C’est une expression que l’on entend souvent, et, pour ce qui est des anti-mariage gay, ils devraient se faire une raison, la loi instaurant le mariage pour tous ayant été votée par la Parlement, validée par le Conseil Constitutionnel et promulguée par le Président de la République.
Qu’ils soient déçus, on peut le concevoir. Qui ne l’est pas lorsqu’une disposition à laquelle on s’oppose est malgré tout adoptée ?
Mais le problème, c’est que, au fur et à mesure des manifestations organisées par les opposants à cette réforme, certains d’entre eux se sont radicalisés, des éléments extérieurs se sont par ailleurs joints à eux, non dans le but de manifester calmement, mais de casser, de piller, de jouer à la guéguerre avec les forces de l’ordre. Ces comportements déplorables sont allés crescendo.
Or, la manifestation prévue pour dimanche 26 mai a d’ores et déjà perdu son objectif originel, qui était d’empêcher l’adoption du texte et l’entrée en vigueur de la loi. De ce fait, les opposants au mariage pour tous les plus raisonnables ne défileront certainement plus. D’autres hésitent. Les trublions et autres sauvageons seront de ce fait relativement plus importants que dans les manifestations passées et les risques de troubles, de bagarres et autre violences s’en trouveront mécaniquement augmentés.
Il faut donc que les personnalités sincères qui appelaient à manifester contre le mariage gay se fassent une raison et, au vu des risques importants encourus, et du bénéfice incertain de ce rassemblement, annulent purement et simplement ce rassemblement. Sans quoi ils devront endosser la responsabilité, au moins morale, des troubles qui pourraient survenir.
Depuis ma fenêtre, je regarde ce qui se passe autour de moi, tout près ou très loin, et je réagis à ces faits et gestes ou événements.
ANNONCE
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vendredi 24 mai 2013
mardi 26 mars 2013
Les abus de l’UMP.
Décidément, l’UMP, en proie à de sérieuses rivalités internes n’en finit pas de se dévoyer.
La mise en examen du citoyen ordinaire malgré lui Nicolas SARKOZY a déclenché des réactions totalement insensées de la part de certains de ses amis que l’on pensait plus posés et surtout plus respectueux des institutions qu’ils se targuent habituellement de défendre, alors même qu’elle réjouissait secrètement des candidats potentiels se préparant pour 2017.
La mise en examen de l’ancien Président peut être jugée abusive, et elle peut même être contestée par le principal intéressé, mais il est d’une part totalement ridicule de parler de concomitance avec la démission de Jérôme CAHUZAC et de manœuvres politiciennes et il est, par ailleurs, honteux de traiter les juges et la justice comme ils l’ont été par Messieurs Guaino, Wauquiez, et Madame Morano, entre autres, qui n’ont décidément pas peur du ridicule et ont fait preuve d’un total manque de maîtrise et de retenue.
Monsieur SARKOZY est un citoyen comme un autre, malgré qu’il ait pu conserver certains avantages matériels dus aux anciens Présidents, et alors même que, en tant que membre à vie du Conseil Constitutionnel il devrait faire montre d’un plus grand respect de la Justice ; la France n’a de ce fait pas été « salie » par le juge Gentil, au contraire. Celui-ci a montré que certains privilèges n’exonéraient pas de l’obligation de respecter la loi. Si cette mise en examen est abusive, elle doit être contestée JURIDIQUEMENT par le mis en examen et elle sera, le cas échéant, ou confirmée ou infirmée.
Dimanche avait lieu à Paris une énième manifestation contre le mariage pour tous, organisée essentiellement par des mouvements de droite. De nombreux élus de l’opposition se sont joints à ce mouvement et ont pris la parole. Non seulement pour contester ce projet de loi, mais aussi pour attaquer la politique du gouvernement et les prises de position présidentielles.
C’est là une manœuvre bassement politicienne, car nombre de personnes étaient venues pour contester le mariage pour tous et ont été prises en otages dans une attaque en règle contre d’autres aspects de la vie politique et économique française.
Et, là encore, que d’abus de langages et de prétention ! Ce n’est pas parce que un, voire deux, ou même trois millions de personnes contestent cette avancée qu’est le mariage pour tous qu’il faut revenir sur ce projet.
