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samedi 16 mai 2020

Jour 61 d’une autre vie. Pas pour tout le monde….


Avec cette pandémie nous sommes entrés dans une autre vie, mais visiblement pas tous…
Ceux qui abandonnent sur le bord des chemins ou ailleurs des gants ou masques usagés sont restés aussi infects qu’ils l’étaient avant,
Ceux qui ne respectent pas un minimum les conseils destinés à éviter la propagation du virus et éventuellement une seconde vague ne font pas preuve de davantage de civisme qu’avant,
Ceux qui ne pensent qu’à enfiler à nouveau le gilet jaune qu’ils portaient tous les samedis jusqu’à la mi-mars n’ont pas compris que, moins encore qu’avant, leur méthode n’a de sens et d’efficacité même si leurs revendications peuvent être justifiées,
Ceux qui appellent, afin d’éviter l’accroissement du chômage, à passer aux 32 heures hebdomadaires ne sont pas plus intelligents qu’avant car ils ne comprennent pas que plus un produit coûte cher à fabriquer, plus cher il sera à vendre et moins le consommateur éventuel l’achètera…Il ne se vendra donc pas, il ne servira plus à rien de le fabriquer, et il n’y aura plus de travail du tout !

A tous ces gens, et aux autres que j’ai oubliés ici, qui ne se sont pas rendus compte que nous étions entrés dans une nouvelle vie, je demande de réfléchir un peu, de ne pas penser qu’à eux mais de penser aussi, sinon aux autres, au moins à leurs enfants.
C’est beau de rêver, mais il faut également un peu de réalisme.

jeudi 18 avril 2019

La suppression de l’ENA…., jeu de dupes.

Lundi 15 avril, le Président Emmanuel MACRON devait annoncer les premières mesures suite au grand débat qui avait été initié au plus fort du mouvement des Gilets Jaunes. L’incendie de la cathédrale Notre Dame l’a contraint à repousser cette annonce, qui n’est toujours pas intervenue. Néanmoins, des mesures présentées comme certaines ont fuité dans la presse. Parmi celles-ci, la suppression de l’Ecole Nationale d’Administration.
C’est un jeu de dupes, et fort heureusement.

C’est un jeu de dupes car si un décret va mettre fin à l’existence de l’ENA telle que nous la connaissons, elle sera rapidement remplacé par une nouvelle structure. Celle-ci, certainement, fonctionnera différemment, mais le principe d’une formation spécifique pour les membres de la Haute Administration existera toujours. Et, quoi qu’on fasse, elle comptera toujours plus d’élèves issus de la bourgeoisie et haute bourgeoisie que du menu peuple. Ce phénomène n’est pas dû à l’ENA, il est dû aux échelons inférieurs : la famille, l’éducation, que ce soit en primaire, au collège ou au lycée. Vous prenez un élève méritant et volontaire d’une famille d’ouvriers, lui permettez de faire ses études dans de bons établissements, il pourra intégrer l’ENA ; vous prenez un fils de bourgeois, de haut cadre ou de noble, le formez dans certains de nos collèges et lycées, et il sera incapable de réussir el concours d’entrée à l’ENA. 

Mais les Gilets Jaunes voulaient la suppression de l’ENA, ils l’auront.

Une formation de qualité sera dispensée à nos futurs hauts fonctionnaires par un autre moyen.
Si tans d’anciens élèves de l’ENA peuplent les états-majors de grande entreprises, c’est un peu grâce à leur réseau, à leur carnet d’adresses, mais c’est aussi grâce à la qualité et à l’efficience de leur formation.




lundi 4 février 2019

« La foule est le plus mauvais décideur politique qui soit ».

Tel est le titre d’un excellent entretien accordé par le juriste Denys de Béchillon au journal Le Point du 24 janvier dernier. En voici quelques extraits :

« Chaque fois que nous traversons un moment de crise, on nous explique que nous n’en serions pas là si nos institutions étaient meilleures. C’est une illusion. Prenez la montée générale des populismes, elle est insensible à la diversité des formes d’organisation politique...Je trouve trop confortable d’accuser les institutions. Personne n’a la solution magique pour éradiquer le chômage, la pauvreté, la dette, l’insécurité, le déficit éducatif ou les effets toxiques de la mondialisation. La vérité est que nous sommes assez impuissants, et que c’est insupportable. Les acteurs politiques sont donc obligés de dire (et souvent de penser) le contraire. Mais ils sont condamnés à enregistrer des frustrations immenses. La tentation de faire croire qu’il existe des moyens simples et gratuits de fabriquer un monde meilleur est gigantesque, même pour ceux qui se refusent à raconter que tout ira mieux lorsqu’on aura mis les étrangers à la porte, fait payer les riches ou sorti la France de l’Union,,,C’est le drame du Meccano institutionnel : ça ne coûte rien, tout le monde aime y jouer, et ça crée de faux espoirs à trop bon compte. »

