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samedi 2 janvier 2021

Lettre à Monsieur le Ministre de l’Intérieur.

 

Monsieur le Ministre,


Des centaines de jeunes se sont rassemblés pour fêter le nouvel an, en Bretagne, ne respectant aucun des gestes barrières, mettant en danger leur santé.

Ils ont quitté le site de cette fête sauvage et illégale, certains d’entre eux ayant été verbalisés pour non-respect des consignes, beaucoup ayant réussi à passer à travers les mailles du filet tendu par les forces de l’ordre.

Désormais, ces fêtards sont repartis aux quatre coins de la France, quelques uns à l’étranger, d’où ils étaient venus pour participer à cette rave-party.

Combien ont emporté avec eux le virus que nous essayons de combattre depuis près d’un an ?

Combien vont le semer où ils sont maintenant, mettant en danger la vie de leurs parents, amis, collègues et voisins ?

Ces faits sont intolérables.

Comme tout un chacun, je ne comprends pas pourquoi cette fête n’a pas été interrompue plus tôt.

Et pourquoi tant de participants ont pu s’échapper sans être contrôlés et verbalisés.

Pourquoi tous n’ont-ils pas été verbalisés ?

Par ailleurs, on nous dit que des tests leur ont été proposés.

Ces jeunes ont enfreint la loi, se mettant en danger et se muant en diffuseurs du virus mettant en danger la santé, voire la vie d’autrui.

Vous auriez dû, Monsieur le Ministre, faire de telle sorte que :

  • aucun participant ne quitte le site sans être verbalisé

  • tous soient testés immédiatement sur place

  • tous les cas positifs soient confinés manu militari dans une caserne ou autre lieu de rétention.

Et les libertés me direz-vous ?

La liberté de chacun s’arrête ou commence celle des autres.

Nos ancêtres se sont battus pour notre liberté, mais ce n’est pas pour cette raison que des inconscients puissent abuser de leur liberté jusqu’à mettre en péril la vie de nos concitoyens.

Après ces événements, allez-vous, Monsieur le Ministre, verbaliser le citoyen lambda qui circulera en ville une demi-heure après le début du couvre-feu parce qu’il sera en retard, ou celui qui aura oublié son attestation ? Certes, il sera en tort, mais ne nuira à personne et il n’aura pas, sciemment, bravé les règles et négligé les mesures de sécurité.

Je vous souhaite, Monsieur le Ministre, de bons moments de réflexion, mais enjoignez à nos forces de l’ordre de tout faire pour appréhender les organisateurs de ce type de manifestations afin qu’ils soient présentés à un juge qui, je l’espère, les condamnera avec inflexibilité.

dimanche 19 novembre 2017

Y a-t-il une déviance du journalisme ?



Un drame horrible s’est produit samedi à Sarcelles : un policier de 31 ans s’est suicidé après avoir tué trois personnes dont deux qui tentaient de s’interposer alors qu’il brutalisait sa compagne, et blessé plusieurs autres de sa famille.
C’est un fait divers tragique qui peut bien sûr être mentionné dans les journaux télévisés, y compris en précisant que son auteur est un policier, ceci dans le but de rappeler qu’un policier est un homme comme un autre, qu’en plus souvent leurs conditions de travail ont une répercussion plutôt négative sur leur vie de famille, ce qui peut créer ou exacerber des tensions dans le couple, pouvant aller jusqu’à la séparation…

Là où je me demande s’il n’y a pas une certaine déviance du journalisme, c’est quand la présentatrice (en l’occurrence) insiste lourdement sur le fait que le policier s’est servi de son arme de service, et va jusqu’à se demander s’il ne faut pas revenir sur l’autorisation accordée aux policiers de conserver leur arme sur eux, y compris en dehors des heures de service.
Il est possible que le fait qu’il soit policier soit en partie au moins une des causes de cette tuerie, du fait de l’influence négative des conditions de travail sur le couple.
Mais il n’y a aucun lien de cause à effet avec son arme de service.
S’il ne l’avait eue, il se serait procuré différemment une arme pour accomplir ce geste fatal dicté par son coup de folie.
Comme l’a si justement laissé entendre le ministre de l’Intérieur Gérard COLLOMB, ce n’est pas l’arme qui est en cause, plutôt le management de la police qui n’est peut-être pas à même de détecter les de tels gestes de désespoir.. Mais en a-t-il les moyens ?

jeudi 18 octobre 2012

L’aveu de la répression du 17 octobre 1961.

