on traversera cette épreuve.
Soyons vigilants à la sortie de ce cauchemar, ne laissons pas nos dirigeants reprendre la vie d’avant, cette période ne doit pas être réduite à un interlude dans notre monde d’hier. Elle doit être la fin de notre façon de vivre d’avant 2020, et le départ d’une autre façon de vivre. A nous de la définir, de la défendre, en pensant plus à l’humain qu’à l’économie, en pensant à nous, à nos enfants, à aux générations à venir.