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samedi 1 décembre 2018

Les casseurs et les semeurs de trouble.



Encore une fois, mais personne n’est surpris, les casseurs s’en sont donnés à cœur joie aujourd’hui, spécialement à Paris, avec une rare violence, dans le cadre des manifestations des Gilets Jaunes.
Qui est responsable de ces scènes de désolation ?
Nous tous, en partie, qui avons (mal ?) éduqué ces sauvageons qui ne respectent plus rien.
Les Gilets jaunes aussi, qui appelaient à manifester. Certes, ils avaient pour la plupart (car il y a aussi des « casseurs occasionnels » ou d’opportunité dans leurs rangs) la volonté de manifester dans le calme mais, c’est très malheureux mais c’est ainsi, à l’occasion de chaque manifestation désormais s’invitent des casseurs, pilleurs et autres délinquants. Les Gilets jaunes ne pouvaient pas ignorer que ces trublions profiteraient de leurs défilés pour exercer leurs méfaits.
Les Marine LE PEN, Laurent WAUQUIEZ, Jean Luc MELENCHON et autres François HOLLANDE ont leur part de responsabilité aussi, notamment le dernier, qui enrage de voir son successeur appliquer les réformes qu’il avait annoncées, entre autres pour corriger les effets désastreux de la politique que lui-même a mené durant son quinquennat…
Emmanuel MACRON et son gouvernement aussi ont leur part de responsabilité, mais elle est loin d’être la plus grande. Elle tient moins à son action qu’à sa façon de faire, et je leur souhaite bon courage pour trouver une porte de sortie à cette situation intenable.
Lorsque le calme sera revenu, il conviendra de tirer les leçons de ces événements et de prendre des mesures vigoureuses et efficaces. Les lendemains sont rarement faciles.

mercredi 14 novembre 2018

L’illusion du retour espéré.



A la récente foire du livre de Brive, où il a préféré se rendre, plutôt qu’aux commémorations de l’Armistice à l’Arc de Triomphe, où était pourtant sa place, François HOLLANDE aurait répondu à une de ses lectrices qui lui demandait s’il avait définitivement renoncé à la politique : « Non…je vais revenir ».
Etait-ce une réponse sincère de sa part, ou un de ses traits d’humour ?
Qu’entend-il par retour en politique ? Ce serait forcément la reconquête d’un siège d’élu, car par la parole il n’a jamais quitté la politique…ou alors se voit-il en sauveur du parti socialiste ?
Afin de lui éviter toute déception, j’espère qu’il n’envisage pas un retour à l’Elysée, car la déconvenue pour lui serait de taille.
Un président de la République voit toujours sa cote remonter après son départ du pouvoir, qu’il ne s’illusionne donc pas sur sa cote de popularité actuelle, et qu’il ne la compare pas à celle du président en exercice !
Des lecteurs (ou acheteurs de livre) qui viennent faire dédicacer un ouvrage, viennent parfois par pure curiosité et ne font pas des électeurs favorables à coup sûr.
Au cours de son mandat, plus qu’aucun de ses prédécesseurs, il a désacralisé la fonction de chef de l’Etat, et ses comportements et réactions face aux paroles et actes de son successeur l’ont encore davantage discrédité et lui dénient le droit à réendosser le costume de président de la République.
Personne, pas plus dans sa famille politique, ni même sa famille tout court (ou ex-famille) n’est prêt à lui laisser la place et les candidatures potentielles seront une fois de plus pléthoriques.
Même la météo s’y met : il ne pleut plus assez pour reproduire le schéma du quinquennat précédent !! Il est tout de même remarquable qu’il ait plu à paris le 11 novembre et que François HOLLANDE ait brillé par son absence.

vendredi 2 décembre 2016

François HOLLANDE : la leçon de Sarkozy.



François HOLLANDE a fait la surprise à tout le monde hier au soir, en annonçant qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat. Ceux qui prétendent l’avoir su mentent car, bien que l’hypothèse du renoncement ait été avancée plusieurs, il était tout de même plus logique de penser que le Président allait se représenter.
Il a fait le choix inverse.
Mais était-ce vraiment un choix ?
Oui, dans la mesure où il aurait pu décider de se représenter.
Non, en vérité, car il s’était rendu à l’évidence qu’il n’arriverait pas à réunifier la gauche, à attirer assez d’électeurs pour, dans l’hypothèse où il aurait au préalable remporté la primaire, battre et Marine LE PEN et François FILLON.
Car il est quasiment acquis que le second tour de la présidentielle de 2017 opposera ces deux candidats.

Il y a quelques jours à peine, Nicolas SARKOZY se faisait remercier par les électeurs de la primaire de la droite et du centre, alors qu’il était certain, sinon de la gagner, au moins d’être au second tour. Il est reparti au soir du premier tour, penaud et triste, avec cet air de chien battu qui lui va si bien, presque humilié.
François HOLLANDE, l’espace d’un instant, a dû se voir dans cette situation et, plutôt que de se voir ainsi mettre à la porte, a préféré s’arrêter là. Et quelle aurait été sa situation s’il avait été battu déjà à la primaire ? Comment aurait-il pu achever son mandat à l’Elysée ? Nous ne le saurons pas.

Dans tous les cas, et quelle que soient les véritables raisons de ce renoncement, il faut le saluer. En effet, le président a décidé de ne pas s’imposer envers et contre tous, de ne pas paralyser l’action de l’Etat, du gouvernement en se maintenant de façon artificielle, de ne pas obérer le prochain quinquennat, de permettre à la gauche de peut-être se reconstruire sans lui, puisqu’il sent très bien qu’il n’est plus désiré.

Et puis, tout n’est pas fini ; sa voix comptera encore, il pourra siéger au Conseil constitutionnel, il pourra prendre des positions sur tel ou tel sujet, peut-être même faire des conférences….
Souhaitons qu’il assume avec brio et respect son futur rôle d’ancien président, comme l’ont fait ses prédécesseurs. Sauf le dernier.