ANNONCE

mardi 26 mars 2013

Les abus de l’UMP.

Décidément, l’UMP, en proie à de sérieuses rivalités internes n’en finit pas de se dévoyer.


La mise en examen du citoyen ordinaire malgré lui Nicolas SARKOZY a déclenché des réactions totalement insensées de la part de certains de ses amis que l’on pensait plus posés et surtout plus respectueux des institutions qu’ils se targuent habituellement de défendre, alors même qu’elle réjouissait secrètement des candidats potentiels se préparant pour 2017.

La mise en examen de l’ancien Président peut être jugée abusive, et elle peut même être contestée par le principal intéressé, mais il est d’une part totalement ridicule de parler de concomitance avec la démission de Jérôme CAHUZAC et de manœuvres politiciennes et il est, par ailleurs, honteux de traiter les juges et la justice comme ils l’ont été par Messieurs Guaino, Wauquiez, et Madame Morano, entre autres, qui n’ont décidément pas peur du ridicule et ont fait preuve d’un total manque de maîtrise et de retenue.

Monsieur SARKOZY est un citoyen comme un autre, malgré qu’il ait pu conserver certains avantages matériels dus aux anciens Présidents, et alors même que, en tant que membre à vie du Conseil Constitutionnel il devrait faire montre d’un plus grand respect de la Justice ; la France n’a de ce fait pas été « salie » par le juge Gentil, au contraire. Celui-ci a montré que certains privilèges n’exonéraient pas de l’obligation de respecter la loi. Si cette mise en examen est abusive, elle doit être contestée JURIDIQUEMENT par le mis en examen et elle sera, le cas échéant, ou confirmée ou infirmée.

Dimanche avait lieu à Paris une énième manifestation contre le mariage pour tous, organisée essentiellement par des mouvements de droite. De nombreux élus de l’opposition se sont joints à ce mouvement et ont pris la parole. Non seulement pour contester ce projet de loi, mais aussi pour attaquer la politique du gouvernement et les prises de position présidentielles.

C’est là une manœuvre bassement politicienne, car nombre de personnes étaient venues pour contester le mariage pour tous et ont été prises en otages dans une attaque en règle contre d’autres aspects de la vie politique et économique française.

Et, là encore, que d’abus de langages et de prétention ! Ce n’est pas parce que un, voire deux, ou même trois millions de personnes contestent cette avancée qu’est le mariage pour tous qu’il faut revenir sur ce projet.

Cette idée faisait partie du programme présidentiel. Le Président Hollande a été élu à la majorité, le projet est donc mis en œuvre. Il a par ailleurs été longuement discuté à l’Assemblée Nationale et ailleurs, et il va l’être au Sénat. Il sera voté au Palis du Luxembourg et, suite à tout ce processus, adopté par une majorité de nos concitoyens et devra donc être appliqué.

Tout le reste n’est que perte de temps, ce qui est surprenant de la part de gens qui demandent au Président de s’occuper des vrais problèmes des Français plutôt que du mariage gay, alors que eux-mêmes gaspillent leur temps et leur énergie dans une lutte vaine et inutile.

Le député Jean François MANCEL a retrouvé son siège à l’Assemblée, talonné par la candidate Front National. C’est de la faute de la majorité actuelle, du parti socialiste en particulier, a-t-on entendu dire…
Si les sympathisants UMP s’étaient déplacés et mobilisés, l’écart aurait été nettement plus grand. Accuser la majorité ou le PS est une manœuvre malhonnête.

De la même façon si les sympathisants de gauche s’étaient mobilisés au premier tour, il n’y aurait peut-être pas eu de duel UMP/FN. Dont acte.



mercredi 13 mars 2013

L’homme et la domestication de la nature.

L’être humain, toujours avide de conquête, cherche depuis toujours à domestiquer la nature, à la dompter pour en tirer profit.

Ce fut le cas jadis, dans le but louable de survivre, de boire et manger.

Ainsi, nos ancêtres cueillirent-ils les fruits de la terre, attrapèrent-ils les bêtes vivant sur terre, dans les airs et dans l’eau. Plus tard, ils utilisèrent la force de l’eau et des vents pour remplacer la force humaine.
Puis vint l’époque où l’homme se fit conquérant, non pas pour sa survie ou pour épargner ses propres ressources, mais pour son plaisir ou sa soif de vaincre, voire sa vanité.

Et il se crût invincible.
Et il fit tout et n’importe quoi.