« Si le grand débat n’est qu’un défouloir où tout un chacun vient dire n’importe quoi, dans l’illusion entretenue que son sentiment deviendra la loi commune, le pire est à craindre. Si, en revanche, on parvient à faire un vrai débat -il faut être deux pour débattre -, on peut en espérer de bons résultats. Les décideurs ont besoin d’entendre des choses qu’ils ne savent pas ou qu’ils veulent ignorer. Mais notre citoyen « investi » doit aussi se voir mis en situation de mieux comprendre en quoi l’action politique, nationale ou locale, est parfois plus délicate que ce qu’il croit. »

« Personne n’est sage par nature, et surtout pas la foule. Elle a contre elle son hypersensibilité aux émotions, aux colères, aux enthousiasmes. Cela fait d’elle le plus mauvais décideur politique qui soit. D’autant qu’elle se vérifie très manipulable avec les moyens de communication d’aujourd’hui. Le paradoxe est vertigineux. L’opinion n’a jamais été plus instable, plus fragile et plus susceptible de se voir « marionnettiser » par des forces insidieuses, et c’est à ce moment que certains voudraient lui confier notre destin, sans intermédiaire, en pleine effervescence... »


samedi 5 janvier 2019

Je leur dénie le droit de parler en mon nom...

Les Gilets jaunes ont encore manifesté, dans plusieurs villes de province et à Paris. Comme d'habitude, des casseurs se sont invités et ont commis leurs forfaits habituels. Celui qui casse et porte un gilet jaune est-il un Gilet Jaune ? Celui qui casse et ne porte pas de gilet jaune n'en est-il pas un ? La situation n'est plus claire et a dégénéré ; elle devient incontrôlable, et tout Gilet Jaune sensé devrait appeler à cesser ces rassemblements qui ne sont plus que ds opportunités pour des casseurs et autres délinquants de semer le trouble.
Se rendent-ils compte que les premiers à payer pour réparer tous ces dégâts sont des gens comme vous te moi, comme eux ? Ont-ils conscience que les salariés contraints à du chômage technique, que les vendeuses et vendeurs qui n'ont pas touché de prime sont des gens comme eux ? Peuvent-ils imaginer un seul instant que les désordres économiques qu'ils causent vont avoir, pendant de longs mois, des effets néfastes sur le pouvoir d'achat de leurs semblables ?
Malheureusement, je crains que non.
Et quand un de ces Gilet Jaune se met à parler de ce que veut « le peuple », je dis non ! Je suis citoyen français, retraité depuis peu, et je souhaite évidemment payer moins de taxes, acheter une essence moins chère, mais j'ai conscience que tout ce que notre système de protection nous « offre », il faut le payer.
Le référendum d'initiative citoyenne est une fumisterie qui n'aboutira qu'à l'immobilisme, à l'anarchie, si tant est que, s'il était un jour appliqué, il bénéficierait d'une participation significative.
Quant au changement du pouvoir, le Président Macron a été élu il y a peu, pour cinq ans. Il fait, plus que ces prédécesseurs, ce qu'il avait annoncé, alors où est le problème ? Ceux qui ne sont pas satisfaits pourront le faire savoir le moment venu, à la fin de son mandat ! Et tant que n'émergera pas le « Messie », je ne vois pas l'intérêt d'un changement !
Surtout, ne les remplaçons pas par des agitateurs incompétents et idéalistes nommés Le Pen ou Mélenchon, faute de quoi, rapidement, la situation deviendrait bien pire.


dimanche 9 décembre 2018

Ce lundi soir, nombreux seront les déçus, et pourtant….



Ce lundi soir le président MACRON s’adressera aux Français et annoncera de nouvelles mesures destinées à calmer la colère des gilets jaunes, parmi lesquels beaucoup seront déçus. On peut en être sûr, tant leurs revendications sont multiples et, souvent, sinon irréalistes, du moins irréalisables.
Et pourtant, il faudra bien que, dans un premier temps, ils se contentent des annonces à venir du Président de la République, et qu’ils s’organisent pour peser dans la grande concertation à venir.
Car la situation actuelle ne peut plus durer, sans cela de nombreuses personnes, non favorisées déjà, perdront leur emploi et il faut bien constater que les manifestations de gilets jaunes à Paris sont, bien qu’indirectement, à l’origine de dégradations intolérables et coûteuses.

