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samedi 31 octobre 2020

Second confinement, injustices, cadeau géant, l’erreur du Gouvernement.

 

On le redoutait, il est arrivé, le second confinement, au moins pour un mois, voire plus… ?Cette issue était à peu près inéluctable, du fait de la reprise vigoureuse de l’épidémie.Les écoles resteront ouvertes, et le travail est encouragé, c’est très bien.

L’erreur du Gouvernement réside dans la fermeture des librairies et bibliothèques. Face à la protestation légitime des libraires indépendants, les grandes surfaces vont être obligées de fermer leurs rayons livre et culture.

Cette interdiction d’ouverture est une injustice. Dans de nombreuses communes existent maintenant des « boîtes à livres » où des lecteurs déposent des livres qui sont empruntés par d’autres lecteurs, qui les remettent ensuite à disposition, etc...Mais souvent ces commodités ont été condamnées du fait du Covid. C’est un accès au livre qui disparaît.

Les bibliothèques et médiathèques sont fermées. C’est un accès au livre qui disparaît.

Les librairies et maintenant les rayons livre et culture des grandes surfaces sont fermées. C’est un accès au livre qui disparaît.

Que peut faire le lecteur habituel ?

  • Commander des livres sur Amazon ou autre plate-forme de vente en ligne ; pourquoi le Gouvernement fait-il ce cadeau à ces entreprises qui, en temps normal déjà, mettent à mal la survie de nos commerces locaux ?

  • Se tourner vers la télévision, mais est-ce salutaire ? Certainement pas, même s’il y a des émissions qui méritent d’être regardées.

  • Acheter des livres numériques et les lire sur un dispositif adéquat, mais tout le monde, notamment des personnes âgées et seules, n’a pas accès à ces produits, et le contact physique et bienfaisant avec le livre n’existe plus.

Il est quand même anormal que le bricoleur puisse aller acheter ses produits et bricoler, alors que le lecteur ne le peut pas ! En plus nous sommes en automne, et il fait si bon lire un livre au chaud…




Chère Madame Brigitte MACRON, qui avez enseigné notre langue et certainement défendu notre littérature et notre culture, pouvez-vous intercéder auprès de votre époux pour que ces injustices soient levées ?



mercredi 12 juin 2019

Central Park, de Guillaume MUSSO

Je n’avais lu qu’un livre de Guillaume MUSSO, mais ne m’en rappelait plus vraiment. J’ai eu envie de renouer avec ce phénomène de l’édition en lisant « Central Park », publié en 2014.

Tout au long de la lecture, on se dit que le scénario est impossible, tout semble irréel, et pourtant...on est happé par le récit, embarqué dans une folle aventure et on a du mal à lâcher le livre pour assumer les tâches basiques que nous réclame la vraie vie.
Les événements et révélations qui se succèdent sont autant de surprises et de bouleversements, malgré tout largement surpassés par les cinq derniers chapitres, qui sont la clé de tout le récit.
Quand on referme le livre, on comprend pourquoi son auteur est un phénomène, et on n’a qu’une hâte, lire un autre de ses ouvrages.

vendredi 1 février 2019

L’imprécateur, de René Victor PILHES.

René Victor PILHES est un écrivain français né en 1934, qui a exercé de multiples responsabilités dans plusieurs entreprises avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Il a également milité en politique, à gauche, et fut très lié à Jean Pierre CHEVENEMENT.
« L’imprécateur », paru en 1974, pour lequel il obtint le prix Fémina nous plonge dans la filiale française d’une entreprise multinationale où il se passe de drôles de choses. Le fonctionnement de ces entreprises, l’état d’esprit de dirigeants pour lesquels rien n’a plus d’importance que le « cash-flow » y est très bien décrit. Le récit est particulier, parfois déroutant, mais prenant et surprenant.
L’auteur a su exploiter ses expériences dans les grandes entreprises pour nous en exposer les travers, même caricaturés (parfois). Les dernières lignes du roman, inattendues, font penser à un éternel recommencement.

