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dimanche 6 octobre 2019

Je ne suis pas fan de Christophe CASTANER.

Je ne suis pas fan de Christophe CASTANER ; bien que je ne puisse pas dire que je ne l’aime pas, n’ayant aucune raison objective dans ce sens, je ne l’apprécie pas particulièrement non plus, il me laisse relativement indifférent.
Si aujourd’hui je l’évoque, c’est pour mettre en avant la mauvaise foi, la couardise et la nullité de certains autres.
Un drame épouvantable s’est produit à la Préfecture de Police de Paris, quatre personnes ayant perdu la vie à leur travail.
Exiger immédiatement la démission du ministre de l’Intérieur et une commission d’enquête, c’est tout simplement faire preuve de mauvaise foi et d’imbécillité.
Tout d’abord, ce cas est totalement inédit, et on sait très bien que tous les moyens de protection ne peuvent être efficaces à 100 %, Qu’un cas inédit y échappe ne relève donc pas de la faute. Que les leçons en soient tirées et que des améliorations soient apportées est indispensable et obligatoire.
Je note également que l’assassin avait été embauché, habilité, et a vu son habilitation renouvelée avant que Christophe CASTANER ne soit ministre de l’Intérieur, donc pourquoi vouloir l’en rendre responsable ?
Je précise que dans nombre d’entreprises du privé, un extrait de casier judiciaire est demandé à l’embauche, mais n’est plus jamais demandé ensuite,,
Il est difficile de le dire en ce moment, mais il faut tout de même le dire : si nous voulons garder un maximum de libertés, si nous ne voulons pas être pris dans l’engrenage d’un Etat hyper policier, nous devons accepter que de tels individus passent à travers les mailles du filet et commettent de tels forfaits.
De toutes façons, même le meilleur Etat policier ne peut éviter de tels actes.
Alors, messieurs Ciotti, Mélenchon et beaucoup d’autres, madame Le Pen, pour une fois, faites preuve d’intelligence et cherchez à construire plutôt que de toujours vouloir détruire.

lundi 4 février 2019

« La foule est le plus mauvais décideur politique qui soit ».

Tel est le titre d’un excellent entretien accordé par le juriste Denys de Béchillon au journal Le Point du 24 janvier dernier. En voici quelques extraits :

« Chaque fois que nous traversons un moment de crise, on nous explique que nous n’en serions pas là si nos institutions étaient meilleures. C’est une illusion. Prenez la montée générale des populismes, elle est insensible à la diversité des formes d’organisation politique...Je trouve trop confortable d’accuser les institutions. Personne n’a la solution magique pour éradiquer le chômage, la pauvreté, la dette, l’insécurité, le déficit éducatif ou les effets toxiques de la mondialisation. La vérité est que nous sommes assez impuissants, et que c’est insupportable. Les acteurs politiques sont donc obligés de dire (et souvent de penser) le contraire. Mais ils sont condamnés à enregistrer des frustrations immenses. La tentation de faire croire qu’il existe des moyens simples et gratuits de fabriquer un monde meilleur est gigantesque, même pour ceux qui se refusent à raconter que tout ira mieux lorsqu’on aura mis les étrangers à la porte, fait payer les riches ou sorti la France de l’Union,,,C’est le drame du Meccano institutionnel : ça ne coûte rien, tout le monde aime y jouer, et ça crée de faux espoirs à trop bon compte. »

« Si le grand débat n’est qu’un défouloir où tout un chacun vient dire n’importe quoi, dans l’illusion entretenue que son sentiment deviendra la loi commune, le pire est à craindre. Si, en revanche, on parvient à faire un vrai débat -il faut être deux pour débattre -, on peut en espérer de bons résultats. Les décideurs ont besoin d’entendre des choses qu’ils ne savent pas ou qu’ils veulent ignorer. Mais notre citoyen « investi » doit aussi se voir mis en situation de mieux comprendre en quoi l’action politique, nationale ou locale, est parfois plus délicate que ce qu’il croit. »

