L’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a publié cette semaine une nouvelle série de caricatures de Mahomet, ce qui a déclenché de nombreuses réactions, tant positives que négatives.
Il est un fait que, depuis la diffusion d’une vidéo anti-islam sur le net, les musulmans en général, certains courants plus particulièrement, ont réagi de façon massive, parfois très violentes, de toutes façons de manière totalement disproportionnée.
Il est un fait également, qu’en France existe la liberté d’expression, et que ce n’est pas un blogueur qui va s’en plaindre, bien au contraire.
Ce que je ne conteste pas, c’est le droit de Charlie hebdo de publier des caricatures du prophète. Ce que je critique, par contre, c’est le moment de cette publication, alors que le monde musulman a déjà été « provoqué » par cette vidéo, et que l’hebdomadaire aurait pu différer cette publication. Ce que je condamne, c’est que cette publication a été annoncée, dans le but inavoué d’augmenter le tirage et les recettes du journal, et qu’il utilise ensuite l’argument de la liberté d’expression pour se défendre.
Liberté d’expression ne veut pas dire publier n’importe quoi et n’importe quand.
Ne dit-on pas que la liberté de chacun s’arrête là où commence celle de l’autre ?
Provoquer délibérément une catégorie de personnes du fait de leur religion, attiser le feu qui couvait et, ce faisant, prendre le risque de causer des événements – même totalement injustifiables !- qui sont susceptibles de mettre en danger la vie d’autrui, c’est non seulement tout-à-fait irréfléchi, mais même condamnable !
Certaines fois, ce que l’on appelle l’art n’est qu’abjection. Je pense à cette vidéo bête et méchante, mais aussi à Piss Christ, cette photo d’un (artiste) américain (dont je tairai le nom pour ne pas lui faire de la publicité) dont il a été question récemment, représentant un crucifix dans de l’urine, et à d’autres représentations du même acabit. Où est l’art là-dedans ? Je ne le vois pas, contrairement à la bêtise, à la méchanceté qui, eux, sont apparents.
Charlie Hebdo a, cette semaine, abusé de sa liberté d’expression, et il est à souhaiter que cet abus ne déchaîne pas de manifestations de haine.
Depuis ma fenêtre, je regarde ce qui se passe autour de moi, tout près ou très loin, et je réagis à ces faits et gestes ou événements.
ANNONCE
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jeudi 20 septembre 2012
mercredi 5 septembre 2012
Non-information et respect de la vie privée.
Tous les journaux ou presque, ont traité divers aspects de la rentrée scolaire ces derniers jours, « marronnier » habituel de chaque début de mois de septembre.
Entre les articles sur le nombre d’élèves ou de professeurs, sur les remplacements, sur le mal-être des enseignants, le stress des uns ou des autres, un article faisait état d’un professeur nantais de technologies et sciences industrielles qui avait mis à profit ses vacances d’été pour changer de sexe.
Quel est l’intérêt d’une telle information ?
Où est le respect de la vie privée, non seulement de la personne concernée, mais aussi de tous les autres professeurs nantais de technologies et sciences industrielles ?
Le fait de céder au sensationnalisme, le fait pour les journalistes de privilégier des informations qui, certes, répondent à l’attente voyeuriste des lecteurs, mais sont d’un apport intellectuel nul donne une piètre image d’une profession qui, par ailleurs, compte des membres estimables et de qualité.
Que des feuilles dont le but inavoué n’est que de faire de l’argent relaient de telles informations, soit, mais qu’elle soit reprise par une grande partie des journaux, qu’ils soient gratuits ou payants, est désolant.
C’est assouvir inutilement la soif de certains lecteurs qui ne s’intéressent qu’à des non-faits et, du même coup, les encourager à rechercher de tels « scoops ».
La situation personnelle de ce professeur ne doit pas être simple. Risquer ainsi de l’exposer aux regards lubriques ou désapprobateurs de ses condisciples, de ses élèves ne peut qu’entamer son état psychique et son moral.