Cette idée faisait partie du programme présidentiel. Le Président Hollande a été élu à la majorité, le projet est donc mis en œuvre. Il a par ailleurs été longuement discuté à l’Assemblée Nationale et ailleurs, et il va l’être au Sénat. Il sera voté au Palis du Luxembourg et, suite à tout ce processus, adopté par une majorité de nos concitoyens et devra donc être appliqué.
Tout le reste n’est que perte de temps, ce qui est surprenant de la part de gens qui demandent au Président de s’occuper des vrais problèmes des Français plutôt que du mariage gay, alors que eux-mêmes gaspillent leur temps et leur énergie dans une lutte vaine et inutile.
Le député Jean François MANCEL a retrouvé son siège à l’Assemblée, talonné par la candidate Front National. C’est de la faute de la majorité actuelle, du parti socialiste en particulier, a-t-on entendu dire…
Si les sympathisants UMP s’étaient déplacés et mobilisés, l’écart aurait été nettement plus grand. Accuser la majorité ou le PS est une manœuvre malhonnête.
De la même façon si les sympathisants de gauche s’étaient mobilisés au premier tour, il n’y aurait peut-être pas eu de duel UMP/FN. Dont acte.
La mise en examen du citoyen ordinaire malgré lui Nicolas SARKOZY a déclenché des réactions totalement insensées de la part de certains de ses amis que l’on pensait plus posés et surtout plus respectueux des institutions qu’ils se targuent habituellement de défendre, alors même qu’elle réjouissait secrètement des candidats potentiels se préparant pour 2017.
La mise en examen de l’ancien Président peut être jugée abusive, et elle peut même être contestée par le principal intéressé, mais il est d’une part totalement ridicule de parler de concomitance avec la démission de Jérôme CAHUZAC et de manœuvres politiciennes et il est, par ailleurs, honteux de traiter les juges et la justice comme ils l’ont été par Messieurs Guaino, Wauquiez, et Madame Morano, entre autres, qui n’ont décidément pas peur du ridicule et ont fait preuve d’un total manque de maîtrise et de retenue.
Monsieur SARKOZY est un citoyen comme un autre, malgré qu’il ait pu conserver certains avantages matériels dus aux anciens Présidents, et alors même que, en tant que membre à vie du Conseil Constitutionnel il devrait faire montre d’un plus grand respect de la Justice ; la France n’a de ce fait pas été « salie » par le juge Gentil, au contraire. Celui-ci a montré que certains privilèges n’exonéraient pas de l’obligation de respecter la loi. Si cette mise en examen est abusive, elle doit être contestée JURIDIQUEMENT par le mis en examen et elle sera, le cas échéant, ou confirmée ou infirmée.
Dimanche avait lieu à Paris une énième manifestation contre le mariage pour tous, organisée essentiellement par des mouvements de droite. De nombreux élus de l’opposition se sont joints à ce mouvement et ont pris la parole. Non seulement pour contester ce projet de loi, mais aussi pour attaquer la politique du gouvernement et les prises de position présidentielles.
C’est là une manœuvre bassement politicienne, car nombre de personnes étaient venues pour contester le mariage pour tous et ont été prises en otages dans une attaque en règle contre d’autres aspects de la vie politique et économique française.
Et, là encore, que d’abus de langages et de prétention ! Ce n’est pas parce que un, voire deux, ou même trois millions de personnes contestent cette avancée qu’est le mariage pour tous qu’il faut revenir sur ce projet.
Cette idée faisait partie du programme présidentiel. Le Président Hollande a été élu à la majorité, le projet est donc mis en œuvre. Il a par ailleurs été longuement discuté à l’Assemblée Nationale et ailleurs, et il va l’être au Sénat. Il sera voté au Palis du Luxembourg et, suite à tout ce processus, adopté par une majorité de nos concitoyens et devra donc être appliqué.
Tout le reste n’est que perte de temps, ce qui est surprenant de la part de gens qui demandent au Président de s’occuper des vrais problèmes des Français plutôt que du mariage gay, alors que eux-mêmes gaspillent leur temps et leur énergie dans une lutte vaine et inutile.
