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dimanche 18 octobre 2020

Horreur gratuite, fanatisme, religion et justice.

 


Samuel PATY a été sauvagement assassiné.

Pour quelle raison ? Parce qu’il était professeur d’histoire et qu’il dispensait son savoir à ses élèves.

Pourquoi ? Parce que des fanatiques, au nom de motifs pseudo-religieux, ont semé la haine et qu’un jeune insensé a voulu « punir » un mécréant.


Un tel degré d’horreur, qui n’est pas inhabituel dans certaines contrées, n’avait pas encore été atteint dans notre patrie des libertés.

L’assassin est mort et ne pourra être jugé.

Mais pour la mémoire de Samuel PATY, au nom des libertés et de l’honneur de notre République tous ceux qui ont incité ce jeune à commettre ce crime religieux doivent être jugés, sévèrement, et condamnés, sévèrement.


Il faut absolument, pour ces crimes de terrorisme comme pour les assassinats, que la Justice soit plus rapide, que les juges, en condamnant les coupables, pensent aux victimes, que les peines soient appliquées de façon incompressibles.

jeudi 6 juin 2013

A propos de la mort de Clément Méric.

Je ne voulais pas évoquer la mort tragique de Clément Méric, puisque de nombreux internautes le feront, et que tout sera certainement dit et écrit à ce sujet.


Mais ma colère est trop grande pour ne pas m’exprimer sur cet odieux assassinat.

Où sommes-nous ?

Sommes-nous retournés dans les années 30, à l’époque de la Cagoule et autres Camelots du Roi ?

Ou alors avons-nous franchi les frontières de l’espace et du temps pour atterrir dans l’Italie mussolinienne, l’Allemagne hitlérienne ou l’une des trop nombreuses dictatures qui, de tous temps et dans tous les pays ont éliminé des innocents qui avaient pour tort de penser différemment ?

J’ai mal à ma France qui piétine la tolérance et sa devise : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

Qu’avait fait ce jeune Clément Méric pour mériter cette mort. Rien, bien évidemment, car il ne la méritait pas. Engagé il l’était, mais en faveur des faibles, des opprimés, des persécutés.

Et lui, faible, il a été opprimé et persécuté, lâchement assassiné.

Celui qui a fait cela, où a-t-il été chercher cette haine, cette violence ?

Notre pays, comme nombre d’autres, est en crise, crise économique, crise morale, crise de confiance. L’espoir semble avoir disparu, remplacé par le dénigrement, la défiance, la jalousie.

Oui il y a trop d’inégalités et d’injustice, et il faut les combattre, mais par la tolérance et la fraternité, non la haine et la violence.

L’état d’esprit qui s’est répandu en France depuis cinq à six ans, exacerbé par la crise, par les réactions engendrées par le débat autour du mariage pour tous, par les affaires politico-économico-maffieuses, par des prises de positions expressives ou insinuées marquées de racisme, d’homophobie est un véritable cancer qui ronge notre société et incite des esprits faibles à accomplir l’irréparable.

Il faut que nous en prenions tous conscience, nous simples citoyens, mais surtout celles et ceux, personnel politique, culturel, dont la voix est entendue par beaucoup de gens, pour que cessent cette haine, cette violence.

Que la mort de Clément Méric y contribue et, de l’endroit où il est désormais, il esquissera peut-être un sourire de satisfaction, car il aura accompli sa tâche sur cette terre.



lundi 19 mars 2012

Faut-il écrire sur la tuerie de Toulouse ?

Je me suis posé la question, un instant, de savoir s’il fallait publier un post sur la tuerie de Toulouse, de ce matin, où un père et ses deux jeunes fils ont été exécutés devant une école juive de Toulouse, de même que la fille du directeur de l’établissement.


Je n’évoquerai pas les faits, mais je vais écrire quelques lignes, car il faut en parler, comme il ne fallait pas se taire face aux prises d’otages dont ont pu être victimes des journalistes il y a quelques mois, comme il faut parler de tout pour que rien ne sombre dans l’oubli.

Ce qui s’est passé à Toulouse rappelle les pires exactions commises au siècle dernier à l’encontre des juifs. Pour autant, je suis en l’espèce un peu circonspect face à la victimisation mise en avant par la communauté juive. Il est vrai que je suis un français de souche né dans la seconde moitié du XXème siècle et que je n’ai jamais eu à me protéger du fait de mes origines, et que je n’ai jamais été menacé de quoi que ce soit alors que la population juive, depuis des siècles, est pourchassée et menacée, comme d’autres peuples d’ailleurs.

Oui c’est une école juive qui a été attaquée, mais il ne faut pas oublier pour autant que le même individu a priori a exécuté froidement trois militaires la semaine passée qui étaient, eux, d’origine nord africaine, donc a priori de confession musulmane.

Tant que ne seront pas connues les motivations de ce tueur fou, aucun préjugé ne doit être privilégié.

Ce qu’il faut retenir, c’est que, à ce jour cet individu a assassiné sept personnes, quatre adultes et trois enfants. Ce sont là les seuls éléments qu’il faut garder à l’esprit. Ce n’étaient ni des juifs ni des arabes, c’étaient tout simplement des innocents, les enfants comme les adultes.

Ces crimes ne sont pas anti-arabes ni antisémites, ils sont racistes, tout simplement, bestiaux et anti-humains.

Leur auteur, s’il est arrêté, ne sera peut-être jamais condamné, car il faut être complètement fou pour agir de la sorte, et on peut s’attendre à de longues querelles d’experts pour savoir si on pourra, oui ou non le juger, à moins qu’il ne décide de lui-même de mettre fin à ses jours à la veille de sa capture.

Pourtant, quelle froideur, quelle détermination, on a peine à imaginer que ce soit là l’acte d’un insensé. On pense plutôt à des actes réfléchis, prémédités, même si on n’en comprend ni les raisons ni la finalité. Nous avons là, en quelque sorte notre Anders Behring Breivik et on ne peut que souhaiter qu’il soit mis fin à ses agissements le plus vite possible.