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mardi 13 avril 2021

Pensées pour une amie défunte.

 

Sournoisement elle t’a assiégée,

Cette pandémie venue d’on ne sait où,

Qui petit à petit t’a diminuée

Et a fini par t’enlever à nous.


Tu es allée rejoindre tes aïeux au paradis.

Le virus nous priva même de ta mise en terre,

Confinés que nous étions pour éviter la maladie.

Ton absence est devenue pour nous un enfer.


Tu étais notre tendre amie

Tu étais notre rayon de soleil.

Maintenant que tu es partie

Tes rires n’égayent plus nos oreilles.


La tristesse, la mélancolie nous hantent

L’injustice, la colère, la rage nous éreintent.


La douleur de la séparation reste violente

Et l’espérance de jours meilleurs en nous s’est éteinte.

lundi 28 septembre 2020

Comment laisser mourir nos anciens ?

 


Pendant le confinement, l’humoriste Elie SEMOUN partageait sur les réseaux sociaux quelques photos de visites à son père Paul, âgé de 88 ans, souffrant de la maladie d’Alzheimer et pensionnaire d’un EHPAD lyonnais. Il avait par ailleurs appelé à des dons pour permettre à cet établissement d’acquérir du matériel.

Le 12 septembre, Paul SEMOUN est décédé.

Elie SEMOUN laisse entendre sa colère maintenant, affirmant que c’est le confinement qui a tué son père, que l’interdiction et la limitation des visites ont accéléré son déclin.


La question mérite d’être posée, car en temps normal déjà nos anciens souffrent de la solitude, qu’ils soient à leur domicile ou en institution. Pour les préserver, les contacts ont été restreints, au détriment de leur moral. La baisse de moral a eu, par la suite, des conséquences néfastes sur le physique. Il est donc patent que les mesures imposées ont nui à la santé de beaucoup de nos anciens.


Pour autant, il faut aussi se demander ce qui se serait passé si ces mesures n’avaient pas été prises. Beaucoup de personnes âgées ont été emportées par la Covid. Sans ces mesures, la cohorte des décès aurait été bien plus importante encore. Certes, les défunts n’auraient pas été les mêmes…

Il est certain que le confinement a porté un coup d’arrêt à la propagation du virus. Le déconfinement n’a pas occasionné une réelle reprise de l’épidémie qui, maintenant, repart car les gestes barrières ne sont plus assez respectés.


Pour que nos anciens ne meurent ni de la Covid, ni des conséquences d’un isolement forcé, il faut que chacun respecte les mesures de précaution demandées.

lundi 23 mars 2020

Jour 7 d’une autre vie. Premières pertes en première ligne.




Ce week-end, les premiers décès ont été officiellement constatés dans le personnel soignat : un médecin urgentiste dans l’Oise, un gynécologue à Mulhouse, un médecin généraliste à Colmar et un autre en Moselle...De nombreux personnels soignants sont contaminés, notamment dans les zones fortement contaminées, l’Alsace et la région parisienne, mais certainement un peu partout en France.
Beaucoup ne développent qu’une forme bénigne de la maladie et s’en sortiront sans dommages après un confinement et une prise d’antalgiques, puis retourneront se mettre au service des malades.

D’autres auront plus de mal à s’en remettre, devront subir une hospitalisation longue et douloureuse. Certains y laisseront leur vie.

Puissent ces soignants, bien malgré eux, faire encore œuvre utile, même décédés, en faisant enfin comprendre aux butés, bornés et réfractaires, que ce n’est pas un jeu, que ce confinement, ce ne sont pas des vacances, que même eux sont concernés par ce confinement, ces mesures barrières.


Ils sont nos nouveaux héros, en ce début de vingt-et-unième siècle.