Le président HOLLANDE a reconnu hier que la République avait commis une sanglante répression à l’encontre des Algériens qui manifestaient à Paris le 17 octobre 1961 pour le droit à l’indépendance de leur pays.


Ce communiqué a surpris, ravi et outré.

Surpris, parce que personne n’attendait une telle reconnaissance, tant sur le fond que dans la forme.

Ravi, parce que nombre de personnalités demandaient que soit « avoué » ce massacre, toujours nié, quel que soit le nombre réel de morts, qu’il soit d’une trentaine ou de plusieurs centaines.

Outré, à droite, où l’on ne comprend pas que le président mette ainsi en cause la police républicaine, ou même la République elle-même.

Les faits sont là : la police de l’époque a violemment réprimé cette manifestation, et des hommes sont morts, non pas seulement accidentellement dans des mouvements de foule, mais jetés dans la Seine, notamment.

Il est sain de reconnaître enfin cette vérité.

Ce ne sont pas des délinquants qui ont agi ainsi, c’est la police française qui est responsable. Il ne faut pas s’en cacher.

Cette repentance, sur un fait précis, où la culpabilité est totalement établie ne devrait pas choquer.

Que l’on fasse acte de repentance au sujet de la colonisation, par exemple, est outrancier car, si la colonisation a engendré des actes et comportements condamnables, elle a également donné lieu à de glorieuses pages pour l’avancée de la civilisation. Tout ne fut pas mauvais dans la colonisation.

Pour ce qui concerne la répression du 17 octobre 1961, il s’agit de la répression brutale d’une manifestation pacifique, et ce n’est pas excusable, quel que soit le contexte de cette protestation.

C’est vrai que des civils et des militaires français étaient massacrés ou blessés par des Algériens, mais ce n’était pas une raison de se venger sur ces manifestants.

La police française a donc mal agi. Le reconnaître est un acte de haute politique.



mercredi 28 mars 2012

Les polices et Mohamed MERAH.

Depuis l’élucidation des tueries de Montauban et Toulouse, et la mort de leur auteur présumé, Mohamed MERAH, de nombreuses questions restent posées et de multiples critiques se sont fait jour.


Concernant l’action du RAID, je ne me permettrais pas de porter un jugement, ne connaissant pas les détails de son intervention. Néanmoins, il est dommage que Mohamed MERAH n’ait pu être capturé vivant, pour qu’un procès puisse avoir lieu, qui aurait certainement permis d’en savoir plus, et qui aurait été utile pour les familles des victimes. On peut le regretter, mais on ne peut en faire grief au RAID qui a correctement rempli sa mission, et dont les hommes méritent toute notre considération.

Là où le bât blesse, c’est que, une fois encore, la France se montre efficace quand il s’agit de réprimer, mais pas du tout à la hauteur en matière de prévention.

Mohamed MERAH n’aurait jamais dû tuer, dû pouvoir tuer.
Il était connu de divers services de police pour de multiples raisons.
Ses séjours en Afghanistan étaient avérés.
Il figurait sur la liste des personnes interdites de vol aux Etats-Unis.
Il vivait visiblement au-dessus de ses moyens.

Et il a pu amasser des armes, voler un scooter et exécuter froidement des victimes innocentes qui vaquaient à leurs occupations et qui avaient droit à la sécurité que doit procurer un Etat de droit à ses citoyens, surtout quand ils ne font que vivre leur vie normale dans des quartiers qui ne sont pas réputés difficiles !