Le député Jean François MANCEL a retrouvé son siège à l’Assemblée, talonné par la candidate Front National. C’est de la faute de la majorité actuelle, du parti socialiste en particulier, a-t-on entendu dire…
Si les sympathisants UMP s’étaient déplacés et mobilisés, l’écart aurait été nettement plus grand. Accuser la majorité ou le PS est une manœuvre malhonnête.
De la même façon si les sympathisants de gauche s’étaient mobilisés au premier tour, il n’y aurait peut-être pas eu de duel UMP/FN. Dont acte.
Libellés :
ELECTION,
MARIAGE POUR TOUS,
SARKOZY,
UMP
mardi 20 novembre 2012
La mollitude s’emparerait-elle de notre Président ?
Devant les maires de France, réunis en congrès à Paris, le président François HOLLANDE a abordé la question du mariage pour tous, et a concédé aux élus qu’ils pourraient bénéficier d’une espèce de clause de conscience s’ils ne souhaitaient pas unir des personnes de même sexe.
Par ailleurs, afin d’éviter des blocages, des autorisations de célébrer ces unions pourraient être accordées aux simples conseillers municipaux. Est même évoquée la possibilité qui pourrait voir jour de se marier une autre commune que celle de résidence de l’un ou l’autre conjoint….
Si on voulait réduire à néant l’idée même du mariage, on ne ferait pas autrement !
Le mariage pour tous doit devenir un mariage COMME LES AUTRES, et doit donc être soumis aux mêmes règles : union célébrée par le maire ou un adjoint, après publication des bans, dans la commune de résidence de l’un ou l’autre des futurs époux. Ce mariage serait un acte d’état-civil comme le mariage qui existe actuellement.
La loi doit en ce sens assimiler le mariage homosexuel au mariage hétérosexuel, et cette loi doit être appliquée partout en France, et par tout le monde, surtout les élus.
Il est regrettable que le président de la République recule de cette façon, ou alors ces reculades s’appliqueraient-elles également au mariage hétérosexuel, dont il a pourtant toujours été dit qu’on n’y toucherait pas ?
Que la procréation médicale assistée fasse encore l’objet de discussions et débats, c’est normal car le problème est complexe et délicat.
Mais pour le mariage et l’adoption, tout le monde a pu s’exprimer, il faut passer à l’action et légiférer.
Or, Monsieur Hollande, lors de la campagne électorale vous avez promis de légaliser le mariage homosexuels et d’accorder la possibilité d’adopter aux couples issus de ces unions, alors RESPECTEZ VOTRE PAROLE !
Par ailleurs, afin d’éviter des blocages, des autorisations de célébrer ces unions pourraient être accordées aux simples conseillers municipaux. Est même évoquée la possibilité qui pourrait voir jour de se marier une autre commune que celle de résidence de l’un ou l’autre conjoint….
Si on voulait réduire à néant l’idée même du mariage, on ne ferait pas autrement !
Le mariage pour tous doit devenir un mariage COMME LES AUTRES, et doit donc être soumis aux mêmes règles : union célébrée par le maire ou un adjoint, après publication des bans, dans la commune de résidence de l’un ou l’autre des futurs époux. Ce mariage serait un acte d’état-civil comme le mariage qui existe actuellement.
La loi doit en ce sens assimiler le mariage homosexuel au mariage hétérosexuel, et cette loi doit être appliquée partout en France, et par tout le monde, surtout les élus.
Il est regrettable que le président de la République recule de cette façon, ou alors ces reculades s’appliqueraient-elles également au mariage hétérosexuel, dont il a pourtant toujours été dit qu’on n’y toucherait pas ?
Que la procréation médicale assistée fasse encore l’objet de discussions et débats, c’est normal car le problème est complexe et délicat.
Mais pour le mariage et l’adoption, tout le monde a pu s’exprimer, il faut passer à l’action et légiférer.
Or, Monsieur Hollande, lors de la campagne électorale vous avez promis de légaliser le mariage homosexuels et d’accorder la possibilité d’adopter aux couples issus de ces unions, alors RESPECTEZ VOTRE PAROLE !
jeudi 8 novembre 2012
Le mariage pour tous, on pourra en tirer un bêtisier….
