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mardi 21 mai 2019

Moi qui croyais que mes parents m’aimaient.…

Oui, je croyais que mes parents m’aimaient.

En fait, je pense qu’ils m’aiment, mais ils m’aiment pour eux, pas pour moi. Ils m’ont fait, m’ont élevé, ont été fiers de moi, parfois, et ils veulent me garder, me garder pour eux. Car pour eux, si je partais, ce serait réduire à néant une partie de ce qu’ils ont fait, une part de leur vie.

Mais ce que je voudrais, c’est qu’ils se rendent compte que je suis déjà parti.

Certes, je suis là encore, du moins mon corps, sur ce lit d’hôpital. Une partie de mon corps, plutôt de ses fonctionnalités. Je ne bande même plus, papa, tu te rends compte !!
Je n’éprouve plus rien : plus de plaisir sensoriel, plus de joie, plus de peine non plus, remarque.
Je ne vois plus rien, si ce n’est des variations de lumière.
Je n’entends que des bruits de machine et un bruit de fond qui varie mais dont je ne saisis rien.
Je n’ai pas mal, non, mais je ne me sens pas bien non plus.
En fait, ma vie ne me sert plus à rien et, comme je suis un peu égoïste, je voudrais qu’elle s’arrête là. Qu’on cesse de m’examiner, de toucher mon corps qui ne ressent plus rien, de me contraindre à rester respirant sans aucun espoir de rétablissement.

Mais finalement, est-ce si égoïste que ça ? Je ne suis plus rien même si je ne suis pas encore parti, alors ne faut-il pas que je parte vraiment pour ne plus être un poids, une souffrance, pour ceux qui m’ont aimé quand j’étais totalement moi ? Mon départ définitif me permettrait de les libérer, de les rendre à leur vie, bien réelle celle-ci, de leur permettre de se reconstruire.

Oui, maman et papa, si vous m’aimez vraiment, n’écoutez pas ceux qui vous parlent de choses qu’ils ne connaissent pas, ceux qui ne pensent qu’à travers et pour eux, mais laissez moi partir enfin…
Votre fils...


lundi 14 novembre 2011

Le réel problème des arrêts maladie.

Tout le monde sait qu’il y a des arrêts de travail abusifs, et il est légitime de tenter de récupérer dans ce gisement de nombreux milliards d’€uros, cette économie n’étant que juste et équitable et ne lésant personne.


Pour autant, le concept est simple mais l’application malaisée.


Actuellement, le salarié du privé supporte la « charge » de 3 jours de carence en cas d’arrêt maladie, parfois remboursés par l’employeur ou la mutuelle. Des rumeurs font état de l’instauration d’un possible quatrième jour de carence.

Cette carence n’existe, à ce jour, ni pour les fonctionnaires, ni en Alsace Moselle, où le droit local impose aux entreprises de payer ces trois jours, mais il faut préciser que les salariés y supportent un taux de cotisation supérieur à celui en vigueur dans la « France de l’intérieur ».

Il semble plus équitable de ne pas augmenter ce délai de carence pour les salariés du privé, mais par contre de l’élargir, au moins à hauteur de 2 jours, pour les fonctionnaires et assimilés qui en sont actuellement dispensés.

Quant aux arrêts-maladie en général, leur bien-fondé n’est pas toujours facile à établir, notamment lorsque les causes en sont la dépression ou le mal de dos….

Ne serait-il pas possible d’enregistrer plus d’informations sur la carte vitale et, surtout, les exploiter en cas de contrôle ?
Est-il normal qu’une personne consulte plus de 3 médecins différents pendant un même mois, pour une pathologie identique ?
Est-il normal qu’un même médecin cède trop souvent aux demandes plus ou moins pressantes de ses patients pour accorder des arrêts de travail ?
Ne devrait-on pas obliger un médecin à consulter la carte vitale de son patient et à tenir compte des précédentes consultations et prescriptions (si tant est que ces informations soient bien enregistrées sur la carte ; si ce n’est pas le cas, il faudrait absolument qu’elles le soient).

On ne peut comparer les prescriptions d’un médecin à l’autre, leur clientèle n’étant pas comparable, mais si on exigeait des médecins qu’ils « signalent » à l’assurance maladie le nombre d’arrêts prescrits, leur durée et leur motif, ils seraient peut-être enclins à les accorder avec davantage de parcimonie.

Il y a bien d’autres mesures possibles et imaginables, et il est malheureusement sûr qu’elles diminueront le libre-arbitre de tout un chacun, augmenteront la charge de travail et les contrôles tatillons, mais c’est là le prix à payer et, comme toujours, les abus de quelques uns causent des désagréments à la majorité honnête des gens.