« Personne n’est sage par nature, et surtout pas la foule. Elle a contre elle son hypersensibilité aux émotions, aux colères, aux enthousiasmes. Cela fait d’elle le plus mauvais décideur politique qui soit. D’autant qu’elle se vérifie très manipulable avec les moyens de communication d’aujourd’hui. Le paradoxe est vertigineux. L’opinion n’a jamais été plus instable, plus fragile et plus susceptible de se voir « marionnettiser » par des forces insidieuses, et c’est à ce moment que certains voudraient lui confier notre destin, sans intermédiaire, en pleine effervescence... »


mardi 16 octobre 2018

Ces politiques qui…



Il y a quelques années était publié un livre intitulé « Ces malades qui nous gouvernent » de Pierre ACCOCE et Pierre RENTCHNICK. Ils pourraient, aujourd’hui, nous gratifier d’un autre ouvrage qu’ils pourraient intituler « Ces politiques qui se sabordent », « Ces psychopathes qui nous gouvernent ou veulent le faire », etc…. De multiples titres sont possibles, en fonction des personnalités politiques qui seraient décryptées dans leur ouvrage.


Je ne parle même pas des dictateurs et prédateurs à la tête de quelques pays d’Afrique ou de la péninsule arabique. J’évoquerais rapidement les dirigeants vénézuélien, turc, chinois ou russe, ou américain…. Je pense là uniquement aux Français. A deux en particulier qui, fort heureusement, n’ont pas encore eu en main les clés du pouvoir.

Si  Marine LE PEN et Jean Luc MELENCHON ont parfois une analyse tout-à-fait exacte de la situation de notre pays, en particulier au regard de certaines problématiques, ils ne dévoilent malheureusement pas les meilleures solutions pour y remédier. Soit, c’est le cas le plus fréquent, car ils n’en ont pas, soit, et cela arrive trop souvent, ils préfèrent avancer des mesures simplistes, provocatrices et irréalistes uniquement dans le but de se mettre en avant et de mettre des bâtons dans les roues des dirigeants en place. Une autre de leur caractéristique commune est leur mauvaise foi patente, leur propension à mentir, soit par omission, soit sciemment, leur arrogance de petit roquet.

Un autre de leur point commun a été mis à jour il y a quelque temps par la dirigeante du Rassemblement National il y a quelque temps, par le chef des Insoumis hier, c’est leur comportement, assimilable sinon à un suicide politique, du mois à un réel naufrage : le comportement de la première lors du débat avec Emmanuel MACRON entre les deux tours de la dernière élection présidentielle et, celui, totalement aberrant, du second, à l’occasion de la perquisition de ses locaux hier. Il a eu là  un comportement scandaleux et indigne. Qu’il ne se soit pas réjoui de ces perquisitions, soit, personne ne le serait. Qu’il soit fâché et en colère, pourquoi pas, mais lorsqu’on veut être un dirigeant digne de ce nom, on garde au minimum son calme et on reste correct !
Il veut se faire passer pour un martyr, mais son comportement excessif le dessert totalement.
Ses soutiens les plus convaincus le défendront, certes, mais la frange de ses soutiens « par défaut », va, en partie le quitter, soit parce que ces personnes ont vu quel personnage il était vraiment, soit parce qu’il leur aura fait peur.
Comme certains électeurs de Marine LE PEN ont vu, à l’époque, qu’elle n’était pas du tout capable d’exercer les fonctions auxquelles elle prétendait.

mardi 18 septembre 2018

L’annonce de COLLOMB.