Depuis quelques semaines maintenant, les passions se déchaînent au sujet du projet gouvernemental de légaliser le mariage homosexuel.
Du côté des « pro légalisation », il n’y a rien de particulier à noter, si ce n’est que la plupart sont heureux de cette avancée, certains estimant seulement qu’elle ne va pas assez loin, notamment an matière de filiation et de procréation médicalement assistée.
Du côté des « anti », par contre, à écouter leurs déclarations ou à lire leurs prises de positions, on peut parfois en rire, être affligés de la bêtise exprimée par moments, ou constater d’autres fois que la langue de bois est bien vivante….
Ceux, de droite surtout, qui annoncent que dès leur retour au pouvoir ils abrogeront la loi mentent. Ils feront comme pour le PACS, c’est –à-dire qu’ils ne reviendront pas sur cette disposition. En effet, même si juridiquement cette loi pouvait être abolie, dans les faits ce sera impossible : que deviendraient les couples mariés sous le régime de cette loi ?
Les cathos qui font référence à la Bible usent d’arguments fallacieux, car la bible n’évoque pas ces questions, et, de toutes façons, on sait tous que les écrits bibliques ne doivent pas être pris au pied de la lettre.
Quant au cardinal BARBARIN, qui a déclaré que cette loi allait ouvrir la voie à l’inceste, à la pédophilie et à je ne sais quoi encore, il a fait preuve d’une mauvaise foi qui ne l’honore pas !
L’argument des enfants ne tient pas non plus, et on entend beaucoup de témoignages d’enfants de couples homosexuels qui ne souffrent pas di tout de leur situation. Certes, il peut y avoir une période de leur vie où, notamment vis-à-vis des camarades, c’est peut-être un peu délicat, mais il en va de même pour les enfants de couples mixtes (noir/blanc, par exemple), pour les enfants de policiers, gendarmes, gardiens de prison ou autres croque-morts, qui sont des métiers qui, pendant une période donnent un sentiment de honte aux enfants.
A ceux qui disent que le mariage est et doit rester une « institution tournée vers les enfants du couple », je demande si les personnes qui ne sont plus en âge de procréer peuvent encore se marier, puisque, en l’occurrence, cette union n’est pas destinée à accueillir une progéniture.
Que les autorités religieuses prennent la parole, c’est leur droit. Il est certain que, quelles qu’elles soient, elles ne brillent pas par la défense et la promotion des libertés, et c’est valable tant pour l’islam et la religion juive que pour le catholicisme, le protestantisme et le bouddhisme, seuls, étant moins coercitifs que les autres.
Alors laissons les diverses voix s’exprimer, car il peut en sortir des aménagements intéressants, comme, par exemple, celui de conserver par moment les termes de père et mère, notamment dans les actes d’état-civil et, dès l’an prochain, que nos parlementaires votent cette loi pour que ce droit de se marier soit étendus aux personnes de même sexe et qu’elles puissent, sans hypocrisie ni mensonge, accéder à l’adoption.
Du côté des « pro légalisation », il n’y a rien de particulier à noter, si ce n’est que la plupart sont heureux de cette avancée, certains estimant seulement qu’elle ne va pas assez loin, notamment an matière de filiation et de procréation médicalement assistée.
Du côté des « anti », par contre, à écouter leurs déclarations ou à lire leurs prises de positions, on peut parfois en rire, être affligés de la bêtise exprimée par moments, ou constater d’autres fois que la langue de bois est bien vivante….
Ceux, de droite surtout, qui annoncent que dès leur retour au pouvoir ils abrogeront la loi mentent. Ils feront comme pour le PACS, c’est –à-dire qu’ils ne reviendront pas sur cette disposition. En effet, même si juridiquement cette loi pouvait être abolie, dans les faits ce sera impossible : que deviendraient les couples mariés sous le régime de cette loi ?
Les cathos qui font référence à la Bible usent d’arguments fallacieux, car la bible n’évoque pas ces questions, et, de toutes façons, on sait tous que les écrits bibliques ne doivent pas être pris au pied de la lettre.