Certains, victimes de tels agissements, n’ont su échapper à cette pression et à cette vindicte qu’en empruntant la voie sans issue du suicide.
Mesdames et messieurs les journalistes, bloggeurs et accros des réseaux sociaux, pesez vos paroles et vos écrits, et la terre tournera bien plus rond.
Entre les articles sur le nombre d’élèves ou de professeurs, sur les remplacements, sur le mal-être des enseignants, le stress des uns ou des autres, un article faisait état d’un professeur nantais de technologies et sciences industrielles qui avait mis à profit ses vacances d’été pour changer de sexe.
Quel est l’intérêt d’une telle information ?
Où est le respect de la vie privée, non seulement de la personne concernée, mais aussi de tous les autres professeurs nantais de technologies et sciences industrielles ?
Le fait de céder au sensationnalisme, le fait pour les journalistes de privilégier des informations qui, certes, répondent à l’attente voyeuriste des lecteurs, mais sont d’un apport intellectuel nul donne une piètre image d’une profession qui, par ailleurs, compte des membres estimables et de qualité.
Que des feuilles dont le but inavoué n’est que de faire de l’argent relaient de telles informations, soit, mais qu’elle soit reprise par une grande partie des journaux, qu’ils soient gratuits ou payants, est désolant.
C’est assouvir inutilement la soif de certains lecteurs qui ne s’intéressent qu’à des non-faits et, du même coup, les encourager à rechercher de tels « scoops ».
La situation personnelle de ce professeur ne doit pas être simple. Risquer ainsi de l’exposer aux regards lubriques ou désapprobateurs de ses condisciples, de ses élèves ne peut qu’entamer son état psychique et son moral.
Certains, victimes de tels agissements, n’ont su échapper à cette pression et à cette vindicte qu’en empruntant la voie sans issue du suicide.
Mesdames et messieurs les journalistes, bloggeurs et accros des réseaux sociaux, pesez vos paroles et vos écrits, et la terre tournera bien plus rond.
samedi 12 juin 2010
Jusqu’où la rupture selon Nicolas SARKOZY ne va pas.
Il est des domaines où la volonté de rupture affichée en son temps par le candidat SARKOZY ne va pas à son terme.
Un exemple navrant en a été la Françafrique, qui a d’ailleurs coûté au malheureux Jean Marie BOCKEL son premier maroquin.
Le second exemple, révélateur de la personnalité du Président et de ses travers, est la presse.
• Augustin SCALBERT, journaliste à Rue 89, qui avait diffusé une vidéo off de Nicolas SARKOZY, avant une interview à France 3, où il était très naturel, c’est-à-dire blessant vis-à-vis d’un technicien et même du journaliste Gérard LECLERC, est mis en examen suite à une plaine de France 3 pour recel, vol et contre façon ;
• Eric FOTTORINO, le patron du « Monde », journal en cours de recapitalisation, a été convoqué à l’Elysée et (mal) reçu par le Président car des personnes qui ne sont pas en état de grâce à l’Elysée ont manifesté leur intérêt pour ce journal, ce qui visiblement ne plaît pas au futur candidat Sarkozy ;
• L’Elysée, toujours planche actuellement sur la succession de Jérôme CLEMENT à la tête de la chaîne franco-allemande ARTE, et surtout de Patrick de CAROLIS à la direction de France Télévision.
Quand donc dans ce pays les médias pourront-ils être vraiment et totalement indépendants ? Il est vrai que si Nicolas s’inspire de son collègue Sylvio, on n’y est pas encore….
Un exemple navrant en a été la Françafrique, qui a d’ailleurs coûté au malheureux Jean Marie BOCKEL son premier maroquin.
Le second exemple, révélateur de la personnalité du Président et de ses travers, est la presse.