Mais la politique de ces dernières années, qui consiste à supprimer tant de postes de fonctionnaires, y compris au sein des forces de l’ordre, est en partie responsable de ce drame.

Que des forces plus nombreuses soient affectées à épier et pourchasser des automobilistes qui ne respectent pas le code de la route, plutôt que de contrôler des jeunes qui vivent de façon éclatante bien au-dessus de ce pourraient leur permettre leurs revenus connus, ou de surveiller les délinquants déjà connus n’est pas normal.

Le marché de la drogue, des armes, les divers trafics, qui ne sont d’ailleurs pas limités aux banlieues et à la Corse, mériteraient que bien plus de moyens soient consacrés à leur éradication, tant au niveau du ministère de l’intérieur que de celui de la justice.
Puisse le futur gouvernement agir en ce sens, sans gesticulation, sans inflation réglementaire inutile, mais avec efficacité.

dimanche 4 décembre 2011

La France renouerait-elle avec les sinistres ministres de la police d’antan ?

On attend généralement du Ministre de l’Intérieur qu’il assure le maintien de l’ordre et de la concorde dans le pays, et il a à sa disposition, pour ce faire, les préfets, la police, et de nombreux fonctionnaires dont il doit faire bon usage, pour le bien-être collectif et individuel de tous les citoyens, de quelque origine qu’ils soient, qui se trouvent sur le territoire de la République.

Depuis quelques temps, notre ministre de l’Intérieur Claude GUEANT donne l’impression de ne travailler que POUR deux citoyens français : le président et le candidat Nicolas SARKOZY, et CONTRE tous les autres.

 
N’étant pas satisfait de sa lutte contre l’immigration illégale, il veut maintenant réduire l’immigration légale. Si la politique qu’il souhaite appliquer dans ce domaine l’avait été il y a quelques décennies, nous n’aurions pas à l’Elysée un président d’ascendance hongroise, plusieurs membres actuels du gouvernement n’y seraient pas, et la France serait bien appauvrie, car nombre de celles et ceux qui ont contribué à son histoire, à son développement et à sa richesse sont d’ascendance étrangère.

Quand il ne stigmatise pas les étrangers, ce sont les jeunes des cités, les adolescents, les mineurs pour lesquels il veut maintenant créer un code pénal spécial, alors que ces populations, il faudrait plutôt les encadrer, les éduquer, les former, les accompagner pour qu’elles n’aillent pas jusqu’à la commission des délits qu’il veut à tout prix réprimer.

Il est vrai qu’à force de supprimer des crédits et des postes dans tous ces domaines, il devient difficile d’assumer ces tâches.

Mais si notre ministre menait une réelle réflexion, il en arriverait aisément à la conclusion qu’il vaut mieux éradiquer une maladie en attaquant ses causes plutôt que de soigner après coup, lorsque le mal est là, à force de lois inapplicables qui corrigent des lois plus anciennes déjà non appliquées et de n’avoir plus que comme seule arme la répression.

Sous le Directoire et l’Empire, le sinistre FOUCHE n’agissait pas différemment. Répression, répression, répression.

On ne cherche pas les causes de la délinquance, on réprime.

D’honnêtes citoyens se plaignent ? On les calme en lançant un nouveau projet de loi et, au passage, en renforçant les forces de police dans telle ou telle zone, mais en retirant ces policiers d’un autre secteur, où la délinquance se déplace, et ainsi de suite….

Et voilà que notre ministre de la police nous révèle aujourd’hui que DSK a été contrôlé par la police au Bois de Boulogne en 2006. Qu’y faisait-il ? Rejoignait-il ou quittait-il son domicile voisin ? Avait-il eu ou allait-il avoir recours aux services de prostituées, nombreuses en ce lieu ?

Pourquoi le ministre évoque-t-il cette affaire aujourd’hui ? DSK, ou l’affaire DSK fait-elle encore peur au pouvoir en place, avec toutes les zones d’ombre qu’elle comporte encore ?

DSK était-il suivi, voire « espionné », à l’époque, par des services de police de la république ?