Quant au cardinal BARBARIN, qui a déclaré que cette loi allait ouvrir la voie à l’inceste, à la pédophilie et à je ne sais quoi encore, il a fait preuve d’une mauvaise foi qui ne l’honore pas !
L’argument des enfants ne tient pas non plus, et on entend beaucoup de témoignages d’enfants de couples homosexuels qui ne souffrent pas di tout de leur situation. Certes, il peut y avoir une période de leur vie où, notamment vis-à-vis des camarades, c’est peut-être un peu délicat, mais il en va de même pour les enfants de couples mixtes (noir/blanc, par exemple), pour les enfants de policiers, gendarmes, gardiens de prison ou autres croque-morts, qui sont des métiers qui, pendant une période donnent un sentiment de honte aux enfants.
A ceux qui disent que le mariage est et doit rester une « institution tournée vers les enfants du couple », je demande si les personnes qui ne sont plus en âge de procréer peuvent encore se marier, puisque, en l’occurrence, cette union n’est pas destinée à accueillir une progéniture.
Que les autorités religieuses prennent la parole, c’est leur droit. Il est certain que, quelles qu’elles soient, elles ne brillent pas par la défense et la promotion des libertés, et c’est valable tant pour l’islam et la religion juive que pour le catholicisme, le protestantisme et le bouddhisme, seuls, étant moins coercitifs que les autres.
Alors laissons les diverses voix s’exprimer, car il peut en sortir des aménagements intéressants, comme, par exemple, celui de conserver par moment les termes de père et mère, notamment dans les actes d’état-civil et, dès l’an prochain, que nos parlementaires votent cette loi pour que ce droit de se marier soit étendus aux personnes de même sexe et qu’elles puissent, sans hypocrisie ni mensonge, accéder à l’adoption.
lundi 5 novembre 2012
Le mariage pour tous, malheureusement non.
Le projet de loi qui devrait être examiné cette semaine, instaurant le mariage pour tous, engendre beaucoup de réactions, notamment de la part des autorités religieuses, qu’elles soient catholiques, musulmanes ou juives. Seules les églises protestantes me semblent discrètes, alors que l’Eglise évangélique réformée vaudoise, en Suisse, a décidé de créer un acte liturgique pour bénir les couples homosexuels.
Les autorités religieuses sont tout-à-fait fondées à se prononcer sur ce projet.
Par contre, la façon dont elles le font n’est pas « charitable ».
Tout d’abord, il ne s’agit ici que du mariage civil, le mariage religieux n’est pas concerné.
Ensuite, il faut bien comprendre que le mariage tel qu’on le connaît n’est pas altéré. Il s’agit uniquement de l’ouvrir à des couples qui, à l’heure actuelle, en sont encore exclus.
Le mariage pour tous, c’est un acte contre l’hypocrisie.
Des couples homosexuels existent, éventuellement liés par un PACS. Leur autoriser le mariage est les reconnaître comme couple à part entière. Ce n’est d’ailleurs pas parce que cette union sera reconnue qu’elle augmentera le nombre de ces couples, comme la légalisation du divorce n’a pas augmenté le nombre d’échecs conjugaux, elle les a juste reconnus.
Aujourd’hui, un couple homosexuel peut adopter des enfants, mais à condition de mentir, de cacher sa situation réelle. Demain, il n’aura plus besoin de mentir !
Invoquer le bien-être de l’enfant pour combattre le mariage pour tous est également une supercherie.
De tous temps, les couples ont fait des enfants, non pour les enfants, mais pour eux-mêmes ! Jadis, d’ailleurs, les enfants venaient tous seuls, la contraception n’étant soit pas connue, soit pas pratiquée. Puis les enfants ont été faits car ils donnaient des bras supplémentaires à la famille, par moment aussi, des défenseurs futurs de la patrie. Aujourd’hui encore, un couple fait en enfant pour lui, parce qu’il en veut un, parce qu’il est censé participer à la réussite de l’union. Tout ceci n’empêchant pas que l’on souhaite tout le bien de l’enfant ! Mais prétendre qu’un enfant souffrira d’avoir deux parents du même sexe n’est pas fondé du tout. Il sera préférable à un enfant d’avoir deux parents de même sexe s’aimant que deux parents se déchirant sans cesse !
