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dimanche 11 avril 2021

La gratuité des transports en commun, lubie de bobos…

 

Les élections approchent, et des propositions diverses et variées voient le jour.

Ou réapparaissent, comme la gratuité des transports en commun réclamée notamment par Audrey PULVAR en Ile de France.

L’idée est séduisante au demeurant ; qui ne voudrait profiter d’une gratuité ?

Le hic, c’est que rien n’est gratuit.

En matière de transports, particulièrement, comme en matière de santé d’ailleurs, ce que ne paie pas l’usager, c’est le contribuable qui le paie.

Lorsque le contribuable finance un service dont il est usager, il n’y a pas de souci, sauf que la gratuité ne sert et ne rime à rien en l’occurrence.

Dans les autres cas, ce n’est pas une bonne solution, sauf s’il y a une volonté sélective : offrir (c’est le terme adéquat) la gratuité aux jeunes, car ils ont peu de moyens, ou aux sans-emploi, aux seniors qui ont parfois des ressources moindres, et pour les inciter à sortir de chez eux et voir du monde.


Si la gratuité est circonscrite à une agglomération par exemple, et que son coût est supporté par ses habitants, passe encore. Mais si cette idée devait être mise en place sur un plan plus large : département, région, et que le coût en serait financé par l’impôt, alors ce serait une vraie mauvaise idée, une double peine pour le rural qui financerait les déplacements des citadins et devrait en outre se débrouiller par ses propres moyens et avec ses propres deniers pour ses déplacements personnels.

Dans ce cas, cette idée de gratuité des transports est une vraie bonne idée de bobo !!


jeudi 17 novembre 2016

Comment transformer des succès potentiels en échecs réels.

31 octobre 2014



Le Président François HOLLANDE, conscient comme tout un chacun que le millefeuille des collectivités territoriales françaises était totalement indigeste, inadapté aux contingences de l’époque actuelle, aux multiples défis économiques et politiques et, de plus, générateurs de coûts redondants, a décidé il y a quelque temps de lancer le chantier de la réforme territoriale.
Enfin, un homme politique prenait son courage à deux mains et allait faire ce que d’autres, avant lui, auraient dû faire depuis longtemps déjà.
Cette réforme ambitieuse, moderne, simplificatrice, devait redonner vigueur et compétitivité à nos régions et à notre pays. Elle aurait sans conteste été l’un des acquis majeurs du quinquennat de François HOLLANDE.

Mais les barons locaux se sont mis à pleurer, à gémir, ont menacé de quitter la majorité présidentielle. Qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, qu’ils aient réclamé depuis des lustres ces changements ou qu’ils y aient toujours été opposés, ils ont émis d’autant plus de plaintes et de critiques que leur baronnie était touchée par cette réforme.
Et le Président et son gouvernement ont été sensibles à ces larmes. Ils ont cédé devant l’un et l’autre, ont accordé des dérogations, coupé, recoupé, recollé, empilé…..
A l’heure actuelle, le projet de réforme territoriale diminue certes le nombre de régions, mais pas de la façon la plus intelligente. Des départements sont supprimés, d’autres maintenus, éventuellement sous un autre nom. Des métropoles font leur apparition. La complication sourd de chaque coin du territoire. Plus rien ne sera comparable, on ne saura plus où on en est.

Monsieur Hollande, pourquoi n’avez-vous pas décidé qu’il y aurait tant de régions, et que, à l’échelon en dessous, il y aurait des métropoles et des communautés de communes, qui chapeauteraient les communes. Un point c’est tout. Nous aurions donc eu quatre niveaux, ce qui est bien suffisant : l’Etat, la région, le regroupement de communes, la commune.
Vous avez préféré céder à des élus cumulards et jaloux de leur prérogatives ; ils ne vous en seront malheureusement reconnaissants que pendant quelques jours (et encore !), et vous avez perdu une occasion de réaliser une grande et belle réforme.

Ecomouv’, Monsieur le Président, est également un dossier symptomatique, où vous-même et vos gouvernements avez par manque de courage cédé aux pleurs, parfois violents je vous l’accorde, des Bretons et autres camionneurs.
Mais l’écotaxe était une bonne idée. Elle avait été adoptée à la quasi unanimité des parlementaires, de la représentation nationale. Elle devait procurer des fonds pour réaliser des investissements d’envergure.
Vous n’avez pas eu, ni vos gouvernements, le courage de dire « stop ! » aux manifestants. Vous avez préféré céder, abandonner ces recettes qui vont rendre impossibles des travaux qu’elles auraient dû financer et qu’on va vous réclamer bientôt. Vous allez gâcher des millions d’€uros à démonter ce que les manifestants n’ont pas cassé, à indemniser la société Ecomouv’ car, malgré que vous tentiez de faire croire que le contrat de partenariat public/privé signé à l’époque puisse être entaché de quelques vices, le juge confirmera sa validité et il faudra que nous, contribuables, réparions ce préjudice.
Là encore, monsieur Hollande, vous avez fait preuve d’une faiblesse coupable.

On peut vous exonérer de la hausse du chômage et de la faiblesse de l’économie, car vous n’êtes pas, en ces domaines, le décideur principal ; on peut vous savoir gré d’avoir institué le mariage pour tous, d’agir pour les libertés et pour la paix dans le monde, davantage ou mieux que votre prédécesseur. Pour autant, on est en droit de trouver en vous un manque de clarté, de fermeté, d’autorité pour ce qui est des deux dossiers précités, et de vous en tenir rigueur.