Le lecteur qui a, dans sa carrière, travaillé dans une grande entreprise ou un grand groupe aura souvent l’occasion, pendant la lecture, de faire des analogies avec son propre vécu.
Cet ouvrage mérite d’être lu par les questions qu’il soulève.

lundi 13 août 2018

Lectures d'été








Cet été, j'ai  été accablé par la chaleur, et j'ai décidé de partir voyager dans des livres. J'ai commencé par de froides nuits dans l'Est de la France, avec le roman "Profil perdu" de Hugues PAGAN.
Je ne connaissais pas l'écriture de Hugues PAGAN, et j'ai été ravi par ce roman, où chaque page lue nous donne envie de lire la suivante.
Une ambiance, des personnages, une histoire, une deuxième, une troisième, des relations, des liens, tout y est pour faire passer un excellent moment au lecteur.
Des héros qui n'en sont pas, une histoire d'amour, des traces du passé qui a irrémédiablement marqué les personnages principaux...
La vie d'il y a quarante ans, pour ceux qui ont vécu cette période, apparaît dans notre esprit à le lecture de cet ouvrage; on pousse la porte du commissariat en même temps que les personnages, on vit avec eux, on rit et souffre avec eux, tellement l'auteur nous les rend proches de nous, à pouvoir les toucher, à nous donner envie de participer à leur histoire...
A lire absolument!




 Tout simplement l'un de mes meilleurs souvenirs de lecture depuis un moment...
Des personnages qui ont une réalité, qui se retrouvent en Finlande, pays à l'histoire particulière, à la limite de la Russie, pays pas vraiment ami, pas vraiment ennemi, trop puissant voisin, à plonger dans les eaux froides et inhospitalières de la Baltique.
Un projet d'installation d'éoliennes off-shore est à l'origine de ces rencontres dans ce port de Kotka, mais l'Histoire et les histoires de chacun ne cessent d'intervenir, de chambouler le déroulement des événements.
L'écriture très fluide et agréable de Denis Lépée, met en place une intrigue très intelligente et entretient, voire renouvelle un suspens qui nous tient en haleine jusqu'à la fin du roman.
On plonge vraiment avec lui, dans son histoire, dans les eaux du golfe de Finlande, das les mystères qu'il a su inventer pour nous en ce pays que nous ne connaissons pas très bien, mais qu'il nous fait découvrir.
A lire absolument cet été!!!


C'est la première fois que je trouve qu'un titre de livre colle parfaitement à son contenu.
Un suspens à la limite du soutenable, des événements plausibles et réalistes survenant dns notre monde hyper-connecté. C'est vrai que tout ce qui se passe dans ce thriller, même si on n'y avait pas pensé, peut parfaitement se produire.
Quand progrès et facilité deviennent synonyme de vulnérabilité, nous confions à l'insu de notre plein gré nos vies à de potentiels fous dangereux ou illuminés désaxés.
Tension extrême est un livre à lire absolument, et sans tarder. Il n'y a aucune excuse, il n'est pas trop épais et, une fois qu'on l'a commencé, il ne faut pas une éternité pour l'achever, tant on est tenaillé par le désir de savoir ce qui va se passer, comment tout cela va se terminer.






samedi 29 juillet 2017

Momo des halles, de Philippe Hayat.



A priori pas forcément un livre de vacances, et pourtant…

Philippe HAYAT n’est pas d’abord écrivain, mais entrepreneur, et ce goût de l’entreprise transparait dans ce livre que l’on ne peut trop lâcher une fois qu’on en a commencé la lecture.
Momo est un jeune ado dont le père d’ascendance juive a été arrêté et la mère, d’origine étrangère, a disparu. Il est caché avec sa petite sœur d’une dizaine d’années. Ce livre relate leur vie cachée, leurs rencontres, mais aussi les aventures qui vont arriver à Momo, tout cela dans le cadre très particulier de l’occupation allemande à paris, où l’ennemi n’est pas toujours que celui que l’on croit…

Humour, amour, suspens, tensions, passions, alternent au long des pages de cette tranche de vie qui va d’août 1941 à décembre 1944, où l’on apprend des choses que l’on ne soupçonnait pas forcément sur cette période et le sort des juifs en France.