Quant à réclamer un débat, une grande consultation, des états généraux, c’est uniquement une façon de retarder l’échéance. Pour ce qui est des grandes questions de société, et il en fut ainsi pour la peine de mort, ces consultations n’amènent à rien car il restera toujours des pro et des anti. Et au bout du compte, il faut décider par oui ou par non et, forcément, aller dans le sens de uns et à l’encontre des autres.
Lors de la campagne électorale, François HOLLANDE a déclaré que s’il était élu, il légaliserait le mariage pour tous. Il a été élu. Il va tenir sa promesse. Ceux qui ne voulaient pas de cette évolution auraient dû, alors, se manifester en plus grand nombre et élire son challenger.
Monseigneur Vingt-Trois aurait-il peur que si le « mariage pour tous » était légalisé ses prêtres demanderaient à y avoir accès car, après tout, seuls les religieux resteront exclus de ce dispositif….
Les autorités religieuses sont tout-à-fait fondées à se prononcer sur ce projet.
Par contre, la façon dont elles le font n’est pas « charitable ».
Tout d’abord, il ne s’agit ici que du mariage civil, le mariage religieux n’est pas concerné.
Ensuite, il faut bien comprendre que le mariage tel qu’on le connaît n’est pas altéré. Il s’agit uniquement de l’ouvrir à des couples qui, à l’heure actuelle, en sont encore exclus.
Le mariage pour tous, c’est un acte contre l’hypocrisie.
Des couples homosexuels existent, éventuellement liés par un PACS. Leur autoriser le mariage est les reconnaître comme couple à part entière. Ce n’est d’ailleurs pas parce que cette union sera reconnue qu’elle augmentera le nombre de ces couples, comme la légalisation du divorce n’a pas augmenté le nombre d’échecs conjugaux, elle les a juste reconnus.
Aujourd’hui, un couple homosexuel peut adopter des enfants, mais à condition de mentir, de cacher sa situation réelle. Demain, il n’aura plus besoin de mentir !
Invoquer le bien-être de l’enfant pour combattre le mariage pour tous est également une supercherie.
De tous temps, les couples ont fait des enfants, non pour les enfants, mais pour eux-mêmes ! Jadis, d’ailleurs, les enfants venaient tous seuls, la contraception n’étant soit pas connue, soit pas pratiquée. Puis les enfants ont été faits car ils donnaient des bras supplémentaires à la famille, par moment aussi, des défenseurs futurs de la patrie. Aujourd’hui encore, un couple fait en enfant pour lui, parce qu’il en veut un, parce qu’il est censé participer à la réussite de l’union. Tout ceci n’empêchant pas que l’on souhaite tout le bien de l’enfant ! Mais prétendre qu’un enfant souffrira d’avoir deux parents du même sexe n’est pas fondé du tout. Il sera préférable à un enfant d’avoir deux parents de même sexe s’aimant que deux parents se déchirant sans cesse !
Quant à réclamer un débat, une grande consultation, des états généraux, c’est uniquement une façon de retarder l’échéance. Pour ce qui est des grandes questions de société, et il en fut ainsi pour la peine de mort, ces consultations n’amènent à rien car il restera toujours des pro et des anti. Et au bout du compte, il faut décider par oui ou par non et, forcément, aller dans le sens de uns et à l’encontre des autres.
Lors de la campagne électorale, François HOLLANDE a déclaré que s’il était élu, il légaliserait le mariage pour tous. Il a été élu. Il va tenir sa promesse. Ceux qui ne voulaient pas de cette évolution auraient dû, alors, se manifester en plus grand nombre et élire son challenger.
Monseigneur Vingt-Trois aurait-il peur que si le « mariage pour tous » était légalisé ses prêtres demanderaient à y avoir accès car, après tout, seuls les religieux resteront exclus de ce dispositif….
jeudi 11 octobre 2012
L’irréalisme des maires opposés au « mariage pour tous ».
Des maires s’opposant aux unions entre personnes du même sexe commencent à se faire entendre, certains pour regretter qu’ils ne soient pas consultés par le ministère de la Justice avant la rédaction définitive du texte, d’autres pour affirmer haut et fort qu’ils ne procéderont pas à ces unions, même lorsqu’elles seront légales, invoquant même une clause de conscience, à l’instar des médecins qui refusent de pratiquer des IVG.