Les revendications infondées devront être abandonnées : démission du Président de la République, dissolution de l’Assemblée, car elles n’auraient aucun effet positif à long terme, remplaçant le personnel politique actuel par d’autres, élus sur la base de promesses qu’ils ne pourraient pas tenir.

Un cap devra être défini, les revendications priorisées.

Les incohérences du style « baisser ou supprimer des taxes et en même temps augmenter les aides de l’Etat », totalement incompatibles, devront être abandonnées.

Reprendre confiance, sortir de l’assistanat, redevenir responsables, tel est le défi qui se présente aux Français.

mercredi 5 décembre 2018

Ecoutez-moi un instant...



Je ne suis qu’un citoyen français qui a fondé sa famille, qui travaille, qui consacre une partie de son temps à la vie associative car il aime son pays, sa famille, ses amis, et qui souhaite que pour le plus de monde possible il en soit ainsi.
J’ai mal à ma France quand je vois ce qu’il s’y passe en ce moment.
C’est vrai que la situation est grave pour de nombreuses personnes qui survivent plus qu’elles ne vivent. Enfant d’ouvrier, j’ai connu des périodes difficiles aussi, même si aujourd’hui je ne souffre plus de privations car j’ai pu effectuer une carrière d’employé puis de cadre, mais je ne vis pas non plus dans l’opulence et je fais attention à mes dépenses et lutte continuellement contre le gaspillage.
Alors, aujourd’hui, je vous dis :
·         A vous Emmanuel MACRON, président de la République que je respecte : parlez ! Dîtes que vous avez compris la situation, que le sort des mesures annoncées par le Premier ministre sera décidé à l’issue de la grande concertation qui doit avoir lieu en début d’année, où toute la politique fiscale, toute la transition écologique seront discutées.
·         A vous, les gilets jaunes : écoutez ! Ecoutez ce que vous dit le Premier ministre, prenez cette main qu’il vous tend et organisez-vous pour peser dans cette concertation à venir. En attendant, renoncez à toute manifestation à Paris ce week-end, car de nombreux casseurs en profiteraient encore pour exercer leurs méfaits, vous en rendant moralement complices ! Continuez à occuper le terrain en province si vous le souhaitez, mais de façon courtoise et bienveillante, et le soutien des Français ne vous fera pas défaut.
·         A vous les responsables politiques de tout bord : arrêtez de nous prendre pour des cons ! Ceux qui appellent à la démission ou la dissolution, envieux de prendre le pouvoir alors qu’ils n’ont rien fait quand ils l’avaient pour certains, ou alors que leurs propositions sont démagogiques et intenables pour d’autres ! Que n’a-t-on pas entendu comme propositions à faire pleurer ou autres idées absurdes dans la bouche de personnalités qui voudraient qu’on vote pour elles ! En voulant atteindre le pouvoir, récupérer une contestation, vous vous décrédibilisez. Ressaisissez-vous et faites preuve de bon sens pour une fois !

samedi 1 décembre 2018

Les casseurs et les semeurs de trouble.



Encore une fois, mais personne n’est surpris, les casseurs s’en sont donnés à cœur joie aujourd’hui, spécialement à Paris, avec une rare violence, dans le cadre des manifestations des Gilets Jaunes.
Qui est responsable de ces scènes de désolation ?
Nous tous, en partie, qui avons (mal ?) éduqué ces sauvageons qui ne respectent plus rien.
Les Gilets jaunes aussi, qui appelaient à manifester. Certes, ils avaient pour la plupart (car il y a aussi des « casseurs occasionnels » ou d’opportunité dans leurs rangs) la volonté de manifester dans le calme mais, c’est très malheureux mais c’est ainsi, à l’occasion de chaque manifestation désormais s’invitent des casseurs, pilleurs et autres délinquants. Les Gilets jaunes ne pouvaient pas ignorer que ces trublions profiteraient de leurs défilés pour exercer leurs méfaits.
Les Marine LE PEN, Laurent WAUQUIEZ, Jean Luc MELENCHON et autres François HOLLANDE ont leur part de responsabilité aussi, notamment le dernier, qui enrage de voir son successeur appliquer les réformes qu’il avait annoncées, entre autres pour corriger les effets désastreux de la politique que lui-même a mené durant son quinquennat…
Emmanuel MACRON et son gouvernement aussi ont leur part de responsabilité, mais elle est loin d’être la plus grande. Elle tient moins à son action qu’à sa façon de faire, et je leur souhaite bon courage pour trouver une porte de sortie à cette situation intenable.
Lorsque le calme sera revenu, il conviendra de tirer les leçons de ces événements et de prendre des mesures vigoureuses et efficaces. Les lendemains sont rarement faciles.