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jeudi 18 mai 2017

La mise en route.



Les supputations sont allées bon train, depuis l’investiture d’Emmanuel MACRON et jusqu’à mercredi après-midi.

Qui sera le premier ministre, ou la première ministre ? Finalement, le député maire Les Républicains du Havre, Edouard PHILIPPE, qui était le plus cité, a été nommé à Matignon, son nom étant dévoilé vers 15 heures lundi 15 mai, alors que les journalistes faisaient le pied de grue depuis 8 heures le matin.

La composition du gouvernement, dont la publication avait été annoncée pour l’après-midi du mardi 16, fut reportée et annoncée le mercredi 17 à 15 heures.

Conformément aux promesses du nouveau président, ce premier gouvernement Philippe est resserré (22 membres), paritaires (11 hommes, 11 femmes), marqué par le renouvellement (seulement 4 anciens ministres), transpartisan (2 républicains en sus du premier ministre, 4 socialistes, 2 PRG, 3 Modem, 11 personnes de la société civile, non encartées).

Bien évidemment, la langue de bois a immédiatement pris du service chez certains membres de l’état-major chez les Républicains, notamment François BAROIN, pour lequel seulement 2 élus de son parti ont « osé » franchir le Rubicon. En fait, deux seulement ont été retenus, non parce que les autres prétendants n’étaient pas de qualité, mais parce que les exigences de parité, d’origine, de taille du gouvernement, ne permettaient pas d’en prendre davantage.

D’ailleurs, très rapidement plus d’une centaine d’élus issus de l’alliance Les Républicains/UDI ont signé un manifeste appelant à ne pas refuser la main tendue par Emmanuel MACRON, à aider ce gouvernement à réussir.

En fait le parti Les Républicains, sûr de gagner la présidentielle mais l’ayant perdue, n’a été que pendant très peu de temps certain de remporter la majorité absolue aux prochaines élections législatives et d’imposer ainsi au président Macron une cohabitation. La loi sur le non-cumul des mandats, la peur du mandat de trop, la peur de ne pas être élu, parfois, ont contraint un nombre important de députés sortants à ne pas solliciter, une fois de plus, le suffrage des électeurs. Il y aura de ce fait, y compris chez les partis traditionnels, beaucoup de visages nouveaux. Les scores assez éclatés de la présidentielle, l’attrait de la nouveauté, l’importance du vote aux deux extrémités de l’échiquier politique font qu’il y aura nombre de triangulaires, voire quadrangulaires à ces élections législatives, et il n’est pas toujours évident de dire quel élu sortira du chapeau.

Sans oser l’avouer, les ténors du parti Les républicains sont plutôt pessimistes.

Ce que l’on disait impossible en France, une espèce de cogestion, de gouvernement de coalition, plutôt de rassemblement des centristes, de l’aile gauche de la droite et de l’aile droite de la gauche, est en train de se mettre en place et de gouverner.

Même Nicolas HULOT, qui avait toujours refusé les avances des partis, de droite comme de gauche, a accepté cette fois-ci de faire partie du gouvernement. C’est une excellente chose, qui le restera si toutes ces personnes ont seulement pour ambition de servir leur pays et leurs concitoyens et acceptent de voir en toute avancée un progrès, sans exiger systématiquement une satisfaction de leurs exigences à 100 %.

jeudi 11 mai 2017

Quels seront les futurs élus ?



République en Marche, par la voix de son secrétaire général Richard FERRAND, a publié la liste de 428 candidats aux prochaines élections législatives. Cette publication était très attendue par tout le monde, les soutiens du nouveau président, mais aussi ses adversaires.

Il y a eu quelques couacs, quelques erreurs, mais ils sont tout à fait pardonnables eu égard à l’ampleur de la tâche que représentait cette sélection, faite en plus dans l’urgence.

Seuls 24 candidats sont des députés socialistes sortants, soit 5,6 %, mais le désormais sectaire chef de campagne des républicains, François BAROIN, a tout de même accusé cette liste de recyclage des élus sortants du PS.

En attendant, les promesses d’Emmanuel MACRON ont été respectées : stricte parité, renouvellement du personnel politique, importance de la société civile par rapport aux politiques, etc…

Le fait de ne pas opposer de candidat à Manuel VALLS est déjà critiqué de part et d’autre. Mais de toutes les façons, n’importe quelle attitude face à la candidature de ce dernier aurait été critiquée. 
 
Quels seront les futurs élus ?

Le scrutin législatif n’est pas le scrutin présidentiel.

La personnalité du candidat est plus importante. Mais l’actuelle défiance vis-à-vis du personnel politique peut transformer la prime au sortant en handicap du sortant.

Des électeurs, aussi, sanctionneront des députés sortants qui ne veulent pas admettre qu’un bouleversement est en cours, que le cumul n’est plus accepté, que les marchandages politiques sont honnis, que les sexa doivent s’effacer face aux quadras et quinquas.

L’élection d’Emmanuel MACRON a montré que des choses inimaginées étaient possibles, et de nombreux électeurs se mettent à rêver d’un autre monde…