• Augustin SCALBERT, journaliste à Rue 89, qui avait diffusé une vidéo off de Nicolas SARKOZY, avant une interview à France 3, où il était très naturel, c’est-à-dire blessant vis-à-vis d’un technicien et même du journaliste Gérard LECLERC, est mis en examen suite à une plaine de France 3 pour recel, vol et contre façon ;
• Eric FOTTORINO, le patron du « Monde », journal en cours de recapitalisation, a été convoqué à l’Elysée et (mal) reçu par le Président car des personnes qui ne sont pas en état de grâce à l’Elysée ont manifesté leur intérêt pour ce journal, ce qui visiblement ne plaît pas au futur candidat Sarkozy ;
• L’Elysée, toujours planche actuellement sur la succession de Jérôme CLEMENT à la tête de la chaîne franco-allemande ARTE, et surtout de Patrick de CAROLIS à la direction de France Télévision.
Quand donc dans ce pays les médias pourront-ils être vraiment et totalement indépendants ? Il est vrai que si Nicolas s’inspire de son collègue Sylvio, on n’y est pas encore….
mercredi 30 septembre 2009
Opinion sur la presse en France.
Récemment, la presse étrangère s’est fait l’écho de « manipulations » lors de déplacements de Luc CHATEL dans une grande surface de Villeneuve le Roi (voir ci-dessous à la date du 19 août 2009) où des salariées avaient joué le rôle de consommatrices, et de Nicolas SARKOZY dans l’Orne (voir ci-dessous à la date du 7 septembre 2009) où étaient sélectionnées pour apparaître sur la photo, aux côtés du Président, les personnes plus petites que lui.
Par la force des choses, la presse française en a donc parlé également.
A propos de ces manipulations, le quotidien belge « Le Soir » écrivait :
« Ces dérives sont loin d’être anecdotiques. Elles ne discréditent pas seulement la fonction politique, mais aussi les méthodes journalistiques. Car ce n’est peut-être pas un hasard si c’est la presse étrangère qui a levé ce nouveau lièvre….La presse politique française, embarquée toute l’année dans la caravane présidentielle ou dans celle des principaux adversaires de la majorité, est souvent pointée du doigt pour sa trop grande proximité avec le pouvoir. »
Pêle-mêle, des idées ou impressions qui abondent dans ce sens :
Ø Le nombre de couples qui se forment entre homme politique et journaliste,
Ø Le fait que le Président choisit (voire impose) les journalistes qui vont l’interviewer,
Ø Les rapports entre journalistes et hommes de pouvoir (voir l’affaire Noir/Botton),
Ø La proximité entre le pouvoir et les grands magnats de la presse (Hersant, Dassault, Bouygues, Bolloré),
Ø La non divulgation d’informations connues de journalistes, etc…
Tout ceci donne à réfléchir quand on a entre les mains le dernier numéro du Figaro, de Valeurs Actuelles, ou quand on écoute sagement les informations de TF1.
Par la force des choses, la presse française en a donc parlé également.
A propos de ces manipulations, le quotidien belge « Le Soir » écrivait :
« Ces dérives sont loin d’être anecdotiques. Elles ne discréditent pas seulement la fonction politique, mais aussi les méthodes journalistiques. Car ce n’est peut-être pas un hasard si c’est la presse étrangère qui a levé ce nouveau lièvre….La presse politique française, embarquée toute l’année dans la caravane présidentielle ou dans celle des principaux adversaires de la majorité, est souvent pointée du doigt pour sa trop grande proximité avec le pouvoir. »
Pêle-mêle, des idées ou impressions qui abondent dans ce sens :
Ø Le nombre de couples qui se forment entre homme politique et journaliste,
Ø Le fait que le Président choisit (voire impose) les journalistes qui vont l’interviewer,
Ø Les rapports entre journalistes et hommes de pouvoir (voir l’affaire Noir/Botton),
Ø La proximité entre le pouvoir et les grands magnats de la presse (Hersant, Dassault, Bouygues, Bolloré),
Ø La non divulgation d’informations connues de journalistes, etc…
Tout ceci donne à réfléchir quand on a entre les mains le dernier numéro du Figaro, de Valeurs Actuelles, ou quand on écoute sagement les informations de TF1.
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