Le ministre de l’Intérieur Gérard COLLOMB a annoncé ce jour sa candidature à la mairie de Lyon en 2020 et, pour ce faire, il envisage son départ du gouvernement après le scrutin européen du printemps prochain.
Gérard COLLOMB est viscéralement attaché à la capitale des Gaules. Il fut l’un des premiers soutiens de poids du candidat putatif à la présidence de la République Emmanuel MACRON, et n’avait jamais été membre d’un quelconque gouvernement auparavant. Le chef de l’Etat nouvellement élu l’a donc nommé place Beauvau à titre de remerciement.
Après un peu plus d’un an à la tête de ce ministère, et pour de multiples raisons (lassitude, affaire Benalla, divergences avec certains aspects de la politique gouvernementale) et parce qu’il préfère être son propre patron, Gérard COLLOMB a donc décidé de partir.
C’est une attitude qui force le respect et qui devrait servir d’exemple à de nombreux hommes politiques qui préfèrent se cramponner à leur maroquin.
Ceux qui appellent à son départ immédiat ne sont que des faux-culs.
Ils disent qu’il ne sera plus ministre de l’Intérieur qu’à temps partiel parce qu’il entame d’ores et déjà sa campagne municipale, mais eux-mêmes n’ont-ils jamais occupé de poste ministériel en préparant une campagne sans se déclarer ? Il envisage de quitter son ministère presque un an avant les municipales, donc bien avant que ne démarre la véritable campagne active, d’autant plus qu’il ne se présente pas en challenger qui aura fort à faire puisque sa réélection a d’ores et déjà de fortes chances de devenir réalité.
Ceux qui parlent d’une défection de plus dans la galaxie Macron le disent uniquement parce qu’ils souhaitent un affaiblissement du président.
Gérard COLLOMB a été clair. Il ne prend personne par surprise et, en cela, fait preuve d’une honnêteté intellectuelle qui manque à nombre de ses adversaires.
Que le président ou le premier ministre ne regrettent pas ce choix, c’est possible, même plausible, dans la mesure où, effectivement, la personnalité de Gérard COLLOMB aurait pu, à terme, les ennuyer quelque peu. De plus, sa valeur ajoutée au sein du gouvernement s’est érodée avec le temps.
Il était par ailleurs prévisible que des mouvements importants interviennent dans la composition de ce gouvernement à l’approche ou à l’issue des échéances électorales de 2019 et 2020.
Gérard COLLOMB veut quitter le gouvernement aux alentours du scrutin européen ; en accord avec le président et le premier ministre, ce départ interviendra effectivement quand ils le décideront. Ce n’est pas la peine de s’appesantir davantage.

jeudi 6 septembre 2018

Ma mère me dit « ce monde est détraqué… »



Ma mère, déjà fort âgée, me dit souvent que ce monde est détraqué : plus rien ne va correctement, la météo, bien sûr, les catastrophes de droite et de gauche, la politique, les prêtres pédophiles….

Et je trouve de plus en plus qu’elle a raison.

Pour ce qui est de la météo et des catastrophes, nous n’avons bien sûr pas d’action directement efficace, mais nous pouvons tout de même agir pour que, à long terme, la situation cesse de se dégrader, voire commence à s’améliorer.
Pour ce qui est de la politique, je crois que cela a toujours été, mais tout désormais se passe devant les caméras de télévision et les micros des radios et télés, alors, forcément, on est davantage impacté.
Il en est de même pour les prêtres pédophiles, mais là il faut absolument que l’Eglise prenne ce problème à bras-le-corps pour d’une part permettre de sanctionner les coupables et, d’autre part prévenir ces crimes.
Et il y a bien d’autres choses qui nous tournent plus rond :
·         Toutes ces entreprises pour lesquelles le but premier n’est plus la satisfaction du client, mais le résultat financier pour l’actionnaire, y compris au mépris du bien-être des salariés
·         Les médias qui dramatisent toutes les nouvelles, présentent les informations par le mauvais bout de la lorgnette, qui mettent à la une aujourd’hui le procès de deux rappeurs immatures qui ont saccagé un lieu public alors que tant de choses bien moins futiles se passent de par le monde
·         Et l’affaire Benalla, où le scandale est moins dans l’affaire elle-même que dans la récupération qui en a été faite à droite comme à gauche
·         Et l’Europe où tant de pays sont dirigés dorénavant par des nationalistes primaires et dangereux
·         Et les Etats Unis, la Russie, la Turquie, la Syrie, le Vénézuela et tant d’autres,  qui sont régis par des despotes ou des dirigeants incontrôlables
·         Et ces libertés qui s’amenuisent dans de nombreux pays
·         Et ces gens qui gâchent et dilapident des fortunes quand d’autres meurent de faim
·         Et, et, et….