On a tous déjà vu le collègue ou la connaissance, le voisin ou le parent, en arrêt-maladie pour un mal de dos, travailler dans son jardin, bâtir sa résidence secondaire, faire du sport, etc… et c’est la collectivité qui lui offre ces congés supplémentaires. Ce n’est pas normal, et il ne faut pas qu’à cause de ces profiteurs invétérés la charge des gens honnêtes augmente encore.



dimanche 4 septembre 2011

Qui osera poser la question ?

Il semblerait que l’ancien président de la République Jacques CHIRAC ne puisse assister au procès, qui s’ouvrira demain, qui devrait juger si des emplois fictifs existaient du temps où il était maire de Paris et, si oui, établir ses responsabilités.


On peut dire beaucoup de choses sur ce procès : l’ancienneté des faits présumés, l’âge et l’état de santé de Jacques CHIRAC et, par humanité, être tenté de passer l’éponge, de suggérer un classement sans suite, d’autant plus qu’il y a eu un accord entre la Ville de Paris, l’ancien président et son ancien parti qui a réglé, au moins en partie, le préjudice financier subi à l’époque.

Pourtant, pour une bonne administration de la justice, il ne faut pas renoncer.
Ce procès doit avoir lieu, d’autant plus qu’il ne se tient qu’en 2011 car il ne pouvait en être question plus tôt du fait de l’immunité présidentielle dont bénéficiait Jacques CHIRAC jusqu’en 1995 et qu’il serait totalement inique que cette immunité puisse permettre d’échapper à la justice pour des faits non concernés par la période qu’elle couvre.

Que Jacques CHIRAC ne puisse participer à son procès pour des raisons de santé est tout-à-fait possible, comme cela peut arriver à tout justiciable.

Mais si, effectivement, Jacques CHIRAC n’est plus en mesure de se présenter devant le juge du fait de l’altération des ses facultés intellectuelles, qui osera poser la question de savoir s’il peut encore rester membre du Conseil Constitutionnel, dont il est membre à vie et de droit, et toucher plus de 12 000 €uros d’indemnités mensuelles ?

L’Etat français doit-il continuer à lui octroyer des collaborateurs, des personnels de sécurité en nombre ? Passe encore pour la voiture et le chauffeur, mais tous les autres avantages ?

Qui osera poser la question, et qui osera nous dire quel coût exact supportent les contribuables français, et quelle part de cette charge n’est plus justifiée ?



mercredi 19 août 2009

Gouvernant et maladie.

Gouvernant et maladie.

De nombreux articles et ouvrages sont parus, traitant de ces « malades qui nous gouvernent ». On se rappelle également de ces brochettes de gérontocrates sur le balcon de la Place Rouge ou de la Place Tian An Men, Nous avons pu vivre aussi l’agonie du pape Jean Paul II. D’autres malades sont cachés ou niés, tel Yasser Arafat, Omar Bongo ou le dictateur coréen. A chaque fois, tous les médias y vont de leurs commentaires, disant qu’il n’est pas normal que des dirigeants malades nous gouvernent.

Il est vrai qu’il serait préférable de fixer un âge raisonnable au-delà duquel un dirigeant devrait laisser sa place, ceci afin d’éviter des problèmes causés par la sénilité ou par l’apparition de dirigeants de fait, conseillers très influents, qui dirigent à la place du responsable en titre et abusent de sa faiblesse.
Hormis ce cas, il n’y a rien d’aberrant à ce qu’un dirigeant soit malade, aussi longtemps que les inconvénients de sa pathologie ne nuisent pas à sa fonction ou qu’ils peuvent être compensés par une organisation aménagée. Cette situation est tout à fait admise dans le monde professionnel, et il est logique qu’elle le soit dans le monde politique.

Un non-événement récent incite à penser que les Français sont en phase avec cette conception des choses, voire même qu’une majorité d’entre eux souhaite être gouvernée par un malade !
Il a en effet suffi que le Président Sarkozy fasse un malaise pour que sa cote de popularité augmente. Est-ce dû à la compassion ? Ou alors certains parient-ils sur une maladie grave et accordent déjà au Président l’indulgence traditionnellement consentie aux défunts ?

Les Bayrou, Royal, Hollande et autres prétendants sont peut-être en train de potasser un dictionnaire médical pour y sélectionner une maladie dont ils pourraient, selon la rumeur, être atteints à la veille du prochain scrutin…..