Il prît des risques inconsidérés dans certains cas. Dans d’autres, il mit à mal, inutilement et bêtement, la nature elle-même, ne se souciant guère des êtres humains qui, après lui, hériteraient d’une nature moins riche, moins belle, moins hospitalière.

Ces derniers jours, on entendait à la radio ou à la télé : « La montagne a encore tué ce week-end… ». Non, la montagne ne tue pas. C’est l’inconscience de certains qui tue, le sentiment d’invincibilité, le non-respect du caractère sauvage et « naturel » de la nature. La montagne n’y est pour rien. Tous les vrais montagnards, qui connaissent et aiment leur montagne, savent que, dans certaines conditions météorologiques, des avalanches peuvent se produire. Ils évitent alors ces secteurs pendant le temps où le risque est grand.

De la même façon, les modifications apportées aux cours d’eau, aux bords de mer, si elles ne tiennent pas compte des « caprices éventuels » de la nature, occasionnent, un jour ou l’autre, une catastrophe.

Depuis hier, nombre d’habitants de la moitié nord de la France sont affectés par un épisode de froid et de neige conséquent, de grande ampleur. Les Parisiens étant concernés, on en fait une affaire d’Etat, bien évidemment, et l’on rejette la faute sur tel ou tel gouvernant, élu ou fonctionnaire. Quelle vanité là encore !

De tout temps, il y a eu des aléas climatiques. Le plus sage est de faire avec.
Certes, on en pâtit. La sacro-sainte économie en souffre, notre confort est mis à mal. Et alors ?

Il suffit de garder à l’esprit que nous sommes de tous petits êtres de passage sur cette terre, qui vit sa vie. Nous essayons de nous y adapter. Individuellement et collectivement nous essayons de façonner la nature pour en profiter. Tout simplement, n’en abusons pas et acceptons, humblement, que de temps à autre elle nous joue un petit tour…



vendredi 8 mars 2013

Quel nom émergera du conclave ?

A compter du 12 mars prochain, et pour quelques jours certainement, les cardinaux se réuniront en conclave pour donner aux catholiques un nouveau pape.


Comme aucun des cardinaux éligibles ne se détache très nettement du lot, plusieurs tours de scrutin devraient être nécessaires.

A ce stade, nous ne pouvons qu’émettre des souhaits, en espérant que les électeurs auront à l’esprit les mêmes exigences;
Afin de profiter de la surprise et de l’image de modernité donnée par Benoît XVI dans son acte de retrait, il serait souhaitable que l’élection soit atypique.

Le successeur de Benoît XVI ne devrait pas être européen, et surtout pas italien. L’indispensable réforme de la Curie impose que le nouveau souverain pontife ne soit pas du sérail ni de la péninsule. Il ne doit pas être non plus, à la suite du cardinal Ratzinger, d’ascendance germanique, ce qui est un peu dommage pour le cardinal autrichien Christoph Schönborn, qui aurait des atouts pour assumer cette charge. Le hongrois Peter Erdö, quant à lui, souffrirait certainement du souvenir de son prédécesseur de l’Est, Jean Paul II, mais aurait toutefois également une carte à jouer.

Un pape issu du Nouveau Monde poserait plus de problèmes qu’il n’en résoudrait, les Américains étant trop marqués d’américanisme, ce qui serait un handicap pour l’influence du catholicisme partout ailleurs dans le monde. Le Québecois Marc Ouellet pourrait échapper à ce travers, mais il est toutefois très rétrograde sur des questions liées à la famille et à la sexualité.

Si les cardinaux ne sont pas trop frileux, ils pourraient confier les clés du Vatican au philippin Luis Antonio Tagle, bien qu’il n’ait que 55 ans, ce qui peut augurer d’un pontificat d’un quart de siècle au moins ! Il est jeune et vaillant, issu d’une contrée fortement catholique, et il pourrait insuffler un air nouveau sur la cité vaticane. S’ils sont téméraires jusqu’au point d’élire un pape noir, le cardinal Robert Sarah est tout-à-fait indiqué, d’autant plus que, à 67 ans, celui-ci ne devrait pas régner si longtemps que le philippin. Et si un vent de fronde soufflait dans la chapelle sixtine et aboutissait à l’élection du Sud-Américain Oscar Andrès Maradiaga ? Ce serait là une vraie révolution, mais on serait sûr, avec lui, d’une évolution de la Curie et de la gouvernance de l’Eglise.

Puissent tous les cardinaux lire ce post avant d’entrer en conclave !!!