Si en 2006 la police, donc Claude GUEANT, donc Nicolas SARKOZY connaissaient les habitudes « berlusconiennes » de DSK, pourquoi les avoir tues et avoir promu la candidature du Français à la tête du FMI, avec les conséquences que l’on sait.
Quelles que soient les réponses à ces questions, des relents mauvais se dégagent de toutes ces affaires, qui ne sont pas à l’honneur de nos hommes politiques et qui n’augurent rien de bon des campagnes qui s’annoncent….




vendredi 11 novembre 2011

La violence n’est pas que routière !

Hier matin, j’ai fait en voiture le trajet Strasbourg-Lyon et sur les 120 km environ qui séparent la métropole alsacienne de sa consoeur Mulhouse, il y a je crois 3 radars automatiques. Hier donc, au bord de la route se trouvaient en plus des forces de police ou de gendarmerie, « radarisées » ou non, à 4 reprises !


Par ailleurs, une alternance de limitations de vitesse tantôt à 130 km/h, tantôt à 110, voire à 90 km/h font que régulièrement on ne sait même plus quelle est la vitesse autorisée ! En empruntant cet itinéraire, on est à mon sens victime d’une tentative de racket étatique patent !

Et pendant ce temps, si on veut rester dans le domaine de la sécurité routière, de véritables chauffards se conduisent impunément en véritables dangers de la route dans nos agglomérations, en prenant pour eux-mêmes, mais surtout pour les autres usagers, notamment piétons et cyclistes, de risques autrement plus importants qu’un dépassement de 10, voire 20 km de la vitesse autorisée sur une autoroute !

Et si, sur ces 8 représentants des forces de l’ordre qui étaient à l’affut au bord de l’A 35, la moitié seulement étaient occupés à effectuer des rondes dans nos villes, nos campagnes ou nos cités, l’insécurité ou, à tout le moins le sentiment d’insécurité ne diminueraient-il pas ? Les recettes fiscales immédiates de l’Etat s’en ressentiraient, c’est sûr, mais le bénéfice à plus long terme ne serait-il pas plus important que le produit de ces amendes pour excès de vitesse parfois extorquées aux conducteurs ?


La sécurité routière est importante, et que des radars ou forces de l’ordre surveillent les zones accidentogènes est nécessaire, mais placer des radars, fixes ou mobiles, essentiellement en fonction de leur rentabilité est un abus.




mardi 19 octobre 2010

Il n’est pas revenu...


Dimanche 17 octobre, France 3 a diffusé l’excellent téléfilm d’Alain TASMA, « Nuit noire, 17 octobre 1961 », relatant les événements parisiens de cette époque, du couvre-feu pour les musulmans d’Algérie à la sanglante répression de la manifestation du FLN du 17 octobre, suite à laquelle certains manifestants ont été expulsés, d’autres tabassés et blessés, d’autres ne sont pas revenus, pendus dans les bois, jetés dans la Seine ou disparus à jamais…

Indépendamment du rôle joué par le sinistre Maurice PAPON, le film a su montrer le rôle du FLN, rançonnant les Algériens et ne pardonnant rien, la peur des policiers, menacés jusqu’à leur domicile, l’incompréhension et l’impréparation des membres des forces de l’ordre.
Le racisme latent de certains policiers, qui n’hésite pas à s’exprimer violemment, y compris à l’égard des Français de souche lorsque ces derniers soutiennent ou, tout simplement, aident les musulmans, tel qu’il existait à l’époque, survit encore aujourd’hui. Et c’est à l’aune de la vie quotidienne en France en 2010 qu’il faut regarder ce film, et en tirer les enseignements. J’espère que des protagonistes de l’époque ont pu regarder ce film et juger leur réaction d’alors.

Certaines paroles des politiques ou hauts fonctionnaires d’alors, Maurice PAPON en tête, on les entend encore sortir de la bouche ou de la plume de responsables d’aujourd’hui.
Sans renier notre passé, sachons le regarder avec honnêteté, en reconnaissant nos erreurs, et surtout en évitant de les reproduire.