Ces maires sont totalement déconnectés de la réalité.
Le mariage entre personnes du même sexe, qui va donner un cadre légal à des unions qui existent déjà, et rétablir des égalités de droits entre citoyens, est tout-à-fait dans l’air du temps et, jour après jour, s’impose plus nettement dans l’opinion publique, au fur et à mesure que l’homosexualité perd son caractère tabou et que les couples du même sexe cessent de se cacher.
Que certains maires s’offusquent de ne pas avoir été consultés, pourquoi pas, mais cette consultation ne serait que perte de temps puisque le texte de loi devant modifier le code civil n’est que technique car il ne s’agit en fait que de remplacer certains termes du code civil par d’autres : « père et mère » par « parents », « mari et femme » par « époux », etc…. Sur le fond, rien n’est changé au niveau du mariage en lui-même, si ce n’est qu’il peut se faire entre deux personnes du même sexe et non plus uniquement entre un homme et une femme.
Quant aux maires qui refuseront de célébrer ces unions après leur légalisation, ils se mettront en contradiction avec la loi ; qu’ils démissionnent alors, ce qui, en passant, résoudra peut-être quelques cas de cumuls de mandats !
De toute façon, il serait surprenant que dans une commune il n’y ait pas au moins un adjoint qui acceptera de faire ces mariages.
Ces maires sont totalement déconnectés de la réalité.
Le mariage entre personnes du même sexe, qui va donner un cadre légal à des unions qui existent déjà, et rétablir des égalités de droits entre citoyens, est tout-à-fait dans l’air du temps et, jour après jour, s’impose plus nettement dans l’opinion publique, au fur et à mesure que l’homosexualité perd son caractère tabou et que les couples du même sexe cessent de se cacher.
Que certains maires s’offusquent de ne pas avoir été consultés, pourquoi pas, mais cette consultation ne serait que perte de temps puisque le texte de loi devant modifier le code civil n’est que technique car il ne s’agit en fait que de remplacer certains termes du code civil par d’autres : « père et mère » par « parents », « mari et femme » par « époux », etc…. Sur le fond, rien n’est changé au niveau du mariage en lui-même, si ce n’est qu’il peut se faire entre deux personnes du même sexe et non plus uniquement entre un homme et une femme.
Quant aux maires qui refuseront de célébrer ces unions après leur légalisation, ils se mettront en contradiction avec la loi ; qu’ils démissionnent alors, ce qui, en passant, résoudra peut-être quelques cas de cumuls de mandats !
De toute façon, il serait surprenant que dans une commune il n’y ait pas au moins un adjoint qui acceptera de faire ces mariages.
Sans parler de l’image que le maire réfractaire aura auprès de ses administrés, notamment les plus jeunes (en âge et en mentalité) ! Et je suis prêt à parier que ces refus se raréfieront au fur et à mesure qu’on approchera des élections !!
Là où ces protestataires exagèrent, c’est quand ils parlent de clause de conscience et évoquent celle des médecins qui refusent les IVG ! On peut considérer que pratiquer une IVG non thérapeutique consiste à détruire une vie en devenir. Unir deux personnes du même sexe n’est pas du tout du même niveau.
Et d’évoquer le bien-être des enfants, c’est de la foutaise, ni plus ni moins. Il y a des enfants de couples homosexuels qui sont très heureux et vivent dans un bien meilleur climat que des enfants de couples séparés ou même unis mais vivant dans un climat conflictuel !
Le mariage pour tous, comme le pacte civil de solidarité en son temps, provoque bien des remous. Et il y aura des mariages homosexuels qui tourneront cours, comme il y a, actuellement, de (trop ?) nombreux mariages qui se terminent par des divorces. Mais il y aura bien plus de situations bancales qui pourront être normalisées par ce mariage pour tous et, dans quelques années, on trouvera cette institution tout-à-fait normale.
Le but d’une loi n’est-il pas de contribuer à l’amélioration de la vie des citoyens d’un pays ?
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